Le doulos est un très bon film policier de Jean-Pierre Melville. La mise en scène du réalisateur est irréprochable, le scénario est travaillé et plutôt original, le film est captivant du début à la fin, le rythme est parfait et l’ambiance créée par le réalisateur colle parfaitement au thème du film. De plus, les excellents acteurs comme Jean-Paul Belmondo, Serge Reggiani ou encore Michel Piccoli sont très convaincants dans leurs rôles. Bref, c’est à voir…
Un très bon Melville très bien écrit et qui joue sur deux points de vues : celui de Belmondo, excellent en doulos et Reggiani, tout aussi bon. Le scénario constitue le point fort du film permettant une fin très réussie.
- "Vous avez l'air d'aimer le marron à ce que je vois" - "Oui c'est ma couleur" - "Maurice aussi il aime beaucoup je crois" - "Quoi donc ?" - "Le marron... On l'comprend à cause de vos yeux... J'vous dérange pas ?" - "non pas du tout, c'est dommage, vous seriez venu 20 minutes plus tôt vous l'auriez trouvé" - "On peut pas aimer une autre couleur quand on les a vu une fois" - "Quoi donc ?" - "Vos yeux, Maurice a bien de la chance..."
Clandestinité, trahisons, interrogatoires, manipulations… Le réalisateur a dû mettre une bonne part de son expérience de résistant dans son film. Melville a suffisamment de rigueur et d’ambition pour échapper aux clichés fatigants du film noir à la française. L’image toute en variation de gris est admirable, les comédiens formidables, les ambiances de boîtes avec musique jazzy prenantes (même s’il cite visiblement le film noir américain). Seul couac, la toute fin, qui verse un peu dans le pathos héroïque.
Excellent scénario, excellente distribution, excellente musique, excellentes prises de vue. L' histoire est simple, cohérente et plutôt vraisemblable quand on la compare à ces nombreux polars au scénario tarabiscoté et incompréhensible. Un bon classique qui se laisse regarder sans ennui!
Un excellent polar noir signé par Jean-Pierre Meville qui met en scene un scenario d'une tres grande finesse... tout cela marqué par des acteurs extraordinaires, Jean-Paul Belmondo, Serge Reggiani, Michel Piccoli ... Un film parfaitement construit et maitrisé, qui nous maintient en haleine tout le long, et nous offre un dénouement superbe ! Un grand film..
Le titre "le Doulos" est bien la seule originalité de ces kilomètres de pellicules ! Si l'on peut parler d'originalité pour qualifier "une balance" ou un "indic" si vous préférez. Un scénario consternant dans lequel on finit par compter les morts plutôt que de chercher à comprendre pourquoi ils s'entassent sur une pile. On finit du reste par s'en moquer éperdument : "je vous en mets un de plus?" Quant aux comédiens, ils cherchent désespérément à comprendre le rôle qu'on veut leur faire jouer ! Recherche dialogue d'urgence ! Je comprends que par respect pour la mémoire du réalisateur-scénariste on ait volontairement tu le nombre d'entrées de cette bête histoire dans laquelle on enterre des liasses de billets de banque sans quasiment de protection : le papier monnaie imperméable et indissoluble, bref indestructible est né ! Et on enterre fric et bijoux au pied d'un réverbère très bien éclairé, pour être mieux vu de loin la nuit ! Des fois qu'aux environs, on soit en manque de liquidités ! Hilarant. Un "demi-succès" titrait-on sans rire pour qualifier le bide de cette histoire ! C'est ce genre de nanar où l'on vous projetait n'importe quoi sur un écran, pourvu qu'il y ait des artistes connus, et du sang à la clef. Avec des actrices comme utilités et se hasardant à dévoiler un sein ou deux. Tout ce qui a failli causer la disparition du cinéma français au début des années soixante. "Le doulos" est un navet, signé Melville ou pas ! Même pas d'inspiration américaine comme cette culture que l'auteur aimait tant ! Affligeant ! Je ne suis pas là de le revoir ! Je déconseille. willycopresto
Melville a signé ici une œuvre-hommage au film noir américain. Et les ingrédients sont tous réunis pour donner une ambiance parfaitement conforme au genre: la musique, le noir et blanc, les personnages culottés et le héros très classe. Cependant l'intrigue est vraiment complexe et on ne saisit pas vraiment qui dit la vérité et qui est l'ami de l'autre. Qu'importe, le "port de l'angoisse était aussi incompréhensible et cela reste un film haletant.
Premier polar maîtrisé qui fera figure d'une série de grands films policiers à l'actif du cinéaste Jean-Pierre Melville dans les années 60/70 ! Je crois que ce long métrage a inspiré Quentin Tarantino pour "Réservoir Dogs" . Cette œuvre à été mis en images en noir et blanc en 1962 et reflète parfaitement son amour du cinéma de film noir Américain chez Melville sur certains plans réussis. L'écriture du scénario est malicieusement bien développé pour mener l'intrigue à nous surprendre , les spectateurs, au fil de l'histoire avec de bons dialogues. Serge Reggiani est remarquable dans la peau du gangster au côté de Jean-Paul Belmondo parfait en indic de la police infiltré dans le milieu des gangsters. Il y a aussi l'excellent Jean Desailly dans la peau de l'inspecteur en chef de la police et dans les seconds rôles la présence de Michel Piccoli. Du très bon cinéma.
Jean Pierre Melville était un passionné des films noirs à l'américaine, "Le Doulos" en est la démonstration parfaite. Esthétiquement, on s'y croirait, les décors sont identiques: scènes de bars, gros plans sur les téléphones, long travelling sur les personnages. D'ailleurs, la scène d'ouverture où la caméra suit la marche de Serge Reggiani proche d'une voie ferrée est remarquable. On comprend bien pourquoi "Le Doulos" est un modèle de cinéma pour John Woo, Tarantino et Jarmusch, techniquement c'est une référence. Seulement oui le film est beau, oui le film est une prouesse technique mais ça ne suffit pas. Le gros point noir vient de 'l'intrigue qui est des plus compliquée. Bien malin celui qui arrivera à tout comprendre dès le premier visionnage. Nous ne sommes pas dans un film expérimental à la David Lynch, c'est un polar et un polar doit se comprendre! Dommage
Un bon Jean-Pierre Melville. Un bon polar noir à la française saupoudré d’américanisme comme ne peut s’empêcher Jean-Pierre Melville. Un très bon Jean-Paul Belmondo ; j'ose : un de ses meilleurs rôles.
Ce thriller en noir et blanc de JP Melville, metteur en scène pas si prolixe, est parait-il l’un des préférés de Tarantino. On peut comprendre pourquoi. Les méchants s’entretuent entre eux plus qu’ils ne tombent sous les balles de la police! Après un long travelling en guise de prologue, qui semble sorti tout droit d'un décor post-industriel américain, le scénario diabolique va nous tenir en haleine jusqu'à la scène finale. Accrochez-vous car un indic peut en cacher un autre. « Le Doulos », c’est un chapeau en argot, mais surtout un indic dans le milieu de l'époque. Melville, qui aimait aussi porter des chapeaux, et qui jouait dans A bout de souffle, tournera cinq ans plus tard Le samouraï, dans lequel un autre solitaire joue au chat et à la souris entre complices et police. Dans la catégorie "homme à chapeau", Delon gagne aisément, même si Belmondo, mais tout autant Reggiani, tiennent ici la rampe avec brio. Le Doulos tient la dragée haute au film noir de gangsters des années 30. Avec en plus la classe d’un Silien, qui sent bon le gentleman cambrioleur et affiche avec conviction son attachement indéfectible à ses rares amis. On prendra autant de plaisir à le voir Le Doulos sur petit écran qu'en salle, tant la mise en scène élaborée est très convaincante (longs plans séquence à l'intérieur du commissariat) et les éclairages sont un pur régal. Cinéma 2 - juin 2019 -TV3 - septembre 2019 https://my100films.wordpress.com/2015/02/01/melville-chapeau-bas/
Le cinéma de Jean-Pierre se transfigure vers ce qui sera sa marque de fabrique en flirtant vers le polar noir et la tragédie. Mise en scène froide et classieuse, personnages ambigus jusqu’à l’os et scénario au cordeau font les ingrédients d’un long-métrage plaisant malgré un aspect légèrement emberlificoté.
Avec le Doulos Jean Pierre Melville commence à affiner son style et à poser les jalons du polar moderne. Plus froid, centré sur ses personnages, il fait pointer chez eux le côté « mécanique et intérieur » que l’on retrouvera dans ses meilleurs métrages. Le Doulos vaut beaucoup pour le personnage emblématique de Silien, gangster ambigu joué par un formidable Jean Paul Belmondo. Un personnage insaisissable dont les actions et réactions ne peuvent être anticipées et qui le rendent du coup plus intrigant et inquiétant. Un peu moins fort à mon goût que ses films suivants, le Doulos vaut tout de même le détour pour l’influence qu’il aura sur le polar.