L'Oiseau au plumage de cristal
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cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2014
Première réalisation de Dario Argento, "L'oiseau au plumage de cristal" reprend les caractéristiques du giallo initié par Mario Bava et annonce déjà les nombreuses récurrences de l'univers de son réalisateur. Ici, on suit un écrivain américain qui assiste à une tentative de meurtre et qui mène une enquête pour retrouver le tueur qui continue de sévir dans la ville. Déjà, on trouve le sens de l'esthétisme d'Argento avec sa mise en scène truffée de bonnes idées, la présence de l'art dans le film et ses meurtres en gros plan. Le tout souligné par une partition d'Ennio Morricone, le film, sans être encore les chefs-d’œuvre qui viendront plus tard est une réussite certaine.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2013
Premier film du réalisateur Dario Argento (alors âgé de 27 ans) et déjà une référence incontournable du giallo, ces thrillers sanglants initiés au cinéma par Mario Bava, L’oiseau au plumage de cristal en a en fait lancé la mode en Italie puisque sa mise en scène sordide -essentiellement lors de ses scènes de meurtres filmés en gros plans- est rapidement devenue une caractéristique majeure de ce genre qui s’est développé dans les années 70. C’est aussi ses images de tueur dont on ne voit que les gants en cuir qui sont devenues indissociables des réalisations suivantes d’Argento, à commencer par les deux autres opus de ce qui sera appelé la trilogie animale (Le chat à neuf queues et de Quatre mouches de velours gris). Avec son enquête réaliste et pleine de rebondissements sur cette série de crimes mystérieux, le scénario est surement l’un des mieux écrits de la filmographie de l’auteur et, par là même, un des plus passionnants.
Tietie008
Tietie008

32 abonnés 77 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 août 2021
Le premier film d'Argento et le plus réussi. D'une scène énigmatique, Tony Musante va mener sa propre enquête pour retrouver un psychopathe qui ensanglante Rome. Formellement très beau, avec plein de clin d'oeil cinéphilique et une influence d'Antonioni et d'Hitchcock. A consommer sans modération.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2013
En 1970, le destin semblait sourire à Dario Argento. L’Oiseau Au Plumage De Cristal sortit en salle au moment même où un tueur en série terrorisait l’Italie, assurant au film un succès énorme. Sans cette coïncidence, la carrière de ce grand cinéaste n’aurait peut être pas décollé et nous serions passé à coté de quelques chef d’œuvres (et de pas mal de navets aussi…). Le film en lui-même est impressionnant de maitrise technique, surtout pour un coup d’essai. De la mise en scène baroque jusqu’à la superbe bande originale, tout est fait pour nous faire patauger dans une ambiance glauque. Nonobstant quelques incohérences scénaristiques, ce film reste pour moi un des sommets du giallo.
necrid
necrid

29 abonnés 1 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2013
Un giallo sous forme d'enquête d'un américain qui tente de retrouver le meurtrier des jeunes femmes dans une ville en Italie. Le film est excellent dans son déroulement et les quelques scènes de meurtres sont très bien orchestrés. Le déroulement final est étonnant et peut surprendre. Un bon film policier en somme.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2013
Argento signe ici un très bon thriller à l'italienne. Entre les décors à la fois froids et étrange, la musique psyché de Morricone, et des scènes de meurtres très graphiques, on reconnait déjà le style du réalisateur qui donnera ses lettres de noblesses au giallo. Plus classique que Suspira, "l'oiseau au plumage de cristal" n'en est pas moins passionnant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 mai 2013
Film quasi fondateur du célèbre genre dit "giallo" (avec "La Fille qui en savait trop" de Mario Bava, en 1963, soit 6-7 ans avant le film qui nous intéresse), L'Oiseau au Plumage de Cristal, titre énigmatique et poétiquement inspirateur s'il en est, pose immédiatement les bases de la longue carrière du maître Argento - à savoir : un tueur mystérieux, vu de dos ou par parties du corps (généralement les mains, ici celles du réaliseateur lui-même), qui nous donne, à un moment ou à un autre, une caméra subjective ; des meurtres violents, à l'arme blanche, crus et sadiques ; de jolies filles (et, du coup, victimes) inoffensives livrées à l'assassin...
Avant d'entremêler policier et fantastique (comme dans Les Frissons de l'Angoisse ou, plus encore, dans Suspiria), le réalisateur transalpin demeurait au début de sa carière dans une logique réaliste. Qu'il s'agisse, comme ici, de l'acuité du regard, qui permet d'analyser/disséquer la vision, ou bien des techniques scientifiques criminelles, comme dans Le Chat à 9 Queues, Argento pose le spectateur au même niveau que le personnage-enquêteur du film. L'intrigue a donc forcément un certain minimalisme quant aux procédés de l'enquête: certes l'on a, dans ce film, la présence de la police (et de techniques d'analyses qui leur sont propres), mais le vrai "héros", c'est l'écrivain Sam, qui s'improvise détective.
Rondement mené (quoique pouvant laisser apparaître des zones d'ombres, notamment sur la présence de mystérieux tueurs à gages, mais bon), l'intrigue est appuyé par une mise en scène sobre mais très appliquée. Dans les bonus, Argento nous informe que, contrairement aux réalisateurs italiens de l'époque, il avait effectué un story-board précis auquel il a collé. Aussi n'est-ce pas surprenant de voir déjà, dans cette première réalisation, tout un travail de l'image, du cadre, alternant des travellings "soyeux" et fluides, avec des compositions du cadre quasi picturales, où les couleurs se répondent, donnent une vie propre à chaque décor parcouru.
Et le travail de l'image ne se limite pas au cadre et aux mouvements de caméra, mais s'applique également au montage. Il n'est pas étonnant qu'on puisse rapprocher cette première œuvre des films de De Palma : les images sont interrogées, décortiquées, revisitées, jusqu'à un final bluffant. Un assemblage des images particulièrement intéressant donc, avec des effets de flashbacks multiples (voire répétitifs, mais jamais gratuits), avec zooms/dézooms sporadiques.
Certes je pourrais dire qu'il y a certaines longueurs, certaines scènes quelque peu bancales, aux idées clichées (l'antiquaire homosexuel ou l'artiste fou) ou niaises (notamment les scènes d'amour et de sentimentalisme entre Sam et sa petite amie), mais le tout est bien vite rattrapé par la solidité du scénario et l'élégance de la mise en scène. Un premier film dont on comprend aisément le succès, surtout aux États-Unis (Hitchcock lui-même semblerait en avoir été touché, comme l'indique la bande-annonce d'époque), et qui donne déjà tous les rudiments des futurs slashers (avec caméra quasi voire carrément subjective, victimes vulnérables et crimes ensanglantés à l'arme blanche).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 février 2013
Entre thriller et perversion, l'Oiseau au plumage de cristal est certainement l'un des giallo les plus remarquable de Dario Argento. En effet, le cinéaste s'approprie les codes du giallo,courant des années 60/80 qui mélange une intrigue policière avec un rythme soutenu et une tension érotique, dont il aborde tous les aspects avec intelligence pour offrir un film tendu et immersif à travers une très bonne mise en scène.
Car sur le plan technique, il faut reconnaître que Dario Argento réussit un film abouti qui ne souffre d'aucun défaut notable, même si la réalisation reste bien en dessous de l'excellent Ténèbres. On remarque cependant trois excellents éléments de mise en scène qui permettent au film d'instaurer une ambiance pesante et étouffante. Le premier est l'utilisation d'une focalisation interne au tueur, se retranscrivant par une caméra subjective suivant les victimes. Cet angle de vue particulièrement glauque apporte au film une tension importante, nous forçant à traquer les victimes aux côtés de l'assassin dans de longues séquences haletantes, donnant aux meurtres un aspect plus stylisé et brutal. Le second élément est quant à lui l'intégration de nombreux flash backs au sein du récit, sous forme d'éclair perçu par le personnage principal. Là encore, cet élément offre au film une tension toujours plus importante. Le dernier élément réside dans les thèmes musicaux exceptionnels signés par le grand Ennio Morricone. Ses musiques offrent au film une légèreté surprenante qui accentue le malaise que l'on peut ressentir durant le film. De ce fait, il contraste avec l'angoisse permanente tout en aidant à la création de cette dernière.
Mais la tension omniprésente vient aussi du rythme du film, infernal. Car ce qui caractérise aussi le giallo est aussi le côté suspens qui ne nous lâche pas jusqu'à la fin du film. Ce rythme repose donc sur un scénario maîtrisé de bout en bout, sans grandes longueurs. On suit donc l'enquête d'un journaliste américain pour arrêter un mystérieux maniaque qui s'en prend aux jeunes femmes et dont il a été témoin de la tentative de meurtre de l'une d'entre elles. On alterne ainsi entre l'enquête de cet américain et les scènes de meurtres et de poursuite avec fluidité, permettant au film de garder un rythme très régulier. Mais le scénario jouit aussi de nombreux rebondissements qui nous perdent sur l'identité du tueur jusqu'à la révélation inattendue.
C'est donc avec ce film que Dario Argento pose les bases du Giallo, entre l'intelligence d'un roman d'Agatha Christie, le suspens des plus grands thriller et la tension sexuelle d'un film érotique.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 novembre 2012
Un très bon polar d'Argento
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 308 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mars 2019
Avec "L'Oiseau au plumage de cristal", Dario Argento faisait une entrée fracassante sur la scène du Giallo. Ce film fait d'ailleurs partie de la trilogie animalière du cinéaste italien. "L'oiseau au plumage de cristal" propose un suspense qui par moments devient sérieusement oppressant: le réalisateur italien faisant la part belle aux gros plans. Film sorti en 1970 qui était "en avance" sur son temps, en témoignent les décors (la galerie d'art) qui ne sont absolument pas des décors des années 70. Cet "Oiseau au plumage de cristal" est sans conteste une réussite en témoigne le beau succès qu'il a reçu mais fait figure de mise en bouche en attendant les autres films d'Argento qui jouent encore plus avec les nerfs du spectateur...
Kalie
Kalie

82 abonnés 970 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 avril 2017
C'est le premier giallo de Dario Argento. Un genre qui mélange intrigue policière du type whodunit, horreur et érotisme. Tout comme dans "Le chat à neuf queues", "Quatre mouches de velours gris", "Ténèbres" et "Le syndrome de Stendhal", Dario Argento utilise une recette qui marche : du suspense, de l'horreur, un brin d'érotisme et une révélation finale qui fait mouche.
Kill-Django
Kill-Django

49 abonnés 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2012
Très bon premier film de Dario Argento, j'ai été très agréablement surpris par sa qualité de réalisation, par le fait que la musique et la scène de début à été repris par Quentin Tarantino dans "Boulevard de la mort" et par le suspens qui te tiens en halène tout le long du métrage. "L'Oiseau au plumage de cristal" est en excellent film.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2012
"L'oiseau au plumage de cristal"(1970)marqua l'apparition fulgurante de Dario Argento sur la scène du gallo,cette sorte de thriller italien baroque qui emprunte énormément à Hitchcock.On pense aussi au De Palma première période,même si ce film le précéda.A ma grande surprise,ce film est l'un des plus sobres de son auteur:très peu de meurtres sanglants,une tendance à rester dans un certain réalisme,et une enquête rondement menée par un journaliste qui s'improvise détective. Malgré cela,Argento impose sa patte unique,avec une mise en scène faite de plans subjectifs,de gros plans,d'arrêts sur image.Les homicides en eux-mêmes utilisent habilement le hors-champ.C'est aussi qu'on découvre le fétichisme du tueur en série,entre ses gants de cuir,son imperméable cire et ses couteaux soigneusement sélectionnés pour chaque victime.Evidemment,l'interprétation laisse à désirer,entre grandiloquence,incohérences et tentatives d'humour foireuses,mais on apprécie beaucoup la qualité esthétique de l'ensemble,ainsi que son final terrifiant en forme de pied de nez.L'Italie devient le berceau de la déviance flamboyante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 juin 2012
Sacré réalisateur ce Argento. L'oiseau au plumage de cristal est film policier sacrément efficace et qui se regarde toujours bien.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 juin 2012
Ce film (qui n'a pas trop soufert avec le temps)est un policier efficace et ettonant bien que trés lent au milieu.La mise en scene est vraiment trés reussite,l'intrigue passable bien qu'un peu tirer par les cheveux.Il n'en reste que Argento est un trés bon realisateur
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