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LeBon
22 abonnés
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4,0
Publiée le 5 juin 2026
Le rythme est rapide, cela tient surtout au fait que les dialogues sont denses et très riches, des citations fusent entre les deux acteurs principaux et l'on n'a pas le temps de digérer les dialogues qu'une autre scène arrive, le quatrième mur est souvent brisé, ce qui permet une identification avec l'acteur principal. Woody Allen nous sort des idées brillantes car la mise en scène se renouvelle à chaque scène. Dommage que les transitions entre chaque scène rendent le tout haché, l'ensemble manque de fluidité. De plus, aucun personnage secondaire n'est développé, ce qui donne un résultat auto-centré.
Avec Annie Hall, Woody Allen transforme la comédie romantique en introspection nerveuse et mélancolique, où l’humour devient une manière désespérée de disséquer l’échec amoureux. Diane Keaton irradie le film d’une spontanéité et d’un charme si singuliers qu’Annie finit par dépasser le simple personnage pour devenir une véritable présence affective dans la mémoire du spectateur. La mise en scène joue constamment avec les codes du récit, les souvenirs et les fantasmes, donnant au film une liberté formelle qui reste incroyablement moderne. Derrière les névroses hilarantes et les dialogues brillants, Allen filme surtout la douleur discrète de deux êtres incapables d’aimer au même rythme. Une œuvre à la fois drôle, fragile et profondément triste, sans doute l’un des plus beaux films jamais réalisés sur ce qu’il reste d’une histoire d’amour après sa disparition.
Avec humilité je conseille ce film aussi aux jeunes spectateurs, surtout mais pas seulement s'ils sont un minimum cérébraux, et en version doublée en français, car les sous titres ne peuvent transmettre la richesse des dialogues. Sur des thèmes importants, le couple, l`être juif aux USA ou ailleurs, le sens de la vie, Woody nous parle de tout cela avec un humour désormais disparu, intelligent et inégalable, dans un très beau NY des années 70. Il peux y avoir des moments creux, mais au final on passe vraiment un moment délicieux. A voir et à revoir.
Annie Hall est un film sur l’amour, mais surtout sur la manière dont les gens se découvrent dans une relation. Alvy et Annie s’aiment vraiment, mais ils ne se comprennent pas toujours. Lui est nerveux et trop réfléchi, elle est libre et spontanée. Cette différence rend leur relation drôle, parfois maladroite, mais toujours humaine.
Le film montre que l’amour n’est pas parfait. Il y a des disputes, des malentendus et des moments de doute. Même quand deux personnes s’aiment, cela ne garantit pas qu’elles restent ensemble. C’est ce réalisme qui rend le film touchant et vrai.
Woody Allen utilise beaucoup de dialogues rapides et des scènes où Alvy parle directement au spectateur. Cela permet de voir ses pensées et ses émotions de manière très personnelle. Le film mélange ainsi humour, tendresse et réflexion sur la vie.
Pour moi, Annie Hall montre que l’amour est complexe, qu’il demande de comprendre l’autre et soi-même. Il rappelle que les relations peuvent nous faire grandir, même si elles ne durent pas toujours.
J'ai regardé Annie Hall de Woody Allen et je dois dire que je ne ressort pas très conquis. Assurément Woody est sacrément hilarant dans son rôle et Diane Keaton joue à la perfection l'ambivalence. Cependant je trouve le film plutôt redondant, leur relation certes renvoie un message fort sur l'appréhension de l'amour et des relations amoureuses, néanmoins il manque un peu de suspense, de mystère dans ce film.
Je sais que mon avis est biaisé par mes goûts cinématographiques, je ne suis pas un grand fan des comédies romantiques, elles ne me marquent que très peu, ce qui est essentiel pour moi pour évaluer l'appréciation d'un film.
Cependant, cela reste un bon film, une durée parfaite, un humour pertinent et un morale éloquente.
C’est avec ce film que Woody Allen marquant un tournant dans sa carrière cinématographique. Délaissant la farce burlesque il réalise ce qui sera son genre de prédilection, à savoir la comédie sentimentale. Drôle et brillamment écrit même si le récit souffre de quelques creux, « Annie Hall » permet au cinéaste d’affirmer autant son amour de New-York que d’autopsier le caractère totalement irrationnel et pourtant si important des relations sentimentales.
Le film ressemble beaucoup à Manhathan avec une part d’inspiration autobiographique. Assez compréhensible, souvent drôle, mais certaines scènes n’ont pas grand intérêt.
introspection d'un homme sur ses conquêtes et sa manière d'être au quotidien beaucoup de recherche dans les dialogues et monologues scénario bien ficelé
Quelle frustration ! Ce film de Woody Allen est superbement écrit, très bien interprété (bien que Woody Allen manque de charisme), rempli d'imagination dans la réalisation. Les références de Woody Allen à la littérature sont fines et belles, et loin des clichés habituels. Bref, il a tout pour plaire et est une comédie romantique très originale. Mais, j'ai eu du mal à m'attacher au personnage principal et bien que conscient de cet aspect très subjectif, je ne mettrais pas une meilleure note que 4/5. Défaut récurrent des films joués par leur réalisateur (Clint Eastwood si tu me lis...), je pense qu'un acteur de l'époque à la manière de Travolta ou Grant aurait rendu ce film absolument inoubliable. Je comprends qu'on puisse adorer, mais j'ai juste bien aimé.
Woody qui fait du Allen. Les premises d’un style à part entière et totalement addictif. On prends goût au jeu génial d’Annie qui nous charme totalement. Max quant à lui est sensationnel d’aburdité. Culte.
La déprime d'un quadragénaire venant de se faire larguer qui revoit son histoire d'amour avec les hauts et les bas. Woody Allen montre, comme il sait bien le faire, les relations humaines parfois bien étranges, flirtant d'un jour à l'autre à l'imbrication parfaite à la désillusion. C'est un film maîtrisé sur la forme, brisant le 4e mur et arguant plusieurs scènes comiques sur l'incapacité d'Alvy à se débrouiller et à vivre seul. Mais une fois que le message est passé et qu'on a saisi les personnages, on a l'impression de ne plus vraiment avancer, de ne voir que Woody Allen faire un monologue sur ce qu'il pense de la vie.
Annie Hall est un excellent film de Woody Allen, une comédie romantique à la fois drôle, profonde et magistralement réalisée. La narration inventive, mêlant flashbacks et ruptures, donne au film une modernité saisissante. Woody Allen est exceptionnel dans le rôle d’Alvy Singer, un personnage névrosé et touchant, tandis que Diane Keaton brille en Annie Hall, avec une spontanéité et un charme inoubliables. Leur alchimie rend l’histoire d’amour à la fois crédible et émouvante. Sous son humour intelligent, le film explore avec finesse les complexités des relations humaines. Un classique intemporel, porté par un réalisateur et acteur au sommet de son art.
Il y a dans l'écriture de ce film un travail extraordinaire. Intellectuellement, c'est très riche et, des efforts sont faits pour rendre tout cela accessible. Lorsqu'on voit ça pour la première fois, c'est une sacrée surprise.
Dans cette comédie de moeurs, Woody Allen analyse le couple que son personnage Alvy forme avec Annie (Diane Keaton), qu'il dissèque intellectuellement sans que jamais le film prenne l'apparence du pensum. Car le cinéaste sait mieux que personne exprimer ses angoisses et ses questionnements avec le détachement de l'humour. Ce narcissique pratique l'autodérision et n'hésite pas à faire porter à son personnage les ridicules de son propre désarroi. On s'amuse beaucoup des bons mots et de l'esprit d'Allen, de son personnage geignard et chétif intellectualisant chaque désir et chaque frustration jusqu'à l'absurde. En cela, et ce n'est pas nouveau, il est son propre analyste. Malgré la forme ludique du propos, son contenu est d'une rare intelligence et peut ramener chacun d'entre nous à ses doutes ou questions existentiels personnels. Devant la mort, devant la sexualité, devant le sens de la vie en général. Plus particulièrement, Woody Allen apparait dans la comédie constamment décontenancé par les problèmes du couple et les fluctuations du sentiment amoureux. Ses railleries, et notamment sur ses origines juives, ne le font jamais dévier du sens profond de sa réflexion.