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Un visiteur
5,0
Publiée le 26 septembre 2008
Wow. Chef-d'oeuvre! J'avais déjà beaucoup aimé le livre que j'ai étudié en cours d'anglais, mais les différentes histoires n'avaient aucun lien entre elles; d'ailleurs, envisager la possibilité de les englober toutes pour en faire une grande me semblait ridicule, même impossible. Mais Altman l'a fait et j'en reviens toujours pas du résultat! Durant plus de 3 h, on est devant un gigantesque puzzle qui entremêle la vie atypique des personnages inventés par Raymond Carver. Et cela, sans perte de rythme! Ils sont tous différents, mais ils ont tous un lien qui les unit; un peu comme un quartier de villas dont on suivrait la vie de chaque habitant! On retrouve ce principe dans la série "Desperate Housewives", mais en moins subtile, moins réaliste aussi. Bref, je le conseille à tous! Le premier Altman que je vois, et déjà un de mes films préférés...
Robert Altman, grand réalisateur américain, plus connus du grand public grâce à sa comédie satirique M*A*S*H (1970), on lui doit aussi The Player (1992), Docteur T et les femmes (2001) ou encore Gosford Park (2002). Mais . . . chaque bonne chose ayant une fin, Il a du nous tirer sa révérence il y a tout juste quelques mois, cétait en novembre 2006. Nous laissant derrière lui, un film-posthume, sortit quelques semaines plus tard : The Last Show (une très belle réussite). Cette fois-ci, on découvre ou lon redécouvre lun de ses plus beaux films, Short Cuts (1994), sen prenant aux américains ou plutôt, à leur mode de vie en générale. Des destins croisés comme on en a vu souvent au cinéma, mais jamais de grandes réussites nous avais autant marqué, mis à part le dernier en date : Collision (2005), de Paul Haggis. Ici, on découvre une vingtaine de personnages tous très différents les uns des autres, mais qui au final, on tous quelques choses en communs. Un travail dattention tout au long du film, bien quil dure plus de trois heures, Short Cuts se laisse se savourer sans la moindre difficulté. Nous offrant par la même occasion, un casting ahurissant et remarquablement bien dirigé, avec entre autres : Tim Robbins, Andie MacDowell, Robert Downey Jr., Julianne Moore & Chris Penn. Cest en 1993, que Short Cuts décroche le Lion d'Or à la Mostra de Venise, obtenant par la même occasion un Prix d'interprétation pour l'ensemble de la distribution du film. La troupe de comédiens a également été récompensé par un Golden Globe en 1994, et la même année, Robert Altman a été nommé à l'Oscar du Meilleur réalisateur ! LAmérique a perdu lun de ses plus grands et respectueux réalisateurs, heureusement quils nous reste ces films pour que sa légende et son talents perpétuent !
Miroir de la société américaine, à peine déformant diront les antis-américains primaires. Au-delà de l’audace esthétique, (cela semble être tourné en vidéo numérique, et donne un aspect brut, réel, de quasi reportage), très peu de champ et des couleurs plates, sans profondeurs, sans joliesse, presque artificielles. Acteurs tellement naturels que cela semble totalement improvisé, et tellement précis dans leur jeu que cela semble être totalement dirigé, de main de maître. Des bizarreries et des dizaines de situations imbriquées de sorte que l’on suit en fait un seul et même personnage, mais divisé en plusieurs couples différents, et ça l’air presque facile, tellement que les 3 heures du films se remarquent à peine. Super travail de raccord son-images-montage, et une caméra qui sublime le quotidien sans le magnifier. Ces gens sont comme l’image, sans profondeur, perdus, drôles, féroces, individualistes, humains en somme. On sent d’ailleurs que Altman n’est pas misanthrope absolu, il y croit encore un petit peu, comme dans un tableau impressionniste, la couleur est là pour nous le rappeler.
Probablement un deux ou trois meilleur film choral de l'Histoire. Une vingtaine de personnage tous bien approfondit et reliés entre eux de manière subtile. Portrait des habitants de Los Angeles mais aussi de la vie de couple. La mise en scène est brut et le montage est fait de scène parfois très courte et qui donne beaucoup de rythme (les transitions sont vraiment bien malines). Drôle, caustique et même violent psychologiquement une oeuvre somme.
Altman réussit un grand film chorale où les histoires s'entrecoupent durant près de 3h. Les acteurs sont excellents, une belle critique de la société américaine.
S'étalant sur 3 heures, ce film de Robert Altman présente une panoplie de personnages avec leurs envies, leurs angoisses, leurs peurs, leurs forces... Le film a une réalisation assez hollywoodienne mais reste tout de même de grande qualité. Le scénario est bon, les personnages sont attachants. La lumière est de qualité, la musique est très bien choisie, le montage est efficace mais ralentit également un peu le film. Le défaut de ce film est que il est difficile de s'accrocher pendant trois heures à plusieurs histoires en parallèle. Je recommande malgré tout ce film, surtout pour les amateurs de films choraux.
Un film qui surpasse facillement son descendant MAGNOLIA...ALTMAN film ses personnages avec aisance mais c'est pas une nouveauté..UN casting de choix (A.MCDOWELL, B.DAVISON, C.PENN, L.TAYLOR, ROBERT DOWNEY JR, TIM ROBBINS...)...Le film dure pres de trois heures mais c'est vrai que le temps passe vite...Un peu brouillon mais Si on le compare a d'autres films de ce genre comme BABEL, il le bat en bien des points ; plus prenant, moins enervant..Je m'attendais a mieux vu les eloges...et la fin est pas assez originale...A voir mais vite oublié....
Un film qui semblait ambitieux et d'une grande ampleur. Robert Altman, spécialiste du film choral, se devait de nous pondre une réussite. Cependant, malgré le fait que nous suivons les aventures de plus de 22 personnages, aucune émotion ne semble passer. Les acteurs font pourtant de leur mieux, mais ils semblent incapables de me faire ressentir la moindre chose. Ce sont mes premières impressions et peut-être qu'elles changeront au fil du temps. Mais comparé à Magnolia, de Paul Thomas Anderson, ce film est pauvre. La musique est omniprésente, mais pas suffisamment touchante et le scénario pas assez porté sur le drame. Je dis donc dommage, pas à Robert Altman, car il obtenu le Lion d'or à Venise, mais à son film. Seules les transitions plutôt réussies entre les destins et les quelques moments d'humour resteront dans ma mémoire.
J'aime beaucoup les films "chorale" parce qu'ils décrivent exactement ce qu'est la vie : des gens qui se croisent avec chacun leur propre histoire et leurs propres problèmes, mais alors ici, la vie que nous montre Robert Altman est totalement ennuyeuse. Le film est long, l'image est de mauvaise qualité, les personnages n'ont rien à dire, le réalisateur soulève des tas de questions mais ne prend pas la peine d'y répondre. 100% inintéressant !!
Un film très très très long, mais pas désagréable à voir pour autant, grâce au délicieux casting et l'excellente réalisation signée Robert Altman. Le naturel des acteurs/actrices est déconcertant. Film choral qui enchaîne des scènes quotidiennes d'une grande banalité, des scènes frôlant le voyeurisme, des scènes tragiques, des scènes absurdes... Je comprends son statut de "film culte des années 90".
Même si l'alternance narrative entre les diverses intrigues se déroule sans accroc et que les acteurs s'amusent manifestement, tout intérêt précis pour un personnage ou un arc semble difficile, chacun étant l'objet d'une satire acerbe. Une vision clairement pessimiste et fataliste de la nature humaine (réaliste?) qui pêche par ses longueurs et quelques réactions excessives sans fondement psychologique visible. Reste un film choral fondateur.
“Shortcuts” rassemble un nombre d’acteurs qu’on peut classer d’excessif, un casting haut en couleurs avec des comédiens plus ou moins connus de l’époque (1993) - et trente ans après, certains font toujours partie du business (Matthew Modine, Robert Downey Jr., Julianne Moore). En tout cas, c’est un sacré défi que nous propose Robert Altman. L’ambiance sonne typiquement américaine avec ses lotissements et ses allées bien rangées de Los Angeles. Seulement voilà, la vie n’est pas aussi rangée que leur maisons occidentales, ainsi nous suivons les péripéties de nombreux protagonistes qui vont se croiser ça et là au cours de l’œuvre de plus de 3h de temps : le mot “long-métrage” prend vraiment tout son sens…Heureusement, le film passe à une allure fulgurante, grâce à un montage dynamique et précis. La trame narrative est axée sur des tranches de vie des personnages, dans leurs intimités, leurs questionnements, leurs relations, mais difficile d’en obtenir un scénario pertinent sur toute la ligne. Toutes les histoires ne sont pas forcément des plus réussies : spoiler: par exemple, le couple Kaiser avec le téléphone rose de Lois (Jennifer Jason Leigh) et son mari Jerry (Chris Penn) très difficile à cerner ou la chanteuse nonchalante de Jazz Tess (Annie Ross) . Et d’autres histoires nous touchent d’autant plus : spoiler: l’accident du jeune Cassey (Zane Cassidy), la découverte du cadavre par Stuart Kane (Fred Ward) pendant la pêche, la désillusion et les tromperies de Gene Shepard (Tim Robbins) qui joue extrêmement bien le flic mâle alpha à côté de la plaque, la déclaration de Paul Finnigan (Jack Lemmon) à son fils Howard (Bruce Davison).
On peut aussi reprocher à la scène spoiler: du tremblement de terre généralisé à Los Angeles de faire perdre de la crédibilité à l’essence de l'œuvre et proposer une conclusion trop hâtive qui donne l’impression une fin très limitée voir carrément absente. Mais tout de même, ce “Shorcuts” reste en tête pour son côté profondément humain sur les deux tiers du film, des hommes et des femmes qui discutent, se disputent, rigolent, se crient (souvent) dessus, pour un joyeux bordel de vie. La diversité des personnages, des métiers, des caractères, des addictions, des relations rend le film très entier.
"Short cuts", c'est une dizaine de ménages américains observés avec minutie, distance et lucidité, par Robert Altman. Des Américains moyens figés dans leur routine individualiste et matérialiste que le cinéaste juge moins en moralisateur qu'en sociologue désabusé. Le reflet qu'Altman donne de cette société à travers des drames, des vies conjugales vacillantes ou des quotidiens sans relief montre à quel point l'Amérique -et l'Occident par extension- s'étiole dans l'ennui et le mensonge, dans l'égoïsme et l'indécence, à quel point cette civilisation de la consommation a éliminé toute forme de culture spirituelle et philosophique. Le tremblement de terre qui clôt le film, comme un avertissement gomorrhéen, provoquera-t-il un sursaut, une prise de conscience salvatrice ? Altman pousse l'étude de mœurs jusqu'à déconsidérer l'hypocrite puritanisme américain en dévoilant avec verdeur ce que l'intimité du couple américain peut cacher d'impudeur et de perversité : réaction inconsciente d'une ethnie repue, illusionnée par le confort bourgeois. La force du film et son originalité tiennent à cette profondeur d'analyse, à une réflexion significative introduit par un récit pourtant très simple, voire élémentaire au sens où la mise en scène n'est qu'une affaire de montage. D'abord confuse, cette succession de scènes éparpillées, ces passages sans transition d'une existence à une autre, nous touchent par leur vérité, sans que jamais, malgré leur uniformité, Altman s'en remette à l'émotion facile ou à des effets narratifs spectaculaires.
difficile de trouver les mots face à une oeuvre aussi ample. Une multitude d'histoire de croise avec ironie, ou le drame terrible et la comédie burlesque se télescopent. une multitude d'acteurs grandioses (Tim Robbins, Frances McDormand, Chris Penn, Tom Waits, Robert Downey Jr et j'en passe les trois quarts) dont les rôles se rencontrent, souvent sans le savoir, dans une multitude d'histoires qui dépeignent la "vie" à LA, le tout orchestré par Altman, dont la réputation n'était déjà plus à faire, et qui signait là pour beaucoup son meilleur film.