"Le Festin de Babette" ou l'apologie des valeurs de partage et de communauté, qui donne beaucoup de chaleur à l'austérité et la tristesse d'un petit village danois très isolé à travers l'art de la gastronomie. Le film est un flamboyant et très émouvant hommage à tout ceci. Donc, il est très difficile de ne pas sortir de ce film avec beaucoup d'émotions. La mise en scène de Gabriel Axel est sublime dans ce domaine, c'est à dire dans le fond, mais aussi dans la forme car que ce soit dans la constitution des décors, des costumes et des maquillages elle est parfaitement réussie. Le tout avec une précision digne des grands maîtres du cinéma scandinave comme Dreyer ou Bergman. L'interprétation est quand à elle magnifique et concourt grandement à faire de ce film modeste et généreux à la fois, non pas une leçon de cinéma mais encore mieux une leçon de vie.
Un film très décevant malgré un scénario prometteur. Là où en attendait une charge féroce et une dénonciation virulente de l'hypocrisie ambiante nous n'avons là qu'une fable trop retenue se terminant de façon grotesque.
Un navet académique. Long comme un jour sans pain et émaillé de réflexions sentencieuses sur la Vie, l'Amour et Le Temps Qui Passe. Aucune idée de cinéma - l'espèce d'austérité de la mise en scène n'est en fait que vacuité. La photo est moche. Tout est téléphoné et plein de bons sentiments. Je préfère largement voir un épisode de Top Chef !!!
Bonté, bonheur, partage, altruisme sont autant de sentiments exaltés dans cette métaphore filée sur la philosophie de la table. Une fable hédoniste qui communique parfaitement tant à l'oeuve elle-même qu'au spectateur une leçon de vie et d'humanité; un film généreux, loin de l'avarice et de la frugalité, qui se consomme par conséquent sans modération.
Un film très sobre, un peu théatral mais très humain, le Festin de Babette est un gentil et délicat conte danois en costume mêlant cuisine, foi et chant lyrique.
Voilà un film de facture bien classique sur un sujet pourtant très original. Si l’idée générale est intéressante, le film souffre d’un manque de crédibilité sur la situation décrite comme sur certains comportements des personnages, et de quelques effets trop appuyés. Cet hymne à l’art de cuisiner nous ouvre l’appétit, mais nous laisse sur notre faim.
« Le Festin de Babette » s’inscrit dans la droite lignée d’« Ordet » de Carl Theodor Dreyer. Il en reprend l’esthétique soignée, le goût pour la fine exploration des sentiments humains et emprunte même des acteurs figurant dans les plus grands films de Dreyer (« Ordet » donc, ou « Jour de colère » par exemple). Certains des acteurs sont également des habitués d’Ingmar Bergman, et pour cause, Gabriel Axel se place aussi dans le sillage du cinéaste suédois. Il est une fois de plus question ici du rigorisme démesuré d’une petite communauté, quoique Gabriel Axel se montre plus bienveillant qu’un Bergman, se plaçant donc davantage en héritier de Dreyer. L’histoire, tirée d’une nouvelle de Karen Blixen, tient du conte : deux sœurs, véritables beautés dans leur jeunesse, courtisées sans qu’elles daignent consentir aux attentions de malheureux prétendants, se retrouvent dans leur vieillesse, vivant seules toutes les deux, à accueillir Babette, une jeune française (excellente Stéphane Audran) qui a fui la Commune. Celle-ci leur offre ses services en échange du gîte, et jour après jour leur fait à manger, en respectant l’ascétisme au menu de ces protestantes très pratiquantes. Quand un jour, Babette gagne au loto et hérite ainsi d’une importante somme d’argent. Elle décide alors d’offrir aux deux vieilles femmes et à leurs proches un dîner à la française, généreux et foisonnant, qui fera se délier les langues et retrouver un peu de joie de vivre à ces tristes sires. Personnage central lors du dîner, le général Lorens Löwenhielm, ancien prétendant éconduit de l’une des sœurs, que l’on avait découvert maladroit et falot dans sa jeunesse, se révèle ici, bien des années après, en étant le seul à oser prendre la parole et à vraiment savourer le repas et l’incroyable cadeau qui leur est fait. Il devient profondément humain, et lui qui semblait si frêle et insipide devient aimable et réjouissant au possible, comme transfiguré par l’âge et l’expérience de la vie. Bien sûr, son entrain dénote dans l’assemblée des dévots, tellement préoccupés par le « qu’en-dira-t-on » qu’ils n’arrivent pas à exprimer leur gratitude et à pleinement profiter du festin. Et pourtant, on sent que ce dîner leur fait beaucoup de bien. « Le Festin de Babette » est somme toute un film simple, mais profond. Véritable hymne à la cuisine française et à la générosité de ses chefs, mais aussi et plus simplement à la bonne chair et au plaisir simple (là encore) de la vie, mais aussi à l’amour et à l’amitié. Porté par d’excellents interprètes, Stéphane Audran (Babette) et Jarl Kulle (le général) en tête, c’est un petit chef-d’œuvre qui mériterait d’être plus connu ! A voir sans hésiter !
film pas terrible. scénario très limite, narratrice insuportable qui nous empêche d'entendre correctement le film, mise en scène très limite. finalement le plus réussi reste la qualité des robes traditionnel et le jeux d'acteur et actrices digne d'un théatre MAIS loin d'être a la hauteur d'un film. si le roman a eu beaucoup de succès, cette adaptation n'est pas a la hauteur car il tien plus d'un théatre que d'un film, nombreux sont les passages innutiles, beaucoup de remplissages, beaucoup de moment où c'est muet, pas de dialogues ni musiques. le film fait plus office d'un documentaire sur le mode de vie dans une ville très religieuse et chrétienne.
Le film n'est pas inintéressant, les acteurs sont plutôt bons mais... je me suis profondément ennuyée... il ne se passe rien, on reste en surface, l'histoire est un peu décousue et pas toujours très claire (surtout au début)... en tous cas, j'ai trouvé qu'il n'avait rien du chef-d'oeuvre qu'on m'avait vanté...
Très bon acteurs, sur ce point aucun problème, par contre moi qui suis athée, j'avais l'impression d'avoir à faire à une secte! Quand au super repas préparé par Babette, aucun remerciements pour la cuisinière après qu'ils se soient gavés ou plutôt goinfrés, et on appelle ça un super film?! quand au scénario je le cherche encore...
Dans le cadre de son thème, "Écrans gourmands", le 31° Festival du Premier film d'Annonay ne pouvait pas passer à côté de ce fameux "Festin de Babette". C'est un vrai régal, presque au sens propre comme au sens figuré de le revoir sur grand écran. De plus, gourmandise suprême, Stéphane Audran avait été invitée et était bien présente, toujours aussi belle et sublime. La première partie du film que j'avais oubliée était très intéressante à revoir car elle dépeint bien la société danoise de l'époque.