L'Année dernière à Marienbad
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86 critiques spectateurs

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 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2015
Un générique et une voix-off qui commence déjà à répéter en boucle une même description: elle évoque des tapis, des couloirs et des portes sans pour autant que le spectateur parvienne à trouver une cohérence dans ce discours qui sera plus tard explicité par des images. Dans la droite lignée formelle de "Hiroshima, mon amour", ce film d'Alain Resnais modèle à sa façon l'espace et la temporalité en déployant un mécanisme de continuité vertigineuse qui effacerait progressivement les délimitations communes. Une voix parle du présent (mais est-ce bien le présent ?), puis au passé (la voix devient un corps) et semble dans le plan suivant provenir d'un autre temps passé, dans un endroit indéfini. C'est sans trucages mais avec une science innée du montage que cette impossibilité de se situer dans l'espace-temps devient possible, grâce à de très brefs plans fixes ou de lents travellings latéraux qui bousculent des perceptions qui semblaient pourtant lisibles. Radical et expérimental, cet objet incroyablement ambitieux est parfois difficile à suivre à cause de sa lenteur éprouvante mais reste toujours au moins captivant, même fascinant dans ses moments les plus géniaux. "L'année dernière à Marienbad" est l'alliance réussie de l'écriture de Robbe-Grillet et de la mise en scène de Resnais, un moment de cinéma où le souvenir n'est plus un moment présent qui se tourne vers le passé mais une action où les deux périodes interagissent, communiquent pour reconstituer une réalité qui n'a de valeur que dans l'instant. Un film important !
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2015
Film plutôt énigmatique sur le souvenir ou la mémoire. Ou bien sur le fantasme et le désir. Expérience cinématographique plutôt audacieuse comme le fut le cinema de Resnais à ses débuts, le summum étant "Je t'aime, je t'aime". des plans longs et figés, comme si la recherche de l'image était un processus non dévoilé et constamment en phase de création. De longs regards, de longues interrogations, de longues attentes pour essayer de percevoir l'invisible, percevoir une réponse au-delà des sens connus; comme si l'environnement contenait des messages à interpréter.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juin 2015
Je dois avouer que le film m’effrayait quelque peu avant de le voir. Le fait que Resnais ait voulu réaliser un film volontairement ennuyeux (selon ses dires) pour emmerder la critique de l’époque me laissait sceptique. Bon au moins il avait eu le mérite de le dire mais je demandais comment on pouvait avoir cette envie de créer un film chiant. Surtout que pour ma part, Resnais a raté son coup puisque je ne me suis pas ennuyé une seule seconde tant j’ai trouvé ce film envoûtant et hypnotique. A croire que j’ai adoré le film pour les mauvaises raisons… Mais tout de même, une œuvre qui enchaîne autant d’idées de cinéma à la minute ne peut définitivement pas être chiante ou conçue pour l’être. Ce n’est pas possible ! Quelle claque visuelle nom de dieu, la forme est plus que somptueuse. Il y a quelque chose de véritablement prenant je trouve dans ces lancinants mouvements de caméra qui capturent des séquences qui renferment toutes une part d’insaisissable.

Et j’ai trouvé l’Année Dernière à Marienbad vraiment énigmatique avec la fascination de cet homme pour cette femme avec qui il aurait eu une relation mais qu’elle ne reconnaît pas. Il y a un véritable mystère qui se dégage de cette relation atypique, j’étais comme plongé dans cette quête de vérité qui ne semble pourtant être qu’illusoire. On a d’ailleurs l’impression que tous les personnages de ce château sont des pantins, une aristocratie qui vit dans le luxe, sans but réel, sans aucun sens. On se croirait dans un rêve éveillé. Ça accentue cette sensation de perte que l’on peut éprouver en navigant dans ce lieu, entraîné par la caméra de Resnais sans savoir où l’on va atterrir. Je peux toutefois comprendre volontiers le fait que l’on puisse détester ce film au vu de son côté très hermétique et conceptuel à première vue. Pour ma part, une fois plongé dedans, j’ai eu du mal à décrocher.

Finalement ce film rejoint un peu cette idée que je me faisais de la narration par l’image. Les dialogues et l’intrigue sont minimalistes mais il y a du sens derrière. Sur cette communication impossible, sur ces rapports humains qui peuvent virer dans l’absurdité la plus totale, sur ces personnages qui vivent renfermés dans leur bulle microscopique, véritable désincarnation de la réalité. Cette confusion entre la réalité d’ailleurs et l’onirisme est vraiment troublante, j’ai aimé être perdu sur cette frontière mince sans savoir où me placer. Et il fallait un grand travail de mise en scène pour parvenir à ce résultat-là, Resnais a réalisé un véritable tour de force. Le travail sur l’ambiance et notamment le son contribuent fortement à l’atmosphère très envoûtante du film. La beauté des dialogues fait le reste et l’interprétation du texte est carrément hypnotique, sublimée par cet accent qui renforce la beauté des sonorités de la langue française. En clair c’est un grand film, juste fascinant et sidérant de beauté.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mai 2015
Voila le stéréotype de film d'auteur lent dont le visionnage constitue une véritable épreuve. À l'instar du cinéma de Godard, Alain Resnais s'affranchit du récit. Alors, certes, son film est joli, les travellings sont superbes, la caméra semblant se mouvoir dans des tableaux figés (c'est amusant, parfois un peu ridicule, de voir les acteurs essayer tant bien que mal de rester immobiles), mais il n'a rien à raconter.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2015
L’année dernière à Marienbad fut un immense choc cinématographique. Il révolutionna le langage, brisa les codes établis depuis le muet, inventa une nouvelle forme d’expression, modifiant notre perception du son et de l’image. En 2011 Marienbad demeure encore en avance sur son temps. Ce film s’inscrit dans le cadre des recherches menées par Resnais sur « une représentation de l’inconscient », thème qu’il explorera plusieurs fois par la suite, notamment dans Je t’aime, je t’aime (il prend comme point de départ le voyage dans le temps), et surtout dans Mon oncle d’Amérique, véritable œuvre scientifique réussissant à mettre en scène le processus des émotions humaines à partir de différentes études menées sur le cerveau. L’année dernière à Marienbad est l’un des rares films où, comme 2001 l’odyssée de l’espace on n’a jamais fini d’en faire le tour, chaque vision devenant plus hypnotisante que la précédente. Stanley Kubrick disait que nous ne devons pas essayer d’expliquer, de trouver des explications claires à ce qui arrive, parce que le sens de toute entreprise est de produire un sentiment d’étrangeté parmi le public. On pourrait appliquer cette réflexion à ce qui est indéniablement le film le plus étrange que je connaisse. Marienbad se situe au royaume des ombres, entre un souvenir dont on n’est pas sûr qu’il ait eu lieu, peut-être n’est-ce qu’un fantasme ou un rêve, mais auquel le personnage central se raccroche désespérément pour continuer de faire vivre son amour fou envers la femme incarnée par Delphine Seyrig. Freud n’a-t-il pas dit également « L’étrangeté est la seule émotion qui est exprimée avec plus de puissance dans l’art que dans la vie » (Essai sur L’inquiétante étrangeté.)
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2018
"L'année dernière à Marienbad" est assurément un film important. Plus de cinquante ans après sa sortie il continue à diviser et sa vision demeure toujours un choc qu'il soit négatif ou positif. Les qualités de "Marienbad" apparaissent essentiellement après la vision du film qui il faut bien le reconnaitre agaçante dans un premier temps devient rapidement soporifique si un réel effort de concentration n'est pas effectué par le spectateur. Emanant de la jonction des cerveaux tortueux d'Alain Robbe-Grillet et d'Alain Resnais adeptes tous les deux de la déstructuration du récit proposée par le nouveau roman depuis 1955, le film constitue un exercice de style intellectuel difficilement accessible. Un film important certes mais sûrement pas un grand film. D'abord rejeté puis objet de toute la curiosité des élites bourgeoises une fois le lion d'or à Venise récolté en 1961, "Marienbad" a donné lieu depuis lors à des études très fouillées pour trouver un chemin dans le labyrinthe de son intrigue. C'est une plongée dans l'espace temporel qui est proposée par un scénario jouant essentiellement sur la confusion mentale d'un individu (Giorgio Albertazzi) qui dans un rêve cherche à concrétiser un amour qu'il n'a fait qu'entrevoir ou purement imaginer. Mais ici la mécanique bien huilée des fantasmes qui habitent les rêves s'est enrayée sans doute à cause d'un conflit moral hantant le sujet et le poussant à chercher désespérément le consentement de la femme brune de ses désirs (Delphine Seyrig). La femme peut-être mariée semble jalousement gardée par son hypothétique époux (Sacha Pitoëff) qui se dresse régulièrement devant l'homme à l'accent italien comme un sphinx, le défiant à un jeu de logique (variante du jeu de Nim), sésame hypothétique pour poursuivre plus loin l'aventure. Incapable de trouver la solution, le candidat amoureux doit convaincre la belle qu'elle a déjà cèdé dans le passé à ses avances. Le film tourne ainsi en boucle de manière entêtante jusqu'à ce que les phrases répétées à l'envi finissent par graver dans le cerveau de la jeune femme brune une image lui rappelant un passé qu'elle n'a peut-être jamais vécu. L'attitude passive ou robotique de tous les autres acteurs semble confirmer la thèse que "Marienbad" se déroule dans le domaine du rêve. D'autres explications sont bien sûr possibles comme celle d'un film en train de se faire où l'un des acteurs tenterait à l'intérieur même de la pellicule de prendre le contrôle du film en lieu et place du réalisateur. L'ensemble pourrait alors être vu comme la métaphore du dilemme entre Robe-Grillet et Resnais pour le contrôle de leur œuvre. C'est le grand mérite de "L'année dernière à Marienbad" de s'offrir à toutes les études quant à son interprétation. Mais le chemin de croix que peut représenter pour certains sa vision lui interdit l'accès au statut de chef d'œuvre incontesté du cinéma et l'abandonne au destin plus confidentiel de sujet d'étude permanent ce qui en lot de consolation reste le meilleur passeport pour éviter de sombrer dans l'oubli. C'est peut-être d'ailleurs ce que voulaient ses deux auteurs. Le décalage temporel a été bien des fois abordé au cinéma et ainsi de "Vampyr" de Carl Theodor Dreyer (1932) à "Inception" de Christopher Nolan (2010) en passant par "Shining" de Stanley Kubrick (1980) ou "Eternal sunshine of the spotless mind" de Michel Gondry (2004), "L'année dernière à Marienbad" est entouré de prestigieux travaux qui quoique souvent plus ludiques ou accessibles réservent aussi leur part de mystère tout comme le domaine insondable de nos rêves.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 juin 2014
J'ai rien compris mais j'ai beaucoup aimé, tant ce film est bizarre et surtout différent des autres films. Le trio d'acteurs est excellent, et comme eux et la caméra de Resnais, laissez-vous perdre dans ce labyrinthe entre réalité et illusion...critique plus complète et analyse à venir.
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2014
Il faut oublier tout ce que l’on connait du cinéma pour s’abandonner à ce sublime poème visuel, à ce voyage dans un territoire inexploré qui ouvre de nouveaux horizons au 7ème art. Film-monde, expérience limite, conception du cinéma comme art total, « L’Année dernière à Marienbad », pour peu qu’on accepte de s’y abandonner, est un choc émotionnel absolu, un des films les plus fous de l’histoire du cinéma, un geste d’une liberté artistique absolue (inconcevable de nos jours dans le cadre d’un cinéma « grand public »). Empruntant au Nouveau roman son refus de la narration classique, il est inutile de cherche dans le film une histoire avec un début et une fin, des personnages clairement dessinés, ou des enjeux bien balisés : il s’agit plutôt d’un agencement poétique de signes (phrases scandées, rimes visuelles et musicales) qui créent une sorte de mouvement de fond, plongeant le spectateur dans un état particulier, une sorte de transe, au cours duquel chacun fait naître le sens à donner à ces images, selon sa sensibilité et son état du moment (j’ai pu voir le film comme une comédie absurde sur l’existence ou comme un drame bouleversant sur l’irrationalité amoureuse). Resnais libère le spectateur de toutes ses chaînes et le livre à une pure expérience sensitive. Le film est tellement riche qu’il peut sans mal supporter toutes sortes de lectures : on peut y trouver du romanesque (l’histoire peut être vue tantôt comme celle d’une persuasion amoureuse, d’une libération par la passion ou d’une obsession mortifère), du métaphysique (ce château n’est-il pas une métaphore de l’existence, avec son jeu social, ses cycles de vie et de mort, sa réalité comme pure construction mentale), du psychanalytique (les 3 protagonistes peuvent représenter respectivement le moi - l’amant désirant -, le ça - la femme désirée- et le surmoi - le mari castrateur- ), ou du surréalisme (la dimension clairement onirique du récit, l’amour fou qui ne peut être qu’irrationnel et scandaleux…). La force du film est évidemment d’avoir gardé intact son mystère, lui conférant une puissance hypnotique unique.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2013
Difficile de critiquer un tel classique du cinéma français mais avec sa longue exploration de couloirs somptueux,et son thème qui traite du rêve d'un homme qui aime une femme inaccessible,qui ne se souvient plus de lui. Il essaie de l'atteindre. Lorsqu'il croit l'avoir fait, elle s'est déplacée sur une autre pointe du temps, un autre souvenir. Est il sur que c'est elle qu'il aime ? Est-il sûr de l'avoir rencontré ?
Tout ceci fait que ce film reste passablement ennuyeux malgré tout ce que l'on peut en dire .
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2013
Beau voir très beau par à-coups mais long, très très très long (1h30 de film pourtant ...). L'histoire est passionnante (sur le papier) pour ceux qui aiment ce genre de délire comme moi mais là clairement je le déconseille. Après le magnifique "Hiroshima mon amour", Alain Resnais s'essouffle un peu dans son style. Autant dans Hiroshima mon amour, les dialogues eux aussi, sont chiant a mourir parfois mais la réalisation est tout autre et la voix off accompagné d'images d'archives fait frissonner. Ici ce n'est clairement pas le cas !
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2022
Un film étrange et hors normes qui décrit le rêve d'un homme qui aime une femme inaccessible. Stimulé par le scénario poétique de Robe-Grillet, Resnais explore ses thèmes favoris : l'angoisse de l'oubli et l'immobilité du temps. Un film dans l'ensemble assez ennuyant, qui vaut surtout le coup d’œil pour sa photographie majestueuse.
Lion d'or à Venise
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 juillet 2013
Après avoir vu récemment (et apprécié Hiroshima mon amour), j'ai décidé de me faire celui-là, parce que, vu son synopsis, je me dis que l'on pourrait vraiment avoir droit à un grand film, car le résumé, qui tient en une phrase à peine, pourrait exploiter à lui seul des tas d'idées de cinéma... Ces idées, elles sont exploitées. Le film est au début des années 60, j'ai l'impression qu'au lieu de flotter dans le courant de la Nouvelle Vague, il se situerait plutôt dans celui italien post-néo-réaliste, celui qui s'est "servi de la réalité au service du cinéma" comme le résuma Antonioni. La réalité, ici, est tronquée. On voyage au gré des fantasmes d'un homme, exposant un souvenir (véridique ?) à une femme, le tournant dans le sens qui lui plaît, qui l'arrange le plus, se privant à aucun moment de revenir dessus, modifier l'image, comme un réalisateur qui reviendrait sur une prise pour la transformer... Le mécanisme, il faut le dire, relève du génie. Le noir et blanc, l'espace labyrinthique, le jeu des couleurs, la gestion de l'espace, tout cela renforce d'autant plus à cette atmosphère quasi-surréaliste, aux nuits Felliniennes. Je reprocherai surtout d'avoir pas du tout adhéré au début et à sa démarche, et de n'être entré que trop tard dans le film... Par ailleurs formellement bien que les choix soient judicieux je n'ai jamais trouvé ça merveilleux, grand, à la démesure de l'intrigue et des possibilités que celle-ci offre. Bref, presque un grand film, mais une bible cinématographique, certainement.
guillaume D.
guillaume D.

30 abonnés 64 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 juillet 2013
Une expérience cinématographique (très) difficile...malgré un jeu sur la temporalité, intéressant.
Leonblum I
Leonblum I

10 abonnés 99 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 mars 2013
Terrible ! C'est le pire film de toute ma vie.
Dès le début des orgues sinistres couvrent toutes les voix.
Voix qui d'ailleurs sonnent faux, autant que les acteurs.
Acteurs presque aussi absents que le scénario.
Ne perdez pas 1h30 de votre vie : allez vous promener loin de cette salle obscure.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 mars 2013
Voilà, comme c'était écrit "chef d'oeuvre", j'ai regardé. Et alors.... ça m'a fait penser à une parodie sur les films français: snob, hermétique, avec une musique insupportable. Un texte très cérébral, et pas un poil de sensualité dans ce qui serait une histoire d'amour... C''est un film très daté, plutôt à voir comme ce qui s'est fait à une certaine époque par et pour les milieux intellectuels très parisiens. Ou à ne pas voir du tout.
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