Andreï Roublev
Note moyenne
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73 critiques spectateurs

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Caverneux Boutonneux
Caverneux Boutonneux

8 abonnés 55 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2022
Deuxième film d'Andreï Tarkovski et premier chef-d'œuvre. Andreï Roublev est une superbe fresque à la fois aboutie visuellement et narrativement. C'est le signe d'une ambition démesurée et d'une maîtrise totale du sujet tout en étant une réflexion sur la condition de l'Homme. Moi en tout cas je suis complètement subjugué.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 décembre 2007
Chef d'oeuvre sublimissime.
Ce film traite de la Grâce; C'est fort louable à Tarkovski que de s'être risqué à travailler sur ce sujet extrement périlleux et compliqué à mettre en scène. Bravo.
Les cadrages sont impécables, les acteurs jouent très justes, le scénario est un nectar; les messages et les clins d'oeil du réalisateurs sont infinis et se découvrent à mesure que l'on revoit le film.
Le rythme adopté, un peu inégal, pas si lent que ça, fait apparaître la longueur du film en réalité pas néfaste, bien au contraire. Cette longueur et cette pesanteur magnétique caractéristique de l'oeuvre de Tarkovski permet de servir avant tout la thèse principale du film qui nous scotche littéralement lorsqu'on la découvre.
La fin du film est absolument boulversante.
Un long film qui demande une certaine prédisposition : à ne pas voir si vous êtes pressés ou si vous pensez à autre chose.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 novembre 2022
Un film essentiel tout simplement. La photographie, le scénario, les acteurs sont splendides. Le chef d'oeuvre de Tarkovski.
Catherine R
Catherine R

3 abonnés 108 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2023
Tarkovski prend le prétexte d'une biographie de la vie d'un saint russe, dont on ne sait pas grand chose, sinon qu'il a peint de nombreuses icones qu'il n'avait pas le droit de signer, pour nous montrer une Russie ignare, la Russie du peuple Russe, qui vie durement, prise dans la tourmente, la violence entre paganisme et christianisme... Car ce qui intéressait Tarkovsi, ce n'était pas de montrer une Russie flamboyante ni de faire passer un message, mais de la montrer de façon poétique aussi réaliste que possible... un film dérangeant qui nous renvoi à une certaine réalité...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 octobre 2012
ma critique sera vraiment succincte : chef d'oeuvre !
Nadir.F
Nadir.F

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 décembre 2025
Beaucoup trop long et profondément inintéressant. Mon Dieu, que c’était long. Ce n’est d’ailleurs pas un film intellectuel : son aspect massif et sa durée assommante ne vous invitent pas à réfléchir, mais vous plongent plutôt dans un état amorphe et apathique.
C’est une œuvre contemplative et religieuse orthodoxe. C’est comme rester assis à contempler un iconostase pendant deux heures : c’est très beau, cela peut éventuellement pousser à réfléchir sur la vie et la religion, mais arrive forcément un moment où l’on a envie de se lever et d’aller voir ailleurs.
Niels C.
Niels C.

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2021
J'ai tellement bien fait de ne pas le finir la première fois. J'étais épuisé, et je n'avais pas réussi a me plonger dedans.

Mais le rewatch de bon matin, avec une tasse de café, a été grandiose.

Quelle fresque !! Quelle lettre d'amour à la Russie !! Le travail de reconstitution frôle la perfection !

Pour moi, une des meilleurs représentation de la foi, qui fonctionne comme la deuxième face d'une pièce, la première étant le 7ème sceau de Bergman. Il me parait évident que Malick s'est inspiré de Andrei Rublev pour son Hidden Life.

Tarkovsky dégaine toute sa science du plan, toute sa puissance évocatrice dans sa deuxième partie. J'aime comme le cinéma russe considère le plan séquence. Il n'y a pas d'artifices de réalisation, juste un traveling simple ou un plan fixe. Tout est dans la composition du plan et dans l'interprétation des comédiens.
Et évidemment, les plans quasi zénithaux de Tarkovsky sont d'une maitrise incroyable et ajoute une grande dimension dramatique à l’œuvre.

Le passage à la couleur dans les derniers instants pour mieux apprécier les icônes de Rublev marque également l'arrivée de la couleur dans le cinéma du Russe.

M'a donné envie d'enchainer direct avec Solaris.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 février 2012
Une fresque de 3 heures à la lenteur suffocante.

Peu de dialogues (normal,on est chez les moines).
J ai beaucoup apprécié la réalisation pas sketchs qui ont une base commune.
Film d une incroyable violence,avec un espoir tout tout petit en l avenir.
Mais le dernier morceau " le secret du fondeur de cloches" emporte la mise et est un chef d oeuvre absolu a lui seul.
Sinon film très soviétique,très intellectuellisant,un peu hermétique,mais également envoutant,une image somptueuse et un propos que l on n oublie pas une fois la forte du cinéma franchie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 janvier 2010
Le seul film que j'ai découvert une seconde fois au cinéma, dans le cadre de la rétrospective consacrée à Andrei Tarkovski au Louvre à l'occasion de l'exposition "Sainte Russie". Je ne sais comment exprimer mes impressions sur cette oeuvre éblouissante dans tous les sens du terme. C'est à mon avis la plus belle expérience cinématographique de tous les temps. Je n'ai jamais ressenti de telles émotions au cinéma et même partout ailleurs, ou peut-être chez d'autres génies du septième art comme Bergman, Pasolini ou Antonioni. On pourrait discuter longtemps sur ce chef-d'oeuvre si parfait et si unique. Aux autres de le découvrir.
Z20050101160354907154856
Z20050101160354907154856

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2017
Chef d'œuvre absolu et fresque monumentale sur le mythe de la création, et de l'obscurantisme, à partir de la vie d'un peintre d'icônes !
Sublime prologue de la montgolfière, qui finira écrasée au sol (élévation spirituelle) transcendé par des mouvements de caméra comme dans la partie (un des 8 tableaux) de la fonte de cloches !
Katia Fontbonne Alibrandi
Katia Fontbonne Alibrandi

1 abonné 127 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2025
Un film qui mérite d'être regardé. Il nous apprend l'Humanité et la puis'sens de la Foi. Entre Art et Sienge
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 septembre 2013
Andreï Roublev est le second long-métrage de Andreï Tarkovski et personnellement je le classerais dans mon top 5.

Pourquoi ? Andreï Roublev est un film tentaculaire, monstrueux, une fresque monumentale qui alterne moments épiques et intimistes. C'est une vraie tornade de sons et d'images. On ressort vraiment épuisé de ce film tellement c'est dense, mais quand on y repense plus tard on se dit tout simplement : " Woaw, c'était vraiment quelque chose ! ".

Je n'en dirais pas plus, il n'y a rien à dire d'autre. C'est une véritable expérience que chacun doit vivre et que chacun interprétera différemment. :)
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mai 2026
Andreï Roublev suit librement le parcours d’un peintre d’icônes dans une Russie médiévale traversée par la violence, la foi et le doute. Une œuvre monumentale, que j’ai trouvée impressionnante par son ampleur historique, sa puissance sensorielle et sa réflexion sur l’art.

Avant de le voir, il faut avoir en tête qu’il ne s’agit pas d’un biopic classique. Tarkovski s’inspire d’un véritable peintre d’icônes russe pour construire une fresque spirituelle et sensorielle sur la Russie médiévale. Sa structure en épisodes, son rythme contemplatif et sa vision peu héroïque de l’histoire en font une traversée intérieure et historique, plus qu’un récit linéaire.

Le film explore avant tout la place de l’artiste face au monde. Roublev cherche à créer une beauté spirituelle dans une époque dominée par la brutalité, la peur et la destruction. Tarkovski montre que l’art ne naît pas hors du réel, mais au milieu de sa violence. Créer devient alors un acte de foi, rendu nécessaire par le doute, la souffrance et le silence.

Le récit s’intéresse aussi à la foi, à la responsabilité et à la possibilité de continuer à croire en l’homme. Sa spiritualité n’a rien de confortable : elle est traversée par l’horreur, la culpabilité et la perte de sens. Derrière la fresque médiévale, Andreï Roublev interroge ce qui pousse un artiste à reprendre le geste créateur après avoir été confronté au pire.

Dire que ce n’est que le deuxième film de Tarkovski reste vertigineux. Je m’attendais à peiner davantage, mais j’ai trouvé Andreï Roublev d’une ampleur exceptionnelle. Le film donne l’impression de traverser une époque entière, sans jamais ressembler à une simple reconstitution. La mise en scène est immense, la dimension sensorielle très forte, et sa réflexion sur l’art, la spiritualité et l’humanité dépasse largement son sujet.

Toutefois, cette absence de simplification peut aussi dérouter. Le film possède une narration peu guidée, un rythme difficilement accessible et certaines symboliques opaques au premier abord. Pourtant, cela fait partie de son essence : rien n’est laissé au hasard, et l’œuvre donne assez de clés pour être comprise sans tout expliquer. Quelques analyses avant ou après le visionnage peuvent toutefois aider à mieux en saisir la profondeur.

Au final, Andreï Roublev est une fresque immense sur l’art, la foi, le doute et la violence du monde. Une œuvre exigeante, parfois opaque, mais d’une puissance rare, qui montre que créer peut encore avoir un sens lorsque tout semble pousser au silence et au désespoir.
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