Deux employés d'une agence immobilière se retrouvent pris dans une histoire abracadabrante, le tout avec 15 millions de Francs dans les poches. Jusqu'à présent, peu de films de Jean-Pierre Mocky auront réellement réussi à me séduire. Cependant, j'aime bien venir ou revenir les voir de temps en temps, ce sont des films qui ont de la personnalité, même les plus mauvais d'entre eux. Pour ce qui est de "La bourse et la vie", pendant un moment, on se demande vraiment ce qu'on fiche ici. Et puis, le film se met en route et ça devient sympathique. Les gags ne sont pas des plus indispensables bien sûr, mais le coup des paris sur les plaques minéralogiques des bagnoles arrêtées au feu (j'aurais bien aimé connaître la combine quand j'étais gosse, je me serais fait pas mal de ronds) et le coup du club des timides sont quand même vachement cool. Fernandel est en tête d'affiche, mais nettement plus sobre qu'à l'accoutumée, et pour cause, tout ne repose pas que sur lui, l'âge faisant aussi qu'il n'est plus aussi énergique qu'avant, comme à l'époque de "Crésus" par exemple, datant de 5 ans auparavant. Derrière lui, c'est beaucoup plus inégal, même lorsque cela concerne de petites apparitions, comme celles de Galabru, Darry Cowl ou Carmet. Tout ça n'est pas fameux, c'est un fait, mais pas aussi catastrophique que le début pouvait le laisser penser. Une petite madeleine de Proust pour les amateurs et nostalgiques des comédies françaises de cette époque.