On s'amuse toujours de ce film inscrit au Patrimoine national de la comédie et fidèle serviteur des bonnes audiences de TF1 depuis des dizaines d'années. À l'origine, Victor Hugo a dû se retourner dans sa tombe en voyant une telle adaptation de son Ruy Blas. Il est vrai que Gérard Oury n'a jamais fait dans la dentelle littéraire... En revanche, le réalisateur a souvent eu l'art de manier efficacement les grosses ficelles comiques (courses-poursuites, quiproquos...) et de créer de bons tandems d'acteurs. Montand et de Funès ne formaient pas sur le papier l'association la plus évidente au début des années 1970, tant les registres des deux acteurs étaient différents. Mais ils fonctionnent bien ensemble, le charme espiègle de l'un complétant le comique pète-sec de l'autre. Il faut toutefois passer sur leurs cabotinages respectifs, de même que sur les effets de style appuyés de la réalisation (notamment des zooms pas légers-légers), oublier aussi la relative minceur de l'intrigue, pour savourer quelques répliques cultes ("Il est l'or, Monseignor..."), apprécier les détails rigolos des costumes (les pompons verts de Don Salluste au début), se réjouir du rythme fou-fou de l'ensemble, s'emballer en écoutant la musique très "western" de Michel Polnareff et enfin goûter le pouvoir de séduction de la délicieuse Alice Sapritch...
Une bonne comédie, un classique à la Gérard Oury porté par une belle performance de Louis de Funès. Les décors et la musique sont bbeaux, l'histoire assez intéressante. Malgré tout, la légèreté est peut-être trop appuyée, la mise en scène un peu plate et l'originalité peu présente. On passe tout de même un bon moment : il s'agit d'un cinéma bon enfant qui demeure sympathique à défaut d'être inoubliable.
comédie hilarante avec 2 grands acteurs hélas disparus DE FUNES avec toutes ces facéties, ses pitreries et ses mimiques dont lui seul avait le secret et MONTAND, grand homme de spectacle aussi bien chanteur, acteur à l'aise dans tous les registres avec une classe indéniable. 2 Heures de rires sans temps mort , du théâtre filmé , de la comédie, de la romance, de l'action le tout mené tambour batant. Ce film n'a pas veillie et je le regarde à chaque fois avec autant de plaisir un film culte
Un film avec De Funès comme on les adore , il incarne ici son type de personnage favori , un riche méprisant et désagréable , en l’occurrence le ministre des finances du roi d'Espagne qui du jour au lendemain est disgracié , il va alors monter un complot pour se venger entraînant malgré lui son valet ( interprété par Yves Montand ) dans ses combines . L'histoire n'est bien sûr ici qu'un prétexte aux pitreries d'un De Funès en grande forme , mais elle reste malgré tout bien ficelée , costumes , décors et paysages sont de grandes qualité et la musique décalée de Michel Polnareff ( oui oui le chanteur ) fait mouche . Le duo De Funès/Montand fruit des circonstances ( la décès de Bourvil ) fonctionne plutôt bien . Enfin côté humour , même si ce n'est pas le plus drôle de De Funès , il y a largement de quoi bien rire , surtout que de ce côté l'acteur vedette reçoit une aide inattendue de la part de Alice Sapritch . Résultat , les 2h du film passent sans qu'on s'en rende compte et on en redemande .
Grand classique de la filmographie de Gérard Oury, "La Folie des grandeurs" se passe dans l'Espagne du XVIIe siècle. Charles II est installé sur le trône mais ce roi portant beau, interprété par Alberto de Mendoza, n'a pas grand chose à voir avec la réalité historique d'un souverain sous tutelle, disgracieux et cacochyme, mort à 38 ans, victime d'une ascendance lourde en mariages consanguins. A ses côtés, Marie-Anne de Neubourg, princesse bavaroise qu'il a épousée en secondes noces après le décès de sa première épouse, Marie-Louise d'Orléans. Le soin apporté aux décors et aux costumes fait vite oublier les libertés prises avec l'histoire et le drame de Victor Hugo, "Ruy Blas", et puis d'ailleurs le cinéma n'a pas vocation à coller à la réalité. Sur une musique très primesautière signée Michel Polnareff, la partition jouée par le duo Louis de Funès/Yves Montand fonctionne à merveille. De Funès grimace tant et plus dans le rôle de don Salluste, ministre des Finances particulièrement vil, flatteur obséquieux à la cour, infect avec le petit peuple dont-il détourne sans scrupules à son profit une partie de la collecte d'impôts. Infect aussi avec Blaze, son "bon Blaze", le malicieux valet, interprété par un Montand plein de ressources pour déjouer les manigances de son maître, mais dont le talon d'Achille s'avèrera l'amour qu'il porte en secret à la reine... Dans cette comédie historique aux ressorts vaudevillesques, ça complote derrière chaque porte. Les Grands d'Espagne retournent leur pourpoint pour ourdir un attentat contre le roi et la duègne, laide comme un pou, minaude auprès de Blaze dont-elle se croit aimée. Inénarrable Alice Sapritch, prête au sacrifice jusqu'aux Barbaresques !... Malgré son capital sympathie, le film a beaucoup vieilli et ce comique burlesque fait de grosses ficelles, de trahisons et de quiproquos, ne parvient pas toujours à déclencher le rire.
Une comédie française typique de son époque avec un Louis de Funes qui fait du de Funes. Le scénario inspiré de Ruy Blas de Victor Hugo est sympathique et se rapproche beaucoup du théâtre de boulevard avec ses quiproquo, portes qui claque et relations amoureuses qui s'entrecroisent. La réalisation de Gerard Oury reste sans grande originalité mais permet surtout aux acteurs de jouer chacun un numéro.déjanté. Sympathique si ce n'est culte pour certains !
un très grand film culte,un peu moins bon que ses prédecesseurs (le corniaud et la grande vadrouille) il nous laisse tout de même hilare avec deux grands acteurs du cinéma français.Gérard Oury restera dans les meilleur réalisateurs au monde.
Chaque scène, chaque gag, chaque dialogue de ce film confine au bonheur que nous procure ses 105 inlassables minutes de rire et de bonne humeur..... La mécanique est fort bien huilé, travaillé, tous les acteurs apportent une puissance comique dévastatrice absolument irrésistibles (à commencer par le formidable duo De Funès-Montand) mais tout le reste est absolument parfait (scénario, mise en scène, décors, costumes...) et les dialogues sont de petite pépites étonnamment modernes ("les pauvres c'est fait pour être pauvres et les riches très riches !" "Quesque jvai devenir ? je suis ministre, je ne sait rien faire !", "Ne vous excusez pas, c'est les pauvres qui s'excuse, quand on est riche on est désagréable !"...) sans oublier l'excellente musique de Polnareff. On s'ennuie pas une seconde. De Funès est génial de bout en bout. Oury a vraiment frappé très fort en signant cette indémodable "Folie des Grandeurs" l'une des toutes meilleures comédies française de tous les temps.... A ranger d'urgence dans votre DVDthèque.
Personnellement, Louis De Funès n’a jamais réussit à me faire rire, je veux dire un vrai rire, et non pas un rictus, arraché après une énième grimace. Pourtant j’en ai soupé du de Funès à l’époque. Et bien j’ai un bon souvenir de ce film là, je ne sais trop pourquoi. Je le re-visionne pour voir, et en effet, les blagues n’ont pas pris une ride. Je m’en souviens comme si c’était hier, alors que c’est vieux, vieux, vieux dans ma tête. Peut-être pas si vieux quand même, je ne suis pas vieux à ce point là. Le couple De Funès-Montand fonctionne à merveille, et l’histoire est une parodie inspirée. Malheureusement il y a tous les tics de la comédie populaire française d’après guerre. Et moi je trouve ces comédies soi-disant populaires plutôt, franchouillardes, voire bornée, limite populistes. Les acteurs surjouent à mort, et les gags qui succèdent aux gags, pour un autre gag, à un moment, c’est lourd, ça devient très lourd. Comme d’hab, Oury lâche les rênes au beau milieu du film, et ça devient un bordel. L’intention de faire rire, aboutit à une farce grotesque comme d’habitude, sans réel direction au montage pour soutenir le tout. C’est sans prétention et « facile ». Encore une fois chez Oury, on pourrait dire. Dommage.
L'un des rare films dont je connais par cœur le scénario que je pourrais le réciter en entier. Il n'a pas pris une ride avec le tandem De Funes/Montant (et Alice Saprish mon Dieu !). Un film que je regarderai toujours comme les aventures de Rabbi Jacob.