"Le Festin de Babette" ou l'apologie des valeurs de partage et de communauté, qui donne beaucoup de chaleur à l'austérité et la tristesse d'un petit village danois très isolé à travers l'art de la gastronomie. Le film est un flamboyant et très émouvant hommage à tout ceci. Donc, il est très difficile de ne pas sortir de ce film avec beaucoup d'émotions. La mise en scène de Gabriel Axel est sublime dans ce domaine, c'est à dire dans le fond, mais aussi dans la forme car que ce soit dans la constitution des décors, des costumes et des maquillages elle est parfaitement réussie. Le tout avec une précision digne des grands maîtres du cinéma scandinave comme Dreyer ou Bergman. L'interprétation est quand à elle magnifique et concourt grandement à faire de ce film modeste et généreux à la fois, non pas une leçon de cinéma mais encore mieux une leçon de vie.
Un film très sobre, un peu théatral mais très humain, le Festin de Babette est un gentil et délicat conte danois en costume mêlant cuisine, foi et chant lyrique.
Cette histoire d'une ancienne restauratrice française qui consacre toutes ses économies à régaler une communauté scandinave d'une invraisemblable austérité est proprement bluffante. Un des meilleurs films depuis bien longtemps. A voir impérativement.
Un film tout en simplicité et tout en émotion, un poil surestimé. Il est a l'image de son héroine, sous de modestes apparences se cachent de grands moments de plaisir et de volupté. C'est un hommage a la création artistique, et au bonheur de vivre. C'est léger et surprenant, élégant. L'oscar était amplement mérité, Stephane Audran embellit le film, qui nous rapelle que dix ans auparavant elle jouait encore les jolies bourgeoises de provinces pour son mari Chabrol. Quelle métamorphose !!
Un excellent film généreux tenant à la variété de ses histoires claires commes du cristal & son atmosphère - décidément très XIXème -, et enfin posant les bonnes questions : Que peut-on faire en effet quand il ne reste simplement rien ? ( NB : Ne pas rater bien évidemment la scène du domestique-chef gratifié... )
Un véritable régal !! Il y a des films qui ne devraient pas passer inaperçus. Le festin de Babette est splendide de simplicité mené par des acteurs, des paysages et une histoire tout bonnement fantastiques.. et quelle(s) leçon(s) de Vie ! En tous points similaire à notre société actuelle, nos relations, nos "privations" (citation du film : "n'oubliez pas, nous avons perdu le sens du goût..") nos rigidités.. tout y est magnifiquement retracé. A voir, et si je peux vous conseiller : en VO sous-titrée absolument !!
Un très joli film ponctué de nombreux chants religieux, divisé par deux parties distinctes : la première lente, sans vraiment de paroles, où on peut comptempler le charme discret des deux jeunes femmes, très prudes et chastes; et la deuxième, totalement différente, beaucoup plus animée, colorée et qui met l'eau à la bouche. Les acteurs jouent avec beaucoup de justesse, et la fin est vraiment sublime. Un film simple.
Excellent film ! C'est durant un cours d'histoire que la prof avant les vacances de Noël de l'année dernière nous proposa de regarder " Le festin de Babette ", le dernière jour le professeur me prête le DVD pour que je puisse regarder la fin ... j'étais perplexe car c'était vraiment de l'ennui pour moi, mais chez moi j'ai à nouveau regarder ce film et puis à la fin et bien j'ai pleuré xD tellement c'était bon ... et bon !
Le Festin de Babette, 1987, de Gabriel Axel, avec Stéphane Audran et pleins de suédois extra. En 1871, une française en fuite, se réfugie dans une très austère communauté luthérienne du Jütland, au Danemark. Au bout de longues années au service des deux (vieilles) filles du vénéré pasteur, elle offre un somptueux dîner français. Fabuleux cadeau, acte d’amour et leçon de bonheur. A reçu un Oscar bien mérité.
Un des films les plus intéressants, attachants, et émouvants qu'il m'ait été donné de voir! Formellement, on peut voir un film très "scandinave", avec ses images pâles et certains acteurs très hiératiques, rigides. Mais le réalisateur et sa troupe ont, en réalité, insuflé une ironie incroyable et une subtilité heureusement très perceptible. La beauté du geste de Babette ne fait que mettre en valeur l'hypocrisie de cette communauté, qui prétend avoir de grands principes et, en réalité est égoïste à l'extrême (le pasteur), méchamment près de ses sous et profiteur (les soeurs), sans gratitude (les autres). L'intrigue est très simple et, pourtant, grâce au montage, on ressent presque un suspens, on a envie de savoir à chaque moment ce qui va se passer... Et puis la fameuse scène tant attendue du repas, point d'orgue de tout le film, par son mélange d'humour, ses images appétissantes, sa générosité, et l'amertume de certains comportements. Un fim d'anthologie, un point c'est tout.
Bonté, bonheur, partage, altruisme sont autant de sentiments exaltés dans cette métaphore filée sur la philosophie de la table. Une fable hédoniste qui communique parfaitement tant à l'oeuve elle-même qu'au spectateur une leçon de vie et d'humanité; un film généreux, loin de l'avarice et de la frugalité, qui se consomme par conséquent sans modération.