La Bataille d'Alger
Note moyenne
4,2
703 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

66 critiques spectateurs

5
22 critiques
4
32 critiques
3
10 critiques
2
1 critique
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2026
Très intéressant film Historique sorti en 1966 mais interdit pendant plusieurs années sur le Territoire Français où il était jugé trop sensible, car il ravivait des plaies encore ouvertes de la guerre d’Algérie et qui avait provoqué une onde de choc ! Cette réalisation de Gillo Pontecorvo retrace les affrontements entre les combattants du Front de Libération Nationale (FLN) et l’Armée Française dans les ruelles étroites de la Casbah, entre 1956 et 1957 . Grâce à son réalisme brut et à sa mise en scène quasi journalistique et sans manichéisme , le film donne la parole aux sans-voix, aux habitants d’Alger, aux résistants et aux soldats, sans glorification ni caricature !
Quentin Rt
Quentin Rt

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2025
Un film absolument incroyable, sorti seulement quatre ans après l'indépendance d'Algérie, mais d'une lucidité limpide. Que ce soit dans son portrait du FLN ou de l'armée française, le film ne fait jamais dans le manichéen, se déguisant presque en documentaire impartial, de par son style de caméra à l'épaule, en noir et blanc, façon reportage de guerre. C'est un film qui nous montre bien le pouvoir politique du cinéma, car il encourage les spectateurs à sympathiser avec une cause à travers de simples choix de cadrages, de montage, et de musique. Si la caméra suit un membre du FLN en train de se faire courser par la police sur une musique tendue, le spectateur s'identifie émotionnellement à ce personnage en fuite, quand il voit la peur, l'humanité, sur son visage. On a envie que ces femmes déguisées réussissent à passer les points de contrôle policier afin de pouvoir mettre en place ces bombes dans les lieux publiques. En même temps, le film questionne la moralité de ces attentas en enchaînant des gros plans sur les futures victimes, des enfants, des femmes, des jeunes insouciants. Cette prise de position nuancée est également incarné par l'antagoniste principal du film, le lieutenant français. Il est à la fois l'instigateur de la torture des algériens, un personnage horrible, mais aussi présenté comme un ancien résistant, qui a combattu les nazis, et offre à chaque fois une chance d'un "procès juste" (soi-disant) aux membres du FLN. Je suis convaincu que ce sont des nuances comme celles-ci qui rendent un film politique réellement efficace, car il convainc les spectateurs qu'ils n'ont pas affaire à une caricature biaisée de la réalité, mais bien à une présentation plus objective, alors qu'en réalité, rien n'est moins objectif que le cinéma.
Lamia Iddouche
Lamia Iddouche

7 abonnés 211 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2025
La Battaglia di Algeri de Gillo Pontecorvo est un film qui transcende la simple narration historique pour devenir une étude profonde des mécanismes de la domination et de la résistance. Le récit suit le combat du peuple Algérien pour l’indépendance dans la capitale, mais son intérêt dépasse la chronologie des événements : il explore les interactions sociales, la psychologie des individus et l’organisation d’un mouvement révolutionnaire. Le réalisme du film est frappant ; le choix du noir et blanc, la caméra mobile et le recours à des acteurs non-professionnels créent une immédiateté qui immerge le spectateur au cœur de la ville. Chaque rue, chaque quartier semble porteur de tension, comme si Alger elle-même devenait un personnage vivant, façonné par la peur, l’espoir et la colère.

La narration alterne subtilement les perspectives des insurgés et des forces coloniales, révélant que la confrontation n’est pas seulement militaire, mais aussi morale et stratégique. Ali La Pointe, emblème de la résistance, illustre la détermination et le courage nécessaires pour affronter une puissance supérieure, tandis que les officiers français incarnent la discipline, l’organisation et la violence systématique du pouvoir colonial. Loin de glorifier la violence, le film la montre dans son immédiateté et sa brutalité, incitant le spectateur à réfléchir aux conséquences humaines de la lutte armée.

Le montage et la construction des séquences participent à une tension constante : les scènes d’attentats, de surveillance et d’arrestations s’enchaînent avec un rythme qui mime l’urgence de la situation et le stress permanent des protagonistes. Les choix techniques – angles serrés, déplacements de caméra rapides, absence de musique dans les moments clés – renforcent l’authenticité et la pression dramatique. On ressent le poids du conflit sur la population, sur les jeunes combattants et sur les autorités, mais aussi sur la ville elle-même, transformée en champ de bataille.

Au-delà de la guerre, le film interroge les notions de loyauté, de sacrifice et de justice. Il pose des questions sur les limites de l’action politique et sur les coûts individuels de la rébellion. L’Algérie y est perçue non seulement comme un territoire à conquérir, mais comme un espace social et psychologique où chaque décision a des répercussions profondes. Cette dimension humaine et morale distingue le film des simples reconstitutions historiques.

La Battaglia di Algeri a marqué le cinéma par son réalisme et sa profondeur analytique. Il reste une référence incontournable pour comprendre la dynamique des conflits urbains et les tensions entre domination et résistance. Sa puissance réside dans sa capacité à immerger le spectateur tout en suscitant une réflexion critique sur l’histoire, la politique et la condition humaine, faisant de ce film un témoignage à la fois artistique et intellectuel de la lutte pour la liberté.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2025
Le cinéaste italien Gillo Pontecorvo réalise le film que les Français n'ont jamais fait, et la Bataille d'Alger est un film d'autant plus courageux, qu'en 1966, les passions et les polémiques ne sont pas éteintes. Comme l'indique le titre, le film n'embrasse pas la guerre d'Algérie dans son ensemble; il se limite au récit de la guérilla qui oppose dans Alger les terroristes du FLN et les paras français.
A cet égard, l'oeuvre est proprement un film de guerre davantage, peut-être, qu'un film politique. Elle s'impose comme un témoignage incontournable et estimable par son souci de réalisme et de vérité, d'impartialité, même si le combat des Algériens pour leur indépendance apparait plus légitime que l'action de la France en faveur d'une Algérie à jamais française.
Film rigoureux et documenté, "La Bataille d'Alger" ne s'attache qu'aux faits, ne caricature pas, ne sentimentalise pas: il est l'antithèse du cinéma romanesque. Les attentats d'Alger sont reproduits dans toute leur violence et leur cruauté; la répression militaire est impitoyable -avec cette courte mais éloquente séquence évoquant l'usage de la torture. Passant d'un camp à l'autre, Gillo Pontecorvo évoque les actions du FLN, son organisation et sa réflexion politique, met en scène la riposte de l'armée française, incarnée ici par un officier intègre et sans état d'âme. Les personnages, parce qu'ils débordent largement du cadre du cinéma, prêtent forcément le flan à tous les avis, toutes les contestations. On se doute qu'ils ne sont complètement représentatifs pour personne...
La forme du film est plus facile à commenter parce qu'en tournant au coeur même d'Alger et de la Casbah, au milieu de la population, le cinéaste s'attache une authenticité remarquable et déterminante. La valeur du film ne se mesure pas seulement au récit de guerre: "La Bataille d'Alger", c'est aussi la photographie d'une ville extraordinaire, singulière et chargée de mystère.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
Il s’agit là d’une fiction (c’est une reconstitution, les scènes sont « mises en scène » et les personnages joués par des acteurs) tirant vers le documentaire (par la chronologie et l’exactitude historique des évènements) du plus grand intérêt. Le film retrace les quelques mois de l’année 1957 ou s’est déroulée la bataille qui lui donne son titre, et en constitue une représentation et une analyse d’une très grande pertinence, valable par extension pour la guérilla urbaine, avec tous les drames et problèmes que ce type de situation peut engendrer. Plusieurs moments sont poignants et les images (en noir et blanc) d’une grande puissance d’évocation ; celles de visages déchirés ou de mouvements de foule faisant parfois penser à Pasolini.
Une autre grande force du film est son regard lucide et « objectif » sur les évènements montrés : les victimes des attentats du FLN ou des actes de répression ou de torture des forces armées Françaises sont regardées avec le même œil, avec la même compassion. De même le regard porté sur les « chefs » des deux camps évite tout manichéisme : tous ont des qualités et -surtout- leurs raisons. Ce qui n’empêche pas de faire ressentir le caractère inéluctable de l’issue de ces évènements.
khalidou31
khalidou31

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2024
Le meilleur film de guerre du monde, incroyable Histoire d’un peuple qui se bat pour son indépendance
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2024
Ce film, remarquablement dirigé par Gillo Pontecorvo et avec un seul acteur professionnel (Jean Martin), donne l'impression de regarder un documentaire. Il ne prend pas parti, mais expose simplement les horreurs et les actions des deux côtés, montrant à la fois les tactiques brutales des colonisateurs français et les réponses désespérées des insurgés algériens. Ce qui m'a le plus marqué, c'est la manière dont le film dépeint la montée en puissance de la violence, transformant des manifestations individuelles en une guerre totale et impitoyable. Les scènes de torture des prisonniers rebelles et les attentats dans des lieux publics sont particulièrement poignantes et reflètent la réalité troublante de cette période. Quelques années après la libération de la France occupée, les politiques et les militaires français nous montrent le revers de la médaille et leur formidable capacité à l’oubli ou au déni. Ils ne retiennent rien des leçons de l’histoire. La direction et la cinématographie sont sublimes, capturant l'intensité brute et la complexité émotionnelle des événements. « La Bataille d'Alger » est un film puissant qui ne sera jamais oublié une fois vu. Il offre une perspective neutre et profonde sur une guerre qui, malgré sa brutalité, a finalement conduit à l'indépendance algérienne. Ce film est une œuvre essentielle pour comprendre non seulement l'histoire spécifique de l'Algérie, mais aussi les impacts durables du colonialisme et les luttes pour la liberté nationale. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2023
Interdit en France pendant de nombreuses années (jusque dans les années 2000, je crois), sauvagement critiqué à sa sortie, ce film, tourné en noir & blanc à la manière d'un documentaire (caméra à l'épaule, souvent, en raison de l'étroitesse des rues de la Casbah d'Alger) avec d'anciens membres du FLN et Yacef Saadi, un des leaders de la révolte, dans son propre rôle, est un document. Réalisé par celui avec qui le scandale arrivera au moins deux fois spoiler: (avec ce film et avec "Kapo", film de fiction sordide sur les camps de la mort se terminant sur un plan-séquence dégueulasse d'opportunisme, ou comment chercher à faire du techniquement beau avec une scène qui aurait nécessité une sobriété exemplaire)
, l'italien Gillo Pontecorvo, "La Bataille d'Alger" est un film qui ne s'embarrasse pas de calmer les tensions qui existaient encore entre l'Algérie récemment indépendante et la France son ancien colonisateur. Qui ne s'embarrasse pas de brosser dans le sens du poil. Dans un sens, tant mieux, et dans un autre sens, tant pis, on aurait aimé un peu plus de neutralité, aucun des deux camps n'étant totalement blanc ou totalement noir.
Ca a vieilli visuellement parlant (surtout que le noir & blanc est en gros grains) mais ça reste excellent et assez radical.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2023
Réalisé peu de temps après la fin de la guerre d’Algérie, La bataille d’Alger figure parmi les meilleurs films politiques de l’histoire du cinéma. Ce long-métrage en montrant à l’écran les exactions menées par les deux camps – le FLN d’une part et les forces de l’ordre puis l’armée française d’autre part – n’est certainement pas le film de propagande que certains ont cru percevoir. Une vision biaisée que certains cherchaient à imposer durant toute la décennie des années 1970. En effet, ce film réalisé en 1965 aborde un sujet éminemment sensible en France et ne connut une exploitation dans l’hexagone que cinq ans plus tard. Jusqu’au début des années 1980, nombre de ses projections en salles furent émaillées d’incidents. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/c/fifp2023/#BA
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2021
Un film qui est un mélange de documentaire et de fiction sur cette période de l'Histoire qui aboutit à la naissance d'un état l'Algérie. Alors à qui la faute ou plutôt comment est-on en arrivé là? Ce film témoigne de la violence qu'il y a eu des deux côtés entre la France et le peuple algérien. On a dû mal à comprendre la stratégie militaire employée par l'armée française qui n'a pas l'effet escompté. L'armée française crée par ces manœuvres et cette réaction agressive face à la violence des attentats du FLN une escalade de brutalité et une opposition du peuple algérien aux propos de dissuasion de l'armée française sur le FLN. Le film a la force de montrer des plans très poignant de la Casbah et on a l'impression que ce quartier d'Alger vit et observe le cours de l'histoire.
Il y a des films qui traverse le temps et qui servent au travail de mémoire pour ne pas oublier comme la Casbah qui a observé, vécue cette bataille d'Alger et qui en garde des séquelles. Ce film est utile est il permet d'informer, de se souvenir et de mieux comprendre la difficulté qu'il peut y avoir entre la France et l'Algérie. La solution reste le temps pour apaiser et ne pas raviver les anciennes blessures et amorcer un processus de réconciliation qui sera long mais indispensable vu la proximité géographique, sociale, culturelle. L'histoire au pluriels de nos deux états France et Algérie devront faire cet effort pour réparer cette relation et de nouveau créer du lien pour former un pont solide entre l'Algérie et la France.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2021
J'ai vu ce film déjà quatre ou cinq fois au cours du temps et je profite de sa ressortie en salle dans une version remasterisee. Couronné du lion d'or à Venise en 1966, "la bataille d'alger " est précédé d'une forte réputation complètement méritée. Le temps n'a pas amoindri la force de ce film réalisé il y a plus d'un demi siècle. Filmé à la manière des meilleurs films de Francesco Rosi, Pontecorvo nous relate à la manière d'un documentaire les épisodes de la bataille d'Alger pendant la guerre d'Algérie. Autant dire tout de suite que les français et la France n'ont pas le beau rôle ici. Le rôle majeur de combattants du FLN dans le scénario explique cela, mais toute subjectivité n'est pas forcément une erreur. Il n'en reste pas moins vrai que le film présente de telles qualités que sa vision me parait indispensable.
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 octobre 2021
On retrouve là l'ambiguïté fondamentale d’une révolution qui se fait dans la violence en utilisant les mêmes moyens que son ennemi et qui a du mal ensuite à se départir de ce que les méthodes de ce combat ont inscrit en elle. Il montre les femmes perpétrer trois attentats à la bombe simultanés dans des cafés fréquentés par des Français en réponse aux attentats organisés dans la Kasbah avec l’aide d’éléments fascisants de la police française. Pontecorvo ne recule devant aucun effet pour mobiliser (manipuler) le spectateur. Il joue l’efficacité : musique, action, rythme, violence, ficelles du film de guerre et de l’enquête policière, suspens etc. contribuent à créer une tension sans qu’aucun camp ne sorte grandi de l’affaire, chacun employant les mêmes méthodes.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2021
Une plongée dans la guerre qui ne disait pas son nom. La bataille d’Alger c’est un film mi document mi fiction sur les événements et mouvements qui ont conduis à l’indépendance algérienne. Tortures, attentats, ces sujets encore sensibles aujourd’hui sont déjà traités dans ce film qui s’avère passionnant. Il montre aussi bien le côté inéluctable de l’indépendance et du coup le grand gâchis qu’a été l’entêtement français dans cette décolonisation manquée. Dommage que tous les acteurs ne soient pas au niveau et que cela nuise à l’immersion dans le récit, car sur beaucoup d’autres points de vue c’est remarquable.
Steve Spielberg
Steve Spielberg

14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2021
Chef d’œuvre du genre. Tellement bluffant qu’on en oublie presque qu’il s’agit d’un film et non d’un documentaire... à voir absolument une fois dans sa vie.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2021
Pour comprendre le fonctionnement des guerres révolutionnaires, l’armée américaine projette régulièrement un film ne provenant pas du Nouveau Monde et traitant d’un conflit auquel ils n'ont pas participé. Il s’agit du Lion d’or de la Mostra de Venise 1966 : La Bataille d’Alger. Le film de Gillo Pontecorvo possède une description extrêmement réaliste des "événements" d’Algérie. On a presque l’impression d’assister à un documentaire tellement l’ensemble est crédible. Les acteurs sont criants de vérité (à l’exception étrangement du seul acteur professionnel, Jean Martin, qui semble parfois réciter son texte). L’ensemble est porté par une musique composée à la fois par Ennio Morricone et Gillo Pontecorvo où l’on reconnaît fortement la patte du premier. Hélas, la forme documentaire de l’ensemble joue un peu contre le film puisque l’absence de véritable protagoniste principal empêche toute réelle implication du spectateur et l’accumulation des séquences d’attentats crée un effet un peu redondant. Ces deux aspects peuvent ainsi donner au spectateur l’impression de longueur et que le film aurait pu être nettement raccourci. Néanmoins, le réalisme de La Bataille d’Alger rend le film de Gillo Pontecorvo très intéressant d’un point de vue historique plus que cinématographique.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse