Le Doulos
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Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2026
« Le Doulos » est un film policier, un chef d'oeuvre du film noir à la française, réalisé par Jean-Pierre Melville en 1962 avec Jean-Paul Belmondo (Silien) et Serge Reggiani (Maurice Faugel) ainsi que Jean Desailly (le commissaire Clain) dans un second rôle. Jean-Paul Belmondo trouve ici l'un de ses rôles les plus sombres et les plus ambivalents : Silien est un traître ou l'ami le plus fidèle ? Serge Reggiani incarne à merveille la figure tragique, fatiguée et paranoïaque de Maurice Faugel. Le scénario est d'une complexité fascinante : Melville s'amuse à manipuler le spectateur en cachant des informations clés, pour finalement tout révéler dans un dénouement magistral. La musique du film est signée par Paul Misraki, le compositeur et pianiste de Ray Ventura. A voir absolument.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2026
Avec Le Doulos, Jean-Pierre Melville affine son polar existentiel, fait de silences lourds, de loyautés ambiguës et de fatalisme méthodique. La relation trouble entre Jean-Paul Belmondo et Serge Reggiani installe un jeu de dupes fascinant, où la notion même de vérité semble constamment se dérober. Melville privilégie une construction narrative en trompe-l’œil, brillante mais parfois si démonstrative qu’elle peut atténuer l’impact émotionnel. La sécheresse du style et la précision quasi géométrique de la mise en scène imposent une atmosphère singulière, froide et élégante. Reste un polar cérébral et emblématique du cinéma melvillien, admirable par sa mécanique mais un peu distant dans son intensité dramatique.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2025
Dans une France encore dans la reconstruction suite au second conflit mondial, des truands très typés vont vivre un engrenage de péripéties constamment imprégnées de la crainte de la trahison, ce qui renvoie, peut-être, à la peur de la délation et de la dénonciation qui a rythmé le quotidien des résistants (dont Melville faisait partie). Avec ce film le cinéaste réunit le témoignage (partiel) d’une époque, des références aux mythes du film noir Américain et, surtout, la puissance de la tragédie. Au service de ce projet, un scénario élaboré qui, s’il nous perd par certains moments, « retombe sur ses pattes », une mise en scène qui utilise les plans brefs lorsque c’est narrativement utile, mais surtout des plans longs (le premier travelling qui suit Maurice, ou l’interrogatoire dans les locaux de la police) qui donnent de l’ampleur au film. L’absence de musique d’accompagnement dans bien des scènes (ce qui rend d’autant plus surprenantes les deux irruptions orchestrales tonitruantes de la fin du film) participe à donner de l’intensité aux moments montrés. Un coup de maître que ce classique du film noir, conclu par une scène mémorable.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2025
Le cinéma de Jean-Pierre se transfigure vers ce qui sera sa marque de fabrique en flirtant vers le polar noir et la tragédie. Mise en scène froide et classieuse, personnages ambigus jusqu’à l’os et scénario au cordeau font les ingrédients d’un long-métrage plaisant malgré un aspect légèrement emberlificoté.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 209 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2024
Premier polar maîtrisé qui fera figure d'une série de grands films policiers à l'actif du cinéaste Jean-Pierre Melville dans les années 60/70 !
Je crois que ce long métrage a inspiré Quentin Tarantino pour "Réservoir Dogs" . Cette œuvre à été mis en images en noir et blanc en 1962 et reflète parfaitement son amour du cinéma de film noir Américain chez Melville sur certains plans réussis. L'écriture du scénario est malicieusement bien développé pour mener l'intrigue à nous surprendre , les spectateurs, au fil de l'histoire avec de bons dialogues. Serge Reggiani est remarquable dans la peau du gangster au côté de Jean-Paul Belmondo parfait en indic de la police infiltré dans le milieu des gangsters. Il y a aussi l'excellent Jean Desailly dans la peau de l'inspecteur en chef de la police et dans les seconds rôles la présence de Michel Piccoli. Du très bon cinéma.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 août 2024
Maurice (Serge Reggiani) sort de prison et entend venger le meurtre de sa femme. Il a pour ami Silien (Jean-Paul Belmondo) qu’entoure la sombre réputation d’être un « doulos », une balance. Est-ce lui qui a indiqué à l’inspecteur Salignari l’adresse à Neuilly où Maurice et un complice effectuent un dernier casse ? Toujours est-il que Maurice, après avoir pris une balle dans l’épaule est arrêté par la police. Emprisonné, il se jure d’avoir la peau de l’indic qui l’a trahi.

En 1962, Jean-Pierre Melville n’est pas encore au sommet de sa gloire. Il n’a pas encore tourné "Le Samouraï" (1967) ni "L’Armée des ombres" (1969) qui feront de lui un des plus grands réalisateurs de l’époque. Mais à quarante ans passés, ce n’est plus un néophyte. Il a déjà dirigé Belmondo dans "Léon Morin, prêtre" (1961) et s’est frotté au polar avec "Bob le flambeur" (1955).

"Le Doulos" est l’adaptation très fidèle d’un roman de Pierre Lesou publié dans la collection Série noire quelques années plus tôt. Son intrigue est passablement compliquée qui a besoin, pour qu’on la comprenne, des explications de Silien et d’un flashback. J’avoue m’y être un peu perdu ; mais à en lire les critiques qui en ont été écrites depuis plus de soixante ans, je ne suis pas le premier.

C’est un film noir dans la tradition des polars réalistes français des années 50 et de leur code d’honneur : "Du rififi chez les hommes", "Touchez pas au grisbi"…. Jean-Paul Melville y fait preuve d’une impressionnante maîtrise. Il réussit à camper des personnages bien tranchés, presqu’archétypaux, une démarche qui culminera bien sûr dans le héros mutique du "Samouraï", interprété par Alain Delon, son trenchcoat, son chapeau. Les décors sont nocturnes et quand le jour se lève, comme dans la scène finale, il est obscurci par une pluie incessante. La scène d’ouverture est un modèle du genre qui voit Serge Reggiani remonter lentement une route souterraine. La scène finale est presqu’aussi connue, totalement muette, dont on comprend lentement les ressorts fatals.

Très irrévérencieusement, j’oserai reprocher au film sa distribution. Je trouve que Serge Reggiani n’a pas une gueule de truand. Quant à Bébel, avant qu’il devienne dix ans plus tard la caricature de lui-même et la superstar qu’on sait, il a déjà la moue narquoise et la démarche rebondissante et si peu naturelle qui ne le quitteront plus et qui m’insupportent. Inutile de parler des rôles féminins : Pierre Lesou relègue les femmes au rang de pâles caricatures.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2024
Un vrai polar a l ancienne réalisé par un des maître du genre nommé melville, avec un noir et blanc époustouflant, une bonne intrigue avec un final surprenant, et une interprétation brillante, avec les débuts d un jean paul Belmondo et surtout la présence de michel picolli génial.
Un bon film à voir d urgence
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 avril 2024
Un bon Jean-Pierre Melville.
Un bon polar noir à la française saupoudré d’américanisme comme ne peut s’empêcher Jean-Pierre Melville.
Un très bon Jean-Paul Belmondo ; j'ose : un de ses meilleurs rôles.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2024
La précision gestuelle et le minimalisme humain caractérisent une fois encore cette intrigue policière très stylisée de Melville. Sans doute cette démarche s'exerce-t-elle parfois vainement à l'occasion de longues séquences où le supense et les dialogues ne sont pas véritablement passionnnants; même si, assurément, en d'autres moments, le cinéaste sait donner une intensité surprenante aux scènes les plus classiques, comme en témoigne le dénouement, théatral spoiler: et tragique.

Le sujet du "Doulos" (un indic dans le jargon des truands) est marqué par une constante équivoque, laquelle, entretenue par une mise en scène elliptique, n'est éclaircie que dans les derniers instants du film. Elle porte sur le comportement énigmatique de Silien (JP.Belmondo), dont on ne sait trop quel homme et quel gangster il est tant son inexpression, son masque, le rapprochent ou annoncent le Delon du "Samouraï".
Mais, plus encore, c'est son apparente duplicité qui crée l'équivoque; indicateur de police ou pas, le doulos devient, sous le regard de Melville, non pas seulement une figure incontournable du polar, mais un personnage de pure tragédie par lequel Melville aborde le thème classique de l'honneur dans la pègre.
ThPo
ThPo

77 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2023
Un excellent Melville, servi par un scenario splendide et une distribution étincelante. Haletant du début à la fin.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2023
« Silien est un ami et j’emmerde tout le monde. »

Tout comme dans Le Cercle Rouge (1970), Jean-Pierre Melville commence son film par une explication du titre. Le doulos est le nom argotique du chapeau, mais aussi de celui qui le porte, l’indic.

Le générique est un long plan séquence de trois minutes en travelling en biais jouant sur les zones d’ombre et de lumière, montrant Faugel (Serge Reggiani), encadré de textes : une introduction à montrer dans toutes les écoles de cinéma tant y sont concentrées les principales techniques de scénographie du cinéma et un hommage au cinéma muet (voir critique du Cercle Rouge, la scène du casse, en particulier).

A la manière des films étasuniens, Melville néglige les dialogues, ils ne font que véhiculer des informations nécessaires, non transposables par l’image, pas du superflu : la littérature propre au cinéma Heureusement, d’ailleurs, parce que ceux-ci sont parfois à peine audibles.

Tout l’intérêt du début du film, outre la fabuleuse présentation d’un milieu, comme une fresque en noir et blanc de personnages typés, est de savoir qui est le « doulos », celui qui porte le chapeau, l’indic, le traître. On comprend pourquoi Tarantino s’est, entre autre, inspiré du Doulos pour son Reservoir Dogs.

Si ce film est un chef d’oeuvre visuel, l’interprétation des seconds rôles tirant parfois du côté réaliste de la Nouvelle Vague, si les liens entre les personnages sont plus qu’intéressants, entre ombres et lumières, si, enfin, le regard posé sur le milieu est empreint d’énormément d’humanité, le scénario est plus obscur, manquant d’explications qui pourraient faire penser à des incohérences (exemple : pourquoi Silien accompagné des policiers téléphone-t-il depuis un bar à d’autres bars alors qu’il aurait pu le faire depuis le commissariat ?). Ces explications seront données tout à la fin en forme de flash-backs, ce qui retire du charme à l’ensemble.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2025
Le Doulos peut dérouter par son jansénisme assumé : un regard intrépide posé sur la condition humaine, où la seule vertu possible est celle de la loyauté, de la fidélité, dans un monde où l’homme ne peut échapper ni à sa nature ni, d’une certaine façon, à la volonté de Dieu. C’est d’abord cela qui en fait un film hors cadre : la morale commune n’y a aucune place.

On pourrait être gêné par ce que d’aucuns prendraient pour du pessimisme. Mais ce n’en est pas. Les héros de Melville ne sont pas de simples misérables promis au néant : ce sont des martyrs. Et c’est là que le film se révèle. Melville utilise la puissance du cinéma comme un médium entre une certaine idée du divin, ou de la foi, et le spectateur, exactement comme la littérature peut le faire.

Par la couture minutieuse de ses cadrages silencieux, par un mouvement patient, par des ellipses sèches et des sons précis, il oppose la béatitude de sa mise en scène à la tragédie de son récit. Et dans ce contraste, fait surgir la grâce de ses personnages, martyrs magnifiques perdus dans un monde qui ne pardonne rien.
Roub E.

1 306 abonnés 5 370 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2022
Avec le Doulos Jean Pierre Melville commence à affiner son style et à poser les jalons du polar moderne. Plus froid, centré sur ses personnages, il fait pointer chez eux le côté « mécanique et intérieur » que l’on retrouvera dans ses meilleurs métrages. Le Doulos vaut beaucoup pour le personnage emblématique de Silien, gangster ambigu joué par un formidable Jean Paul Belmondo. Un personnage insaisissable dont les actions et réactions ne peuvent être anticipées et qui le rendent du coup plus intrigant et inquiétant. Un peu moins fort à mon goût que ses films suivants, le Doulos vaut tout de même le détour pour l’influence qu’il aura sur le polar.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 janvier 2022
Les obsessions habituelles de Melville, réalisateur surestimé : mettre des chapeaux, trench coats et limousines US en France, pays des casquettes et 2cv, filmer mal night clubs et trajets en voiture, planquer les butins sous seulement 2 cms de terre, et ici en prime une intrigue complexe et grotesque. Bebel et Reggiani sont ridicules.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

219 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2021
"Le Doulos", film noir français réalisé par Jean-Pierre Melville sorti en 1962.
Le doulos (le chapeau en argot) est adapté du roman de Pierre Lesou paru en 1957.
Un bon film noir, en noir et blanc avec Jean-Paul Belmondo, Serge Reggiani, Jean Desailly, Fabienne Dali et Michel Piccoli. Décors de Daniel Guéret assisté de Donald Cardwell.
Seconde collaboration entre Pierre Melville et Jean-Paul Belmondo, après "Léon Morin, prêtre".
Un bon film noir signé Melville, un style, un très grand réalisateur français.
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