J'ai vue un film... incroyablement émouvant et touchant... Woody Allen me laisse souvent une impression mitigé, à la fois sur les thèmes abordés et sur la façon de les traités... J'aime ou je n'aime pas, en tout cas, rarement il me laisse indifférent. Pour Annie Hall, on se pose la question de ce qui est écrit de ce qui est improvisé.. En tout cas, on se laisse prendre par l'émotion, la tendresse et la fragilité du personnage. Diane Keaton est, elle aussi, très touchante... C'est également assez amusant de croiser qq visages qui seront connus quelques années plus tard : Christopher Walken, Jeff Goldblum,... Je recommande ce film car il fait percevoir l'âme tourmenté d'un new-yorkais, comique et fragile... A voir et à revoir
Cinq ans avant, il se révélait dans toute sa grandeur avec Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe... sans jamais oser le demander. Deux ans plus tard, Manhattan fera de lui une légende du cinéma. Nous sommes en 1977 et Woody Allen est au faîte de son talent. Annie Hall en est le reflet : le cinéaste foufou le reste mais semble avoir mûri et nourrit un discours plus amer et plus sombre sur les relations amoureuses. Toujours très drôle, le film s'affirme comme plus grinçant et s'inscrit dans cette progression qui s'achève en apothéose avec Manhattan. On ne peut à mon sens envisager toute la splendeur d'Annie Hall qu'en le plaçant en regard de son pendant, Manhattan (même si celui-ci lui est postérieur). La comparaison permet aussi de se rendre compte que le premier est légèrement inférieur au second : avec la couleur, c'est un peu d'émotion en moins qui transparait et le New York dépeint en 1977 n'a pas la poésie de celui de 1979. Pour autant, Annie Hall n'est pas une pièce maîtresse de l'oeuvre du cinéaste pour rien : car ce film est sans doute le plus complexe, le plus tortueux sur la question de l'amour naissant (là où dans Manhattan la réflexion porte plus sur ce qui se passe dans une relation établie). La figure de ce gentil juif névrotique (Alvy Singer dans ce film) prend tout son sens emblématique et autobiographique. Caustique et noire à la fois, cette oeuvre est encore aujourd'hui une référence du cinéma trente ans après sa sortie, faisant entrer son géniteur au panthéon des grands (très grands) réalisateurs. Et c'est amplement mérité.
"Annie Hall" est un bijou au niveau des dialogues. Woody A. est incroyable; son côté hyperactif m'énerve toujours un peu, mais contrairement à sa prestation dans "Scoop" (parmi d'autres), il est vraiment drôle. Il incarne un personnage pathétiquement attachant et désespérément direct dans ses répliques faites aux femmes (et à ses fans); certaines sorties sont vraiment mythiques: "Ma mémé ne m'a jamais rien offert; elle était bien trop occupée à se faire violer par les Cosacks..." ou en parlant des basketteurs: "des dérangés de l'hypophyse qui prennent leur pied en jetant leur gros machin dans un panier" ou encore "me masturber, c'est faire l'amour avec quelqu'un que j'aime",... etc etc... d'ailleurs, ce film comporte une des scènes de cinéma que j'aime le plus: le premier dialogue entre Woody Allen et Diane Keaton, lorsqu'ils sortent du tennis. Excellent! Un franc moment de rigolade, grâce au talent des deux acteurs. Bref! J'ajouterais donc que le comique est l'ingrédient qui manque dans les films récents du réalisateur (du moins depuis "Match Point"). Par contre, si l'humour y est, "Annie Hall" manque sérieusement de piment dans son scénario beaucoup trop mielleux à mon goût. On m'a toujours dit que Woody A. est un réalisateur qui ne plait qu'aux femmes. Ce film prouve que ce n'est pas tout à fait faux!
Jusqu'à cette année 1977, les films réalisés par Woody Allen étaient surtout loufoques et décalés, même si certains (Guerre et Amour, Woody et les Robots) délivraient des messages derrière l'humour. Avec Annie Hall, Woody réalise alors des films plus sérieux, entre drame et romance, tout en continuant de faire rire (exemple Manhattan). Ce tournant permet à Allen d'être plus qu'un simple comique, mais un auteur de films intelligents et subtiles ; le film reçu 4 oscars, dont celui de la meilleure réalisation et du meilleur scénario. Tout comme Manhattan, Annie Hall est très autobiographique. Encore une fois, le personnage qu'incarne Woody présente beaucoup de similitudes (il aime New York, le cinéma de Bergman, ses obsessions sont la mort, les femmes, le sexe, la psychanalyse...). Mais en plus, Diane Keaton et lui venaient de se séparer réellement, tout en restant "bons amis", comme dans le film. En plus d'être une superbe étude sur les relations complexes entre deux êtres qui s'aiment, Annie Hall fait part belle à la légereté et à l'humour. Woody fait preuve d'une grande créativité et ingeniosité : Alvy s'adresse souvent directement au spectateur, ce qu'imaginent les personnages se matérialise à l'écran, l'écran se divise en deux et il y a même une séquence en dessin animé ! Le film réalise des va et vients soudains entre présent et passé, qui forcent le spectateur à rester concentré.
EN BREF, à la fois drôle, romantique et pessimiste, à la fois original et réaliste, Annie Hall fait partie des meilleurs films de Woody Allen.
Si ma critique peut sembler négative, je tiens tout de suite à modérer mes propos. Car Annie Hall est un film qui m'a plutôt plu, car drôle et dotés de répliques inventives, bien écrit et maîtrisé que n'importe quel pecno n'aurait pas pu réalisé. Si ma critique est négative, ce n'est pas tant pour le film qui en soit se regarde très bien, mais pour l'aura qu'on lui confère ou toute les récompenses qu'il a reçu. Car Annie Hall est loin d'être un film majeur, tout au grand maximum un bon divertissement du genre, drôle mais névrosé comme son auteur acteur Woody Allen. Le problème vient bien de la, c'est que l'oscar du meilleur scénario n'est pas forcement le plus mérité, car si c'était Spike Jonze qui avait réalisé ce film, il l'aurait probablement appellé Dans la peau de Woody Allen. On suit un Woody nommé Alvy pris d'angoisses, de nevroses, d'obsessions pour les femmes, pour la psychanalyse, paranoïaque sur l'antisémitisme de la société, etc.. et qui évoque sa relation avec Diane Keaton de façon, il parait, réaliste. Tout ça bien évident sous la moquerie, l'autocritique, l'avoeu de faiblesse. Mais cette posture, typique de l'humour juif new-yorkais (dont je ne suis pas un des plus fervents adeptes, je dois avouer) me fait un peut penser à cette phrase : "je suis très humble". Il y a quelque chose qui me dérange la dedans. Quelque chose de presque trop facile. Car Woody Allen aime à se moquer de lui-même mais on est finalement en pleins dedans. Il se moque de ceux qui croient être intellectuellement supérieur tout en reprenant, peut-être consciemment, cette attitude. Il se moque de lui-même pour nous faire croire que c'est un faible ; tout en prenant une posture, un peu schizophrène, haute de lui-même ; donc il nous dit qu'il est intelligent de se savoir assez faible, culturellement faible. Vision assez désagréable. En fait Annie Hall c'est l'occasion de découvrir le personnage Woody Allen, de rire un coup, mais surtout de découvrir ses défauts, ce qui en fait un film au sujet assez mineur, et un film assez prétentieux (et ceux justement parce que Woody Allen annonce dès le début qu'il va réaliser un film anti-prétention).
Woody Allen nous offre une merveilleuse comédie qu'il mène aux côtés de Diane Keaton, tout deux excellents dans leur rôle. L'humour omniprésent mêlé à cette cruelle philosophie sur l'amour forment une morale très réaliste.
Si je dis Woody Allen je crois que je résume bien mon avis sur le film. Bien que j'aie largement préféré Manhattan au niveau du rythme et de l'histoire, Annie Hall est une vraie perle, je trouve de toute façon le duo Allen/Keaton à croquer et leur jeu est splendide. Toujours le charme New-Yorkais, on ne s'en lasse pas et un scénario des plus exellents (Woody en est presque le maître). Oscars et succès mérités pour Annie Hall.
Quatrième collaboration (dont un téléfilm) avec Diane Keaton pour Woody Allen (dont l’excellent Guerre et Amour - 1975). Annie Hall (1977), une comédie dramatique qui nous relate la vie d’un comique professionnel est un petit bijou d’humour noir ! Dès le début du film, Allen retient notre attention avec un excellent prologue, avant que ne s’enchaînent durant près d’une heure trente, dialogues percutants et humour constant ! Remise en question, moquerie, Allen analyse la situation et réalise au final une œuvre surprenante et à la mise en scène percutante, avec flashs backs et discutions en direct avec le spectateur. Drôle et inventif, Annie Hall fut récompensé d’un Oscar du Meilleur Film la même année.
En quelques mots : c'est tout simplement génial ! Des dialogues exceptionnels, une morale géniale, des acteurs géniaux, des scènes vraiment bien trouvées sur tous les plans. Un film qui peut changer bien des visions de la vie. J'ai tout simplement adoré. Voyez-le !
Les relations hommes femmes analysées une fois de plus tout en visitant Manhatan . Dans son style si particulier un de ses meilleurs films empreint de beaucoup de tendresse . L'introspection de W.Allen continue !