Le Cuirassé Potemkine
Note moyenne
3,9
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156 critiques spectateurs

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Tedy

305 abonnés 2 480 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 août 2008
Eisenstein ne manquait pas de talent (il n'y a qu'à regarder la fameuse scène des escaliers d'Odessa).
Pourtant, "Le Cuirassé Potemkine", oeuvre de propagande soviétique, n'offre rien de croustillant à se mettre sous la dent. C'est plat et ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 octobre 2009
Je ne suis pas un fin connaisseur, mais je suis resté ébahi devant ce chef d'oeuvre, et je comprends pourquoi il est apprécié des vrais cinéphiles. J'ai été surpris par tant de maitrise technique en 1925. Il y a tout dans ce film, un scénario excellent (même si à la base c'est une commande pour la propagande), un rythme soutenu, de la suggestion, beaucoup d'émotions, grâce à un génie derrière la caméra. Certaines scènes sont stupéfiantes, mythiques (les escaliers). Il faut l'avoir vu !
darthbebel
darthbebel

34 abonnés 636 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mars 2010
Très maniéré, pas de vie. Et au niveau de l'histoire c'est très lourd.
weihnachtsmann

1 622 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2016
Un film audacieux et grand spectacle qui présente différents tableaux assez forts et denses et qui possède un rythme impressionnant. La digue grouillant d’hommes, la terrible scène des escaliers évidemment, les mouvements de foule, mais aussi les moments d'attente et de répit qui annoncent de sombres heures donnent à ce film un éclat assez tragique surtout par rapport à son sujet: la révolution.
Ti Nou

627 abonnés 3 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2017
Après "La grève", Eisenstein réalise un deuxième film de propagande communiste. La structure et le fond y sont quasiment identiques : révolte des prolétaires puis répression violente par la force policière. Il y ajoute du suspense (le final) et des séquences spectaculaires (la mythique scène de l’escalier).
Max Rss
Max Rss

257 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2025
La question qui tue tout : est-il encore possible, de nos jours, de trouver valable et même plus que ça, un film faisant la propagande absolue du communisme, l'idéologie la plus mortifère du XXe siècle (le Livre noir du Communisme est édifiant...) ? Et bien la réponse est... oui. Parce que si propagande il y a (et quand on connaît les méthodes soviétiques, on a aucun mal à penser qu'elle fut contrainte et forcée) il y aussi du cinéma. Et justement, en terme de cinéma, ce "Cuirassé Potemkine" défonce tout sur son passage. On a souvent parlé de sa mise en scène ultra dynamique (et le prestige de la séquence des Grands Escaliers d'Odessa n'a rien d'usurpé) et de sa musique que l'on n'oublie plus une fois qu'on l'a entendue, mais étrangement, on n'a que rarement parlé d'une particularité de la mise en scène : ce savoir-faire pour capturer à l'instant T les regards ou de petits gestes que l'on ne remarque pas habituellement. Tout le film est truffé de ces séquences presque furtives, lui donnant une ampleur, jamais ou rarement égalée depuis. N'importe quel aspirant cinéaste se doit de le voir au moins une fois dans sa vie. Parce que visuellement, c'est l'une des Tables de la Loi.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 mars 2012
Considéré comme une oeuvre phare du septième art "Le Cuirassé Potemkine" n'en reste pas moins un film ennuyeux , désuet d'inventivité ( prenons en compte l'époque ) et répétitif à souhait. Même si certaines scènes reste cultes ( celle de la poussette qui tombe dans les escaliers ) , la mise en scène qui ne fait que ce répéter en boucle , finit par lasser le spectateur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 avril 2012
Un chef d’œuvre tout simplement! Un symphonie du montage où Eisenstein montre une fois de plus qu'il en était le maître et qu'il y avait tout compris. Certaines scènes sont de véritable monument notamment celle de l'escalier d'odessa!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 novembre 2010
Film de propagande, et, par conséquent, pur document historique, "Le Cuirassé Potemkine" n'en est pas moins un chef d'oeuvre du cinéma muet. 85 ans après, on ne peut qu'être étonné de la modernité de certains éléments du cinéma d'Eisenstein, notamment le montage, ou également un des premiers travellings au monde. Passons outre le message politique (il faut le remettre dans son contexte), et constatons que les 73 minutes de ce film se suivent sans quasiment aucun temps mort : à voir absolument.
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2008
S'il faut avouer que dans l'absolu ce "Cuirassé Potemkine" est mal construit et ne dispose pas d'un réel scénario, en tout cas manquant clairement de rigueur, l'important n'est pas là, mais bien dans le pouvoir des images qu'a magnifiquement su faire ressortir Eisenstein ici. En effet, on ne peut être qu'impressionné par l'impact que ces dernières ont sur le spectateur, tant elles s'avèrent fortes, violentes et surtout remarquablement novatrices, notamment la fameuse scène de l'esclaier qui inspira par la suite Brian De Palma et ses "Incorruptibles." Bref, si on peut ne pas être totalement sensible ou concerné par l'oeuvre, il n'en demeure pas moins que cette dernière reste encore très importante aujourd'hui.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 avril 2008
Deuxième Eisenstein, deuxième choc! Bien plus puissant que la Grève, car le cinéaste n'à pas commis les mêmes erreurs que dans le précédant. Bien que le premier personnage reste la foule, le film se regarde plus facilement grâce aux divers personnages du début du film, que l'on reconnait au millieu de la foule. Tout a été déjà dit sur la mise en scène exeptionnelle, le montage révolutionnaire, sur les scènes de l'escalier et de l'escadron, qui font surement partit des scènes culte de beaucoup de cinéphile, alors pourquoi s'y attarder. S'y vous avez aimé le film ou si le personnage d'Eisestein vous intrigue, je vous conseille de lire le bouquin de Dominique Fernandez sur la vie du cinéaste. Au premier abord il peut surprendre, mais on y trouve beaucoup d'élément qui nous indique que malgré que ce soit des oeuvres de commande, ils sont beaucoup plus personnels qu'il n'y parraissent. Alors si vous ne l'avais pas encore vu, pressez-vous, il vous donnera une autre image du cinéma, plus théorique qu'artistique.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 2 décembre 2015
J'en entends déjà s'insurger contre cette note si basse, et m'insulter pour cela. Ouais, ce film a une mise en scène vraiment incroyable pour son époque, mais c'est tout. Derrière ça moi tout ce que j'y ai vu c'est une œuvre de propagande simpliste et manichéenne (j'avais l'impression de voir le pendant soviétique de Rocky IV, alors je ne vois pas pourquoi je déglinguerais l'un sur sa morale niaise et insupportable et pas l'autre) et surtout chiant à en mourir, à un tel point que j'ai subi le film comme une longue punition alors qu'à la base je m'attendais à quelque chose d'exceptionnel, et pour un film qui dure un peu plus d'une heure c'est un comble. Et aucun personnage auquel se rattacher, suivant le parfait modèle communiste, les personnages sont noyés dans la masse et n'existent plus en tant qu'individu propre (sauf un qu'on voit tellement peu qu'au final on s'en fiche). Donc à part pour voir à quel point on a fait un grand pas depuis, je ne vois pas en quoi ce film dont je n'ai tiré aucun plaisir ni aucune émotion est un incontournable.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2020
Figure emblématique de l’avant-garde russe cinématographique, Le Cuirassé Potemkine est aujourd’hui considéré comme une prouesse artistique, en dépit de sa fonction de propagande au service de l’idéologie soviétique.
En 1925, la Commission d’Etat de l’Union Soviétique commande un film à Serguei Eisenstein pour commémorer le vingt-cinquième anniversaire de la révolution manquée de 1905. Depuis la Révolution de 1917, le pouvoir communiste cherche à transformer le septième art encore nouveau, qu’il perçoit autant comme une forme d’art que comme un outil de propagande pour servir sa cause. Vladimir Lénine, héros de la révolution russe, le déclare lui-même : « […] pour nous, de tous les arts, le plus important de tous ». Inspirés par les plans des films hollywoodiens, des réalisateurs soviétiques réinventent le cinéma, et en particulier le montage, pour donner un nouveau souffle au discours révolutionnaire.
Au premier plan de ces nouveaux cinéastes russes, Serguei Eisenstein a réalisé son premier film en 1923, un court-métrage intitulé « Le Journal de Gloumov » et diffusé au cours d’une représentation théâtrale. Fidèle aux questions sociales, il devient l’un des artistes les plus prolifiques pour l’Union Soviétique, formulant des écrits de théorisation sur le cinéma et peignant même des affiches et des bannières à la gloire de l’idéologie bolchévique. En 1924, il réalise « La Grève », son premier long-métrage, où la défense du prolétariat et la critique du pouvoir tsariste sont au cœur de cette œuvre engagée et propagandiste. Sa maîtrise technique et la portée pédagogique de « cette première esquisse de Potemkine » (Georges Sadoul) attirent l’attention du pouvoir central, qui lui commande donc une œuvre censée rendre hommage à la révolution manquée de 1905.
Initialement prévue pour s’intituler « L’Année 1905 », cette nouvelle production était censée incarner une forme de fresque historique pour raconter le rendez-vous manqué des bolcheviks avec le Grand Soir. Mais le court délai (quatre mois pour pouvoir diffuser le film le 21 décembre au Bolchoï) et les conditions météorologiques exécrables poussent Eisenstein à abandonner le scénario initial pour se concentrer sur la mutinerie du Potemkine. Après la répression sanglante du pouvoir tsariste connue sous le nom de « Dimanche rouge », le 9 janvier, la révolte s’étend et éclate le 14 juin à bord du cuirassé Potemkine, stationné dans le port d’Odessa, sur la mer Noire. Peu après, influencée par les marins mutins, la population de la ville s’insurge à son tour.
Grâce à la NEP initiée en 1921 par Lénine, même s’ils doivent participer à la propagande soviétique, les cinéastes profitent d’une liberté artistique qui ne concerne pas les autres formes d’art. Ainsi, Eisenstein s’écarte de la fidélité historique pour livrer une version romancée d’un événement idéalisé.
Toutefois, Le Cuirassé Potemkine voit l’apogée des prouesses techniques d’Eisenstein et de l’application concrète de ses théories sur le montage, ce qu’il appelle « le nerf du cinéma » et qui est selon lui plus important que l’image et le récit. La violence de la révolte est appuyée par des plans rapides et des plans ordonnés permettent parfois de commenter l’action, comme avec l’enchainement de trois images représentant respectivement un premier lion endormi, un deuxième qui se réveille et un troisième qui se dresse, symbolisant ainsi le soulèvement du peuple face à ses oppresseurs tsaristes. Influencé par l’effet Koulechov, Eisenstein perçoit le montage comme un discours, en enchainant des plans et des images pour fournir un message voulu. Son talent artistique s’illustre dans la scène emblématique de l’escalier, qui a par la suite influencé Brian De Palma dans Les Incorruptibles. Au cours de ce massacre inventé pour les besoins dramatiques du film, la présence de plusieurs scènes filmées en travelling avant est une technique exceptionnelle pour l’époque, même si elle n’est pas inédite. Toutefois, la présence de symboles forts (le landau qui descend l’escalier ou la mère portant son enfant mort) et l’usage de plans représentant alternativement le peuple opprimé et des visages empreints d’émotions sont autant d’outils percutants pour amplifier la puissance dramatique de ce discours orienté.
Malgré sa vocation de propagande, le film rencontre un important succès dans l’Union soviétique, quitte à imposer une représentation faussée de la réalité historique dans la mémoire collective russe. A l’étranger, le film est longtemps interdit dans de nombreux pays occidentaux pour cause de « propagande bolchevique » et « incitation à la violence de classe », et il faut attendre les années 1950 pour une sortie officielle aux Etats-Unis.
Considéré par beaucoup comme étant le meilleur film de propagande de l’histoire, cette dénomination est aussi son talon d’Achille. Malgré des qualités artistiques et techniques indéniables, on ne peut oublier la désinformation portée par Eisenstein et l’Union soviétique, ainsi qu’une grande liberté historique, préférant une vision romancée, lyrique et exaltée d’une révolte et d’une répression meurtrières.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 février 2007
un film de 1925 plus impressionants que tout les blockbusters actuels réunis. Lorsque l'on voit le nombre de figurants de la sequence de l'escalier on se dit qu'il fut un temps ou l'on savait comment utilisé l'argent. Un film qui met ko,un chef d'oeuvre.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

211 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2007
génial ce que l'on pouvait faire déjà à cette époque. Bien que le film soit en accord avec la propagande communiste, il montre avec force la détresse et la révolte du peuple avec pour symbole les marins du cuirassé Potemkine. La fameuse scène de rafle sanglante dans les escaliers avec notamment le landeau dévalant les escaliers est tout le symbole de ce chef d'oeuvre du cinéma muet. En revanche caméra plutôt statique, les métaphores sont nombreuses et l'image très significative, mais la mise en scène reste figée et peu vivace.
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