C'est déja ça : "Pas d'amour sans amour" n'est pas l'insoutenable comédie romantique auquel on pouvait s'attendre. D'ailleurs, l'ensemble se regarde à peu près et il est vrai que quelques répliques sont assez amusantes. De plus, il est vrai qu'Evelyne Dress (derrière la caméra) révèle un certain charme pour le moins agréable. Ceci dit, cela n'est pas suffisant pour en faire un bon film. La mise en scène est d'une fadeur et d'un manque d'imagination difficilement acceptable, digne de n'importe quel banal téléfilm. De plus, Dress a parfois tendance à se fourvoyer dans des dialogues à la limite du vulgaire, enlevant les jolies choses qu'elle avait réussi à instaurer jusque-là. De plus, le ton reste tout de même assez naïf et l'ensemble assez prévisible, à l'image de la fin. Dommage donc pour une personnalité et une actrice hélas plus sympathique que vraiment talentueuse. Gentil.
Premier et unique film d’Evelyne Dress. Ca pique. Il faut avouer que c’est assez pénible, les dialogues sonnent un peu creux, les situations censées faire sourire ou rire se révèlent des pétards mouillés. Il y a peu, je revoyais « Sous les jupes des filles » d’Audrey Dana, et « Les gazelles » de Mona Achache. Evelyne Dress n’a pas à rougir de sa thématique par rapport à ces deux réalisatrices des années 2000 !
La sincérité d’Evelyne Dress relève de la naïveté. La naïveté d’un premier film qui était tout de même doté d’un casting très respectable : Jean-Luc Bideau, Gérard Darmon, Patrick Chesnais, Michel Duchaussoy, Martin Lamotte, Aurore Clément, Dora Doll… Tous ont répondu à un scénario pour lequel ils croyaient. L’a-t-on découragée ? S’est-elle découragée ?