37°2 le matin
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166 critiques spectateurs

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Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2020
37º2 le matin est un film culte d'une génération qui a un peu perdu de sa verve aujourd'hui mais qui conserve tout de même un certain charme (via la prestation de Béatrice Dalle, qui sera révélée par ce film).
L'histoire : les mésaventures d'une romance passionnelle et turbulente entre Zorg, un auteur ignorant son talent qui vit au jour le jour, et Betty, une beauté naturelle au tempérament tempétueux, pour ne pas dire incontrôlable.
Les acteurs sont bons, à commencer par Jean-Luc Anglade, très juste. Mais c'est évidemment Béatrice Dalle (dans le tout premier rôle de sa carrière) qui attire tous les regards. L'actrice est parfaite dans un rôle taillé pour elle : virevoltante, naturelle, impulsive. Si l'actrice brille pour son premier rôle (il s'agit indéniablement de la prestation la plus réussie de sa carrière), son personnage est en revanche aussi passionnant qu'irritant et ses éclats sont aussi mystérieux que clivants.
L'histoire est plutôt convaincante et tragique à la fois. Ce n'est peut-être pas le film du siècle mais c'est plutôt une belle histoire.
Grégory LORTHIOIR
Grégory LORTHIOIR

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2019
Tout est beau dans ce film : l'histoire, les personnages, le jeu des acteurs, la mise en scène, la musique. Un chef-d'œuvre que j'ai pris plaisir à revoir en version longue sur un écran de grande dimension. Malheureusement, il n'existe pas de version 4K du film.
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2019
Mes films cultes quand j'avais autour de vingt ans... Diva et 37°2 le matin. Une esthétique a coupé le souffle. J'ai voulu revoir 37°2 le matin, et je suis tombé sur une version sous- titrée en indonésien, c'est dire si ce film a été un succès.
Sorti a l'étranger sous le titre "Betty Blue", un Jean-Hugues Anglade simplement grandiose, une Béatrice Dalle envoutante, qui (mais c'est mon avis) n'a plus eu un rôle de cette dimension. Avec Roselyne et les Lions, Jean-Jacques Beineix signe trois chefs d'oeuvre absolus !
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2019
Un grand film, ce n’est pas forcément un film long ni étonnant. Quoique la longueur joue un rôle dans l’étendue du Betty Blue, ce n’est pas ce qui le rend grand, pas plus que son tournage sudiste ne le rend spontanément chaleureux.

On entre très vite dans l’intimité du couple formé par Jean-Hugues Anglade et Béatrice Dalle (et c’est un euphémisme), comme s’ils n’étaient pas importants. On les connaît mieux qu’ils ne se connaissent initialement, et l’on part de rien pour aller apparemment nulle part, dans un style qui rappelle fortement Blier. Mais la désinvolture s’effrite vite quand on s’aperçoit que la plage où ils avaient élus un domicile presque paradisiaque a pris une telle place dans notre esprit qu’on s’attendait à y passer tout le film. Alors que pas du tout.

Leur histoire signifiera bien plus que la molle satisfaction de les voir repeindre des bungalows au rouleau ou les rires provoqués par l’espèce de Maesmaker en DS qui leur sert de propriétaire. Les personnages peuvent passer pour trop campés dans leur style, toutefois on leur fait jouer une vie entière, et c’est un hasard si on n’en voit que des bouts. On découvrira leur relation par les caprices du montage, bien sûr, pourtant le fait de considérer qu’ils se découvrent devant nous démontre notre familiarité déjà enclenchée – non pour le décor, comme on peut d’abord le croire, mais bien pour eux.

Le scénario est un peu trop basé sur le conflit – ils vont bien ensemble, pourtant ce sont des piques qui font invariablement bouger l’histoire, de sorte qu’on se demandera s’ils ne sont pas accordés sur le diapason un peu simple cinématographiquement de la complémentarité, surtout quand ils font le plein d’énergie par l’injection de compassion & de poésie forcée par la voix off.

Entre une progression idéalisée d’une vie à deux quand même soumise à ses drames et les décors qui passent d’un extrême à un autre sans jamais monopoliser la scène, Betty Blue crée une Nikita romantique qui n’a sûrement de valeur que dans le director’s cut de 178 minutes. Elle et lui ne cesseront de surprendre sans jamais appuyer sur les leviers de la narration. Narration ? C’est presque déplacé : une vie ne se narre pas, elle se vit ou elle se perd. Et Beineix ne nous en laisse rien perdre.

→ https://septiemeartetdemi.com/
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2019
Film dur. Excellents acteurs. Une esthétique très soignée. Privilégier la version de 2h car celle de 3h est inutilement longue.
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2019
Porté par un duo de jeunes très convaincants, ce film démarre d’entrée par une scène de sex, mais gentillette pour ma part, rien à voir avec le monument décrit par ma mère. Preuve encore qu'à l'époque, il n'en fallait pas beaucoup pour émouvoir les petites âmes sensibles. L'environnement de nos 2 héros est très bon, des maisons sur-élevées en bord de mer ou d’océan, pour moi c’est plus l’océan, fin bref. Un bon contenu, bien dynamique lorsque qu’arrive le patron du copain, spoiler: grand paresseux bien obèse presque avec ses petites mimiques à 2 franc. Et là, c'est le drame, la copine qui rapplique et c'est la guerre de 100 Ans.
La scène ou cette dernière balance toute les affaires domestique par dessus la fenêtre est géniale.

spoiler: Egalement celle ou elle incendie leur maison.
Puis s’en vont… Puis viens et arrive même sûrement et à très vive allure… je vous laisse deviner… LE SCRIPT pardi. Alors là, c'est fini plus de "holé holé", plus de ronronnements féminin et plus de tension, que du beau script et du tout neuf. Les crises de madame s’envolent de manière directe. Le contenu deviens alors mou et ennuyeux. Même l'apparition de nouveaux personnages ne change rien puisque ça blablate et ça blablate. Comme le veut ma tradition, à un moment donnée plus rien à déclarer et bah une petite dose d’accélération pardi. Ba quoi après tous on va pas se gêner, on me tant si bien la perche avec ces longueurs que non seulement je comprend plus rien au contenu, mais qu'en je vais certainement pas refuser.

Donc, pour résumer, vous l’aurez si bien compris, un début génial, mais un milieu et une fin à vomir. Pour un -12 et un titre pareil, je ne pouvais que… m’attendre à mieux. Car avant tous, ce titre possède une forte connotation, celle de dire que si le matin il fait si chaud, c'est également en raison d'une potentielle très bonne ambiance de couple.
allocedric
allocedric

6 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2019
Très bon film qui mérite sa réputation.
C'est à la fois beau et effrayant.
Beau dans le soin apporté aux cadrages, aux paysages, à la photo, les couleurs sont belles et choisies, toujours en cohérence, même dans les détails (les liquides du camion par exemple). Les personnages sont resplendissants et beaucoup sont étonnants et drôles. Comme si on voulait nous dire que le monde est fou. C'est d'ailleurs par cet aspect là que le film est effrayant. Quand on arrête de rire. Quand il arrête d'être léger et qu'il devient triste, par petites touches qui montrent l'évolution négative d'un des personnages.
Je n'en dis pas plus, laisser vous emporter par ce joli poème.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 586 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 octobre 2018
Long et lent, 37°2 reste un film culte surtout grâce à Béatrice Dalle, complètement habitée par ce rôle de Betty et au fait que les personnages se promènent tout nus souvent dans le film. Ce film est une sorte de Roméo et Juliette façon Punk, une oeuvre générationnelle pour les gens ayant entre 20 et 30 ans en 1985. Les acteurs sont bons (Anglade, Dalle, Darmon) mais ne permettent pas à faire oublier un faible scénario.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 juillet 2018
Ce film est long, très long, bien trop long pour ce qu'il est. On nous met face à un flot ininterrompu de scènes inutiles qui tournent en rond sans jamais s'arrêter. Et quand à la fin un brin infime d'action commence enfin à pointer le bout de son nez après plus de 2h30 (dans la version longue) de redondance insipide, on nous coupe l'herbe sous le pied au dernier moment. Je ne me suis jamais autant ennuyée devant un film et pourtant je suis loin d'être difficile en terme d'action. Des centaines de scènes de sexe et de nudité qui ne riment à rien et n'apportent rien de plus au spectateur sauf l'affreuse sensation d'être un voyeur en manque de sexe, un mélange de démence poussée bien trop à l'extrême mêlée d'incohérences et de scènes glauques comme on n'en fait plus (et heureusement), bref, je ne vous le recommande pas, mais alors pas du tout.
Ne perdez pas votre temps avec ce film pour détraqués en recherche de non-sensation cinématographique et de pornographie banalisée. Passez votre chemin.
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2018
Un très grand film qui a marqué toute une génération et qui aujourd'hui encore peut marquer ceux qui le voit .
D'abord bien sûr il y a l'adaptation du roman de Philippe Djian mais il y a aussi la superbe mise en scène de Beinex qui est un très bon directeur d'acteurs . Jean Hugues Anglade trouve un rôle à sa mesure et les trois heures de projection passe comme si le film durait 90 minutes et ça c'est rare . C'est à la fois intense drôle et beau . Indémodable !
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 novembre 2017
Malgré de bons acteurs, je ne vois pas trop l'intérêt de ce film, ou comment assister aux roucoulades d'un couple qui exhibe leurs sexes devant la caméra, ni de leur vie de bohème. J'aurais pu croire que c'est dans le caractère étrange de Betty (Béatrice Dalle) ou dans le talent littéraire de Zorg (Jean-Luc Anglade), mais aucun des deux n'occupe le scénario au point d'en être le sujet principal; du coup on se demande vraiment ce qu'a voulu démontrer l'auteur. Bref ce film me parait très moyen.
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2017
37.2 le matin, film sensuel et érotique (parfois trop) marque la première apparition au cinéma de Béatrice Dalle autant folle à l'écran que dans la vie. L'actrice est accompagnée du très bon Jean Hugues Anglade qui apporte une touche de douceur comme à tous les films auquel il participe. Le film quant à lui est parfois trop long, sans parler de la version longue bien sur, mais saura fait passer le temps et nous surprendre par moment, classé comme classique du cinéma français, le film reste pour ma part dispensable...
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2017
"37°2, le matin" (1986) Chérie 25 le 12.06.2017

C'est probablement le côté sulfureux du film qui fit son succès en 1986 (3,6 millions d'entrées en salles): le cinéma n'en finissait alors pas de proposer des images de plus en plus audacieuses, "libérées" comme on les justifiait à une 'époque où la censure était ringardisée ! Il devenaitt interdit d'interdire ! Pour être encore plus autonome, Beineix avait même créé sa propre société de production : "Cargo Films"
Coté exhibitionniste, cette histoire démarre très fort, un peu comme dans "le Mépris" avec Bardot où on pouvait se délecter des formes voluptueuses du corps de la star, tout en savourant la richesse intellectuelle des dialogues : "Et mon cul, tu l'aimes mon cul ?" "Et mes seins, tu les aimes mes seins ?" (...)
Beineix lui va plus loin -l'époque n'est plus la même !- et nous offre d'entrée les galipettes sexuelles et audacieuses de Dalle (découverte dans tous les sens du terme) et Anglade. De longs ébats filmés de manière hypocritement soft pour ne pas tomber dans le X et cachant scrupuleusement tout coït. On est plus dans la gymnastique que dans l'érotisme bon teint L'orgasme visuel est loin mais à l'époque,de telles images étaient surprenantes et changeaient du zoom vers le plafond quand les images devenaient trop précises. .
Tout au long du film du reste, la nudité est omniprésente : on voit même (trop) souvent Anglade la zigounette à l'air et on se demande ce que cette débauche de nudité ajoutait au scénario. Etait-ce bien utile où plus sûrement destiné à faire du blé ? Mais c'était payant au niveau du nombre d'entrées. !
Quant à Dalle, on sent qu'elle n'est nullement complexée d'apparaître aussi souvent en tenue d'Eve, et qu'elle semble même éprouver du plaisir à se montrer "à poils," et à céder aux caprices voyeurs du réalisateur qui la manipule comme une marionnette. Aucune limite aux audaces. Encore que la Béatrice n'avait pas un caractère facile (sa vie non plus) et quand elle en voulait à Beineix ou que quelque chose la contrariait, tout ce qui lui tombait sous la main, elle le balançait vers son tortionnaire ! Anglade lui se tenait à l'abri ! Ce n'est du reste pas pour son intelligence ni ses talents de comédienne qu'elle avait été recrutée par Besnehard.
Toujours vu sous l'angle provocation, tout le talent de Célarié apparaît d'un coup lorsqu'elle dévoile ses mamelles à l'écran Ce sera la seule raison de sa présence dans cette histoire dont le mari (pour rire) dit "qu'elle a toujours le feu au cul" ! Bref, cette prestation de Célarié ne figurera pas dans les annales les plus marquantes de sa filmographie : on a les films qu'on mérite.
Et à part ça ? Pas grand-chose ! Beineix nous promène dans un récit abracadabrantesque dont il nous fait vivre ses propres fantasmes peut-être : des situations, des ambiances qu'il semble avoir picorées ça et là dans le roman de Djian :tantôt burlesques, touchantes, angoissantes, amicales, dramatiques pour en arriver au fil du temps à la folie furieuse de Dalle après sa grossesse nerveuse. Beineix s'amuse, délire, et nous on subit car ce (trop) long film s'éternise sur 140 mn dans sa version la plus pénible. Pour une fois, la musique vient se confondre agréablement avec les images : à la fin, la ritournelle en devient même aussi agaçante qu'une scie, mais peut-être est-ce voulu pour nous énerver et appuyer la démence progressive dans laquelle s'enfonce le récit.
A la fin de cette histoire, on a l'impression d'être parti de n'importe où pour arriver nulle part, et une fois sorti de la projection, on respiregloutonnement à l'extérieur un grand bol d'air frais ! Notre température elle, n'aura pas varié un seul instant.
Ce film est aujourd'hui complètement dépassé : ses outrances n'intéressent plus guère !
willycopresto
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juin 2017
Beneix a fait un film extraordinaire d'après un live fantastique. Une rencontre entre deux grands artistes.
Une fille barrée, absolue, présente ici et maintenant mue par l'amour et l'émotion. Un mec, fou d'amour, tellement touchant.
De l'humour, de la joie, de la tristesse, un jeu d'acteur parfait un réalisateur qui laisse place aux silences, aux paysages tout en montrant le quotidien d'une histoire extra-ordinaire...
Bettty n'a pas de limite,... si il ne devait y avoir qu'un film dans ma cinémathèque cela serait 37 2 le matin...
J'allais oublier la musique... Gabriel Yared.
Americo
Americo

23 abonnés 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2017
Sublime. Version longue merveilleuse. Beineix est un poète et les acteurs sont exceptionnels. Dalle et anglade mais aussi lindon darmon le commissaire l epicière . Besnehard aussi! Le génie du casting. Et j'adore les musiques du film. Des images sublimes.
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