Aguirre, la colère de Dieu
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228 critiques spectateurs

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soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 345 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2025
Werner Herzog avec Wim Wenders, Volker Schlondörff et Rainer Werner Fassbinder est l’un des réalisateurs phares du cinéma allemand de la seconde moitié du XXème siècle. Se décrivant en 2024 comme : « Un écrivain faisant accessoirement des films », Werner Herzog aura expérimenté moult expressions artistiques (réalisation de fictions et de documentaires, mise en scène d’opéras, écriture de scénarios et de livres et même acteur). Dans le domaine de la fiction, il compte une vingtaine de films à son actif en cinquante ans de carrière. Ses réussites les plus marquantes datent de la période de ses débuts s’étalant de 1968 à 1982.
C’est bien sûr l’époque de sa houleuse collaboration avec le fantasque et furieux Klaus Kinski qui est passée dans le domaine de la légende, tellement la relation entre les deux hommes, faite tout à la fois d’admiration mutuelle, d’amitié mais aussi de jalousie et de détestation permit à chacun de tirer le meilleur parti du talent créatif de l’autre pour sublimer le sien propre. Les tournages épiques sont eux aussi entrés dans la légende. À tel point qu’une fois Klaus Kinski parti dans les étoiles (le 23 novembre 1991), Herzog a tenu à rendre hommage à ce compagnonnage tumultueux avec le très touchant « Ennemis intimes » (1999) qui tente de faire la part des choses sur cette collaboration aussi méconnue qu’elle était célèbre.
Leurs cinq films en commun sur quinze ans restent autant d’expériences uniques à vivre pour le spectateur où le réalisateur et son acteur se confrontent à la folie humaine. Celle de son acteur pour Herzog, celle de ses personnages pour Kinski. Seul « Nosferatu, fantôme de la nuit » hommage respectueux au film de Friedrich Wilhelm Murnau voit un Klaus Kinski complétement sous contrôle, sans doute écrasé par les ombres tutélaires du grand Murnau et de son acteur Max Schreck. Mais c’est bien « Aguirre la colère de dieu », troisième film de fiction du jeune réalisateur de 29 ans qui fut et reste encore aujourd’hui un choc visuel et sonore indépassable.
Werner Herzog après avoir lu chez un ami un court texte sur le conquistador Don Lope de Aguirre décide aussitôt d’en faire un film. En quelques jours il écrit le scénario de ce qui fera de lui un cinéaste mondialement connu dont les films durant quinze ans seront attendus avec fébrilité. Décidant de se lancer dans cette épopée amazonienne tragique avec un budget restreint de $, Herzog sait qu’il va devoir conjurer la nature et les éléments mais aussi tenir en respect le volcanique et imprévisible Klaus Kinski qu’il connaissait pour l’avoir côtoyé à Munich dans une pension de famille où il habitait avec sa mère et son frère alors qu’il n’avait que douze ans. L’acteur autrichien âgé de 45 ans au moment de commencer le tournage a déjà une très solide expérience de second rôle et il est devenu une vedette internationale depuis son séjour en Italie où il a rapidement été très demandé pour ses prestations souvent courtes mais toujours marquantes dans d’innombrables westerns spaghettis ou gialli. Il sera donc la star du film et ne se gênera pas pour le faire savoir, étant le seul à obtenir des privilèges quant à ses conditions d’hébergement dans un environnement pourtant hostile.
Le scénario est une digression imaginée par Herzog proposant un mélange entre les expéditions de Aguirre, Don Pedro de Ursua (Ruy Guerra), et Fernando de Guzman (Peter Berling) qui sont à dessein intégrées à la chronique du bassin amazonien écrite par le missionnaire dominicain Gaspar de Carvajal (Del Negro). On peut dire que « Aguirre, la colère de Dieu » plutôt que du film d’aventures procède davantage de la veine du documentaire fictionnel, reproduisant in situ les conditions dans lesquelles pouvaient s’effectuer la conquête de nouveaux territoires sauvages au XVIème siècle. Des conditions inimaginables de nos jours qu’Herzog avec son équipe réduite d’acteurs et de techniciens flanquées de près de 300 indiens des Andes tente de reproduire en réel afin de montrer après l’avoir ressenti lui-même comment la jungle amazonienne finit par contaminer les âmes après avoir rapidement englouti les plus faibles.
L’entame du film moment d’anthologie est tout simplement grandiose et hypnotique avec ce long cortège d’hommes minuscules à flanc de montagne et de précipice tentant vaille que vaille de rejoindre un affluent de l’Amazone en contre-bas avec lamas, cochons, canons, soldats en armure et ultime incongruité, chaise à porteur pour une dignitaire espagnole (Helena Rojo) Elle révèle immédiatement la dimension absurde d’une entreprise dont le spectateur comprend qu’elle sera vaine, nouvelle preuve de l’éternelle arrogance de l’homme face à Dame Nature dont l’avenir montrera que la saccager sera la seule solution trouvée pour se donner l’absurde et illusoire impression de la domestiquer.
Werner Herzog viscéralement imprégné de son sujet n’oublie pas pour autant de faire vibrer sa fibre artistique en faisant appel à son ami Florian Fricke fondateur du groupe de krautrock Popol Vuh qui a été parfaitement en phase avec la dimension épique et quasi mystique du film, allant jusqu’à créer spécialement un instrument pour restituer un flot harmonieux rappelant vaguement des gémissements humains, sorte d’élixir magique pour achever d’immerger le spectateur au sein du décor. C’est sûr sans Fricke, le film ne serait pas aussi fascinant.
Jusqu’au bout conscient de la folie de son projet, le jeune réalisateur demiurge s’est démultiplié pour parvenir à finalement en maîtriser tous les paramètres dont la folie de Kinski n’est pas le moins compliqué, l’acteur lui aussi tout à son sujet ayant failli fendre le crâne d’un des acteurs lors d’une des scènes proches du dénouement. Pragmatique avant tout Herzog a su tirer parti des différents incidents de tournage pour les inclure dans le film, ayant bien compris que sa seule chance sur un territoire si hostile à des milliers de kilomètres de Munich résidait dans la rapidité d’exécution. Six semaines ont donc suffi pour emmagasiner les images utiles au montage qui lui aussi sera assez bref, Herzog sachant exactement ce qu'il voulait voir à l’écran de cette épopée insensée qui rappelle l’homme à plus d’humilité sous peine après une hécatombe en règle de finir comme Aguirre et un Kinski dantesque jusqu’à la dernière image, seul sur un radeau avec quelques centaines de petits singes.
Un grand réalisateur était né. Voir ou revoir « Aguirre, la colère de Dieu », relève de l’indispensable pour se rappeler le laborieux et souvent douloureux parcours de l’homme social à travers les siècles. Le chemin vers la sagesse est encore loin d’être achevé. Peut-il vraiment l’être ?
Charlotte28
Charlotte28

206 abonnés 2 910 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2023
Où la soif de pouvoir et d'or illusoires mènent les hommes... Tourné dans de sublimes décors naturels, ce drame souligne le contraste entre la beauté faussement tranquille du fleuve, la noblesse supposée des protagonistes et la folie obsédante du héros, les dangers d'une quête coloniale. Portée par un inquiétant Klaus Kinski, cette fiction ne respecte qu'en esprit la réalité historique. Assez contemplatif, le film décrit un cheminement psychologique davantage qu'une expédition trépidante. Infernal.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

143 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2023
Aguirre, la colère de Dieu lança en 1972 le duo Werner Herzog/Klaus Kinski, dont la collaboration sur quatre films suivants leur assura une légende de binôme orageux du cinéma allemand, tant les tensions sur leurs tournages étaient fortes. Inspiré de personnages réels, ce long-métrage tourné au Pérou entre jungle et torrents, dans des conditions souvent extrêmes, raconte l’histoire d’un groupe de conquistadors espagnols méprisants, esclavagistes et racistes, qui tentent d’atteindre l’Eldorado, région mythique supposée regorger d’or. spoiler: Après de nombreuses difficultés et des pertes humaines massives, l’un des membres de l’expédition va prendre l’ascendant et imposer sa vision délirante et mégalomane au reste du groupe.
Aguirre reste dans les mémoires comme l’exemple du film où la fiction a rejoint la réalité en raison d’un tournage périlleux et de la personnalité de l’acteur principal, globalement ingérable, à l’instar de son personnage à l’écran. Une œuvre fascinante à bien des égards, qui mérite largement son statut d’œuvre culte.
mazou31
mazou31

134 abonnés 1 374 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2011
Film historique qui vire au fantastique face au délire mégalomaniaque de Klaus Kinski, totalement habité par son rôle. Un film extraordinairement bien fait et d’une beauté éblouissante sous son style documentaire. Un seul reproche, la prestation hallucinante de Kinski efface celles des autres acteurs, pourtant impeccables. Une descente aux enfers magnifique. Et un film de bravoure, quand on sait que les scènes ont été tournées pour la plupart en conditions réelles, au péril des participants. Un film de démesure.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 avril 2024
Une expérience de cinéma épuisante surtout quand on a passé une journée assez harassante.
En soi, j’étais dans les conditions de ces personnages que l’on découvre serpentant depuis des jours sur des sentiers étroits et abrupts : déjà bien fatigué !
Ainsi, Werner Herzog nous plonge dans le vif du sujet avec ces hommes constitués de soldats, encombrés de canons et de leurs armes ; de guides locaux et d’esclaves portant des objets divers comme une statue sainte, et de deux femmes.

Une caméra qui saisit de très près Aguirre (Klaus Kinski) pour déceler une folie qui monte lentement crescendo.
Pour tenter de repérer des indigènes qui se confondent dans une forêt dense et verdoyante qui longe des fleuves tourmentés sur lesquels des conquistadors tentent de dompter sur des radeaux de fortune. En vain.
Et la forêt et les fleuves et les indigènes invisibles auront raison d’Aguirre et de ses hommes.
La caméra de Werner Herzog saisit la pesanteur de cette expédition rongée par la faim, la soif, le doute, les illusions de trouver un El Dorado, l’abandon, le désespoir et la folie.

Enfin par moments, cette caméra a les accents du documentaire avec ces gouttes de pluies qui la picotent, difficile de l’oublier.
Caméra qui se fait indiscrète quand elle vient troubler la solitude d’Inez (Helena Rojo), le regard perdu, vêtue de ses dessous blancs ; soudain, celle-ci fixe la caméra à son tour comme pour lui dire qu’elle ne va pas tarder à rejoindre la troupe : celle des personnages ou celle de l’équipe du film ?
Caméra embarquée sur un des radeaux de fortune, elle s’immisce au-dessus des épaules pour capter l’attention soutenue de ces hommes malmenés par un fleuve démonté.

Franchement, je ne m’attendais pas à ce scénario. Je pensais à quelque chose de plus épique, de plus enlevé. « Aguirre, la colère de Dieu » n’est pas un film d’action, c’est un récit contemplatif actif ! Cette pesanteur m’a captivé et non rebuté. J’étais aussi concentré que ces hommes chargés de maintenir stable leur radeau sur des eaux agitées.
Ravi d’avoir enfin vu ce film du patrimoine mondial.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 septembre 2019
Je ne pensais pas pouvoir souffrir plus qu’avec l’interminable Fitzcarraldo, mais je suis décidément allergique à ce genre de films. Rarement un film aussi court m’aura paru aussi long. Tout m’a irrité, de la mise en scène théâtrale au jeu pénible de Kinski, en passant par ces scènes inutiles ou démonstratives, cette caméra au poing qui donne l’impression de voir le réalisateur filmer plutôt que de nous plonger dans le récit, la photographie terne, l’absence de scénario, etc. Je suppose que, comme avec Fitzcarraldo, l’histoire du tournage est plus intéressante que ce qu’on voit à l’écran. En tout cas vraiment pas un film pour moi!
Tedy

306 abonnés 2 480 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 février 2009
Un film très surestimé, plombé par une réalisation d'amateur sans rythme, d'acteurs incompétents, de costumes fauchés et de dialogues bien pauvres.
Gabriel B
Gabriel B

6 abonnés 361 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 janvier 2013
Mis à part les paysages magnifiques et les costumes, ce film est ennuyeux, lourd et rempli de longueurs inutiles...
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2011
Devant un tel spectacle, il devient difficile de se montrer indifférent. Car comment comparer ce film à un autre? Le film de Werner Herzog appartient à la légende du cinéma. Son oeuvre ne dure pas longtemps, seulement un peu plus d'une heure et de vingt minutes mais quelle densité, quelle intensité, quelle musique! "Aguirre, la colère de Dieu" figure comme l'un des films les plus efficaces du monde de par ses changements de scènes fulgurants et de par son style qui empiète sur celui de Antonioni. Pourquoi? Parce que ce long-métrage ne contient quasiment pas de dialogues porté presque uniquement par la voix-off de Klaus Kinski alias Aguirre. Werner Herzog filme la cupidité, la violence, la folie avec une telle froideur qu'il rend le spectateur complètement terrorisé devant ce qu'il voit. La musique toujours présente et toujours la même n'amène qu'à renforcer la peur autour de ce groupe d'hommes. Au fil et à mesure que l'on progresse dans le film, on se demande bien où le réalisateur veut en venir. Trahisons, tueries, suicide, massacres, changement de chefs, la sérénité n'existe pas au sein de ces conquistadors partis à la recherche de l'Eldorado. On ressent une crainte, une peur indescriptible après la vision de ce film épouvantable comme si le réalisateur allemand avait décidé de représenter un cauchemar intégral, celui de voir des hommes décimés par une force inconnue. On peut d'ailleurs se demander si Francis Ford Coppola ne s'est pas inspiré de l'ambiance de ce film pour réaliser certaines séquences d'"Apocalypse now" tant le mystère qui plane autour de ce film pénètre à l'intérieur de nos âmes. Klaus Kinski interprète son rôle avec la personnalité qu'on lui connaissait déjà, Werner Herzog ne cesse de filmer son regard bleu si particulier, si empreint à la démesure de son personnage. Au final, Werner Herzog tire de cette aventure un film d'une splendeur visuelle incontestable mêlée à la folie et à la violence des hommes. Un film culte, dérangeant, qui explore la noirceur de la personnalité humaine à travers un coté qui tangue entre réalisme et fantastique. Un chef-d'oeuvre du cinéma contemporain!
totoro35
totoro35

123 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juin 2011
D'un tournage chaotique et sous tension, Herzog tire une oeuvre âpre et hallucinée sans aucune fioritures, nourrie d'images à la beauté sauvage indéniable et portée par l'interprétation habitée de Kinski mais qu'un rythme lancinant peut venir rapidement à bout de la patience du spectateur.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 novembre 2008
Heuu.. Ca passait sur Arté jeudi, mon prof d'éco a A-DO-Ré ! Voila, je crois que tout est dit sur ce film. . .
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2011
Aguirre est un film vraiment particulier. Sous ses airs de film amateur, il nous transporte au coeur de la folie humaine et se révèle au final être un film particulièrement fou. J'y ai trouvé un petit côté dérangeant, l'ambiance qui règne autour de ces personnages semble assez malsaine, ce dur voyage vers l'endroit utopique qu'est l'El Dorado a des allures de cauchemar où l'homme ne maîtrise rien, se retrouve victime d'une nature destructrice, est dirigé par sa propre folie et où la mort frappe sans prévenir. L'ennemi est invisible, et il habite chaque être participant à ce voyage totalement illusoire. En réalité j'ai été assez dérouté par ce film, j'avais déjà vu Fitzcarraldo auparavant du même réalisateur mais ce dernier avait des allures plus "sages" et était plus posé. On reconnait la patte du réalisateur, et Herzog s'est fortement appuyé sur Aguirre pour réaliser Fitcarraldo qui pourrait être presque une suite tant les thématiques sont reliées et tant le décor reste le même. C'est ce côté déroutant qui ne m'a peut-être pas fait apprécié pleinement le film, à vrai dire je l'ai compris après une bonne heure. Herzog a réalisé une sacrée prouesse en tout cas, et il doit être intéressant de s'attarder sur les coulisses d'un tournage qui semblait apocalyptique, ça se sentait rien qu'en voyant le film. Certaines scènes m'ont marqué, je pense au passage où Aguirre s'exprime en se considérant comme "la colère de Dieu" en regardant droit la caméra (Formidable Kinski au passage!) et surtout la scène finale, quelle scène, quelle puissance... J'ai réellement passé un grand moment devant ce film et je le regarderais volontiers de nouveau pour pouvoir percevoir un peu plus son sens, pour me sentir gagné par cette ambiance cauchemardesque. Un choix de réalisation inspiré, des acteurs grandioses, une BO remarquable et utilisée brillamment. J'aurais eu quelques moments de flottement mais en tout cas je reconnais que Aguirre, der Zorn Gottes est un film puissant, unique et dérangeant. Une bonne surprise pour ma part, je ne m'attendais pas à aimer autant.
Der Metzgermeister
Der Metzgermeister

45 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 janvier 2015
Concrètement, Aguirre, la colère de Dieu, c'est Apocalypse Now mais sans les idées. Un groupe de conquistadors s'enfonçant au cœur d'un territoire hostile, ne sachant pas comment atteindre ni où situer l'El Dorado. Le réalisateur a, je tiens à le préciser, rédiger le scénario en deux jours. Au début je flairai déjà une toute approche pour ce qui concernait le dévoilement des caractères, la narration et la manière de retranscrire les ressentit des personnages. Long, lent et mou : voici tout ce que j'ai retenu de cet œuvre que certains qualifient de classique. Mais après un effort, je trouve intéressant de trouver des thèmes comme l'aliénation, l'obsession ou la déchéance prendre une toute autre forme que celle déjà démontrées au cour du temps. Herzog use son sens de l'allégorie et de la métaphore a n'en plus finir, jusqu'à ce que le film tourne littéralement au grotesque ou à la comédie. Rajouter à cela un doublage immonde, un acteur inexpressif, et des énormités étourdissantes ( qui renforcent l'idée quele film est comique ) et vous obtenez l'archétype du film raté.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 avril 2014
Chef d'oeuvre, ce film nous fait voyager dans un autre temps, la musique du groupe Popol Vuh est halucinante !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 septembre 2012
J'avais peur de ce film et je dois avouer avoir été agréablement surpris. Derrière l'incroyable lenteur et le manque d'action, je suis resté scotché devant la beauté des scènes et des plans qui défilaient à l'écran. Beaucoup de poésie, beaucoup de questions, dans un film qui explore de nombreux sujets.
Une atmosphère mystique voire parfois inquiétante amené notamment par le remarquable Klaus Kinski. Un film hors du commun, à voir au moins une fois.
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