Les Contes de la lune vague après la pluie
Note moyenne
4,3
917 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

74 critiques spectateurs

5
29 critiques
4
33 critiques
3
5 critiques
2
5 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Eriksen
Eriksen

15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2026
Édifiante histoire morale qui mêle habilement plusieurs contes écrits au début du 17e siècle au début de l’ère Edo. Dans la période troublée de guerres civiles de la fin du 16e s, deux hommes, pourtant très aimants de leurs femmes, vont par ambition les mettre en danger, l’un pour l’argent l’autre pour la renommée, en faisant des choix risqués.
spoiler: L’un est un potier intelligent et travailleur (une sorte de Bernard Palissy japonais en quête de la céramique), L’autre est stupide ; le film inclue donc dans le même travers le stupide et l’inventeur fou.

spoiler: C’est un film de 1953 qui montre des femmes victimes des inconséquences et des égoïsmes de leurs maris. Était-ce, sur les travers de l’humanité, un conte édifiant qui ne s’intéressait qu’aux hommes ou bien les femmes sont-elles le vrai sujet du film ?
Que ce soit intentionnellement ou non, le film est, vu de notre époque, très féministe. On ressent la peur de ces femmes, laissées seules dans la campagne face à la soldatesque pillarde.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2026
Avec Les Contes de la lune vague après la pluie, Kenji Mizoguchi atteint une forme de grâce spectrale où le réalisme de la chronique historique se dissout peu à peu dans le fantastique. Dans un Japon ravagé par la guerre civile, le cinéaste explore la vanité des ambitions humaines, transformant la quête de richesse et de gloire en errance morale et spirituelle. Sa mise en scène, célèbre pour ses longs plans fluides et ses déplacements d’une élégance hypnotique, donne au film l’allure d’un rêve flottant entre le monde des vivants et celui des esprits. La figure fantomatique incarnée par Machiko Kyō cristallise toute l’ambiguïté sensuelle et tragique de ce récit hanté par l’illusion. Rarement le cinéma aura atteint un tel équilibre entre beauté plastique, dimension morale et puissance onirique. Un sommet du cinéma mondial.
mathieu leblanc
mathieu leblanc

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 octobre 2025
Une oeuvre dont on ne veut rien dire par peur d'érafler le mystère qui fait sa beauté. Qui vous laisse au bord de sa rive muets. Babas. Idiots. Envoûtés.
Oeuf4419
Oeuf4419

81 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2024
Film techniquement incroyablement moderne pour avoir été realisé en 1953.
Le tragique du scénario est très puissant. Les acteurs sont parfaits.
Mais aucune émotion de mon côté. La magie n’a pas fonctionné.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juillet 2024
Dénonçant l'aveuglement et l'égoïsme de ces hommes qui poursuivent des chimères leur faisant dédaigner ces courageuses femmes qui les aiment sincèrement la narration progresse très lentement. Malgré une splendide photographie, le récit ennuie vite, la faute à ces travers du cinéma japonais: la recherche assommante de pathos entre cris et larmes, le sur-jeu constant entre grimaces et gestes excessifs, la musique stridente pour dramatiser encore l'ensemble - déjà larmoyant. Ajoutons des scènes de mort ou de combats passablement ridicules et toute la dimension tragique du propos s'évapore malgré des choix de scénario pertinents pour leur symbolique - quoi que lourdement didactique. Pour les amateurs du genre...
Xavier VIRELY
Xavier VIRELY

8 abonnés 108 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2024
Superbe film qui paraît moderne autant dans sa forme que dans son récit, malgré le jeu théâtral.

Petite mention spéciale à Allocine qui spoile allégrement le film dans le synopsis, alors qu'ils refusent tout élément de l'histoire dans les critiques spectateurs...
stell4rt
stell4rt

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2023
Les contes de la lune vague après la pluie est un chef d'oeuvre de poetisme. Le cinéma actuel devrait revoir ses classiques et prendre exemple. Ce film est en apparence très simple et propose pourtant une réflexion intéressante et profonde sur différents sujets. la loyauté, l'avarice, l'ambition. Ce film dépeint des personnages submergés par l'irrationalité de leur passion avec une grande lucidité. On ne s'ennuie pas une minute. A voir et revoir. Les niveaux de lectures sont multiples et il y a toujours une nouvelle manière d'aborder le film et son propos.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2023
Wow ! Quelle claque ! Mizoguchi est vraiment au sommet de son art ! Une originalité et une histoire très original et impressionnante pour l'époque ! Excellent
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2022
Considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du cinéaste japonais Kenji Mizoguchi (1898-1956), Les contes de la lune vague après la pluie est adapté de plusieurs histoires de l’écrivain nippon Ueda Akinari (1734-1809), l’une des figures littéraires de l’archipel au XVIIIème siècle. Débutant de manière réaliste, le film nous plonge progressivement dans des univers fantastiques destinés à illustrer une morale qui est peu tendre pour les personnages masculins. En effet le long-métrage raconte l’histoire de deux amis dont l’ambition folle – l’un, potier, rêve de vivre très confortablement de son art, quitte à vendre son âme aux morts, l’autre crève d’envie de devenir un samouraï – plongera leurs épouses respectives dans une déchéance totale. À travers ces contes moraux, Mizoguchi nous rappelait le danger de privilégier son destin personnel au détriment de l’attention apportée à ses proches.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2021
Une immersion dans la culture japonaise et de la poésie avec ce conte fantastique dont l’intrigue se situe près du lac Biwa près de Kyoto, à la fin du XVIème. La photo est soignée et la mise en scène au cordeau, comme toujours avec Mizoguchi.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2021
La mise en ligne par Arte de plusieurs films de Mizugochi m’a permis de revoir son chef d’œuvre, Les contes de la lune vague après la pluie.

Disons-le pour commencer, la mise en scène est sidérante de modernité et d’élégance. Les premières scènes sont à ce titre exemplaires : travelling délié, variété des plans, montage alerte.

Le propos du film est également intemporel et parfaitement adapté à notre présent : ravages causés par la guerre, folie de l’ambition, violences faites aux femmes, distorsion de la réalité, irruption du fantastique dans une trame qui jusque-là était très réaliste.

Il y a enfin dans le film une cruauté sèche qui ne déparerait pas dans le cinéma contemporain, si ce n’est qu’ici les scènes violentes ne font pas l’objet d’une exposition frontale (on coupe les têtes légèrement hors champ, les viols ne sont qu’évoqués et les lances ne percent pas vraiment les corps).

Le film est enfin plastiquement très beau. La photographie est splendide et ménage quelques scènes d’anthologie, comme celle où on glisse dans la continuité du bain dans la source chaude à l’arbre en fleur. Le travail sur la musique est aussi très important, mêlant musique traditionnelle japonaise (lancinante, il faut le dire) et musique occidentale (qui peut parfois rappeler celle des westerns de la même époque).

Un film remarquable qui peut éventuellement rebuter ou interloquer par son formalisme parfois un peu compassé, particulièrement sensible dans le jeu des acteurs. A revoir.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2021
Ce grand classique du cinéma Japonais, voire du cinéma mondial, est, comme son titre (magnifique) l’indique, un conte. Un conte moral, dans lequel Mizogushi montre et dénonce les illusoires aspirations des hommes, en opposition à la conscience de la réalité et de la valeur des choses simples souvent présentes chez les femmes. Les deux personnages masculins principaux, un potier et un paysan, vont en effet céder à leurs ambitions ou obsessions. La première ambition du premier est celle de faire fortune, grâce aux pots qu’il confectionne avec amour et savoir-faire. La seconde, inconsciente jusqu’à sa révélation, est d’être considéré comme un artiste (voir la formidable scène où il est considéré ainsi pour la première fois). Enfin la troisième, qui se révèle dans le contexte de l’éloignement de son foyer, est de rencontrer la femme « idéale », en fait la femme fantasmée, symbole culturel de la féminité, propice à la projection de tous les désirs imaginaires et fantasmes. Pour bien exprimer ce caractère fantasmatique, la femme idéalisée en question est présentée comme l’émanation d’un monde parallèle, celui des disparus ou celui du rêve. L’ambition du paysan est celle de devenir un samouraï, alors que, comme son épouse lui indique, il ne sait pas se battre. Cette ambition de gloire, d’image de puissance, apparaît comme une préoccupation de démonstration de virilité, vis-à-vis du monde mais surtout de son épouse. Ainsi les deux les psychismes des deux personnages impriment au film une forte dimension érotique et sexuelle. Victimes de ces comportements, les deux épouses rencontreront l’une la mort, l’autre la prostitution (formidable séquence du paysan devenu par un subterfuge « samouraï » découvrant sa femme dans un bordel). Dans ce grand film féministe, le propos du conte est universel : les véritables valeurs sont-elles dans la richesse, la gloire, la puissance et le plaisir ? Au service de ce propos, la forme peut désorienter le spectateur occidental. Les séquences de nature poétique sont admirables, mais le jeu sur-expressif des acteurs, certainement issu d’une tradition Japonaise, peut constituer un frein à l’adhésion totale. Peut-être aussi la mise en scène, exemplairement réfléchie et efficace, manque-t-elle un peu de personnalité, et le côté « moralisateur » est-il un peu appuyé…
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2021
Inspirée d'un classique de la littérature japonaise, une fable cruelle sur la folie des hommes, mais qui parait un peu désuète et manquant d'émotions pour la rendre poignante.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 février 2021
Conte moral à la limite du fantastique moquant la bêtise des hommes et glorifiant la sagesse et la résilience des femmes. La photographie est belle, mais il faut aimer les outrances du théâtre japonais ( grimaces, acteurs qui surjouent ) en plus des kimonos et des soieries.
ApacheBoy LT®
ApacheBoy LT®

2 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2020
Meilleur Mizoguchi, meilleur film de contes japonais, meilleur film japonais? Peut-être... D'une beauté toujours aussi intacte plus de 50 ans plus tard... À noter que Kobayashi en réalise un remake, ou une revisite, non sans intérêt (Kwaidan)
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse