Boulevard du crépuscule
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Cocobusiness
Cocobusiness

17 abonnés 382 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2008
Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard), 1950, de Billy Wilder, avec William Holden, Gloria Swanson et Erich von Stroheim. Billy Wilder est un cinéaste bien placé pour nous proposer ce regard cruel, implacable sur le monde d’Hollywood, usine à rêves qui fabrique aussi des cauchemars. Fuyant le nazisme, comme nombre de ses collègues juifs, il a dû s’adapter à un monde nouveau pour lui, auquel il a apporté une grande richesse culturelle et cinématographique. (Se souvenir du documentaire de Karen Thomas « De Hitler à Hollywood », 2007). Même si je préfère le Wilder des brillantes comédies, je reconnais que ce film est remarquable, pour son scénario, sa narration, ses images, ses comédiens. Mais comme cette satire est noire, tragique, amère, et engendre le malaise ! Seul moment de comédie : la délicieuse imitation de Charlot par une éblouissante Gloria Swanson. Pourtant, ce brûlot anti-Hollywood est probablement toujours actuel, comme en témoigne la récente grève des scénaristes…L’un de ceux susceptibles de jouer, comme dans l’histoire racontée, les gigolos auprès de vielles actrices déchues, prisonnières à vie de la pellicule qui les a faites. Chaque personnage joue double jeu (ou « singe »), brouillant les lignes entre fantasmes et réalités, entre cinéma et vraie vie, toujours pour sauver ce qui peut l’être ou seulement pour sauver les apparences ou les mémoires : l’ex mari et metteur en scène de l’ex vedette du muet joue au majordome, le scénariste gigolo joue à l’amoureux, la vieille star joue son come-back, la jeune fille joue à la fiancée... Même la maison est double : à l’abandon à l’extérieur, cossue à l’intérieur. Tous incarnent si bien un autre qu’eux-mêmes qu’ils en perdent toute identité. Seul Cecil B. DeMille joue Cécile B. DeMille, comme pour nous donner un étalon de vérité, pour nous dire où commence le cinéma et où il s’arrête…Encore que rien ne soit certain, sauf la mort, celle du singe au départ, de l’homme à la fin.
Photo-cineaste
Photo-cineaste

83 abonnés 572 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2008
Gloria Swanson est superbe dans le rôle de Norma Desmon voilà se que j'ai principalement retenu. Un très beau film émouvant . Le réalisateur nous montre la dure réalité de la vie à Hollywoode et c'est réussit avec brio. Avis à tous les cinéphiles. Si il y a bien un film des années 30 à voir c'est bien celui-ci. Courrez y !
Mosse.
Mosse.

109 abonnés 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2010
Ce "soit-disant" chef d'oeuvre ne m'a pas convaincu...
Adulé par beaucoup de monde, j'avoue avoir été déçu par ce film. Car bien que les acteurs soient bons et que le scénario soit bien ficelé ( et dont l'image de la star déchue à souvent été repris ), il manque pour moi quelque chose pour faire de ce film un chef d'oeuvre.

Mais un excellent film à voir tout de même!
selenie

7 471 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2018
"Boulevard du Crépuscule" où comment dépeindre Hollywood au vitriol. Gloria Swanson dans le rôle principal est un choix est aussi géniale que terriblement juste puisque le personnage de Norma Desmond fait incroyablement écho au destin de Gloria Swanson elle-même. Cette dernière a été une des plus grandes stars du muet, et elle aussi eût des difficultés avec le Parlant. Un magnifique travail sur les dialogues, de sourd pourrait-on dire tant la star ne semble pas comprendre les répliques pourtant cynique et désenchantée de son amant scénariste. Gloria Swanson est juste extraordinaire, dans un rôle miroir aussi bluffant que troublant avec, en bonus, une séquence "comique" inoubliable où elle imite Charlie Chaplin. Un film immense à voir et à conseiller.
Site : Selenie
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2008
Véritable sommet de l'age d'or Hollywoodien, le film culte par exellence "Sunset Boulevard" signé Billy Wilder se regarde avec un plaisir constant de la première à la dernière image. Géniale idée que de montrer la face cachée du rêve hollywoodien tout en en faisant une éloge grâce à une mise en scène d'exception. Billy Wilder enchaine les plans et images marquantes tout en nous contant cette histoire fabuleuse. Une ancienne gloire mégalomane persuadée d'être toujours vénérée rencontre un scénariste au chômage. Fabuleux duo, fabuleux couple, fabuleux acteurs. Une galerie de personnages inoubliables réunissant le sommet du cinéma d'alors. Histoire irrésistible par la confrontation de ces personnages. La réflexion sur le cinéma et son industrie est on ne peut plus pertinente, toujours d'actualité. Les actreurs et actrices qui ne savent se défaire de leurs images, essaient de tricher avec, tout cela n'a pas changé. Et puis, la meilleure preuve de l'intemporalité du film s'appelle "Mullholand Drive", splendide rêverie de David Lynch où plane l'ombre du film de Wilder. Un seul défaut, mais assez génant et paradoxal : le film fait l'apologie du cinéma muet et critique la parole appparue à l'écran. Le problème c'est que le réalisateur a entiché le film avec une voix off pompeuse qui parfois brise justement de belles images qui auraient gagnées à être silencieuses !! Curieux paradoxe donc, mais qui n'empêche pas, loin de là, le film d'être un classique parmis les classiques !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juillet 2008
4 étoiles pour ce film, devenu un classique du genre.
En effet, Boulevard du Crépuscule est le premier film raconté de manière non linéaire.

Visite d'Hollywood des années 50, pour récit, une star du cinéma (film muet) plongée dans l'enfer de la luxure, de la solitude, déchirée entre le réel et la fiction.
Appeal
Appeal

181 abonnés 569 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 janvier 2013
Je suis bien obligé de comparer ce film à Chantons sous la pluie. J'ai pourtant conscience des risques, je sais que l'on va me tomber dessus car les deux films n'ont, sur le genre, rien à voir.

Mais c'était bien trop tentant de comparer deux oeuvres qui ont pour trame principal l'Hollywood dévasté de l'après muet. Chantons sous la pluie lui, abordait finalement ce thème d'une façon joyeuse, promettant au cinéma des lendemains qui chantent avec les comédies musicales. Boulevard du Crépuscule est tout l'inverse : la décadence des ex-stars, la folie qui touche le milieu, cette nostalgie morbide, ce faste irréel et pédant, qui tranche avec un hollywood des années 50 plus libéré voir popularisé mais qui perd, en même temps, de sa majesté (même si, vu des années 20**, cela nous parait toujours aussi classe).

Ce qui ne veut pas dire pour autant que Boulevard du Crepuscule est un hommage aux films muets. Peut-être qu'il s'agit d'une critique, et encore une fois c'est en cela qu'il se distingue positivement de Chantons sous la pluie par exemple. On peut y voir en effet un monde très fermé, égocentrique et presque incestueux où tout le monde connait tout le monde, restant en famille. Des stars qui ne se remettent pas de leur gloire passé, faite de palaces immenses et de millions de dollars qui font penser à des tombeaux, et des personnages qui sombrent dans la folie et l'aliénation sans accepter qu'un monde évolue autour d'eux.

C'est surtout l'atmosphère déployée, noir, sombre, comme le jeu des lumières et du noir et blanc, qui fait la force de ce film. Car le scénario est très prévisible, bien que le procédé narratif est peut-être inédit pour l'époque (je demande à vérifier, mais je n'en révélerais pas plus). La réussite est donc plus formelle, tout d'abord par le jeu des acteurs : l'incroyable retour de Gloria Swanson, habitée par son rôle. Après quelques lectures, on comprend rapidement que son histoire réelle est proche de celle de son personnage; surtout, son aisance naturelle s'explique probablement parce qu'elle agissait de la même façon sur le plateau de tournage. Soit un excellent choix de casting. William Holden tient la baraque, est assez classe et touchant dans son côté gauche et sûr de lui. Les seconds rôles apportent un véritable complètement au duo, et si je n'ai pas trouvé Nancy Olson fabuleuse, les présences de Cecil Demille et surtout d'Erich Von Stroheim apportent de vrais nuances au film, en intensifiant son côté dramatique.

Je conclurai rapidement sur la réalisation, moderne et satirique, même si parfois à l'eau de rose, mais le montage est très réussi tout comme les plans souvent ingénieux. L'utilisation du noir et blanc, récompensé par un Oscar, est somptueuse et essentielle pour apporter au film sa touche crépusculaire. C'est donc un très beau film, prenant et noir, assurement un des chef d'oeuvres des années 50.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juillet 2008
"Sunset boulevard", quel nom magnifique et significatif que celui de ce ce boulevard que l'on retrouve d'ailleurs dans Mullholand Drive de Lynch... Le film en tout cas est un chef d'oeuvre emplie d'une poésie, d'un sens de la tragédie et du grotesque assez rare car savamment dosés et mélangés. "Sunset boulevard" nous touche car il sait à la fois nous faire rire, nous émouvoir et surtout jouer sur les contrastes, l'ambiguité des personnages, les situations saugrenues qui suscite ce rire inquiet. Oui, la tragédie est omniprésente, le destin de l'homme, de la star déchue, de n'importe qui, nous apparaît tragique. La qualité du tout nous frappe également : l'élégance et la désinvolture de cette voix off, la beauté de ces plans qui allient lumière et ténèbres, la prestation époustouflante de Gloria Selwyn, si expressive, comme une star du muet, on l'aime, on la déteste, bref, nous sommes nous même plongés en pleine détresse... Hollywood et ses rêves nous éclatent en pleine figure, les étoiles d'hier sont les fleurs fanées d'aujourd'hui, on peut d'ailleurs reconnaître dans le film Buster Keaton, autre immense star du muet et du burlesque. Toutes sont des "momies", qui évoluent dans un décor gothique, fantômatique, fidèle à la tradition du vieux sud américain et à cette thématique de la poussière. Joe ne pousse pas la porte d'une villa, il pousse la porte d'un tombeau où règnent la solitude et la paranoïa, mais où un nombre incalculable de sentiments humains vont se décliner au fil ds minutes et dessiner notre cruelle destinée. Une oeuvre culte, dérangeante et fascinante qui se doit d'être vue un jour.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

37 abonnés 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2008
Une oeuvre aussi terrible que formidable, portée par une G.Swanson fabuleuse. Photographie, réalisation et intelligence du scénario rendent le chef d'oeuvre de W.Wilder inoubliable.
cinefyl76
cinefyl76

59 abonnés 94 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juin 2008
Que reste-t-il après la gloire? Aux premiers abords, "Boulevard du Crépuscule" semble constitué de contradictions. Dénoncer l'apparition du son au cinéma par ce même artifice sans le ridiculiser, insister sur le côté éternel de la pellicule et pourtant insister sur l'éphémère, Parler d'évasion de l'esprit dans un lieu clos où l'on est prisonnier. Les lieux principaux semblent tous être des décors de cinéma où il n'y a pas de vie, où tous les sentiments et les intentions sont factices. Tout n'est qu'illusion. Billy Wilder nous offre une métaphore du cinéma et de son côté dangereux et cependant jamais il n'a été aussi attractif.
Alasky

463 abonnés 4 686 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2012
Un classique. Gloria Swanson est magistrale dans son rôle de star du muet brisée et j'aime tout particulièrement Erich Von Stroheim qui est fidèle à lui-même, excellent, et la scène dans laquelle Norma Desmond descend l'escalier est mythique !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mars 2008
Billy Wilder signe avec "Boulevard du crépuscule" une œuvre terrible qui est aussi un réquisitoire contre l’usine à rêves qu’est Hollywood. Un film à la fois cruel et tendre qui mène à la folie et à la mort. Un des grands films de Billy WILDER.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 901 abonnés 8 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2011
Billy Wilder est à son apogée avec Sunset Boulevard (1949), traduit en Français par Boulevard du Crépuscule.
Avec ce chef d’œuvre, il nous fait partager la descente aux enfers d’une ancienne grande star d’Hollywood. Norma Desmond, est une vedette sur le déclin depuis que les films muets ont cessé d’exister, face à l’engouement du public pour les films parlant, elle vie recluse dans sa belle propriété de Berverly Hills.
Mais un jour, un scénariste s’arrête chez elle suite à une roue crevée. C’est à ce moment qu’elle décide de l’embaucher afin qu’il peaufine le scénario qu’elle était entrain d’écrire. Joe Gillis comprend rapidement à qui il a affaire, cette femme extravagante, narcissique est en plein délire, elle vit entre les cauchemars et ses éternels rêves de star, celle qu’elle était il y a plus d’une dizaine d’années.
Sa paranoïa s’aggrave, elle devient dangereuse pour elle-même, c’est à ce moment là que Gillis décide de prendre ses distances.
Wilder nous montre ce à quoi ressemble réellement le rêve Hollywoodien, la corruption et la face cachée d’une industrie, l’usine à rêve ne serait qu’un voile de fumée opaque nous cachant bien des choses ? Possible … .
Sunset Boulevard est un bijou du film noir (qui a obtenu 3 Oscars !), un classique, un film culte que l’on ne peut s’empêcher de voir et revoir sans être lassé. Son histoire et ses personnages sont si passionnants et avec une telle distribution, comment ne pas tomber sous le charme ?? Avec notamment Erich Von Stroheim (La Grande Illusion - 1937, de Jean Renoir), Gloria Swanson (Queen Kelly - 1929, de Erich Von Stroheim), William Holden et deux grands ponte du cinéma US : Cecil B. DeMille, grand producteur Hollywoodien et Buster Keaton, grand acteur du cinéma muet, qui jouent tous deux, leur propre rôle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 novembre 2007
Comment dire? On ne rpésente plus ce film, tant ce nom, "Sunset Boulevard", fait rêver les cinéphiles.
Parfaitement maîtrisé, magistralement écrit, le film baigne dans une ambiance drôlatique, étrange, cynique et implacable quant à l'industrie cinématographique. Replacée dans son contexte, l'insolence de son propos (une critique acerbe d'Hollywood)est d'autant plus frappante. On assiste fasciné à cette dérive marécageuse, introduite par la troublante voix off.
Cerise sur le gâteau, la présence de guest-stars, dans leur propre rôle, dont Buster Keaton, "statue de cire" muette comme de bien entendu.
Un très, très grand film.
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2013
Loin de moi l’idée de comparer les talents respectifs de Michel Hazanavisius et de Billy Wilder, le premier n’en sortirai pas gagnant, il en conviendra lui-même, mais il me semble pertinent de faire un parallèle entre « The artist » et « Boulevard du crépuscule » puisque le sujet en est identique, le traitement et le ton sont par contre très différent. « The artist » faisait purement dans l’hommage révérenciel à un cinéma désormais révolu, « Sunset boulevard » lui fait dans l’oraison funèbre. Cette impression est accentuée par l’utilisation des décors et de la photographie. Des le départ on se croirait dans un film d’épouvante Universal avec vielle demeure gothique et domestique inquiétant, dans ce décorum évoluent quelques vrais fantômes oubliés du vieil Hollywood ; Gloria Swanson au bord de la folie, Eric Von Stroheim, Buster Keaton, tous se livre à un jeu de miroir presque pervers. Le regard que porte Wilder sur cette usine à rêve, si prompt à glorifier puis à jeter ses vedettes reste sombre et amer, l’amnésie du grand public pour le cinéma du passé est injuste et cruelle. Dans « The artist » le point de vue reste optimiste, le cinéma y est montré comme en perpétuelle renaissance, ici on est plutôt dans l’enterrement, mais un enterrement première classe.
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