On aime bien Valeria Bruni-Tedeschi, son ton décalé et son second degré tant dans son jeu d'actrice que dans ses mises en scène. On appréciera ici les séquences avec réapparition de chers disparus qui verse dans la mélancolie et le charme onirique. Une réussite sans prétention au carrefour du cinéma d’auteur et du film de copains.
Valeria Bruni Tedeschi poursuit sa psychothérapie personnelle par film interposé. Après “Il est plus facile pour un chameau...”, à tendance pénible à force d’égocentrisme, voici “Actrices”, dont on pourrait enlever le “s” du pluriel, tant le récit est centré sur le personnage de Marcelline-Valeria. Le film est d’ailleurs plus la description de ce personnage qu’une véritable histoire. La fin est bien représentative de ce manque d’intrigue, laissant le spectateur littéralement dans un bain d’incertitudes. Par rapport au “chameau”, l’ensemble paraît plus maîtrisé, avec davantage de recul, une ironie plus mordante, quelques instants d’hystérie franchement drôles parce qu’interprétés comme un jeu d’acteur. Le personnage peut toucher (ou pas) le spectateur, mais il est tout de même bien difficile de s’identifier à lui, tant Marcelline-Valeria est déjantée, infantile, socialement hors-normes. Mathieu Amalric et Louis Garrel sont un peu caricaturaux en théâtreux tourmentés, Noémie Lvovsky est de loin la plus émouvante en déçue insatisfaite et romantique, mais son personnage reste secondaire. On rêve au film qui lui aurait donné autant de place qu’à Marcelline-Valeria, et qui aurait créé un contraste, une opposition, et qui de cette façon aurait justifié le pluriel du titre... Tout cela ressemble finalement à un blog perso de luxe, exposant la vie d’une actrice capricieuse et déséquilibrée, brillant mais pas très passionnant.
C est un film que j avais ete voir au cine avec des amis et nous n etions pas rester jusqu a la fin ! Cela n est pas leur style plus blockbuster... Je l ai donc louer a sa sortie et bonne surprise j ai plutot aimer... De tres bons acteurs en particulier mathieu amalric et louis garrel que j ai adorer dans toutes ces scenes, un vraie bonheur a lui tout seul !!! Une valeria bruni tres juste dans le role d une femme qui ateint la quarantaine sans enfant...et presque sans amour. Je mets seulement 2 etoiles car certaines scenes dont celle ou elle vomit en sortant de chez son gynecologue sont surement de trop... Mais reste un bon film sur le metier d acteur.
« Une femme qui est au milieu de sa vie et qui, tout à coup, se réveille, comme si elle avait toujours dormi », c'est ainsi que Valéria Bruni Tedeschi présente l'héroïne de son deuxième film de réalisatrice.
Après le surprenant "il est plus facile...", elle prend, ici aussi, inspiration dans son vécu et nous propose de suivre Marcelline, actrice reconnue, en peine avec sa vie de femme-actrice. A 40 ans, l'horloge biologique sonne, les regrets et les doutes s'installent. En pleine répétition au Théatre des Amandiers, elle est aussi en proie aux rivalités, aux regards admirateurs, jaloux ou amoureux de ses collègues, à la brusquerie et à la soif de vivre d'une mère railleuse, à l'indélicatesse des gens de tous les jours. Après le complexe de la riche héritière traité dans "il est plus facile...", on trouve ici celui de l'actrice qui a réussi face à ses ex-copains de classe de comédie qui rament pour exister professionellement. On retrouve aussi les thêmes du poids de la famille et des disparus, de la jalousie subit.
La réalisatrice, parfaite, s'offre le rôle principale, rôle de névrosée dans lequel elle a l'habitude d'exceller. Le reste du casting est tout aussi excellent : Matthieu Amalric, Noémie Lvovsky, Louis Garrel, Valéria Golino, Marisa Borini, Maurice Garrel
Plus drôle qu' "il est plus facile", "Actrices" est particulièrement cruel et caustique. Plusieurs scènes irresistiblement drôles ne sont pas sans évoquer le maitre du genre : Woody Allen. Un film tragi-comique à voir et à revoir.
Où veut donc en venir Valéria Bruni-Tedeschi ? A la fin du film, on ne le sait toujours pas. Un film où règne un climat particulier, assez froid. Il est question d'une femme, une actrice qui n'en est pas moins une femme, avec une vie de femme. Elle est perdue, en tant que femme et en tant que comédienne. Alors elle mélange tout. Et en plus, elle voit des gens qui n'existent pas, et elle discute avec eux. Un mélange très bizarre qui ne fait pas un très bon effet. En fait, on s'ennuie un peu, on n'accroche pas, on reste hors du film. On se contente d'admirer les performances des acteurs du film, qui sont tous très bons. Outre Valéria Bruni-Tedeschi qui campe à merveille cette actrice complètement paumée et un peu folle, Mathieu Amalric incarne un metteur en scène un peu lunatique tandis que Noémie Lvovsky fait une belle prestation dans son rôle de femme trop souriante et totalement en dehors des réalités. En revanche, le grand talent de Louis Garrel est sous-exploité, on le voit à peine, il ne laisse pas un grand souvenir. Au fond, il ne se passe pas grand chose dans ce film. On part d'une situation plutôt intéressante a priori, pour passer par de l'invraisemblance, de l'incohérence et du non-sens, et pour arriver à presque rien, finalement. Tout ça pour ça. C'est bien dommage.
Ce film est une comedie dramatiquement dramatique,car ce n'est qu'une longue analyse psychanalytique.Elle nous sert toute une panoplie de petit problème de femme et surtout d'actrice de 40 ans,bloquer sur elle meme.On passe du rire,au burlesque,au ridicule,au dramatique et surtout par la mélancolie.Cette mélancolie et la trame du film,ce qui donne un ton très chiant-chiant au film et qui fini par jamais réellement nous prendre dans cette histoire de femme perdu.De plus malgrè une très belle affiche certaines scènes son surjoué par quasiment tout les acteurs,cela viens certainement de la direction donner par Valéria Bruni Tedeschi.Ce film est une tranche de vie,mais pas vraiment grand chose de plus,peut étre qu'il evitera a Valéria Bruni Tedeschi des scèances de psychanalyse,mais ce n'est pas très passionnant a suivre.Si vous avez été attiré par la bande annonce alors méfiez vous,car elle réflete absolument pas le ton du film.
Film imprévisible et audacieux, mais un peu trop complexe pour moi. Tous les acteurs sont bons et certains dialogues sont piquants, mais le film ne m'a pas captivé totalement malgré l'originalité et le savoir faire. Intéressant.
Après "Il est plus facile pour un chameau...", Valeria Bruni-Tedeschi revient derrière la caméra, pour un deuxième film où elle semble exorciser ses craintes et ses traumas. Sur un ton appuyé qui démonte les branches de la dramaturgie cinématographique française (mais pour ne mener strictement nul part), Bruni-Tedeschi, comédienne incertaine, utilise la comédie comme guérissement à ses histoires personnelles. Et comme tout a ici tendance à être personnel, le spectateur finit par se lasser, assistant démuni d'un hystérie interrogative, de questionnements vains sur les facettes d'un rôle et d'un comédien. Remettant en cause son travail de tous les jours et tombant dans les clichés (le metteur en scène 'arty', évidemment, mais involontairement plus attachant que tous ces 'fous de la vie', ou encore l'ancienne amie névrosée), l'actrice-réalisatrice signe un film fatiguant et nombriliste, en permanence centré sur son personnage principal, miroir d'elle-même. Dans son quotidien banal et déréglé qui la pousse à s'extérioriser, la binôme malchanceuse avance pas à pas vers un onirisme que Bruni-Tedeschi fabrique à l'écran de toute pièce, sans aucune poésie et avec une simplicité franchement passable. Mais le problème de son film est de ne pas donner de position, de ne pas pencher vers le drame ou la comédie, de ne pas tenter d'arabesques scénaristiques ou d'envolées poétiques. Finalement, son film n'est rien de particulier, juste un morceau de vie décalqué à l'écran sans talent, flottant sur une mise en scène d'une mollesse constante, ne provoquant ni rires ni larmes. On reste insensible à cette cure personnelle, qui ne fera de bien qu'à la réalisatrice (souhaitons-lui une vie plus gaie dans la réalité!), libérant ses pulsions le temps d'1h40 de thérapie intellectuelle. Sans compter les présences toujours aussi immenses de Mathieu Amalric et Louis Garrel, ainsi qu'une scène à l'atmosphère sourde et puissante (le revenant du coeur perché la nuit dans un arbre), "Actrices" es
Ce film ne me semble pas si autobiographique qu'on a bien voulu nous le dire.VBD nous transporte dans son interpétation de Tourgueniev,plus dans l'autodérision que dans le romantisme slave de l'auteur.Elle rêve plus l'amour dans la vie,qu'elle ne le réalise dans le théatre ou le cinéma,c'est à dire le monde de ses rêves,celui de son enfance.Cette "vieille enfant encore si jolie finirait par nous émouvoir,mais n'ayant pas encore franchi la porte du psy,il est dommage qu'elle se confine dans un rôle qui aurait mieux sied à une Isabelle Adjani.
Ce n'est pas du cinéma pour moi... Je me suis profondément ennuyé. Je suis même parti avant la fin, j'en pouvais plus. Ce genre de film prétentieux, sans saveur, sans âme... très peu pour moi. Je ne comprends pas les critiques presse.
Déconcertée... je n'ai pas vu le premier film de Valeria Bruni-Tedeshi, mais celui-ci m'a laissée perplexe. Bon , le choix du Théâtre des Amandiers n'est pas innocent, mais sincèrement j'ai eu du mal à m'impliquer, à m'investir... Restent quelques bons moments notamment avec la maman de la réalisatrice-actrice (on dirait Carla Bruni dans vingt ans! quelle ressemblance dans le regard!).
Valeria Bruni-Tedeschi possède une imagination sans limites et une sensibilité très affirmée. Son personnage d’actrice paumée dans la vie, paumée à la scène, lui donne une nouvelle occasion de jouer la déprimée hésitante et inhibée. Attention à ne pas en faire un immuable fond de commerce ! Son film, plutôt décousu, est une alternance de moments très forts et de poncifs navrants sur la quête de soi et le sens de la vie. Fantasme et réalité se mélangent dans fatras riche, à défaut d’être maîtrisé. Peut-être nous livre-t-elle ici l’ébauche un peu brouillonne du futur grand film dont son talent ne manquera pas d’accoucher.
Bien sur il y a là une représentation disons restreinte du milieu du théâtre, certains personnages sont assez clichés, notamment le metteur en scène, pédend, arrogant, énervé et enervant, qui n'est même pas foutu de diriger correctement un acteur... Mais il s'agit là d'UNE vision que l'on nous propose, une possibilité parmi tant d'autres. Le metteur en scène est un connard, soit, mais même si ça fait réglement de compte, après tout pourquoi pas, moi personnellement je n'ai aucun problème pour croire qu'un personnage aussi cliché existe! Pour finir sur ce détail, le fait qu'il soit joué par Mathieu Amalric est à la fois une bonne et une mauvaise idée. Bonne, parce que seul un acteur comme lui peut sauver du désastre un empaffé tel que son personnage, mais mauvaise parce qu'il est toujours dommage de voir sous exploité un acteur pareil. Tout comme l'ensemble du casting masculin d'ailleurs (mention au présent-absent Louis Garrel)! C'est clairement un film de femmes avec pour seuls personnages intéressants des femmes. Les hommes ne sont que des esquisses de personnages. Why not production. Ca nous change de la situation inverse, plus répendu! Niveau mise en scène, c'est pas toujours le pied -on étouffe (parfois) quand on est en gros plan, et on trouve ça (de temps en temps) vide quand on se retrouve en plan large...- mais c'est largement compensé par l'inventivité du scénario et des situations, qui rythme avec punsh le film, bien plus réussi de ce niveau là que Il est plus facile pour un chameau (qui m'a tellement ennuyé que j'ai arrêté au milieu...) Un truc qui m'a quand même énervé: l'éternel "je-suis-un-film-français-qui-fait-une-fin-ouverte-parce-qu'en-fait-je-sais-pas-comment-finir"! Pour finir, j'aimerais quand même dire à tous ceux qui, dans leurs critiques se sont cru malin en faisant le parallèle entre la réalisatrice et sa demi-soeur Carla Bruni, concubine de Sarko l'horreur: Quel est le rapport?? On choisit pas sa famille, elle y est pour rien!