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Un visiteur
1,0
Publiée le 25 avril 2012
J'ai été très décue par ce film. D'habitude la lenteur dans l'action et les films psychologiques me plaisent..... mais là j'ai vraiment lutté contre le sommeil. Et la fin reste un mystère, Mais je n'étais déjà plus très réveillée quand je l'ai vue.
A l'exception du dernier 1/4H, manifestement bâclé et brouillon (mais correct), ce film reste un très bon thriller psycho, extrêmement prenant. Action (aucune) se situe dans un endroit lunaire, au carrefour de toutes les cultures, de toutes les identités. Soit un peu de cailloux, de poussière, une tire, des acteurs. L'action est humaine, intense, limite du concevable. Pour rappel, 'le salaire de la peur' (un film nitro, ni trop peu) n'est rien d'autre que : des cailloux, un camion, et des flacons remplis de flotte. Et tout cela devient culte et intemporel. Mais c'est juste à titre de démonstration, car aucune comparaison n'est jamais possible entre films.
Dès le départ, on ne sait pas trop ce qu'il se passe. Un homme chercher quelqu'un qui accepterait une étrange mission. Chacun de ses interlocuteurs lui renvoient une réaction en décalage avec son état d'esprit. Une quête désespérée dans un des paysages secs et arides. Et puis, arrive ce personnage turc. A partir de ce moment, le film bascule. Son magnifique monologue nous bouleverse; la situation du héros devient plus prégnante à nos yeux. Et l'on se met à écouter ce vieil homme comme le fait ce personnage au bord du gouffre. Un moment de cinéma unique.
J'ai d'abord aimé ce film parce qu'il m'a interpellée ; dès le départ il dérange, on se sent mal à l'aise : c'est qui ce type qui pose mille questions ? Il dirige la conversation, qui ressemble à un interrogatoire, tout en conduisant retenant son passager en vase clos. Et c'est ça que j'attends du cinéma : qu'il nous transporte ailleurs, pas seulement visuellement mais émotionnellement. Il débute lentement, puis on perçoit un frémissement de vie chez cet homme désabusé qui va peut être bouleverser le cours des choses. L'histoire est très intéressante, déroulant doucement son intrigue. La mise en scène est très réussie également. Chapeau bas !
Un doux et profond voyage duquel on ne ressort que forcément transformé , le goût de la cerise sonne comme une mélopé impromptue au milieu du fracas parfois grossié et amorphe des grosses productions hollywoodiennes ; au départ curieux , puis sceptique (je l'était c'est indéniable) , on est ensuite apostrophé par la simplicité exagérément efficace avec laquelle le réalisateur dérobe sous nos pieds le voile obscure et souvent tenace de notre ignorance des choses vraies , sans fausses modesties , sans prétention aucune , ni même désir de convaincre ... tel une statue immuable le film résonne comme une invitation a la redécouverte des réalités les plus simple , dont l'évidence s'efface trop souvent , un millier de fois dilluée par nos certitudes et convictions.
Œuvre très contemplative et très belle signée Kiarostami. Le film aborde le sujet très sérieux de la mort à travers le destin de cet homme « entre deux-âges » proposant une mission désespérée aux personnes qu’il croisera sur sa route. La mise en scène est tout bonnement excellente oscillant entre magnifiques plans-séquences et passages faisant très « amateur », ce qui donne au spectateur l’illusion du réel mais qui montre aussi une certaine volonté du cineaste de se démarquer des standards habituels tout en donnant cet aspect intimiste à son film. Je reprocherais juste à Kiarostami de vouloir en faire un peu trop dans le contemplatif, au final il instaure un rythme très lent qui peut rebuter. Reste que ce film n’a pas décroché sa palme d’or au hasard, cette récompense est le fruit d’un grand travail que l’on ressent avec force à l’écran. Une belle réussite.
Un film qui n'a commencé a m'interesser qu'à partir de l'apparition du personnage turc et de son magifique monologue.Difficile de faire mieux à sa place. Des lors, il se dégage une grande empathie pour les personnages, et on cherche avec eux ce goût de la cerise qui pourrait nous sauver. Karostami pose son problème frontalement, sans passer par le sempiternel voyage initiatique. Quelle que soit sa réponse, cela reste du cinéma.
La chose essentielle à savoir avant de voir le film est qu'elle a été réalisée par Kiarostami. Par conséquent, la critique négative doit être bien fondée et justifiée tant le réalisateur bénéficie d'une aura favorable.
Le film est minimaliste, il s'agit surement de sa plus grande qualité. Disons que un réalisateur lambda aurait rendu ce film navrant à souhait car on glisserait légèrement vers la mièvrerie. Le film est basé sur un jeu d'acteurs pour certains non-professionnels conférant au film un authentique assuré.
Nous sommes suspendus aux lèvres de l'acteur tant nous souhaitons connaître la nature de sa demande. De celle-ci, Ils ont tous une vision différente, et Kiarostami donne une grand part d'humanité et de respect de la vie à chacun. Les dialogues sont riches et spontanés mais cela manque clairement de profondeur.
Le début de ce film a été assez laborieux pour ma part. Ce n'était pas tant le rythme très lent, mais surtout le fait que je ne comprenais pas bien les intentions du réalisateur. Un homme cherche quelqu'un pour boucher un trou, mais pourquoi ne le fait-il pas lui même ? Une fois qu'on comprend mieux, on peut commencer à vraiment rentrer dans le film. Le réalisateur nous livre une réflexion sur la vie et sur la mort. Il s'agit là du principal point fort du film, même si le propos n'est pas transcendant.
Il parait qu'il y en a qui adore ce film. Le jury du festival de Cannes de 1997 doit probablement en faire partie vu que Le Goût De Le Cerise à reçut La Palme D'Or. Pour résumé : un type est en bagnole et roule ... Il rencontre deux personnes-très courts dialogues, absurdes et sans intérêts. Il y a t-il autre chose à dire ? Suis-je passé à côté du film ? Le jury du festival de Cannes était-il bourré ?
Quel film et quel réalisateur ! S´il est un piètre photographe, il n´en est pas moins un excellent cinéaste et "Le goût de la cerise" en est une des nombreuses preuves. Au premier abord on se confronte a un film dépouillé, un peu monotone, soulevant des questions métaphysiques et éthiques vues et revues et même si l´acteur qui endosse le rôle principal est incontestablement doué, le film semble traîner en longueur. Puis vient ce dénouement où Badii s´allonge dans ce trou et attend suivi dún écran noir. On reste sur cette fin d´autant plus surprenante que la séquence suivante montre Kiarostami annoncant la fin du tournage. Ce qui rend ce film si exceptionnel, en plus de la plastique de l´oeuvre qui est digne d´éloge, c´est le fond. L´histoire se déroule en Iran et des thèmes aussi controversés que le suicide ( et donc le tort des religieux de blâmer cet acte) ou encore le rapport salaire-travail, dont l´iniquité est accentuée par ces vendeurs d´ouvriers que l´on voit au début du film. Un film surprenant qui mérite sans conteste sa palme d´or mais qui aurait peut-être gagné a être plus éclairci.
Film ennuyeux, quelques dialogues intéressants et les acteurs sont crédibles, c'est minimaliste à tous les points de vue donc pas grand chose à retenir au final, encore une palme d'or ridicule!!
Un film fort , intellectuel bien écrit. C'est du cinéma de réflexion comme on en fait plus beaucoup en occident. Des personnages se croisent , un chauffeur de taxi veut mourir , il ne trouve plus de sens à sa vie. Il rencontre d'autres personnages . C'est un peu sur le coté futile inutile de la vie, quel sens y donner, pourquoi vivre ? Qu'est-ce que vaut la puis il se raccroche; quelques petits détails, quelques souvenirs, quelques bons moments.. Un ancien goût de cerise qu'il adorait , alors continuons, allons jusqu'au bout de ce long voyage au bout de la nuit. Très lent , mais très fort.;
Si Le goût de la cerise peut à priori sembler un peu lent avec ses longues scènes bavardes tournées (pourtant fort habilement) en voiture, il faut avant tout y voir une magnifique réflexion pleine de subtilité sur la mort. Nous y observons en effet deux points de vue relatifs à ce thème fatidique, avec, d’un côté, celui d’un homme au bord du suicide à travers le drame d’un personnage cherchant vainement une aide pour passer à l'acte, et, d'autre part, le refus et les réactions de trois divers personnages (un militaire, un séminariste et un employé de musée) refusant cette aide pour des raisons différente selon leur convictions culturelles. Cette petite galerie des mentalités présentes en Iran est intéressante et intelligemment écrite. Avoir à assister impuissant à celle d’autrui alors que l’on attend la sienne, n’est-ce pas la condition de l’Homme face à sa fin annoncée ? C’est en tout cas ce que semble vouloir illustrer Kiarostami qui traite, sans jamais prendre parti, ce thème tabou en Iran qu’est celui du suicide. Le film est d’ailleurs toujours interdit dans son pays d’origine.