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    Les Contes de la lune vague après la pluie
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    66 critiques spectateurs

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    benoitparis
    benoitparis

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    4,5
    Publiée le 2 décembre 2010
    L’assimilation du théâtre kabuki à l’art cinématographique a produit quelques unes des merveilles du cinéma japonais. « Les contes de la lune vague après la pluie » en est un beau spécimen. Le film est à la fois une fiction historique, un récit initiatique, un conte moral et fantastique. On est admiratif de la manière dont le glissement d’un registre à l’autre s’opère simplement avec le changement du rythme de la narration (plus lent, plus suspendu, avec la rupture fantastique), l’apparition de gestuelles stylisées, de maquillages… tout en subtilité. L’histoire en elle-même n’évite pas toujours l’écueil du moralisme (qui commande pratiquement aux pauvres de se résigner à leur condition) mais elle est souvent d’une vérité poignante, en toute simplicité. Tout particulièrement lorsque sont évoqués les menaces et les horreurs de la guerre, ou bien l’amour et les chagrins conjugaux. Eric Rohmer a pu apercevoir dans le film les mythes de l’Odyssée et de Lancelot.
    Fidelio-2001
    Fidelio-2001

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    4,0
    Publiée le 5 octobre 2010
    Mais pourquoi ne fait-on plus de films comme ça, à la fois narratifs, avec coups de théâtre, suspense et émotion, et de surcroit ouvertement réflexifs, moraux sans être moralisateurs ? Du cinéma de grande classe !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 10 août 2010
    Un film surprenant ! J'essaie depuis peu d'emprunter tous les films du classement émis par les Cahiers il y a peu. Voyant que ces Contes caracolaient dans le haut; je me suis empressé de l'emprunter. Comme tous ces films qui sont encensés par les critiques, il y a toujours un effet d'attente très fort ce qui nous mène parfois à des déceptions. Pendant les quarante premières minutes, je me disais ce film va très certainement devenir incroyable. Cependant je me demandais pourquoi un tel engouement: la réalisation était très intéressante mais j'étais tout de même dubitatif. Puis le film prend un tournant incroyable: je ne m'attendais pas à ça ! Soudain la caméra devient plus que poétique, les personnages rutillent, et la magie de ces fantomes opère. Une force incroyable émane de ce film; toute cette ambition n'est finalement plus qu'un rêve et le retour sur soi devient primordial. Pour ce tournant dramatique ( au sens littéral) et cette poésie, soyons élogieux ! Quatre étoiles ! Cela me donne envie de découvrir d'autres films de Mizoguchi.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 22 mai 2010
    J'ai eu la chance de voir divers films japonais de diverses époques avant de voir ce film de Mizoguchi. C'est donc sans aucun apriori que je l'ai vu. Bien que moins spectaculaire qu'un Kurosawa qui apporta une dimension véritablement épique aux films d'époques, ce film de Mizoguchi reste tout à fait intéressant. J'ai été particulièrement sensible au personnage de Genjuro et à son aveuglement par son désir de réussite pour assurer un meilleur niveau de vie à sa famille, ainsi qu'au paradoxe que cela implique : tenter d'améliorer leur niveau de vie, au détriment même de la famille. De plus, il est de notoriété publique que Mizoguchi portait un regard tout à fait particulier sur les femmes, dans la vie et dans ses films. Un regard presque bienveillant. Ainsi, il va réaliser plusieurs films dont l'intérêt se porte essentiellement sur les femmes. Dans cette lignée, nous pouvons citer Les soeurs de Gion. Ce qui intéresse Mizoguchi, c'est leur position sociale, leur différence entre elles et les hommes, ainsi que les rapports complexes qu'elles entretiennent avec l'amour. C'est justement ce que l'on retrouve dans Les contes de la lune vague après la pluie. La femme de Genjuro, ainsi que le fantôme de la princesse, sont très proches. Proches dans le sens où toutes les deux sont mortes en « poursuivant » l'amour. Donc l'esprit de la princesse n'est pas à mettre en opposition avec l'épouse de Genjuro, mais en parallèle. Au niveau de la forme à présent, on remarque que les plans de Mizoguchi sont plus ou moins longs. Certaines séquences sont filmés en plan séquence, et des scènes rapides en un seul plan. Il s'agit là d'une des particularités du réalisateurs, qui allait d'ailleurs un peu à contre courant des productions cinématographiques de son temps. Nous noterons aussi un certain travail au niveau du maquillage, qui n'est pas sans rappeler, surtout pour le fantôme de la princesse, les masques du théâtre traditionnel japonais. Bref, film à voir et revoir !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 8 mars 2010
    Une jolie fable sur deux villageois qui rêvent d'un avenir brillant, sans réaliser que le bonheur est à portée de main et qu'il ne sert à rien de se démener pour y accéder, qu'il suffit de se laisser porter par la vie. Le film est moralisateur, oui, mais sans la lourdeur qu'on pourrait craindre d'un tel sujet. En fait, c'est très simple, tourné, comme le nom l'indique, comme un conte fantastique, et du début à la fin le plaisir reste entier.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 26 février 2010
    Superbe, magnifique, envoûtant. La mise en scène est parfaite, les acteurs excellents, mais, c'est du cinéma japonais, donc, c'est lent.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,0
    Publiée le 8 septembre 2009
    Sous ce beau titre ce cache également un beau film qui s'il n'a pas su me capter dès le début nous offre une mise en scène parfaite, des séquences de toute beauté et un plan final beau à en pleurer. Je me 3/4 en attendant de le revoir, la fin m'a vraiment beaucoup plu, belle, très belle.
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    5,0
    Publiée le 11 septembre 2008
    Revoir "les Contes de la Lune Vague" aujourd'hui, alors que notre connaissance et compréhension du cinéma nippon "classique" et de Mizoguchi en particulier a été multipliée, nous expose à une vraie surprise : si l'on retrouve, éblouis, le sens - indiscutablement génial - de la mise en scène et de l'image du grand maître, le film - considéré, rappelons-le, comme l'un des plus grands chefs d'oeuvre du 7e Art - surprend encore par la complexité presque "théorique" de sa narration - pleine d'ellipses - comme de ses thèmes. Car l'on retrouve ici mêlés à l'habituelle compassion mizoguchienne pour les gens de peu, pour les femmes en particulier, écrasés par une société brutale, un travail de réécriture de l'univers des contes traditionnels japonais (les fantômes...), ainsi qu'un souci d'expérimentation quasi maniaque sur la forme (photo, musique, rythme) qui radicalise, tout en douceur, le film. Et qui le transforme en une expérience parfaitement saisissante, donc.
    Multiface
    Multiface

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    5,0
    Publiée le 14 septembre 2008
    Chronique universel du rêve d’idéal déçu et de l'espérance trompée, Les Contes de la lune vague après la pluie relate la tragédie de deux couples, d’un côté, deux femmes réalistes et aimantes, de l'autre, deux époux aux ambitions démesurées qui aveuglés par leur ambition et détournés de la réalité par le leurre du pouvoir feront l'expérience du désastre. L’histoire se passe à la fin du XVIe siècle pendant une période trouble pour le Japon, avec des guerres incessantes. Le paysan Tobeï rêve de gloire militaire mais devenu samouraï, il reviendra au village avec sa femme devenue prostituée, après l’avoir délaissée tandis que le potier Genjuro poursuivant un rêve de richesse succombera aux sortilèges d’un fantôme d’une princesse et rentrera au village en apprenant que son épouse a été assassinée.

    En suivant pas à pas ces deux hommes lâches, cupides et menteurs, le film montre sur un rythme méditatif le renoncement et l’exploitation de la gente féminine japonaise causé par le comportement arrogant et indifférent de 2 mâles égoïstes mais qui dans leur perdition réaliseront trop tard la souffrance bien réelle qu’ils ont causé chez leurs femmes. Par ailleurs, dans ce chef d’œuvre où est habilement mélangé l’illusion et la réalité, la fin se conclut par le rappel des valeurs essentielles d'amour et de protection de l'enfant.
    Enfin, le tout est bien sûre filmé avec fluidité par une main de maître par Kenji Mizoguchi, réalisateur prolifique de 89 films qui a reçu avec les Contes de la lune vague après la pluie, le Lion d’or à Venise en 1953.
    Philippe L
    Philippe L

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    5,0
    Publiée le 8 avril 2008
    film envoutant et et qui laisse le spectateur a mediter sur ses actes.
    sublime
    Spiriel
    Spiriel

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    2,5
    Publiée le 11 février 2008
    Film le plus côté de Mizoguchi, c'est pourtant le moins bon de la dernière période de sa carrière, le seul parmi la grosse dizaine que j'ai vus qui présente quelques défauts. Si le lyrisme, le cadrage, la lumière sont toujours au paroxysme propre au réalisateur, et que le début (jusqu'à la séparation) est impeccable scénaristiquement, la suite alterne les scènes magiques (la romance avec le fantôme, symbole de l'illusion type feu-follet) et quelques facilités incompréhensibles de la part de l'auteur de L'intendant Sansho, Les amants sacrifiés ou encore La rue de la honte. Il fait preuve d'un optimisme nouveau, qui permet aux personnages de réparer leurs erreurs et revenir au point de départ, alors que l'irréversibilité des actes a toujours tenu une place centrale dans le cinéma de Mizoguchi. Pourtant, certaines scènes restent extrèmement puissantes, comme celle où un des personnages accomplit son "acte d'héroïsme", lacheté suprême, ou encore la mort de la femme laissée sur la côte au début, peut-être la plus stupide, mais aussi terriblement "humaine" que le cinéma a offerte. Bon film, mais très dispensable dans la filmographie de l'auteur, même si c'est lui qui l'a fait connaître en Occident.
    samadelik
    samadelik

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    5,0
    Publiée le 22 décembre 2007
    Je viens de m'appercevoir en regardant mon profil que ce chef d'oeuvre total n'est pas dans mes films favoris! honte sur moi! Jamais le cinéma n'aura atteint une telle poésie, un tel envoutement: il faut voire ce film en salle (comme toujours me direz-vous) et s'offrir pleinement à lui pour acomplir le voyage à travers les âges dans le japon des contes médiévaux où les limites entre réalité et rêve s'efface peu à peu et où Mizoguchi nous offre l'esthétisme absolu...
    Yoloyouraz
    Yoloyouraz

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    1,0
    Publiée le 25 juillet 2007
    Un récit qui souffre de trop nombreuses lacunes pour intéresser. Ces contes s'éternisent, et perdent bien rapidement leur fil conducteur. La réalisation pousse le sobre au paroxysme et agace même parfois. Faible.
    max6m
    max6m

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    5,0
    Publiée le 27 juin 2007
    Voici ce que j'appelle un film parfait, à tous les niveaux, tel "Le septième sceau" de Bergman ou "L'Aurore" de Murnau, film avec lequel les contes de Mizoguchi partagent le génie du cadre et de la mise en scène. Si on peut être plus sensible à l'intensité dramatique de films comme "L'intendant Sansho" ou "Les amants crucifiés", 2 autres immenses chefs d'oeuvre de Mizoguchi, "Les contes de la lune vague" reste une oeuvre exemplaire, rare, qui transcende tous les genres cinématographiques pour toucher à quelque chose d'indicible, que notre raison peine à nommer, à identifier, mais que l'on ressent par d'autres voies. Peut-être est-ce la Beauté, tout simplement. Oeuvre d'une perfection formelle étourdissante, véritable leçon de mise en scène, dont l'épure n'a d'égale que la splendeur, les Contes planent dans une atmosphère de calme et de sérénité, alternant imperceptiblement entre réalité et fantastique. L'histoire de ces deux hommes dévorés par l'ambition, avides de gloire et de reconnaissance, et qui devront payer le prix fort pour se rendre compte que ce n'est que dans l'acceptation de leur condition modeste qu'ils trouveront la paix, se transforme alors en une universelle leçon de sagesse. Comme toujours chez Mizoguchi, ces retrouvailles avec la sagesse perdue se feront aux dépens des femmes, initialement porteuses des bonnes valeurs mais que les hommes refusent d'écouter, attendant d'être confrontés à leur perte pour se retourner vers elles. Hymne au renoncement et aux valeurs essentielles d'amour et de fidélité, seules sources de bonheur possibles, le film assène un coup sévère à la société des hommes, basée sur les valeurs futiles du paraître et de l'argent et sur des rapports de force inutiles qui pervertissent la véritable nature humaine. "Les contes de la lune vague" est une oeuvre essentielle, intemporelle et qui rentre dans le cercle très fermé des plus grands chefs d'oeuvre du cinéma.
    Drunk-Cat
    Drunk-Cat

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    5,0
    Publiée le 6 mai 2007
    Mizogushi nous parle avec ses yeux humides, le cœur toujours heureux de battre. Splendide.
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