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Photo-cineaste
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4,0
Publiée le 4 février 2009
Pour moi un des meilleurs films de jean-pierre Melville, après Le cercle rouge, et Bob le Flambeur. Le scénario et le film sont un peu lent au début, ( cela correspond au style Melvillien). Puis quand cela part enfin, ont reste sur le popotin. Franchement le dénouement de l'histoire est vraiment inétendu. Bon bien entendu ont devine aisément la fin le plan une fois mis en place. Mais cela n'enlève en rien le plaisir. Une très belle photo, des lumières et cadrages bien réussit. un décors bien crédible et des acteurs superbe. Le rôle de Bébél est superbe, il lui va comme un gant. D'ailleurs si vous voulez voir un bon film dans lequel il joue, laissez tomber "un homme et son chien" la dernière Daube Française. Courez plutôt à la cinémathèque le plus proche de chez vous, voir celui-ci. 7/10
Scénario intéressant et ambitieux mais quelque peu emberlificoté. L'explication finale délivrée par Belmondo à Reggiani est réjouissante de même que le final tout court. Mais le film a quand même vieilli. Certaines scènes sont un peu ridicules et Melville a un peu trop tout misé sur le jeu de Belmondo, comme dans la scène où il attend Piccoli dans son bureau et finit par l'abattre. Ca parle parfois beaucoup, à l'instar de la longue scène dans le commissariat avec ses monologues et répliques un peu trop "récités". Au final, un film pour moi assez moyen.
Excellent polar de Jean-Pierre Melville traité sur le ton du film noir. Habilement, le grand réalisateur nous balade pendant tout le film sur le fait de savoir si Belmondo est oui ou non un traître. Après une démonstration relativement appuyée pendant les ¾ du film d’un versant de la thèse, il nous offre sur la fin un tout autre éclairage de la situation. Quelle que soit l’hypothèse retenue, Melville nous montre la difficulté de flirter avec les deux mondes. Dans l’univers des truands, l'on est soit d’un côté soit de l’autre. Cette philosophie peut se transposer à la vie courante ; « Il n’est jamais bon de courir plusieurs lièvres à la fois » ou de « trop chercher à ménager la chèvre et le chou ». Sur la forme le film est sublime et directement inspiré des grands maîtres hollywoodiens comme Lang, Huston , Wilder ou Siodmak. La nuance notable provient de l’intrusion plus fréquente des scènes d’extérieurs si l'on veut se rappeler que les films noirs des années 1940 étaient essentiellement tournés en studio. La nouvelle vague est passée par là. Belmondo et Reggiani sont à leur maximum et l’on peut en dire autant des seconds rôles comme René Lefèvre et Jean Desailly. Piccoli montre déjà son charme ambigu et vénéneux qui sera sa marque de fabrique quand il aura atteint son apogée. Du grand art. Bonne lecture du film en bonus du DVD par Noël Simsolo et par Olivier Assayas
Le Doulos est un exellent Melville et même un chef en son genre. On y retrouve un Reggiani plus que convainquant et un Belmondo vraiment au top. Mise en scène exellente et quelques sequences vraiment à retenir(le travelling sur Reggiani au début du film), servent un scénario magistral(Tarantino reprend souvent pour exemple se genre de scénar avec la résolution juste à la fin). Malgré ça, je trouve que Melville reste trop fidèle au livre, la mise en scène est plus littéraire qu'il ne le faudrait. Mais comment ne pas tomber sous le charme de ce polar noir et cruel, avec des acteurs tous plus convainquant les uns que les autres et de belle pépées au millieu de gangsters.
Clandestinité, trahisons, interrogatoires, manipulations… Le réalisateur a dû mettre une bonne part de son expérience de résistant dans son film. Melville a suffisamment de rigueur et d’ambition pour échapper aux clichés fatigants du film noir à la française. L’image toute en variation de gris est admirable, les comédiens formidables, les ambiances de boîtes avec musique jazzy prenantes (même s’il cite visiblement le film noir américain). Seul couac, la toute fin, qui verse un peu dans le pathos héroïque.
On reconnaît bien le style de Jean-Pierre Melville, très attaché aux histoires de gangsters. Jean-Paul Belmondo est remarquable, en indicateur de police. Très bon film noir, représentatif du polar des années 60.
Avec "Le Doulos" réalisé en 1962, on a affaire à l'un des films les plus célèbres de Jean-Pierre Melville, spécialiste du polar à la française. Et pour cause ! Souvent éclatante, cette oeuvre néanmoins loin d'être parfaite est absolument captivante. Le début est en tout cas remarquable : exposant visuellement la situation d'un scénario complexe aux multiples pistes, le cinéaste se permet bien des audaces, orchestrant une suite de scènes à l'ironie démesurée et au dénouement imprévisible. Les zones d'ombre planant sur chacun des protagonistes constituent un récit remarquable, bénéficiant d'une narration à l'efficacité implacable, notamment en terme d'anticipation des réactions du spectateur. Impossible de deviner quoique ce soit, le cinéaste nous tient et bien. Il faut dire que ce n'est pas son ambiance qui nous fera décrocher, très sombre et palpitante, synonyme d'une descente aux enfers constante et irrespirable. Dès lors que vous rentrez dans "Le Doulos", vous ne pouvez plus en sortir : la photographie aux tons superbes, le cadre s'accordant toujours avec ce qui doit être montré ou non, le savant dosage des images dans le montage ou encore l'omniprésence d'une obsédante musique vous prennent entre leurs filets. Belmondo est là, avec un charisme exceptionnel et densifie comme d'habitude une pléiade de scènes qui auraient pu sombrer dans la banalité. Cependant, la richesse littéraire de l'intrigue est telle que cette dernière peine à trouver une certaine fluidité cinématographique. Peut-être trop écrite et du coup pas assez pensée pour l'écran, elle engendre quelques scènes explicatives un peu lourdes et d'autant plus décevantes que le reste laissait augurer bien meilleur. De plus, trop détaillée, elle a tendance à laisser partiellement de côté les caractères des personnages, alors réduits au rang de tel ou tel rôle sans que l'on s'y intéresse de plus près. Cela reste somme toute bien plus que convenable et fait du "Doulos" un film à voir.
Polar de Jean-Pierre Melville, «Le Doulos» (France, 1963) est un chef d'oeuvre dans son genre. Adapté d'un roman de Pierre Lesou, l'histoire joue sur un suspense permanent, comme dans un film américain de Fritz Lang, où les faits sont falsifiés par la maîtrise jouissive de la mise en scène. Ainsi l'identité du traître n'est pas ce qu'elle semble vraisemblablement être. Jean-Paul Belmondo, dans le rôle d'un gangster suspect, excelle. C'était encore avant qu'il ne se cantonne dans des rôles plus médiocres. Melville extirpe de cette histoire prenante, un film beau, un noir et blanc empruntant aux codes du cinéma américain, où les lumières viennent jalonner les visages et les corps. Ainsi tout en créant du suspense à partir de l'histoire exemplairement ficelée, le réalisateur installe une ambiance raide grâce à la photographie et au cadrage des plans, le spectateur tentant alors de percer le mystère du «doulos». Enfin si «Le Doulos» est un bijou du genre, c'est grâce à son schéma du polar respecté avec rigueur mais aussi parce que Melville réussit à s'approprier le genre américain, non seulement en dirigeant ses acteurs français magnifiquement bien (Belmondo et Reggiani sont géniaux) mais aussi parce que la police du film ne copie pas palement celle des États-Unis. Point donc de flicaille ricaine, à l'allure affectée. La conclusion du film, pétri de classe, parachève cette histoire de trahison comme une hécatombe finale, sentence péremptoire sur les fausses bonnes-valeurs des gangsters.
Melville nous pond une sorte de Manifeste de "son film noir". Sobriété, dépouillement, rigueur de la mise en scène. Mais si cet opus polardesque est une belle réussite formelle, marque de fabrique de Melville, le scénario manque quelque peu de densité.
Pas le meilleur Melville, mais un très bon film quand même. C'est surement l'un des tout meilleurs rôles de Jean-Paul Belmondo, très convaincant. Le noie et blanc est de qualité, et le scéanrio, classique, nous offre tout de même d'excellents moments et quelques scènes sont très réussi. De plus, Melville a vraiment un style assez inégalable.
Après « Bob le flambeur » essai méritoire mais imparfait, Melville réussit là sont premier grand polar stylisé. Si linfluence du film noir américain se fait encore sentir, le style Melville saffine et annonce les chef duvres comme « le samouraï » ou « le cercle rouge ». Décors sublimes, ambiance sombre et violente, Belmondo y est fabuleux !
Autour d'éléments hétéroclites, empruntés aussi bien au film noir américain qu'à La Nouvelle Vague, Melville développe un scénario à rebondissements sans jamais perdre de vue son obsession de l'épure et de l'étude "anti-réaliste" de personnages à priori conventionnels. Pas étonnant que ce film soir régulièrement cité par les cinéphiles et réalisateurs d'aujourd'hui. Un classique, un vrai!
Si la mécanique sans faille du célèbre « Doulos » a aussi bien traversé le temps et fait tant démules paraît-il (Tarantino, Woo ), ce nest bien sûr pas un hasard. Plus de quarante ans après sa sortie, le spectateur néophyte, sil est de bonne foi, rangera ses mauvais préjugés du « noir & blanc » au placard et se laissera aisément emporter par ce polar de tout gros calibre, hautement symbolique dans la carrière de Jean-Pierre Melville. Dans cette adaptation tirée dun roman, le réalisateur témoigne largement de ses fameuses inspirations doutre-Atlantique des films des années 30. Ambiance obscure, trahisons, tueries, cigarettes, scotch, grisbi ( ) : tous les éléments classiques du policier sont ici réunis, mais difficile, cependant, danticiper lintrigue finale, contrairement à la majorité des films du genre à cette époque, doù un intérêt certain à nous tenir en haleine du début à la fin. Certes, bien que les DS nagent en studio de façon presque risible, limage générale est dune netteté plaisante, tout comme est envoûtante la musique de Misraki (et de Loussier) du début à la fin, sans oublier le casting, denfer pour lépoque, avec les Belmondo, Reggiani, Piccoli et Desailly. Alors, si la jeune génération se targue davoir aimé le plus récent « 36, Quai des Orfèvres », marquant le retour du polar français sur grand écran, elle se devrait nécessairement dapprécier ce classique incontournable