Avis : Les Deux Anglaises et le Continent - Page 4
Les Deux Anglaises et le Continent
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stans007
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3,0
Publiée le 15 avril 2021
Le pour : film esthétique au style incontestable avec une photo magnifique (du Pays de Galles notamment) et créative. Il raconte l’histoire d’une puritaine onaniste amoureuse d’un fils-à-maman-plein-aux-as interprété par un Jean-Pierre Léaud – muse de l’auteur – inexpressif en diable et que je n’ai jamais trouvé transcendant : mais qu’est-ce qu’elles ont toutes après lui !? Ce long mélodrame sans émotions réelles est surtout un plaidoyer pour l’amour libre et la libération sexuelle, très en avance sur son temps.
C'est un Truffaut qui a du cachet. C'est carré. Il y a un vrai soin qui a été apporté à ce film très cadré. Et je trouve justement que le tout est un peu trop propre. Je sais qu'il s'agit d'une immersion dans une époque révolu et des choix de cinéma un peu naturaliste sur les bords; mais tout de même. Je ne sui pas fasciné par ce film qui ne me transcende pas. C'est sympa, on voit des belles scènes et pourtant je n'en ressort que peu. J'ai du mal à avoir de la sympathie pour ces bourgeois aristocrates
De par son ambiance très fin XIXème très conformiste - qui donnera entre autres naissance à la guerre de 1870 - Truffaut peint des bourgeois aimant rester entre eux avec un "méchant" protagoniste plutôt confortable ainsi qu'un ménage à trois pas si surprenant. Par le jeu de ses acteurs et ses décors l'ensemble livre, en effet, une idée du vice ou de l'égoisme élevé au rang d'art tel qu'il se pratiquait à cette époque; et vaut donc comme reconstitution historique.
J'ai le sentiment qu'avec "Les deux Anglaises et le Continent", François Truffaut s'empêtre dans un style pedantesque pour, finalement, pas grand chose.
Un grand film de François Truffaut, réalisé avec l'aide de ses meilleurs collaborateurs: Leaud devant la caméra, Almendros derrière la caméra et Delerue à la musique. Le film est adapté d'un roman de Roché, auteur de Jules et Jim, dont l'adaptation avait été le troisième film de François Truffaut. Il semblerait que les deux romans de Rocher soient autobiographiques. On peut penser qu'à certains égards le film est autobiographique pour Truffaut, en effet il s'agit d'un homme amoureux à tour de rôle de deux sœurs, dans une intrigue où le drame et la mort surgissent. Et Truffaut fit le film peu après sa rupture avec Catherine Deneuve. Or Truffaut avait avant croisé la route de la sœur de Deneuve, Françoise Dorléac, même si ici je ne sais pas si la relation entre Truffaut et Dorléac fut seulement professionnelle ou davantage. Truffaut en tout cas fut sûrement charmé par Dorléac puisqu'il lui confia le rôle de la femme fatale dans la Peau Douce, avant que Dorléac ne meure tragiquement à seulement vingt-cinq ans. Bref, beaucoup de points communs avec l'intrigue des Deux anglaises... film pour lequel Truffaut avait d'ailleurs une affection particulière, au point de profiter des derniers mois de sa vie pour en refaire le montage après les charcutages subis à la sortie. Truffaut à l'écriture, comme à la mise en scène, s'autorise tout. Il pousse plus loin que jamais sa tendance à transformer les films en "livres vus". Le générique l'annonce d'emblée. S'il s'agit d'un film, il s'agit aussi d'un livre. Et la façon dont Truffaut réussit à pleinement capturer ce qui fait la qualité littéraire du livre, en laissant les phrases du livre rythmer en voix-off le film, tout en livrant un objet purement cinématographique, où la photographie et les costumes nous emmènent directement à la Belle-époque, où l'image arrive à dire mille choses comme le baiser à travers la chaise, les parties de tennis, et un travelling au bord d'une île d'une minute quinze!, la façon donc dont Truffaut réussit à unir qualité littéraire et cinématographique est admirable. Et l'addition de l'image, de la musique, du jeu d'acteur de Léaud, et de la voix off de Truffaut finit par nous offrir un des plus beaux épilogues du cinéma. Si Scorsese ou Wes Anderson ont depuis tenté de retrouver cette magie de la voix-off, de l'apparence livresque, ils n'ont jamais réussi à égaler le maître en la matière François Truffaut.
Beaucoup plus réussi et subtil que "Jules et Jim" avec quelques passerelles entre les 2 : réplique sur la nuque, les dominos, le premier roman de Claude s'appelle "Jérôme et Julien". Une histoire plus juste, et des acteurs avec beaucoup plus de charme : JP Leaud qu'on adore tant depuis Antoine Doinel, mais aussi les 2 anglaises, admirables. Georges Delerue tient un petit rôle, sa musique est comme toujours sublime.
Remarquablement photographié, d’une grande délicatesse dans la description des sentiments, c’est sans doute l’un des plus beaux Truffaut. On y retrouve cette incapacité à trouver une harmonie dans le couple, ici incarnée avec la valse entre trois personnages, meurtris par l’amour pour diverses raisons. Les premières séquences du cottage gallois dégagent notamment un charme tout à fait irrésistible.
Avec Les Deux Anglaises et le Continent, François Truffaut livre sans doute l’une de ses œuvres les plus délicates et mélancoliques, où l’amour apparaît avant tout comme une impossibilité douloureuse. La narration littéraire, portée par la voix off et les correspondances, confère au film une tonalité profondément intime, presque confessionnelle. Truffaut filme les élans sentimentaux avec une pudeur remarquable, laissant constamment affleurer le regret, le désir inaccompli et la peur de blesser. Jean-Pierre Léaud incarne magnifiquement cette figure masculine hésitante et immature, perdue entre passion sincère et incapacité à choisir pleinement sa vie affective. Malgré un rythme parfois languissant et une structure volontairement fragmentée, le film conserve une grâce émotionnelle remarquable.
Je crois que je préfère le cadre français des films de Truffaut. Malgré des comédiennes excellentes, un cottage anglais typique, je n'y pas crois pas tout à fait. En fait je vois le scénario en arrière-plan... Par contre, je crois qu'avec Jean-Pierre Leaud, ça devient épidermique, il m'insupporte de + en +, et pourtant je n'ai pas regardé tous les films de la saga...
Un bon film est toujours un film critiqué et mis de côté à sa sortie, du moins avec Les Deux Anglaises et le Continent, c'en est bel et bien le cas. Trufaut nous attable à une fable bien tragique. Tout d'abord, il faut savoir que ce film est une adaptation du livre de Jean Pierre Roché, et que cette histoire est une histoire vrai qui s'est déroulé début du XXème siècle. C'est celle d'un homme qui a connu la passion amoureuse,(quelle chance) le fantasme d'être aimé par deux soeurs, et de les aimer elles deux. Mais comme disais Aragon
C'était très intéressant et délicieusement raconté.
Mais c'etait tout de même un peu long. Et surtout mon gros problème à été Jean-Pierre Léaud que je ne trouve pas du tout adapté au personnage. Il manque de charisme je trouve. Et c'est vraiment ça qui m'a "gâché" mon plaisir.
Car à part ça, le film n'a quasiment pas de défaut. Tout est qualitatif : dialogue, musique, réalisation. Tout est carré.
Claude, jeune homme bourgeois et peu expressif, fait la connaissance de Anne, une jeune anglaise. Celle-ci souhaite présenter Claude à sa sur : Muriel. Mais tout ne se passe pas comme Anne laurait souhaité...
François Truffaut peint durant 2 heures une véritable fresque des sentiments : de lamour passionnel à lamour fraternel en passant par lamour masochiste, les sentiments se confondent, semmêlent sans jamais se clarifier. Lindifférence et la froideur de Claude surprennent et intriguent, alors que lintroversion de Muriel laisse présager laveu dun secret que lon pourrait croire terrible. Or ce secret ne semble être que la reconnaissance dune envie daimer et dêtre aimée qui ne sera calmée que par une tache de sang sur un drap blanc. Le puritanisme de Muriel « sali » par un aveu. Mais laveu ne débute t-il pas lorsque Muriel ôte ses lunettes ou détache ses cheveux ?
Techniquement, le film est sans artifice, ce qui sert encore plus lambiance générale de luvre et du roman dont elle est adaptée : quelque part, sous la façade lisse, se cache un flot démotions colorées (rouge sang ?). Le montage lui aussi est parfait et simplissime. Le film est construit de telle façon quune image revient sans cesse, telle un leitmotiv, même si elle napparaît pas physiquement sur lécran : les deux surs.
Quand au jeu des acteurs, aucune nuance nest possible (comme pour le reste du film dailleurs) : on aime où on déteste. Jaime.
Ce film de François Truffaut est agréable à regarder malgré quelques longueurs. L'analyse de l'amour naissant dans un triangle amoureux constitue d'un homme et de deux femmes à la fin du 19eme siècle est assez bien traité. Jean Pierre Leaud m'agace un peu comme la voix off de Truffaut, mais les deux actrices jouent bien et les paysages du pays de Galles sont superbes. Ça donne vraiment envie d'y aller. Le principe de faire grandir l'amour à travers l'échange de livres pour Ann et l'échange de lettres pour Muriel est bien senti pour l'époque. Quant à l'utilisation de la proximité et le toucher utilisés par Claude pour créer le désir cela s'avère aussi une arme redoutable de séduction. Il y a aussi ces petites phrases littéraires qqui sonnent si vrai qu'elles marquent notre mémoire. C'est donc ici un film romantique à la lisière du mélodrame ou François Truffaut nous exprime une fois encore sa passion des femmes à travers Jean pierre Leaud, son interprète fétiche, plus volage et libertin que jamais.