Orphée
Note moyenne
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43 critiques spectateurs

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Gonnard
Gonnard

293 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 août 2009
Une adaptation que j'ai trouvée bien ridicule. Pas en raison des "effets spéciaux", finalement convenables. Mais d'abord à cause du jeu ultra théâtralisé des acteurs. Jean Marais remporte haut la main la palme dans ce domaine. A la longue c'est pénible. Par ailleurs, de nombreux détails confèrent au film un coté kitch, par exemple les gants de vaisselle censés donner le pouvoir de traverser les miroirs. Franchement, j'étais consterné quand j'ai vu ça. Idem pour la radio avec les messages aux Français durant la Seconde Guerre mondiale, transformés dans ce film en messages kabbalistiques pour Orphée. Une fois de plus j'ai trouvé la trouvaille ridicule. En résumé, soit vous adorerez ce film, soit vous le détesterez, pas de juste milieu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mai 2009
Orphée est le meilleur film de Cocteau selon moi.
C'est celui qui dégage le plus d'émotions et c'est le plus intéressant de lui aussi.

Je n'aime pas trop son cinéma...Mais force est de constater que ce Orphée vous émerveillera.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 mars 2009
Certes, le film n'est pas dépourvu de qualités artistiques, ce que prouvent les plans et la lumière, mais c'est surtout le jeu de l'acteur principal qui est assez insupportable et joue de manière tellement théatrale - Etait-ce le souhait de Cocteau ?- que l'on décroche rapidement du film qui tombe dans l'ennui total.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

273 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2009
Jean Cocteau fait partie, selon Godard, des trois grands Jean du cinéma français avec Epstein et Renoir (sans oublier le quatrième Vigo). «Orphée» (France, 1950) est la plus belle expression d’un mot de Cocteau : «Le cinéma, c’est la mort au travail». Jonchée de miroir, parcourue par deux mondes qui se joignent mais ne se confondent pas, la réalité de Cocteau laisse prévaloir les nimbes du rêves à l’apesanteur du réel. S’il rejoint le génie des trois autres Jean, Cocteau ne leur ressemble pas, il est, comme chacun d’eux, l’auteur d’une singularité hybride que la foisonnante richesse rend admiratif. Cette admiration n’est pas l’œuvre d’un béotien, aimer «Orphée» ce n’est pas se prosterner devant la joliesse de ses effets. Aimer «Orphée» revient à jouir de ses métaphores, d’y projeter les conditions phénoménologiques du cinéma. Cocteau n’est pas si lyrique que cela. Peu sont les cinéastes qui réussissent avec tant de délicatesse à traduire la pratique du montage sur la pellicule par les effets. La place du négatif dans l’esthétique du film, l’importance des avancées à reculons (que reproduit maintes fois Godard dans «Histoire(s) du cinéma») traduisent les gestes du monteur et par là même du cinéaste. Aimer «Orphée» revient aussi à se passionner pour la façon dont l’histoire de l’Occupation traverse l’œuvre comme le récit d’une épouvante, comme l’indice d’un fantôme qui harasse encore les personnages français et leurs spectateurs. Entre la relecture de Cocteau du mythe grec et la relecture de Welles du récit kafkaïen («The Trial»), il règne une même présence de mort dans la logique humaine. L’homme n’est pas doué de sens, sa vie n’est plus que la contemplation d’un temps qui ne court que sa mort. Les effets obtenus grâce à l’ingéniosité de Claude Pinoteau, assistant sur le film, permettent de figurer la théorie cocteausite. Casuistique, Cocteau adapte ce qu’il pense du cinéma, fait d’icônes amoureuses et de bouts de mort.
pichnette13
pichnette13

17 abonnés 218 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2008
Mon film préfèré de Cocteau. Le mythe d'Orphée est déjà quelque chose de fascinant mais entre les mains de Cocteau il prend une dimension humaine et surnaturelle à la fois. Maria Callas est une actrice époustouflante, sa voix est une mélodie et elle incarne parfaitement la mort. Petite mention spéciale pour cette scène culte du cinéma: la traversée jusqu'au monde des enfers relève d'une technique cinématographique extraordinaire pour l'époque. Un film très intéressant à étudier plan par plan.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 mai 2008
magnifique vision du mythe!
streptocock
streptocock

52 abonnés 214 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2008
S'il est un mythe qui inspira les artistes, ce fut bien celui d'Orphée. Le regain d'intérêt pour la figure du poète thrace au début du XXème siècle (grâce à Apollinaire ou encore Rilke) trouve sa manifestation la plus vivace chez Cocteau, adorateur de la complexité de ce mythe amoureux. De cette fascination pour la figure d'Orphée est débord née dans les années 1920 une tragédie dont s'inspire le film. Là où est le génie de cet esprit fabuleux qu'est celui de Cocteau (à mon avis l'une des figures les plus remarquables de la culture française du siècle écoulé), dramaturge et cinéaste hors pair, c'est qu'en modernisant l'histoire d'Orphée, il en souligne sa terrible actualité : derrière les allégories de la mort, des miroirs, lieux de passage entre les deux mondes, il y a le dilemme terrible d'un homme condamné à ne pouvoir poser les yeux sur celle qu'il aime. Oeuvre d'une infinie complexité, Orphée est avant tout une expérience artistique, fascinante d'esthétique mêlant réalité et fantastique, comme un entre-deux mondes, une réalité parallèle. Tout dans ce film respire la modernité : l'interprétation des acteurs (Jean Marais est tout simplement extraordinaire dans son interprétation presque obsédante d'Orphée), la beauté du noir et blanc qui sublime l'esthétisme des décors travaillés avec une minutie sans pareil (hommage non dissimulé par certains moments à l'expressionnisme allemand), la modernité des effets spéciaux, bluffants pour un film datant de 1949 (le rendu des miroirs se muant en eau) ou filmiques (les travellings avant et arrière, génialissimes de maîtrise et de justesse), la bande-son impressionnante (empruntant par certains moments des passages du troublant Orfeo de Gluck)... J'arrête là l'énumération des prouesses de ce film, un des joyaux de notre cinéma que tout le monde devrait avoir eu la chance de voir. Les artistes comme Cocteau avaient cette qualité énervante de réussir tout ce qu'ils tentaient : Orphée souligne à merveille son génie éternel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 décembre 2007
Mon Dieu... Des histoires d’amour il en existe des milliers, on le sait. Mais aucune n’a la force et la complexité de celle qui lie Orphée et Eurydice, et c’est avec une incroyable maitrise complète de son sujet que Cocteau adapte le mythe au XXème siècle.
La Fatalité rôde dans cette sombre histoire fantastique, permettant ainsi au réalisateur/scenariste/poète de s’immerger dans un univers à part éblouissant, aux confins du surréalisme, et permettant ainsi de multiplier les idées de mise en scène avouons-le, complêtement géniales (les inoubliables passages dans le miroir et son Monde). Jean Marais parvient à imposer sa présence incroyable (on sent la complicité - outre amoureuse - avec Cocteau) face à Maria Casarès, toute aussi impressionnante en Princesse funèbre, ainsi que tous les autres interprètes (Formidable Heurtebise que François Perier).
Tant d’élements qui font de ce métrage un pur chef d’oeuvre dans le genre fantastique, tout en conservant un véritable aspect poétique et toujours visuellement efficace. Immanquable.
FABULOEUF
FABULOEUF

30 abonnés 392 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2007
J'adore ce film. C'est un film de poête. Jean Marais est vraiment très photogénique. Cette façon de rendre abordable et quotidien un vécu qui dépasse la réalité habituelle est très réjouissante. Mais n'est ce pas le propre de tout art: transcender le quotidien ?
artaud
artaud

27 abonnés 148 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juin 2007
Quel bonheur que cet Orphée. Entre le sang d'un poète (avec ses effets magistraux et toujours aussi justes) et le testament d'Orphée (qui viendra beaucoup plus tard), Cocteau délivre un puissant antidote de la mort qui aura fait sa légende poétique. Maria Casarès, sublime prêtresse de la mort, conduira Orphée dans les abysses de son immortalité... Puisqu'il aura oeuvré dans un sens unique, suffisant et égoïste qu'il finira par partager avec la non moins belle Eurydice. Quand la mythologie accède au cinématographe et vice-versa... Que dire ! Sinon une révérence autant qu'on courbera l'échine toute une vie.
Camusduverseau
Camusduverseau

58 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2007
Adaptation modernisée d'un mythe sans âge. C'est un conte glacé, qui parle avec justesse du monde de la "mort".
Rayner
Rayner

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2007
Cocteau l’a lui-même dit, il se sert de la caméra comme un stylo qui livre au bout de sa pointe toute sa poésie formant ainsi une ligne invisible entre l’étroitesse du réel et l’étendu du fantastique, deux terrains de jeux parfaits pour des chassés-croisés des personnages enchainés à l’amour, enchainés à la mort. Le quotidien se pare d’effets étonnants allant dans le sens reposé et intriguant de l’univers institué, le miroir (sorte de vortex avant l’heure) et le No Man’s Land en slow motion font office d’épreuves avant d’apprécier ces drôles de relations vouées malheureusement à l’échec. La Mort incapable de refreiner son amour pour sa victime se tue à petit feu, Orphée ne peut regarder sa femme sous peine de l’effacer de ce monde et Heurtebise n’aura jamais le cœur convoité de la femme d’Orphée. Etant donné que la normalité se marie mal avec l’au-delà responsable de ce déchaînement conséquent où l’unique solution passe désormais par le sacrifice de soi pour conserver l’être aimé, le poète manipule la plume et le temps, afin de recycler à sa convenance un univers que j’ai adoré voir bouleversé.
Caine78

7 787 abonnés 7 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Une très belle adaptation du mythe. L'ensemble est très maitrisé et on est étonné par la beauté de l'ensemble. Les décors sont très purs et le mythe utilisé avec beaucoup d'intelligence. Le noir et blanc donne en plus un relief supplémentaire a ce film. L'ensemble est même assez émouvant. Très bos interprètes, même si Francois Périer est ici bien meilleur que Jean Marais. Un classique du cinéma francais.
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