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    Les Contes de la lune vague après la pluie
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    66 critiques spectateurs

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    Newstrum
    Newstrum

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    5,0
    Publiée le 20 mars 2018
    Un film sublime où Mizoguchi fait du conte japonais le cadre esthétique d'un récit de survie en temps de guerre. Son film illustre une vérité humaine : ce sont toujours les mêmes qui sont les premières victimes de la guerre. Mizoguchi filme ses personnages avec de doux travellings latéraux qui sont chez lui le contrepoint formel du tragique. Une rétrospective Mizoguchi s'est ouverte à la Cinémathèque française. L'occasion de voir ou revoir ses chefs-d'oeuvre, Voir ma critique complète sur mon site : newstrum.wordpress.com
    pierrelegrand
    pierrelegrand

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    5,0
    Publiée le 4 février 2018
    Un film étrange, assez onirique, ce caractère étant encore renforcé par l'environnement moyenâgeux. J ai eu du mal à rester dedans... mais au final une oeuvre rare à découvrir
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,0
    Publiée le 5 avril 2017
    C'est l'histoire de la désillusion. Le désir qui s'évanouit dans les limbes de la nuit.
    Tous les espoirs de chaque personnage est anéanti dans les ténèbres. Une beauté poétique qui est pleine de sens et de tristesse car cela parle de souffrance et de mort.
    Très beau.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    5,0
    Publiée le 5 janvier 2017
    "Conte de la lune vague après la pluie" est sans doute le film le plus connu de Kenji Mizoguchi, Lion d'argent à Venise en 1952, où pour la première fois sans doute le style du réalisateur emprunte au lyrisme et recourt au gros plan qu'il avait jusqu'alors tenu à distance de sa caméra. Visuellement somptueux, le film scénarisé par Yoshikata Yoda son fidèle collaborateur depuis "L'élégie d'Osaka" (1936) et par son ami d'enfance Matsutara Kawaguchi (déjà réunis pour "Conte des chrysanthèmes tardives" en 1939) opère la jonction de deux nouvelles d'Akinari Ueda. Dans un Japon médiéval tourmenté, quatre personnages, deux sœurs et leurs maris, vont voir leurs destins bousculés par les tourments de la guerre qui dévoile la véritable nature de chacun. Genjuro (Masayuki Mori) artisan-potier entend profiter de l'occasion pour accroître sa richesse alors que son beau-frère Tobie (Sakae Ozawa) rêve de devenir samouraï. Leur cupidité et leur ambition démesurée sera tout à la fois source d'apprentissage mais aussi générateur de malheur pour leurs épouses à travers la prostitution et la mort. Encore une fois Mizoguchi expose la différence de statut entre les hommes et les femmes au Japon où ces dernières subissent, le plus souvent à leur détriment, les foucades des hommes de leur entourage proche. Dans ce Japon encore obscurantiste du XVIème siècle, Mizoguchi convoque les fantômes du spectacle nô pour nous immerger dans une atmosphère d'irréalité envoûtante qui n'entrave en rien sa volonté de creuser toujours un peu plus profond le même sillon de l'injustice faite au cours des siècles à celle qui a le pouvoir de donner la vie et qui le paie décidemment bien cher. Parvenu au sommet de son art, Mizoguchi montre enfin que filmer au plus près ne lui fait pas peur quand il estime que le sujet s'y prête. Ici un contexte tourmenté où toutes les prévenances sont abolies par le chaos de la guerre qui réveille les fantômes.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 19 mars 2016
    Cela fait maintenant quelques semaines que j'explore le cinéma asiatique, continuant d'approfondir certains metteurs en scène et en découvrant d'autres, c'est au tour de Kenji Mizoguchi avec Les Contes de la lune vague après la pluie qu'il réalise en 1953 alors qu'il avait déjà plus de 30 années de carrière derrière lui et plus que 3 devant...

    Ici il nous emmène dans le Japon du XVIème siècle où la guerre civile bat son plein pour y suivre deux villageois, un potier et un paysan, qui vont partir en ville pour espérer y trouver richesse et/ou réaliser leurs rêves. Adapté de plusieurs histoires écrites par Ueda Akinari, on va y suivre le parcours de ces deux hommes attirés par l'argent et la grandeur au point de leur faire perdre le sens des réalités et de les entrainer dans une chute inévitable où, que ce soit eux ou leurs proches, ils n'en ressortiront pas indemnes.

    Il se sert du contexte de la guerre qui offre quelques opportunités pour dresser un portrait peu tendre de l'être humain où la cupidité et l'égoïsme peuvent primer sur le reste. C'est avec intelligence et surtout puissance qu'il montre les conséquences des actes des deux villageois, où Mizoguchi les entraine dans une terrible descente en enfer. Le récit est passionnant et très bien exploité, le cinéaste japonais y inclut quelques touches surnaturelles qu'il maitrise avec brio et joue avec la frontière entre le rêve et le réel, tant dans l'esthétisme que dans l'avancement de l'histoire.

    Si l'écriture est déjà de qualité, elle bénéficie surtout d'une mise en scène qui en est à la hauteur où Kenji Mizoguchi met en place une ambiance sombre et fascinante, proche du surnaturel. Se montrant brillant derrière la caméra (mouvement, plans etc), plusieurs séquences sont magistralement orchestrées tandis qu'il capte à merveille les sentiments et sensations des personnages. Il arrive à faire ressortir toute le force et la richesse de son récit, montrant certains aspects abjects de l'humain avec intelligence mais aussi certains points comme le pardon et l'amour.

    C'est au coeur du Japon du XVIème siècle que je découvre le cinéma de Kenji Mizoguchi avec Les Contes de la lune vague après la pluie et c'est avec force, intelligence et talent qu'il étudie l'humain à travers une descente aux enfers aussi terrible qu'effrayante.
    Jérôme L.
    Jérôme L.

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    4,0
    Publiée le 9 février 2016
    Tout nous emporte dans cette fable, qui mêle morale, vertus, leçons de vie, et même une pointe de mysticisme. La réalisation de Mizoguchi est très belle, les acteurs ont un jeu très juste et n'en font jamais trop
    vinetodelveccio
    vinetodelveccio

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    4,0
    Publiée le 25 juin 2015
    Un film vaporeux au mystère permanent et à la morale puissante. Mizoguchi débarque donc en ce début des années 50 au festival de Berlin avec une œuvre puissante et purement japonaise. On est tout de suite happé et dépaysé par tant de singularité. On perd vite ses repères au milieu de cet environnement si finement ciselé et à la fois brutal. Le scénario est extraordinaire, la mise en scène éthérée et délicate, le tout me faisant parfois penser à Mulholland Drive. Sublime.
    QuelquesFilms.fr
    QuelquesFilms.fr

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    4,5
    Publiée le 18 mai 2015
    Un an après avoir obtenu une reconnaissance internationale en étant couronné à Venise pour La Vie d'Oharu femme galante (1952), Kenji Mizoguchi confirmait dans ce même festival en décrochant un Lion d'argent pour Les Contes de la lune vague après la pluie. Voilà qui permit de consacrer, en Europe, le talent du cinéaste. Un peu tardivement hélas : Mizoguchi décédera peu de temps après, en 1956, laissant derrière lui pas moins de 85 films (!), en partie disparus aujourd'hui. Cette reconnaissance permit aussi de faire découvrir de nouveaux pans d'un cinéma asiatique fécond, alors bien mal connu.
    Les Contes de la lune vague après la pluie demeurent l'oeuvre la plus célèbre de Mizoguchi en "Occident", souvent citée parmi les meilleurs films de l'histoire du cinéma. Le scénario est né d'un curieux croisement de deux oeuvres littéraires : celle d'Ueda Akinari et celle de Guy de Maupassant. Féru de littérature (et ayant eu accès dès son enfance à des romans étrangers), le cinéaste et ses deux scénaristes (Yoshikata Yoda, Matsutarô Kawaguchi) se sont inspirés de plusieurs contes de ces deux auteurs pour donner naissance à cette fable morale qui développe la thématique de l'illusion et de la désillusion, entre réalisme et fantastique. Sujets aux illusions de toutes sortes (rêves de gloires, amours fantômes, etc.), les hommes en prennent ici pour leur grade : ils sont belliqueux, cupides, orgueilleux, égoïstes... Leurs folies et leurs faiblesses sont destructrices. À l'inverse, la gent féminine est célébrée (comme toujours dans l'oeuvre du cinéaste) pour sa lucidité, son courage, son amour, ses sacrifices. Les femmes apparaissent à la fois comme les victimes et les vecteurs de rédemption d'une humanité perdue. Cette opposition confère au film une tonalité unique, mélange de violence et de douceur, de trouble et de sérénité, entre cruauté et pardon. Tout cela s'exprime à l'écran dans un noir et blanc superbement contrasté, esthétique propice à la confusion fantastique entre deux mondes, à la frontière indistincte de la lumière et de l'ombre, du visible et de l'invisible, des vivants et des morts. La réalisation et le cadrage, rigoureux et "carrés", laissent s'infiltrer naturellement le mystère. Cela donne quelques grands moments de poésie sombre (la scène nocturne et brumeuse à bord d'une barque) ou d'amour magique (la scène de pique-nique entre la princesse et le potier). La séquence finale est également nimbée d'une émouvante beauté mystérieuse. Mizoguchi avait initialement envisagé un dénouement moins moral, plus noir, sans retour ni repentance. Aurait-il été plus beau ?
    Santu2b
    Santu2b

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    4,0
    Publiée le 10 avril 2016
    Sorti en 1953 et sacré à Venise, "Les Contes de la lune vague après la pluie" constitue le chef-d'oeuvre de Kenji Mizoguchi, classique du cinéma japonais. Classique du cinéma mondial devrait-on dire plutôt, résumant à lui seul la sagesse de la philosophie nippone. Sur le plan formel, l'œuvre délivre un véritable festival de virtuosité. Au cœur d'une reconstitution impeccable du Japon du XVIe siècle, le cinéaste étale ses multiples fondus et ses plans parfois inoubliables. Et que dire de cette lumière fabuleuse et même spirituelle, faisant scintiller la brume sur la mer. Lorgnant même vers le fantastique, "Les Contes de la lune vague après la pluie" propose une réflexion intense et parfois émouvante sur le destin et la question du choix humain. Une perle d'inventivité et de poésie.
    Acidus
    Acidus

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    3,0
    Publiée le 19 avril 2014
    Moi qui suis fan du cinéma nippon, je dois admettre ma déception et mon manque d'enthousiasme à la fin de ce classique "made in Japan". Parmi les points positifs, on peut relever cette photographie sublime qui valorise chacune des scènes. La structure narrative est également bien pensée avec une histoire principale se divisant en quatre petites dont chacune reprend une nouvelle soit de Maupassant, soit d' Akinari Ueda. En revanche, la déception vient de l'absence d'intensité émotionnelle qui aurait permis de contrebalancer une histoire trop classique dont le cinéma japonais de l'époque nous avait déjà amplement habitué: histoires de samourais, de kamis, d'élévation sociale,.... "Les Contes de la lune vague après la pluie" ne m'a pas transporté même si j'en ai apprécié les qualités certaines.
    Grouchy
    Grouchy

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    5,0
    Publiée le 10 avril 2014
    La société japonaise au Moyen-Âge est la principale source d'inspiration cinématographique au pays du Soleil Levant. Les réalisateurs y interprètent la confrontation entre les paysans et les nobles, décrivant les étapes de l'évolution difficile de l'homme. Le cinéaste Mizoguchi insère une note moralisatrice dans ce film, racontant l'histoire de deux paysans ambitieux et rêvant d'être riches et puissants. L'histoire se transforme peu à peu en conte fantastique, où la vision et l'hallucination sont les sources du conflit : les signes maléfiques commencent à la séquence de la traversée du lac, où brouillard et eau forment un décor malsain, ressemblant à la traversée des Enfers. La chute complète des deux paysans éclate lors de l'apparition de la jeune noble fantôme et de l'armée de samouraïs : ces visions sont en réalité des pièges où les personnages n'y trouveront que miséricorde. Et pour profiter de ce monde magique mais dangereux, ils mentiront pour arriver à leurs fins ( l'un dit qu'il n'est pas marié et l'autre n'est pas le vrai vainqueur de la bataille ). Ce sont des évènements brutaux qui les ramèneront à la réalité : la femme devenue geisha et le vieux sage, mais sans revenir totalement sains. Le film de Mizoguchi est une peinture de l'ascension et de la décrépitude des pauvres en société, prêt à tout pour sortir de leur misère. Le spectateur notera le choix du cadre qui change le film en recueil de tableaux, ainsi que le ton du film qui est sans doute un conte qui ne fait pas rêver mais qui montre la vraie et fausse réalité qui conduit l'homme à faire fausse route.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 27 janvier 2014
    L'un des grands films du cinéma, évidemment, au titre mystérieux à l'image du récit. Si les histoires s'entrelacent il en est une qui domine tout : celle de Genjuro, potier japonais parti à la ville faire fortune et conquis au passage par Dame Wakasa, fantôme remonté d'outre-tombe afin de maintenir Genjuro dans son antre. Un peu comme George O'brien dans l'Aurore de Murnau,le héros expérimente la tromperie, le repentir et le retour à la norme et à la terre à la mort de sa femme. Et pourtant, s'il est construit comme un mélo, c'est tout le film qui sinue aux confins du fantastique à mesure que Genjuro tournoie dans les délires du désir. A ce titre l'Eden erotique de Dame Wakasa est somptueux à l'image. C'est un horizon évidé qui contraste avec la profusion étouffée des corps dans les scènes réalistes. Tout le film repose du coup sur cette tension masturbatoire du mélo et de l'éros qui anime Genjuro : La misère d'un côté et la magie branlée de l'autre. Mais en même temps, c'est à tel point fluidifié au montage qu' on y oublie tout mode de pensée binaire. Comme chez Tarkovski, on entre avec "Les contes de la lune" dans l'essence sous-marine de l'art, du rêve et du kif.
    brunocinoche
    brunocinoche

    Suivre son activité 39 abonnés Lire ses 940 critiques

    4,0
    Publiée le 9 janvier 2014
    Reprise d'un très grand classique du cinéma japonais, un film subtil, intelligent et envoutant.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 8 janvier 2014
    C'est presque un chef d'oeuvre !
    Magnifique où le rêve et la réalité se mêlent, pour le plus grand bonheur du spectateur.
    Le Japon très réelle pour autant.
    À voir :))
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 8 janvier 2014
    Merci de nous proposer enfin ce film culte sur grand écran. J'y cours, j'y vole !
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