Boulevard du crépuscule
Note moyenne
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256 critiques spectateurs

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Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2015
Long-métrage culte, "Boulevard du crépuscule" entraîne le spectateur dans une histoire touchante où le scénario est plutôt prenant. D'autre part, la réalisation effectue un excellent travail. Quant aux acteurs, ils sont convaincants. De fait, le film est divertissant mais manque de captivité avec l'âge qu'il a pris.
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2008
Je ne me suis pas ennuyé en visionnant «Sunset Boulevard» (1950) de Wilder ! Cela m'arrive tellement rarement avec les films hollywoodiens de l'époque qu'il me faut commencer par souligner le miracle. Reste ensuite à identifier ce qui l'explique. Il y a d'abord le scénario remarquable, peut-être le plus fouillé, le plus passionnant et le plus cruel sur la machine californienne à créer des stars, avant «Mulholland Drive» de Lynch. L'ambiance, mêlant psychodrame, onirisme (les funérailles du chimpanzé), humour noir, voire expressionnisme, est plutôt prenante. William Holden, toujours aussi impassible, y est impeccable, tandis que von Stroheim y tient peut-être son plus grand rôle. Les morceaux d'anthologie ne manquent pas et contribuent à fixer le film dans la mémoire. Tout ceci étant reconnu, pourquoi ne pas alors manifester un enthousiasme sans nuages? Parce que demeure le style, ce style hollywoodien que je ne peux décidément pas digérer. Tout cela demeure en effet extrêmement bavard, didactique et explicite. C'est peu dire que Wilder prend rarement le risque de ne pas être compris et, s'il y a symbolisme, celui-ci est tellement évident que la lourdeur menace. Quant au jeu de Gloria Swanson, je ne le trouve pas pour ma part exagérément subtil. Sa célèbre arrestation finale, tant louangée, m'est, par exemple, apparue lourdement théâtrale. Reste enfin la musique de Waxman. Je n'épiloguerai pas! Trop présente, elle est très, trop, exactement ce que l'on pouvait attendre et prévoir dans ce genre de film. En bref, un métrage de qualité, incontestablement, mais pas un monument de mon panthéon cinématographique, s'il est vrai que le cinéma est d'abord et avant tout poésie par l'image.
fade_away
fade_away

21 abonnés 119 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 novembre 2007
Incontestablement un chef-d'oeuvre. C'est une tragédie d'une richesse époustouflante qui trouve des échos partout et aujourd'hui encore, bien évidemment. Il serait bien dommage de réduire tout ça aux rouages du show-biz uniquement. C'est bien plus riche que cela
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2015
Son statut de chef d'oeuvre, « Sunset Boulevard » de Billy Wilder ne l'a pas volé. Prophétique en son genre, le réalisateur filme la vanité et la déchéance du système hollywoodien quelques années avant sont soit-disant avènement. Beaucoup de films américains des années 50, même ceux de bonne qualité, n'osaient que trop timidement s'écarter des sentiers battus. Wilder, lui, ose, et nous dépeint, à travers la relation à la fois grotesque et vénéneuse entre Norma Desmond, star déchue et narcissique à la beauté fanée, et son gigolo Joe Gillis, scénariste raté aux tendances libertaires, un monde cruel et pathétique qui pousse à la folie, jusqu'à commettre l'irréparable. Sur un ton résolument noir et satyrique, la qualité de la mise en scène et la narration dynamique pleine d'humour noir arrivent à plonger le spectateur dans ce sombre drame passionnel, d'une très grande justesse et d'une étonnante modernité. La direction des acteurs est exceptionnelle, le jeu habité de Gloria Swanson et l'inquiétante ambiguïté d'Erich Von Stroheim, dans un rôle secondaire, constituent des performances de haute volée. Un film brillant et intemporel, une critique acerbe doublé d'un hommage au cinéma, Billy Wilder épate sur toute la ligne. Chef d'oeuvre.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2009
Ce film nous tient en haleine jusqu'à la fin
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 février 2010
Billy Wilder nous donne une claque mémorable.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 septembre 2011
Film qui ne laisse pas un souvenir impérissable tant tout est prévisible.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2016
Un accueil digne d'un comte Dracula dans un château hanté, une femme fantasque, possessive et entretenant son "propre" culte, un film passionnel, mystérieux et presque angoissant comme un Hitchcock.
"Comme les étoiles les vedettes sont éternelles". Superbe
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2024
Une merveille! Boulevard du crépuscule est un film extraordinaire, avant gardiste, mélange de film noir, de drame, de comédie et de description d un univers, ici Hollywood et le star system. Billy Wilder très inspiré dans sa mise en scène met en valeur un scénario nous décrivant avec lucidité et cruauté, le sombre destin d une actrice autrefois star mondiale et tombée dans l oubli car ayant visiblement atteint sa date limite de présentation. L écho que peut encore avoir ce film à ce sujet est un de ses tours de force. Bien interprété, bénéficiant pour ses seconds rôles de plusieurs grandes stars du Hollywood passé je ne lui reprocherai qu un aspect pour le coup vieux jeu sur les relations entre le personnage principale et celui de la jeune scénariste. Un film qui semble annoncer la fin de Hollywood il y a plus de 70 ans et qui montre en même temps qu il se renouvelle sans cesse et laisse dans l oubli ceux qui ne suivent pas le mouvement.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 novembre 2019
Joe Gillis, incarné par William Holden, croule ainsi sous les dettes dès le début : les huissiers le poursuivent, et les patrons de la Paramount méprisent son travail au point de se demander s'il ne ferait pas mieux de quitter Hollywood afin de retourner dans son petit patelin natal, loin des célébrités et de la concurrence artistique. On retrouve un cheminement inversé de celui de Kirk Douglas dans Ace in the Hole : là où ce dernier venait, en introduction de film, de son coin paumé, il est ici question d'y revenir dès le départ.

Là encore, inversion de la forme : on connaît sa fin dès le début, quand l'autre maintient le suspens du début à la fin. On sait très bien que Gillis suivra inexorablement le chemin de la mort : film noir oblige, on suit les traces d'un mort, en pensant que la déchéance du départ ne pouvait pas aller plus loin. C'était sans compter sur l'arrivée d'une jeune secrétaire un peu naïve, représentante de la jeunesse que connut le personnage d'Holden : il ne se prive d'ailleurs pas de lui avouer qu'elle a une autre vie à mener, loin de lui, loin de son âge avancé, de la décadence d'une vie qui ne mènera leur couple nul part.

Gillis qui aura menti tout son temps à Hollywood se prend, en pleine face, le revers de la médaille : révéler la vérité au milieu des mensonges insinue que cette même vérité devra se confronter à ses mensonges, et qu'il ne pourra y avoir de fin heureuse pour cet homme qui, à l'image du cinéma, parlant, incarne les artifices de la beauté, les magouilles du système, le pathétique de ces pauvres gens désireux de s'extirper de leur quotidien morose sans avoir les moyens de leurs ambitions.

C'est là qu'intervient le génie de Wilder : plutôt que d'employer Holden comme élément tire-larme de son intrigue, il s'en sert comme d'un moyen de propulser au sein de l'intrigue des thématiques qui lui tiennent à coeur. Autour de son sujet, la déchéance d'un journaliste, viennent s'imbriquer de multiples pistes de réflexion absolument fascinantes, pour la plupart portées sur cet affrontement artistique entre cinéma muet et cinéma parlant.

Là où le spectateur actuel voit ce dernier comme une référence, avoir la vision d'une actrice du muet de l'époque (sidérante Gloria Swanson) permet de tempérer la réflexion générale et de remettre en cause l'art qu'on connaît aujourd'hui; profondément intemporel, Boulevard du crépuscule développe astucieusement une critique coup de poing du narcissisme induit par la popularité de ce cinéma parlant, où ses acteurs à la beauté stéréotypée développèrent, selon Wilder, un égocentrisme lié à leur représentation sublimée à l'écran.

Ainsi, Gloria Swanson sert de dernier rempart face à ce modernisme qu'elle refuse sec, mais auquel elle doit se soumettre pour retrouver sa popularité d'avant : les années ayant passé dans l'ignorance de la réalité et les mensonges de son majordome aimant, elle est devenue ce qu'elle rejette dans le cinéma parlant : superficielle, obsédée par son image et parlant constamment, à l'excès, sans avoir à dire de paroles éclairées.

Souvent dans le délire, elle pose cependant une mise en abîme d'une grande intelligence : c'est alors qu'elle va à la rencontre du réalisateur Cecil B. DeMille, qui campe son propre rôle sur le tournage d'un film parlant, qu'on comprend l'étendue de la supercherie; tout le monde dans ce milieu se ment. Le jeu de dupes va si loin qu'en se renseignant sur la carrière de l'actrice, on se rend compte que Gloria Swanson, elle-même actrice influente du cinéma muet, a énormément tourné avec ce même Cecil B. DeMille qui lui donna, comme dans Sunset Bouelvard, l'occasion de briller pour la première fois de sa carrière.

Il en va de même avec son majordome, ancien réalisateur qui la dirigea quelque fois et tomba irrémédiablement amoureux d'elle : campé par la référence Erich Von Stroheim, il la dirigea autant dans le film que dans la vraie vie. Ainsi, Boulevard du crépuscule est à mi-chemin entre la fiction et le documentaire, sorte de thèse d'un historien et amoureux du cinéma, Billy Wilder, qui rend un hommage servi en guise d'adieu aux légendes de sa jeunesse dans une scène surréaliste où des légendes du muet jouent aux cartes, maquillés comme des poupées de cire.

Cette volonté de modernisme donnant lieu à un désir de détruire ce qu'on juge obsolète car ancien retentit encore plus aujourd'hui : à l'heure où l'on se détourne de nos anciens pour se consacrer pleinement aux plus jeunes, où l'on remet au "goût" du jour les références cinématographiques d'il y a trente-quarante ans en détruisant à la fois leur sens, leur portée divertissante et leurs codes, ce terrible plaidoyer en faveur de l'ancien, de l'authentique, de la base des inspirations transforme une douce note de nostalgie en regret amer de voir que le cinéma aura perduré, dans les 70 ans qui nous séparent de la sortie de Sunset Boulevard, dans la voie que dénonçait déjà Wilder à son époque.

Si Hollywood n'apprend pas de ses erreurs, c'est parce que le superficiel a pris le pas sur l'art, que Gloria Swanson, reflet d'une époque remplacée par la jeunesse relative de William Holden, ne peut plus exister que par l'écran, qu'il soit petit ou grand, et quelle que soit la nature de sa renommée; il n'est pas surprenant de la voir exaltée lors de la mort de Gillis, séquence durant laquelle elle confond, perdue dans son délire obsessionnel, les flashs des journalistes à scandale avec les lumières des projecteurs d'un tournage.

Parée pour son film, elle est l'ultime figure d'une génération qui s'éteint dans un scandale horrible, prête à embrasser la destinée dont elle rêve depuis la fin de sa carrière originelle, destinée qu'elle rejoint dans un magnifique traveling la suivant descendre les escaliers, et se mettre au niveau de ses détracteurs qu'elle considère comme admirateurs. Délirante, elle s'est mise au niveau d'où mourut Gillis, incarnation d'une première génération de cinéastes du cinéma parlant en voie de s'éteindre (soit celle de Wilder), au profit de la prochaine, interprétée par son amour qu'il laisse filer, s'élever loin de sa déchéance programmée, une Nancy Olson qui apprend de l'ancienne génération et pose les bases du cinéma parlant de la nouvelle décennie à venir, les années 50.

Boulevard du crépuscule, ce chef-d'oeuvre de Billy Wilder, est un clash générationnel intemporel à la portée réflexive fascinante, portée par une mise en abîme renversante et des acteurs emblématiques. Terriblement tragique, affreusement réaliste, il reste d'actualité et pose les bases de la plus virulente critique sur Hollywood qu'on a pu voir au cinéma en signant une intrigue d'une intelligence redoutable, conclue de façon parfaite sur une ultime note de cynisme désespérant.

Après tout, Swanson n'est pas petite, ce sont les écrans qui sont devenus trop grands pour elle.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2016
J'ai découvert ce classique du cinéma américain des années 50 avec plaisir. Les thèmes en sont variés, comme celui de la riche actrice retranchée en son palais et qui ne veut pas croire qu'elle est passée de mode, celui du play boy désargenté qui, lucide et désabusé se transforme en gigolo et surtout peut-être, celui de l'ancien producteur de l'actrice, toujours amoureux d'elle, qui continue au mépris de sa dignité, puisque devenu son majordome après avoir été son mari, à veiller sur elle et la chérir à sa manière.
Cadrage, lumières, prises de son, musique contribuent à donner à ce film l'aspect crépusculaire qui lui a donné son titre en français.
Ce qui est remarquable chez Billy Wilder et courageux chez les interprètes, c'est d'avoir donné le rôle principal à une ancienne actrice, elle même hors jeu, sollicité dans son propre rôle Cécil B. de Mille et en faisant participer un excellent Eric Von Stroheim en fidèle majordome.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2024
Boulevard du crépuscule, ou Sunset boulevard dans sa version originale, fait partie des plus grands films de Billy Wilder et probablement l’un des plus connu et reconnu tant de la critique que du grand public. Ce constat est pleinement justifié par les qualités intrinsèques du film : un scénario solide divulgué à travers une narration sans faille maîtrisée de bout en bout, une belle qualité d’interprétation fournie par un casting très homogène, une mise en scène certes sans éclat particulier mais là encore parfaitement maîtrisée et équilibrée. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/lumiere2023/#BC
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2024
« Boulevard du Crépuscule  » grand film de Billy Wilder . Il nous narre une histoire sombre et cruel . Le réalisateur Billy Wilder a fait appelle à plusieurs grand nom du cinéma comme le réalisateur Cécile B. De Mille qui jouent donc leurs propre rôle dans ce film pour rendre le film plus authentique et vrai . Le réalisateur Billy Wilder livre avec ce film une véritable critique très sombre sur le monde cruel que peut être le cinéma qui est merveilleux à l’écran mais qui peu être terrible dans les coulisses et nottament sur ses artistes déchu qui ont connu la gloire , qui ont été adulé et qui du jour au lendemain ont vu leurs carrière s’arrêter net comme ses stars du cinéma muet qui ont été jeté par l’industrie du cinéma car il ne correspondaient plus à la tendance du moment celle du cinéma parlant et qu’il étaient désormais juger dépasser et ringard . Et que dire de ce sublime dernier plan, véritable antithèse au surnom de la ville de L.A: ici ce ne sont pas les anges qui trouvent la lumière, mais des spectres qui pensent enfin que leur rêve s'accomplit.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2019
Le film "de chevet" de tout professeur de cinéma, et grand classique pour les cinéphiles, Boulevard du Crépuscule se regarde surtout comme une œuvre avant-gardiste : l'un des premiers films (si ce n'est le premier) dans lequel le narrateur vous montre dès le début sa mort, et remonte les circonstances de ce drame. D'une patte esthétique raffinée et magnifique, il y a largement de quoi disserter sur les effets de lumières et placements des acteurs (ne serait-ce que la descente finale des escaliers de l'actrice devant les paparazzi immobiles et qui se meuvent lentement au fur et à mesure de son passage). Seulement, d'un point de vue purement subjectif, ce film ne m'aura pas passionnée ni vraiment intriguée, connaissant la fin dès le début, on ne meurt pas de suspens dans la dernière demi-heure... Les coulisses du cinéma restent cependant très agréables à suivre, du producteur peu scrupuleux à l'actrice déchue, en passant par la formidable apparition du cinéaste De Mille dans son propre rôle. Si William Holden interprète en subtilité son personnage mal à l'aise dans la situation inconfortable de l'invité involontaire d'une étrange demeure, Gloria Swanson en revanche surjoue tout du long (ce qui est en accord avec son personnage, bien entendu, mais cela devient vite pénible) et l'on se lasse de ses yeux exorbités pour jouer la démence. Un monument d'esthétisme et d'intrigue avant-gardiste, mais pas forcément plaisant pour tous.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mars 2016
Un chef d’œuvre du cinéma qui n’a pas prit une ride. Car le thème de la déchéance, le thème de la chute, de la mode qui passe, des stars déchues n’a jamais été aussi actuel. Probablement même que la dureté du monde s’est accentué. Et que l’on pourrait retrouver ce personnage de Norma Desmond, chez beaucoup de stars contemporaines. Le film est réalisé avec grand style, une image noir et blanc au sommet de cet art. Bien sûr Gloria Swanson est exceptionnelle ; elle qui fut une de ces stars du passé, qui sait jouer comme au temps du muet ( en surjouant un peu ) , mais tout en s’adaptant , en live, à la modernité du cinéma parlant. Billy Wilder nous donne une leçon de cinéma avec des plans époustoufflants, et donnant une profondeur noire et dramatique au récit . William Holden est excellent, dans ce personnage léger, futile, ambitieux mais déstabilisé, qui s’ accroche à cette dernière opportunité. Il est intègre voudrait le rester, mais doit survivre dans ce monde de requins. Il y a aussi tous ces clins d’œil à l’âge d’or du cinéma muet , avec les apparitions de Eric von Stroheim ou Buster Keaton, c’est très émouvant, très dur aussi, de les voir venir faire ces petites participations. Un film profond, sur le temps qui passe, sur l’oubli, sur l’irrégularité de la vie, les hauts et les bas. Beaucoup de thèmes sont abordés intemporels : la compromission, la mégalomanie, la mode, l’amitié ; la dévotion, Le final est une apothéose complète, avec la mise en abime du cinéma et d’Hollywwod, avec ce « faux » tournage d’un film, dans le film, comme une remise en question de tout ce que l’on voit. Tout cela n’est bien qu’une image, qu’une fiction. Magistral.
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