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leon2
49 abonnés
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5,0
Publiée le 25 novembre 2008
Oeuvre euphorisante , véritable dose d'oxygène et de joie , chat noir chat blanc est l'une des meilleurs réalisations de Kusturica . Personnages délirants dans cette fresque familliale gitane , où la dérisoin à la part belle .Emmené par une BO connu et entêtante , qui nous plonge encore plus profondement dans cette univers déjanté tziganne , que vous apprécierez à coup sùr . Pas assez connu au vù de ses qualités , il est pour moi un splendide ovni cinématographique . Ne passez pas à coté .
Ce bon vieux emir...ni si bon ni si vieux, car aprés tout c'est un vieux singe qui n'apprend plus rien de personnes, le voilà autonome, en roue libre. Je suis content de m'en rendre compte. A temps, car ce chat vient à une période particulière de son cinéma, un tournant et une pause qu'il n'a pas fini de rejouer. Tout est bon dans le chat et dans le gitan. A son habitude Emir conjugue picaresque, situation sortie d'une panoplie d'hystérique, fantasmes et imaginaire envahissant. Les idées voilà ce que vend ce cinéma. Un vieil et éternel bric à brac d'idées. Sont-elles interessantes? force est de reconnaître que...non. Ce grand styliste tiré sa force de la subtilité (Papa est en voyage...) d'un sens du lyrisme (Le TEmps des...), ou de la métaphore poétique(Arizona Dream,Underground)et ne se sacrifier pas facilement sur l'autel de ses obsessions, car ses films débordaient d'un sous texte d'une grande étendue. Underground se permet d'être un film de guerre, une parabole sur le cinéma et sa mystique, l'épopée d'une Serbie en proie à son passée, et un grand saut poétique et profond. Le retour de kusturica sonne faux sur ce chat noir, ou la pleine beauté d'une grande clairvoyance du Temps des Gitans s'est dissipée, au profit d'une echappée burlesque réussie mais décevante. Ce changement de style s'accompagne d'intentions moins nobles surtout s'il fait sens à la suite essouflé de sa carrière. La vulgarité du film injustifiée (un vague fantasme) semble se complaire à aligner des scènes protocolaires, extrémement spectaculaire, et emir frôle le néant pour mieux parfaire la forme luxueuse de son film. L'oeuvre n'a aucun vertige, n'echappe pas à la pesanteur et devient une anectode fumante qui multiplie les clins d'oeil commerciaux. Le style se fait procédé et c assez terrible. Bien sur le pire arrive et chat noir montre que kusturica à rejoins ce grand vigneron de coppola qu'il critiquait tant. Il est devenu un chef d'entreprise qui a fait une véritable OPA sur le cinéma.
Comment ne pas tomber sous le charme d'un film pareil? Cette façon de faire vivre un monde complètement fou avec une histoire au rythme effréné sans temps mort, avec beaucoup d'humour, des scènes magistrales sur une bande son à tomber... Kusturica a du talent... Oui, un film comme ça est culte, parce qu'après l'avoir visionné, on a envie de le revoir à nouveau...
Une pure merveille. Ce film est un hymne à la joie, à l'amour, à la vie. La musique est sublime tout autant que les personnages. longue vis au ciénma serbe
Que vous n'accrochiez ou pas à l'humour totalement décalé de Kusturica, la curiosité cinéphilique se doit de vous faire découvrir son univers visuel unique, qui, à n’en point douter, a beaucoup influencé celui de J.P. Jeunet, et fait de ce film un détour obligé. De plus, le travail de mise en scène faisant monter crescendo son rythme fou ainsi que les personnages farfelus magnifiquement interprétés par des acteurs jouant de leur physique donne à cette belle histoire d'amour au cœur un ton unique fait d’un cocktail de références cinématographiques. De plus, comme à son habitude, Kusturica accompagne cette folle plongée dans la communauté gitane d’une bande originale endiablée qui fait de ce long métrage incomparable une œuvre culte!
J'ai rarement vu un film aussi nul... Sûrement un film extraordinaire pour les bobos qui viendront trouver des sens cachés là où il n'y a pas grand chose. Je n'ai pas pu tenir plus de 30minutes.
Très belle histoire d'amour, contée par un Kusturica bouillonnant. Le rythme est effréné, avec cette théâtralité burlesque omniprésente, si caractéristique du cinéaste serbe. Et bien sûr, la musique qui traîne de longs jours dans la tête!
J'adore le style de Kusturica, sa manière de filmer ainsi que l'humour de ses films délirants, on rigole bien pendant 1h20 mais ensuite moins tout de même. Quand on n’a pas d'argent il faut des idées et dans ce film il n’avait pas beaucoup d'argent.
Un des meilleurs Kusturica depuis le Temps de Gitans ,2 heures de pur bonheur au milieu de ce monde Gitan et de leurs aventures completements dejantées.Comme d'habitude avec le cineaste Yougoslave ,l'histoire (bien qu'ici assez solide) n'est surtout qu'un pretexte a donner vie a toute une cohorte de personnages + "cinglés" et "decalés" les uns que les autres ,il suffit de se laisser penetrer par cet univers si particulier et de profiter du talent de tous ces comediens qui deambulent devant la camera du genial realisateur qui compose de veritables tableaux que la musique quasi omni-presente dynamite dans un torrent de folie communicatrice.Il ya un petit coté Bollywood dans de nombreuses scenes qui melangent dans un joyeux bordel les airs Tziganes et Manouches a des decors vivants et colorés.Un merveilleux "bazar" cinématographique qui redonnerait la joie de vivre au plus désespèré des suicidaires dépressifs !Final superbe avec le clin d'oeil au Casablanca de Curtiz.
Kusturica à son meilleur, signe ici un film surréaliste, complétement déjanté, dyonisiaque. Un film anarchique sur une société anarchique (la serbie des années 90),et plein d'optimisme, de bonne humeur, d'un humour tendre et kitsch! paradoxalement ça m'a donné envie de pleurer, sans doutes le contraste avec la réalité. Les acteurs surjouent bien sûr mais c'est fait pour, ce sont tous des mégalomanes complétement imprévisibles qui trippent pour un rien, mention spéciale à Dadan! BO géniale qui donne son essence au film. ATTENTION: film à mater en VO, Srpski parce qu'en français ou anglais le fim pert toute sa substance et tout son charme!
"Chat noir, chat blanc" marque une date importante dans la carrière d'Emir Kusturica. Après avoir essuyé de violentes critiques suites à sa palme d'or en 1995 pour "Underground", le réalisateur serbe avait prévenu qu'on ne le reverrait jamais derrière une caméra. Mais quand on a autant de bonheur et de joie à exposer aux gens, est-ce bien raisonnable de les en priver? C'est de la vitamine sur pellicule, un coktail frétillant et ensoleillé qui donne envie de danser et de se lâcher complètement, "Chat noir, chat blanc", c'est le meilleur remède pour les dépressifs en puissance. Kusturica a ce talent de faire transparaître une joie de vivre incontrôlable dans ses images (la scène dans le champ de tournesol est tout simplement merveilleuse) en rendant même la mort comique. Barré, bordélique et emmené à 200 à l'heure, le film n'a aucune prétention si ce n'est celle d'être une oeuvre euphorique et délicieuse, symbole de l'innocence et de l'ivresse d'un Kusturica qui ne demande qu'une chose, faire du cinéma selon son coeur. "Chat noir, chat blanc" est sûrement l'un des plus grands bonheur cinématographiques et quoi qu'on en dise, l'investigateur de cette merveille ne peut qu'avoir une joie de vivre intense et infinie et une passion pour le cinéma qu'il serait dommage d'écourter.
Il est de ces bonheurs pour qui toute matière est poreuse. Je dois dire que ce film est un excellent médicament. Vous avez une crise de mauvaise humeur ? Une déprime passagère ? Lourde ? Alors je vous mets au défit de ne pas vous laisser contaminer par ce bonheur irradiant et simple, qui transcende chaque moments du film. Les comédiens sont géniaux, vrais, purs, adorables. A un tel point qu'on voudrait vivre là-bas. S'y marrier. Manger une glace au milieu d'une bouée pneumatique, dans le fleuve. Sentir les rayons chauds du soleil nous transpercer, et ne jamais, jamais oublier que seuls ces moments là comptent. Une vraie leçon de simplicité, une grosse claque qu'on attends pas, et qui nous remets les pieds dans nos chaussettes. Une scène d'antologie que la poursuite dans les champs,quelle joie! Une autre ? Ce mariage, un vrai débalage de folie, et l'escapade qui suit. J'ai parfois l'impression que les meilleurs films sont ceux où il n'y a pas d'acteurs. Mais que des gens vrais. Et une histoire vraie. Une oeuvre mémorable et gargarisante.