Le Goût de la cerise
Note moyenne
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71 critiques spectateurs

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Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

91 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juin 2024
Un iranien sillonne des routes poussiéreuses à bord de son 4x4 pour trouver quelqu’un et lui rendre un service qu’il ne peut demander qu’à un inconnu. Je me réjouissais de voir ce film au scénario original, récompensé par une palme d’or, et qui semblait aborder une philosophie de la vie bien particulière. Cependant, le scénario minimaliste, les plans fixes et les dialogues interminables de ce road movie lisse m’ont vite lassé. Heureusement que le film ne dure qu’une heure trente.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 avril 2019
On ne peut pas faire de scénario plus minimaliste. Reconnaissons cependant la bonne utilisation du cadre intérieur de la 4x4 conduite par M. Badii. Les rencontres du candidat au suicide sont turc, afghan ou kurde: voilà des choix pas neutres et significatifs d'une réalité sociologique de l'Iran que nous survolons.
Peu d'émotion, pas d'action, seuls des dialogues sur le gout de vivre nous tiennent éveillés. Le contexte politique de l'époque explique probablement l'engouement pour ce film, une palme d'or qui flétrit avec le temps. Kiarostami filme avec soin les pierres qui roulent du camion qui se déverse, lesquelles nous renvoient à la vie qui s'écoule inexorablement. Déconcertant de par sa simplicité naïve et sa philosophie de bazar, la cerise est peut être de celle dont le goût restera malgré tout en mémoire.
DVD1 - avril 2019
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2025
Il faut du temps pour entrer dans Le Goût de la cerise. Non pas du temps dans le sens d’un effort (encore que) mais du temps comme si le film creusait, plan après plan, un interstice dans le rythme. Il faut se laisser désorienter, accepter que le cinéma ne soit plus affaire de drame, de progression, mais plutôt de dérive.

Tout commence dans une voiture. Une voiture beige, poussiéreuse, qui tourne en rond, grimpe les collines des abords de Téhéran, traverse des paysages déserts et les rues de la ville. À son bord, un homme dont on saura peu de choses. Monsieur Badii. Il cherche quelqu’un, dit-il, pour un travail simple, bien payé : venir à un endroit précis, au lever du jour, et le sortir d’un trou… s’il est encore vivant. Sinon, le recouvrir de terre. Rien de plus. Il ne supplie pas, il ne s’explique pas. Il demande. Poliment. Et cette demande devient l’unique ligne de tension du film.

Kiarostami ne fait rien pour nous séduire, et c’est là que le film commence à travailler, lentement, obstinément. Il n’y a pas de psychologie. Pas de flashback. Aucune explication. Les raisons de Badii nous sont refusées. C’est que Le Goût de la cerise ne veut pas transformer le désespoir en scénario. Ce silence autour du “pourquoi” est un acte éthique, presque politique : ne pas réduire l’homme à ses motifs, ne pas l’enfermer dans une causalité qui viendrait faire écran à l’énigme de son être.

Trois passagers, trois reflets possibles, trois résistances. Un soldat, jeune, effrayé. Un séminariste, pieux, mais impuissant à comprendre. Et enfin, un vieil ouvrier kurde, qui introduit une dissonance tendre, presque un poème de vie. Lui aussi, dit-il, a songé à mourir. Il avait même grimpé jusqu’au mûrier. Et puis, en redescendant, il a cueilli une cerise. Elle était bonne. Douce, inattendue. Et cela a suffi. Pour ce jour-là. Pour un moment. La cerise, alors, n’est plus une simple anecdote : elle devient ce point minuscule autour duquel tourne tout le film.

Il ne faut pas y voir une morale, ni une leçon de sagesse. Kiarostami ne cherche pas à opposer une force au désespoir, sinon le frémissement d’une sensation. Une douceur au creux de l’amertume.

Et puis, le film s’éteint. La nuit est tombée. Badii est allongé dans son trou. Des sons montent, le vent, un chien, des éclairs. L’image devient granuleuse. Et soudain, bascule. Le grain pellicule cède au grain vidéo. Plus rien n’est fiction. Des soldats répètent un texte, des techniciens rient, une caméra filme, enregistre. On voit Kiarostami lui-même, hors champ, faire signe. Le film se déplie, se retire, nous laisse avec cette question impossible : a-t-il sauté ? a-t-il survécu ? ou mieux : la réponse a-t-elle un sens ?
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 669 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 septembre 2019
Un homme conduit une voiture et va à la rencontre d'hommes seuls pour leur proposer une transaction mystérieuse. C'est à peu près tout, et cela donne un film théorique et austère, où aucune émotion ou presque n'effleure. Si la réflexion développée, bien qu'assez hermétique, laisse entrevoir des intuitions intéressantes, difficile cependant de faire grand sens de la conclusion, qui apparait davantage comme un aveu d'échec que comme un retournement méta vertigineux.
GéDéon
GéDéon

139 abonnés 727 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mai 2024
Ce long-métrage d’Abbas Kiarostami constitue une œuvre difficile à classer. Lauréat de la Palme d'or du festival de Cannes en 1997, ce film aborde le thème de la mort à travers une mise en scène déconcertante. En effet, la caméra en plan fixe suit un homme à bord de son véhicule dans les faubourgs de Téhéran et décidé à mettre fin à ses jours. Le suicide étant un acte interdit en Iran, les rencontres effectuées par cet individu donnent lieu à des échanges variés où les postures philosophiques et religieuses s’entrecroisent. Cela sonne souvent creux en dépit de quelques réflexions sur le sens de la vie. Bref, du cinéma soporifique malgré l’évidente qualité des dialogues.
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2023
Abbas Kiarostami fut pendant les années 90, un des cinéastes en activité les plus talentueux. Il réalisa pendant cette décennie six films de premier ordre dont " le goût de la cerise" ( 97) (palme d'or à Cannes.)

Certes, la filmographie du cinéaste iranien est sans doute, encore à ce jour, une des plus accomplies de son pays même si elle est surtout destinée à l'amateur de cinéma d'auteur.

" le goût de la cerise" ne fait pas, malgré son prix prestigieux, exception à la règle, bien que son sujet soie universel et surtout s'adresse à tout le monde.

Réflexion sur la vie elle-même, son prix, son sens, " le goût..." releve des interrogations chères à la philosophie existentielle.

Au travers de l'histoire d'un homme dont on ne saura pas grand-chose, simplement qu'il cherche quelqu'un pour venir l'enterrer une fois son suicide accompli, c'est un regard direct, sans concession en direction de l'existence humaine.

Finalement c'est un film qui met les choses à sa place et qu'il est bon de revoir de temps à autres ( avec " la vie est belle " de Capra), lors d'éventuelles baisses de régime.

A titre formel, ce n'est pas, à mes yeux l'opus le plus accompli de Kiarostami ( il est certes celui qui fera connaître son travail à un plus large public) mais c'est celui que j'aie vu le plus de fois, en raison de la profondeur de son thème.

Porté par son sujet, son point fort, " le goût..." est une réussite , même si la trilogie de Kosker (" mais où est la maison de mon ami?", "et la vie continue", " au travers des oliviers") et " le vent nous emportera" démontrent, à mes yeux, avec plus d'évidence, le talent exceptionnel de son auteur.

Si l'on veut trouver un fil conducteur aux films les plus aboutis de Kiarostami, peut-être " le goût de la cerise " fait il figure de meilleure introduction.
TUTUR29
TUTUR29

48 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 septembre 2023
J'ai lu quelques analyses intéressantes de ce film mais pour ma part, c'est trop symbolique pour moi. J'ai surtout l'impression d'avoir perdu 1h40 de ma vie devant un film où il ne se passe rien et où les quelques dialogues ne rendent pas l'intrigue plus intéressante. J'ai été complètement hermétique au goût de la cerise malheureusement.
Djifunk
Djifunk

38 abonnés 170 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2023
l histoire est intrigante et les portraits sont beau. Le parti pris contre le suicide est fin mais que c'est âpre. Et la fin tres"concept" qui ne va pas au bout du chemin est frustrante même si certains crieront au sublime
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 avril 2012
J'ai été très décue par ce film. D'habitude la lenteur dans l'action et les films psychologiques me plaisent..... mais là j'ai vraiment lutté contre le sommeil. Et la fin reste un mystère, Mais je n'étais déjà plus très réveillée quand je l'ai vue.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 mars 2017
Le goût de la cerise est très limité, que ce soit au niveau de la caméra où l'on alterne que deux plans (dans la voiture et les mouvements de la voiture dans le paysage) et au niveau de la réflexion qui tourne rapidement court (dieu dit de ne pas se suicider, c'est mal de se suicider). L'absence de révélation sur le pourquoi du comment il veut se suicider, à la rigueur ce n'est pas important, mais l'absence de rôle féminin me choque (surement parce que dieu l'a demandé) ! Palme d'or ? Palme en plastique alors !
Nath Visuals
Nath Visuals

86 abonnés 279 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 décembre 2024
Film lauréat de la palme d'or de 1997 et j'aimerais comprendre comment il a pu l'obtenir. À part quelques plans sympa, rien ne m'a touché dans ce film.

On nous expose l'histoire d'un homme qui veut qu'on l'enterre après son suicide. Même si la fin apporte peut être quelque chose, c'était tellement long pour si peu que je n'ai rarement aussi vite décroché d'un film. Pourtant c'est un film que je découvre au cinéma en reprojection, dans de bonnes conditions pour apprécier, et ce qui le facilite par rapport à chez sois.

Mais tout de même, voilà un vide, je n'ai pas trop d'explications. Peut être que je suis totalement passé à côté, surtout que le film est très bien noté et qu'évidemment, gagner un tel prix n'est pas un hasard.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 septembre 2024
Proposition minimaliste de Kiarostami, lente dans le déroulement de son scénario – résumable en une phrase –, mais féconde en interprétations. Badii est aussi aride que le désert qu'il traverse en 4 x 4. Moyennant une rémunération importante, il requiert un service mystérieux. Situation qui pose une première question morale : dans quelle mesure sommes-nous prêts à accorder une faveur inconnue pour une récompense désirable ?

Le suicide étant un sujet tabou en Iran, à plus forte raison à la sortie du film, Kiarostami trouve un moyen détourné de l'aborder sans en faire l'apologie. Le traitement du sujet, comme la mort elle-même, est opaque. Le Goût de la cerise ne verse pas dans le mélodrame, et rappelle, avec une réserve appréciable, que la vie, aussi morne peut-elle se montrer, comporte des joies inattendues. Fort de ce constat, la mort nous en prive, sans pour autant que cela nous gêne, précisément parce que notre esprit à quitté notre enveloppe charnelle.

Le Goût de la cerise revêt donc la porte philosophique qu'on souhaite bien lui accorder. Le soldat kurde, le religieux afghan et le taxidermiste turc apportent une perspective différente sur la problématique existentielle de Badii. La fin métafictionnelle resitue le cadre matérialiste de l'art.
Xavier d
Xavier d

12 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2018
Sur le fonds : un message structuré et fort sur la place de Dieu dans notre/leur/la société (iranienne). Sur la forme, dommage que le cadre soit si aride et que certains plans semblent se répéter encore et encore ...
Alex Motamots
Alex Motamots

11 abonnés 396 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2021
Un road-trip dans la banlieue de Téhéran. Un homme seul au volant qui cherche un autre homme seul pour un travail particulier.
Des tons jaunes, de la poussière, des rencontres.
Peu de dialogues.
Un personnage principal qui reste énigmatique.
Un film lent sur fond de terre qui tombe.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 janvier 2011
Un film qui n'a commencé a m'interesser qu'à partir de l'apparition du personnage turc et de son magifique monologue.Difficile de faire mieux à sa place. Des lors, il se dégage une grande empathie pour les personnages, et on cherche avec eux ce goût de la cerise qui pourrait nous sauver. Karostami pose son problème frontalement, sans passer par le sempiternel voyage initiatique. Quelle que soit sa réponse, cela reste du cinéma.
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