Parodie de western exploitant toutes les caractéristiques du genre (du montage aux éléments visuels attendus), la narration mêle burlesque, absurde, farce...sans réussir à générer moult sourires si l'accumulation de gags n'est pas son type d'humour! Certes les acteurs s'amusent, la bande-son est pertinente, le discours critique sur le racisme institutionnalisé en ridiculise clairement l'idéologie mais le rire ne secouera pas tous les spectateurs... Pour une certaine forme d'esprit!
Si la parodie de film fantastique Frankenstein Junior est le film qui a offert sa renommée internationale à Mel Brooks, l’autre film qu’il réalisé la même année 1974, une parodie de western cette fois, un peu moins farfelu mais tout aussi déjanté, est passé plus inaperçu en Europe tout en atteignant le statut culte aux Etats-Unis. Pourtant Le shérif est en prison est une de ses comédies qui, au même titre que les réalisations des Monty Pythons à la même époque, ont fait renaitre de ses cendres l’humour burlesque. La façon dont le facétieux réalisateur s’amuse à tourner en ridicule les mythes fondateurs de l’Amérique que forment les récits cinématographiques autour de la conquête de l’Ouest en en surlignant quelques sujets tabous, avec notamment une dénonciation du racisme et des conditions de vie insupportables des personnages, lui permet de signer, sous couvert d’une pure absurdité, son film le plus subtilement provocateur. Il détourne également les codes classiques du genre en multipliant les clins d’œil aux œuvres de références de John Ford, Howard Hawks et autres Howard Hawks, sans pour autant baser essentiellement son humour sur des répliques incongrues et des anachronismes insolites, tel que la scène culte de l’attaque du studio.
Parodie de western plutôt amusante à suivre, "Le shérif est en prison" nous fait passer un moment bien sympathique grâce surtout à la présence de savoureux dialogues et à une mise en scène de Mel Brooks bien rythmée qui nous propose quelques gags bien sympathique. D'ailleurs pour moi le moment le plus agréable et le plus drôle restera la longue bagarre qui est présente à la fin du long-métrage.
Un très bon Mel Brooks qui met son energie comique au service du western. Ultra culte aux USA, ici c'est une bonne comédie sans plus. Loin d'égaler son magnifique Frankenstein Jr, Brooks nous fait tout de même passer un très bon moment.
Attention ! C'est un monument qui s'offre à nous. Oui, mais un monument d'ennui et de lourdeur. Certes, Mel Brooks ne manque pas d'idées, mais là, c'est juste pas possible. Quel calvaire faut-il vivre pour arriver jusqu'au bout. Sans être hilarant, ça commence pas trop mal, mais ça retombe violemment et finit par exploser en plein vol. En plus de l'ennui et de la lourdeur, il faut se fader un shérif qui n'a absolument aucun charisme et qui est horriblement mal joué du début à la fin. Gene Wilder, quant à lui, est complètement éteint. Et Madeline Kahn, pourtant hilarante en impératrice nympho dans "La folle histoire du monde" est ici réduite à jouer trois fois rien et, malheureusement pour elle, apparaît dans la plus mauvaise scène du film. Que ce film est gonflant.
« Le sheriff est en prison » l’un des 1er « succès » cinéma de Mel brooks. Dans la Far West, des ouvriers noirs travaillent sur une future ligne de chemin de fer. Sans le savoir, l’un d’eux est destiné à devenir le sheriff de remplacement d’une petite bourgade. Parodier le western à la belle époque ou John Wayne et Clint Eastwood donnaient du revolver, cela aurait pu s’avérer fatal, mais l’acteur réalisateur le plus déjanté du cinéma n’a pas flanché. Malgré sa patte folle, et son registre de gags potaches, le film est un peu long à se mettre en route. Mel Brooks est juste bon mais n’impressionne pas, et ses acteurs sont très moyens. A voir une fois seulement pour les fans.
spoiler: C'est l'histoire d'un sheriff nég(ding!) !
- Cette critique contient des spoilers -
S'il est largement considéré comme inférieur à Frankenstein Junior sorti la même année, j'ai trouvé Blazing Saddles plus rythmé (malgré les inévitables longueurs liés à son âge (1974): "I'm tired").
Brooks aligne les gags et certains touchent: l'auto prise d'otage, le "Just think of your secretary", le KO du cheval par un coup de poing, les nazis, le "I'm not used to public speaking" et le monologue : "that these are just simple farmers, these are people of the land, the common clay of the new west, you know... morons".
L'ensemble reste vieillot, parfois vulgaire (les pets du feu de camp), souvent juste ringard à l'image d'une bataille finale finale dans laquelle on ne croit pas une seconde Le final délirant enchainant les mises en abîmes vaut néanmoins le détour.
Comédie au temps du western, coécrite et réalisée par Mel Brooks, Le Shérif Est En Prison est un très bon film. L'histoire se déroule dans l'Ouest américain en 1874, où la mise en place d'un chemin de fer doit passer par Rock Ridge, une petite ville. Pour ce faire, le promoteur tente de chasser les habitants en y envoyant une bande de malfaiteurs. Pour faire face, le gouverneur envoi lui un nouveau shérif, un homme Afro-Américain sur le point d'être pendu, sur les conseils du procureur malintentionné dans le dessein que ce choix outragera les habitants pour qu'ils abandonnent leur chez eux. Mais grâce à son ingéniosité et à l'aide de Jim, un as de la gâchette devenu alcoolique, il va parvenir à faire disparaître l'hostilité à son égard et tenter de préserver la ville d'un nouvel assaut. Ce scénario s'avère franchement plaisant à visionner pendant toute sa durée d'un petit peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue parodique volontairement décalée, en atteste les nombreux anachronismes. Si celle-ci comporte quelques petites longueurs et manque légèrement d'action, on s'amuse tout de même devant cette aventure aux scènes absurdes et aux gags visuels loufoques. Le ton se veut très drôle à la faveur d'un humour racial saugrenu touchant tout le temps sa cible. Les nombreux personnages sont tout aussi idiots que sympathiques et interprétés par une distribution s'en donnant à cœur joie composée de Cleavon Little, Gene Wilder, Harvey Korman, Slim Pickens, Madeline Kahn ou encore Mel Brooks en personne. Ils sont entourés par tout un tas d'autres rôles plus secondaires tout aussi appréciables. Tout ce beau monde entretien des rapports hautement rigolos, soutenus par des dialogues particulièrement amusants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère qualitative. Sa mise en scène bénéficie d'une belle ampleur et évolue dans des environnements désertiques et rocheux très agréables. Ce visuel de façade est accompagné par une b.o. aux titres légers franchement agréables et en accord avec le ton. Cette confrontation s'achève sur une fin satisfaisante, venant mettre un terme à ce grand n'importe quoi. En conclusion, Le Shérif Est En Prison est un long-métrage divertissant méritant grandement d'être découvert.
Ce film n'a pas la qualité de mise en scène ni la fluidité dans l'enchaînement des séquences qu'avait Frankenstein Junior, réalisé la même année. Le scénario est assez grossier et décousu. Il reste toutefois un humour noir et/ou absurde omniprésent, ce qui est la signature de Mel Brooks. Les bons mots fusent pour notre plus grand plaisir. Voir un cheval se prendre un coup de poing ne se refuse pas ! C'est également l'occasion de voir l'acteur John Hillerman, qui incarnera plus tard le fameux Higgins dans la série Magnum ! Quant au message de tolérance qui est véhiculé dans le film, il est bienvenu mais pas très fin et se noie vite dans un océan de gags plus ou moins réussis.
Associant le western à la comédie, "Le Shérif est en prison" a le mérite d'être original, inventif et surtout osé. Usant tour à tour d'humoir noir, d'humour salace ou absurde, Mel Brooks nous déballe du grand n'importe quoi (à l'image du final) mais pour un résultat pas toujours appréciable. En effet, si certains gags font mouches d'autres sont consternants et bien lourds comme il faut. A voir pour quelques répliques et pour son apport au cinéma parodique actuel.
Ce n'est pas le meilleur film de Mel Brooks mais comme ça chaque fois c'est un réel plaisir de suivre ces aventures délirantes, grotesques et totalement absurdes. C'est très créatif, imaginatif, drôle et comme souvent avec Mel Brooks, le final est accrocheur. Encore une preuve du talent comique de Brooks et de son univers !!
Un homme d'affaires complote pour faire décamper les habitants de Ridge Rock et récupérer leur terre. Pourquoi ne pas leur envoyer un shérif noir? Je ne suis pas un fan de Mel Brooks en général. Dans cette parodie de western, le postulat anti-raciste du cinéaste est l'idée de fond, la seule du film. Elle parait d'autant plus anecdotique qu'elle s'exerce dans une comédie farfelue très décevante tant le comique selon Mel Brooks peut sembler balourd pour les non-convertis, les définitivement rétifs. Hors quelques traits d'humour juif, les gags burlesques et les anachronismes de l'auteur sont généralement pénibles et mis en scène de façon grossière. Les dialogues aussi ne sont guère caustiques, qui, même dans l'absurde, sont indifférents. A quoi s'ajoutent des protagonistes puérils et sans personnalité. Appuyées, démonstratives, les séquences comiques sont en outre assez mal dosées, trop longues pour certaines, pas assez développées ou élaborées pour d'autres.
Ça ne vole pas bien haut, mais Mel Brooks, le réalisateur de SpaceBall, avait déjà créé des films comédie farfelue, et drôle. Avec celui là, qui parodie, les western américain et italien, est en un. Ce qui engendra, très certainement, les films des "Il y a t il.." et hot shots 1 et 2.
Mel Brooks s'autorise une excursion dans le genre du western et s'amuse à pasticher les codes du genre à sa sauce quitte à virer dans le grand n'importe-quoi sur la fin avec une accumulation osée de mises en abyme qui ne peut pousser qu'au rire. Évidemment, l'ensemble est inégal et vu que tous les gags du film sont gratuits, ils tombent parfois à l'eau mais qu'importe puisque quand il fait mouche, l'humour de Mel Brooks se révèle particulièrement savoureux et c'est souvent le cas ici même si sa plus grande réussite restera "Frankenstein Junior" sorti la même année.