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Kalie
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4,5
Publiée le 12 novembre 2012
Le catch avec ses combats brutaux et spectaculaires, ses coulisses peuplées de stars abîmées, les corps meurtris par le dopage et les coups, la vie faite de hauts et de bas en dehors du ring, la reconversion difficile, voilà ce que montre le film à travers le personnage incarné par Mickey Rourke, génial d’authenticité. En passant avec talent du rire aux larmes, il interprète ici probablement son meilleur rôle. La déchéance de cette ancienne gloire du catch qui essaie de renouer le contact avec sa fille est poignante. Ce mélodrame, non dénué d'un certain optimisme, va droit au cœur. Il est difficile de rester de marbre devant tant d'émotions. Enfin, la BO signée Bruce Springsteen est idéale dans le contexte, le milieu très populaire US, où se traîne notre gueule cassée.
Un uppercut direct dans la tronche du spectateur. Une vision brute de cette tranche de vie finale de notre héros principal. La mise en scène réussie, qui consiste notamment à suivre le lutteur tout au long de ces quelques jours de quotidienneté, permet une forte identification; la caméra EST le personnage. La preuve, sans rien dévoiler : la conclusion du film. Le seul autre personnage à obtenir le même privilège de cette mise en scène, est la copine entraîneuse. Ces deux êtres vendent leur corps chacun à leur manière et se reconnaissent, au sens premier du terme, l'un et l'autre. Film subtil, intelligent, direct, et, ce qui ne gâche rien, parfaitement transparent et compréhensible. Je recommande en dehors des âmes très sensibles.
Qui a dit que Mickey Rourke était finit ? Qui a dit que le sujet du film était banal ? Le talent d’Aronofsky c’est d’avoir sût tirer la substantifique moelle d’un sujet apparemment peu intéressant. Un vétéran du catch qui vit sa traversée du désert et qui tente une réconciliation tardive avec sa fille, ça intéresse qui ? C’est pour ça que la première fois je n’ai accroché qu’à moitié. Et pour une fois, à la débauche d’effets, Aronofsky préfère la sobriété, la simplicité, une image avec un grain sale, qui fait penser à un vieux journal rubrique chiens écrasés. Des contrastes violents de jaune ou d’orange, des néons sur le corps. Ça se déroule beaucoup la nuit, et cela répond à la longue chevelure blonde (christique ?) du héros. C’est avant tout l’exposition d’un corps usé par la lutte. Randy « the ram » incarné par un Mickey Rourke parfait. D’ailleurs incarné n’est pas le mot juste, il ne joue pas seulement, il est Randy. En plagiant Flaubert, on pourrait dire : Randy, c’est lui. Et cela fait écho à son parcours tumultueux d’acteur maudit et ingérable. Le scénario répartit très bien les cartes. La strip teaseuse entre en scène comme on entre dans un ring, c’est le pendant féminin de Randy. Les rapports avec sa fille sont conflictuels, un vrai combat, ponctué par des moments de grâce muette, comme ses pas de danse à deux dans l’hôtel désaffecté. On se prend même à rire en voyant Randy travailler au supermarché, (faut bien payer le loyer) avec sa marie-louise sur la tête. A voir ! La violence n’est pas insoutenable mais d’un réalisme colorée, comme le costume d’un vieux catcheur loser qui exprime son art dans une salle de province.
Je suis bluffé par The Wrestler. Un film puissant mais tellement tragique, qui montre encore une fois la tendance de l'homme à faire ce qu'il y a de pire pour lui et la difficulté d'abandonner ses obsessions. Force est de constater que même si je ne connais pas beaucoup et n'affectionne pas spécialement Mickey Rourke, il est ici taillé pour son rôle et ça le rend tellement touchant de le voir en catcheur vieillissant n'ayant rien d'autre que sa carrière à laquelle se raccrocher. Les combats de catch sont d'ailleurs magnifiquement mis en scène et la descente aux enfers du personnage fait de The Wrestler une sorte d'alternative à "Raging Bull" mais dans le monde du catch. Bref, ce genre de film avec un personnage qui a le don de s'autodétruire m'ont toujours touché et c'est encore le cas ici, même si je regrette juste une fin un peu abrupte où j'aurais apprécié voir les conséquences de la scène finale. Hormis cela, c'est vraiment un grand film, je recommande !
j'ai bien aimé son coté apogée d'un catcheur en détresse, qui se donne corps et âme à sa seule passion et à son seul métier: catcheur. Et un Mickey rourke touchant et impressionnant dans son rôle.
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4,5
Publiée le 19 février 2020
Dès le dèbut, Randy Robinson est dèjà un mort en sursis! Mais cette chronique sociale de Darren Aronofsky annonce clairement que les premières choses apprises sont les plus dures à oublier! On subit toute la vie de Randy qui nous tombe dessus, on connait aussi le mal qu'il s'est fait avec sa fille Stephanie! La question dèsormais est : pourquoi ne pas mourir en beautè ? Sublime tranche de vie d'un catcheur semi-pro sur le retour incarnè puissamment par Mickey Rourke qui laisse passer un max d'èmotions sans avoir l'air de jouer! Un homme dèsabusè, en quête de rèdemption, qui se bat comme un lion pour s'offrir une autre vie à coup d'agrafes et de barbelès! Voilà pourquoi le dènouement de "The Wrestler" est si indècis, si fort, à vous couper le souffle! Mr Rourke vous êtes un grand et tant pis si l'Oscar du meilleur acteur vous èchappe cette annèe là! Marisa Tomei l'assiste merveilleusement dans ce film humain et bouleversant, à la limite du chef d'oeuvre! La B.O collant d'ailleurs très bien au sujet...
Très décevant : une histoire cent fois racontée et mise en scène sans génie, un goût immodéré pour la violence gratuite et le voyeurisme, des personnages sans consistance.... On se prend à rêver de ce qu'un vrai cinéaste aurait fait d'un sujet comme celui-là (Aronofsky confirme un "talent" très surestimé), un Eastwood par exemple. Le "retour" de Rourke est sympathique ( il était cependant bien meilleur dans "Sin City"), mais sa prestation monolithique ne méritait sûrement pas l'Oscar. Tant mieux, il ne l'a pas eu ! Seule Marisa Tomei a assez de talent pour éveiller l'intérêt du spectateur.
La magnifique rédemption d'un formidable acteur qui s'était malheureusement égaré en route. Le choix de casting n'aurait pu être plus approprié tellement le personnage colle à la peau d'un Mickey Rourke impeccable de bout en bout. Le style d'Aronofsky, proche ici du documentaire caméra à l'épaule, donne un caractère brut et sans fard à la moindre scène, renforçant l'émotion et l'empathie que l'on peut éprouver pour ce loser magnifique lancé dans un dernier baroud d'honneur. Les seconds rôles sont également très bien exploités, depuis Marisa Tomei jusqu'aux catcheurs dont le quotidien est illustré avec beaucoup de justesse. Film coup de poing qui alterne séquences chocs et plages émotionnelles avec maestria.
"The Wrestler" marque le grand retour de Mickey Rourke après 20 ans de galère. C’est un catcheur au bout de la route que Mickey Rourke qui a tâté de la boxe professionnelle en plein milieu de sa carrière cinématographique a accepté d'interpréter sous la houlette de Darren Aronoksky. La première partie du film décrit par le menu la vie un peu glauque de ces gladiateurs des temps modernes une fois que la gloire s’est enfuie en même temps que leur jeunesse. Aronofsky projette sans ménagement le spectateur dans l’envers du décor, là où se discute la chorégraphie des combats entre ces hommes solidaires qui tentent de faire le mieux possible un travail éreintant pour un public devenu de plus en plus exigeant au fil des ans. Les substances illicites circulent allègrement sous le manteau pour permettre à chacun de tenir le choc et d’entretenir sa musculature. Robin Ramzinski dit "The Ram" (Mickey Rourke) n’échappe pas à la règle. Ancienne gloire dans les années 80, il n’a pas su se construire une après-carrière convenable ce qui l'a amené à être le vétéran de la troupe. Sspoiler: a fille ne lui parle plus et il n’arrive pas à nouer une relation suivie avec la stripteaseuse (très touchante et très belle Marisa Tomei) du bar où il se rend tous les soirs. Il essaie aussi avec peine de se reconvertir une fois remis d'une alerte cardiaque . Mais rien ne fonctionne pour ce pauvre hère qui ne parvient à donner le meilleur de lui-même qu’une fois sur un ring. Au moment où il tente de renouer les liens familiaux avec sa fille tout s’écroule à nouveau. La conclusion prévisible approchant, Aronofsky ne résiste pas à la facilité très tentante il faut l'avouer de nous resservir une version modernisée du «Champion » (1931) de King Vidor. Se met alors en place le suspense de savoir si The Ram parti comme au sacrifice dans l’arène va laisser comme Wallace Beery en 1931 son dernier souffle sur le ring. Aronofsky ne choisit pas et laisse le spectateur en suspens devant Rourke sautant une dernière fois du haut de la 3ème corde. Magnifiquement filmé par Maryse Alberti (directrice de la photographie française installée à Hollywood), "The Wrestler" parvient à être touchant malgré l'évidence du sujet, en partie grâce à l'identification naturelle du parcours du catcheur avec celui de Mickey Rourke, ex-gueule d'ange chérie d'Hollywood dans les années 90, cabossée par un parcours chaotique au sein de la Mecque du cinéma. On est toutefois assez loin de la force hypnotique que dégageait "Requiem for a dream", jusqu'alors le meilleur travail du réalisateur.
Quelle claque, moi qui est pourtant pas accroché à "Black Swan", "The Wrestler" est simplement superbe. La façon de filmé à la 3ème personne est vraiment intéressante, on nous donne l'impression de suivre le personnage c'est très prenant. L'histoire est touchante et très réaliste. La performance de Mickey Rourke est juste parfaite malgré que ce dernier nous offre la plupart du temps des rôles sans intérêt celui-ci n'en est pas moins terriblement bon. Une des grosse surprise de l'année.
excellent film avec le magnifique mickey rourke l'un des plus grands acteurs américain(angel heart, l'irlandais,l'année du dragon,animal factory)une scenario béton pour surtout je le répete une interprétation magistrale
Vrai ; c'est le premier mot qui me vient à l'esprit au moment d'évoquer The wrestler. Vrai, car il nous montre les coulisses d'un sport dont on n'entrevoit bien souvent que la face qu'on veut nous en montrer. Mais vrai, surtout, de par le jeu d'un Mickey Rourke qui se livre, ne travestit pas plus son histoire que celle de son sport, et touche la cible grâce à une émouvante simplicité. Un coup de maître.
en 2009,la sortie de the wrestler marque le retour de deux grand nom du cinéma,celui de Mikey Rourke,star oublié des années 80 qui à fait subir à son corps à peu près tout les excès possible. Et celui de Darren Aronofsky,le réalisateur surdoué de requiem for a dream,mais à la suite du flop de the fountain sa réputation en avais pris un coup(je ne juge pas j'ai pas vu le film). parlons du cas Rourke,on peut dire que le point fort du film,c'est lui!! On sent vraiment qu'il c'est investit à font pour le film,déjà physiquement(l'acteur à du prendre 13 kg de muscle!) mais aussi émotionnellement,en sent vraiment Mikey Rourke à fleur de peau. Pour le coup,on ne reconnait pas forcement le style d'Aronofsky,car là il n'y a aucun effets visuel métaphorique n'y de plan épileptique,seulement une camera à l'épaule durant tout le film qui donnent un côté plus réaliste(et Lars Von Trier devrait en prendre de la graine!!!!!!) l'oeuvre et très touchant et honnête,et ça fait vraiment très plaisir de voir un si beau film avec un budget de seulement 6 000 000 de dollars,alors que le cinéma actuel nous pond des blockbusters au budget ahurissant sans aucun intérêts.
le meilleurs film d' Aronofsky sans hésitation!! Avec un Mickey Rourke qui mérite amplement sa récompense et qui a su prouvé qu'il n'était pas fini. A noter la superbe musique de bruce springsteen écrite spécialement pour le film