Le Goût de la cerise
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Karina Atzori
Karina Atzori

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2025
Ce film m'a captivée. J' ai immédiatement fait des recherches sur son réalisateur afin de ne rater aucun de ses autres films. C'est assez rare pour être souligné. Je le place d'emblée dans mon TOP classement.
Mayuko Y
Mayuko Y

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2025
09/06/2025 Filmothèque
Une histoire de renaissance de l’espoir de vie.
Propos du dernier homme qui travaille dans le musée : les choses ne changent pas, mais l’idée (qu’on a sur le despoires) changent.
Univers de la société irannienne, avec un soldat kurde, un ouvrier de chantier afghan, un jeune seminariaire afghan….
Par contre aucune femme, qui nous démontre également la réalité de cette société régie par le régime islamique.

« Tout ce qui est de bien vient de la terre. »
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2025
Il faut du temps pour entrer dans Le Goût de la cerise. Non pas du temps dans le sens d’un effort (encore que) mais du temps comme si le film creusait, plan après plan, un interstice dans le rythme. Il faut se laisser désorienter, accepter que le cinéma ne soit plus affaire de drame, de progression, mais plutôt de dérive.

Tout commence dans une voiture. Une voiture beige, poussiéreuse, qui tourne en rond, grimpe les collines des abords de Téhéran, traverse des paysages déserts et les rues de la ville. À son bord, un homme dont on saura peu de choses. Monsieur Badii. Il cherche quelqu’un, dit-il, pour un travail simple, bien payé : venir à un endroit précis, au lever du jour, et le sortir d’un trou… s’il est encore vivant. Sinon, le recouvrir de terre. Rien de plus. Il ne supplie pas, il ne s’explique pas. Il demande. Poliment. Et cette demande devient l’unique ligne de tension du film.

Kiarostami ne fait rien pour nous séduire, et c’est là que le film commence à travailler, lentement, obstinément. Il n’y a pas de psychologie. Pas de flashback. Aucune explication. Les raisons de Badii nous sont refusées. C’est que Le Goût de la cerise ne veut pas transformer le désespoir en scénario. Ce silence autour du “pourquoi” est un acte éthique, presque politique : ne pas réduire l’homme à ses motifs, ne pas l’enfermer dans une causalité qui viendrait faire écran à l’énigme de son être.

Trois passagers, trois reflets possibles, trois résistances. Un soldat, jeune, effrayé. Un séminariste, pieux, mais impuissant à comprendre. Et enfin, un vieil ouvrier kurde, qui introduit une dissonance tendre, presque un poème de vie. Lui aussi, dit-il, a songé à mourir. Il avait même grimpé jusqu’au mûrier. Et puis, en redescendant, il a cueilli une cerise. Elle était bonne. Douce, inattendue. Et cela a suffi. Pour ce jour-là. Pour un moment. La cerise, alors, n’est plus une simple anecdote : elle devient ce point minuscule autour duquel tourne tout le film.

Il ne faut pas y voir une morale, ni une leçon de sagesse. Kiarostami ne cherche pas à opposer une force au désespoir, sinon le frémissement d’une sensation. Une douceur au creux de l’amertume.

Et puis, le film s’éteint. La nuit est tombée. Badii est allongé dans son trou. Des sons montent, le vent, un chien, des éclairs. L’image devient granuleuse. Et soudain, bascule. Le grain pellicule cède au grain vidéo. Plus rien n’est fiction. Des soldats répètent un texte, des techniciens rient, une caméra filme, enregistre. On voit Kiarostami lui-même, hors champ, faire signe. Le film se déplie, se retire, nous laisse avec cette question impossible : a-t-il sauté ? a-t-il survécu ? ou mieux : la réponse a-t-elle un sens ?
Eyeswideopen
Eyeswideopen

5 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2025
Palme d’Or d’une belle philosophie. Dès que la mélancolie nous guette, se souvenir du goût de la cerise.
Nath Visuals
Nath Visuals

84 abonnés 279 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 décembre 2024
Film lauréat de la palme d'or de 1997 et j'aimerais comprendre comment il a pu l'obtenir. À part quelques plans sympa, rien ne m'a touché dans ce film.

On nous expose l'histoire d'un homme qui veut qu'on l'enterre après son suicide. Même si la fin apporte peut être quelque chose, c'était tellement long pour si peu que je n'ai rarement aussi vite décroché d'un film. Pourtant c'est un film que je découvre au cinéma en reprojection, dans de bonnes conditions pour apprécier, et ce qui le facilite par rapport à chez sois.

Mais tout de même, voilà un vide, je n'ai pas trop d'explications. Peut être que je suis totalement passé à côté, surtout que le film est très bien noté et qu'évidemment, gagner un tel prix n'est pas un hasard.
steph.1978
steph.1978

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2024
le gout de la cerise n'est pas mon film préféré de Kiarostami mais c'est un très grand film. Magnifique et profond.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 septembre 2024
Proposition minimaliste de Kiarostami, lente dans le déroulement de son scénario – résumable en une phrase –, mais féconde en interprétations. Badii est aussi aride que le désert qu'il traverse en 4 x 4. Moyennant une rémunération importante, il requiert un service mystérieux. Situation qui pose une première question morale : dans quelle mesure sommes-nous prêts à accorder une faveur inconnue pour une récompense désirable ?

Le suicide étant un sujet tabou en Iran, à plus forte raison à la sortie du film, Kiarostami trouve un moyen détourné de l'aborder sans en faire l'apologie. Le traitement du sujet, comme la mort elle-même, est opaque. Le Goût de la cerise ne verse pas dans le mélodrame, et rappelle, avec une réserve appréciable, que la vie, aussi morne peut-elle se montrer, comporte des joies inattendues. Fort de ce constat, la mort nous en prive, sans pour autant que cela nous gêne, précisément parce que notre esprit à quitté notre enveloppe charnelle.

Le Goût de la cerise revêt donc la porte philosophique qu'on souhaite bien lui accorder. Le soldat kurde, le religieux afghan et le taxidermiste turc apportent une perspective différente sur la problématique existentielle de Badii. La fin métafictionnelle resitue le cadre matérialiste de l'art.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juin 2024
Un iranien sillonne des routes poussiéreuses à bord de son 4x4 pour trouver quelqu’un et lui rendre un service qu’il ne peut demander qu’à un inconnu. Je me réjouissais de voir ce film au scénario original, récompensé par une palme d’or, et qui semblait aborder une philosophie de la vie bien particulière. Cependant, le scénario minimaliste, les plans fixes et les dialogues interminables de ce road movie lisse m’ont vite lassé. Heureusement que le film ne dure qu’une heure trente.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2024
Le film est une réflexion, un cheminement de pensée.
Cela aurait pu être dans un cabinet de psy ou bien le long d’un lac un matin d’été à l’aube.
Les rencontres sont l’occasion de faire évoluer le discours.
C’est le sujet du film qui en fait la force.
Et il faut bien admettre le tournant du récit avec le vieil homme qui lui demande: « tu ne veux plus voir la lune, tu ne veux plus goûter à la cerise ?».
Très bien.
Al Zian
Al Zian

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2024
J'ose pas mettre 1 étoile, en fait je n'ai rien compris à la fin, mais je ne suis pas cinéphile et évite les films en vo habituellement. Là j'ai fait l'effort, j'ai certes été intrigué par moment, mais j'ai du mal à me dire que ce film a eu la palme d'or!
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mai 2024
Ce long-métrage d’Abbas Kiarostami constitue une œuvre difficile à classer. Lauréat de la Palme d'or du festival de Cannes en 1997, ce film aborde le thème de la mort à travers une mise en scène déconcertante. En effet, la caméra en plan fixe suit un homme à bord de son véhicule dans les faubourgs de Téhéran et décidé à mettre fin à ses jours. Le suicide étant un acte interdit en Iran, les rencontres effectuées par cet individu donnent lieu à des échanges variés où les postures philosophiques et religieuses s’entrecroisent. Cela sonne souvent creux en dépit de quelques réflexions sur le sens de la vie. Bref, du cinéma soporifique malgré l’évidente qualité des dialogues.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2023
En 1997, le cinéaste iranien Abbas Kiarostami inaugurait le genre des « films de 4x4 » qu’il déclinera lui-même plus tard (Le vent nous emportera) et qui inspirera son compatriote Jafar Panahi (Taxi Téhéran, Trois visages, Aucun ours). Dans ce superbe long-métrage dont la séquence introductive est troublante d’ambiguïté, le cinéaste nous offre une sorte de road movie dans les paysages arides des environs de Téhéran. Le personnage principal, dont on ne connaît rien du passé ni des motivations, fera monter trois quidams dans son véhicule, à qui il spoiler: décrira son sombre projet personnel
, et avec lesquels vont s’engager des discussions tour à tour perturbantes, drôles, poétiques et philosophiques. Brisant spoiler: le tabou du suicide en Iran
, une œuvre d’une force indéniable, qui fit date dans l’histoire du cinéma mondial.
TrufosLover
TrufosLover

3 abonnés 116 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 octobre 2023
Je ne comprends pas comment on peut encenser un tel film et comment il a pu avoir la palme d'or deux ans avant Pulp fiction qui en est l'antithèse. C'est ennuyeux et je n'ai rien compris (décidément) à la fin. La mise en scène est simpliste autant que l'histoire qui est racontée. En même temps je n'ai lu ni nietsche ni Kant. Peut être aurais je dû ?
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 septembre 2023
J'ai lu quelques analyses intéressantes de ce film mais pour ma part, c'est trop symbolique pour moi. J'ai surtout l'impression d'avoir perdu 1h40 de ma vie devant un film où il ne se passe rien et où les quelques dialogues ne rendent pas l'intrigue plus intéressante. J'ai été complètement hermétique au goût de la cerise malheureusement.
Djifunk
Djifunk

38 abonnés 170 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2023
l histoire est intrigante et les portraits sont beau. Le parti pris contre le suicide est fin mais que c'est âpre. Et la fin tres"concept" qui ne va pas au bout du chemin est frustrante même si certains crieront au sublime
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