Hana-Bi
Note moyenne
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170 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 janvier 2024
"Hana-bi" est un des films les plus violents de Kitano. Une violence à la fois physique (avec une utilisation esthétique de l'hémoglobine) et mentale (le thème du suicide, de la solitude). A côté de cela, le film recèle de beauté qu'elle soit à travers la nature, l'art ou les relations humaines (certains passages entre Nishi et sa femme mourante se révèlent très touchants). Joe Hisaishi, fidèle de Takeshi Kitano, livre une partition musicale tout en justesse.
StoRmEy
StoRmEy

15 abonnés 64 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2023
Le film se résume en 2 lignes et c'est ce qui fait sa force. Jonglant entre minimalisme et maîtrise pure, Kitano déroute par sa rigueur, sa verve créative et son charisme certain. Quelle joie de le voir encore une fois dans un premier rôle, on ne voit que lui, et pourtant, sa femme a presque un rôle principal, sans pour autant jamais prendre la parole hormis à une occasion qui m'a fait un effet sans précédent.

Sorte de fable sombre sur la vie et l'amour, Hanabi va vous marquer et laisser une impression durable chez les spectateurs comme peu de réalisations sont capables de le faire. Joe Hisaishi à la soundtrack ça ne manque jamais, et la mise en scène ( Kitano est derrière également ) flamboie par son audace, sa simplicité et son sens aigu de l'abstraction ( de par des références picturales riches ) qui a fait la renommée de ce réalisateur de renom.

Beat Takeshi accomplit ici sa métamorphose de cinéaste et Kikujiro no Natsu sera la suite logique 2 ans plus tard, dans un esprit un peu plus rigolo et léger on en convient, bien que tout aussi grandiose.

"Merci pour tout"...
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2023
Je viens enfin de découvrir Hana Bi, peut être le film qui a le plus fait connaître Takeshi Kitano. Et effectivement on comprend pourquoi, son histoire assez simple et sa violence visuelle en font peut-être le film le plus accessible de sa filmographie, avec toujours des nombreux moments contemplatifs qui offrent une vraie poésie au personnage de Nishi, inspecteur complètement abîmé par la vie. Ce n'est pas mon Kitano préféré car il a réussi à faire des films aux émotions beaucoup plus profondes selon moi mais ça reste une très bonne porte d'entrée je pense et une bonne synthèse de son cinéma, je recommande.
Jean Ingalls
Jean Ingalls

4 abonnés 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2023
Du grand Kitano devant et derrière la caméra. Très peu de dialogue et pourtant tant d'émotion. La violence pourtant si brute donne dans le lyrisme, la poésie.
C'est violent et sensible à la fois. Du cinéma que nous ne verrons plus.
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2023
Un film bizarroïde et lent auquel il faut bien reconnaître une véritable singularité artistique. Si la patte de Takeshi Kitano n'est pas forcément reconnaissable dans la mise en scène, elle l'est dans cette atmosphère doucereuse qui ressemble, Mélange d'ultra-violence et de tendresse dans un montage virtuose, "Hana-Bi" déçoit par le systématisme de ses ruptures de tons. On sent surtout Kitano nettement plus à l'aise quand il s'agit de mettre en scène des éclats de violence sidérants et stylisés. Mais ces moments ponctuent le film plus qu'ils ne lui donnent une intensité et demeurent, à ce titre, interchangeables. Selon moi il ne s'agit certainement pas du meilleur des Kitano. La lenteur d'un film peut être un facteur de qualité si elle est bien exploitée, ce qui est plutôt mitigé ici. Pourtant, il y a des choses intéressantes, notamment ce somptueux contraste entre la violence, la noirceur d'un homme, et sa bonté presque pathétique. Une histoire qui prend le temps de se mettre en place et devient relativement intéressant mais malheureusement éclipsée par des plans et séquences parfois interminables de vide. Dommage y avais tellement mieux a faire avec ce film .
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2023
Septième long-métrage de Takeshi Kitano, souvent considéré comme l’une de ses plus belles œuvres, Hana-bi est un film unique, à la fois drôle, tendre, émouvant et violent, mélange improbable dont seul le touche-à-tout japonais à le secret. L’histoire est celle de Nishi, Kitano lui-même, un ancien flic aux fêlures multiples, étrange alliage d’impassibilité et de brutalité extrême. En bisbille avec ses anciens camarades policiers comme avec des yakuzas à qui il doit de l’argent, il va franchir les limites de la légalité afin de payer un dernier voyage avec sa femme gravement malade. Réalisé trois ans après un accident de moto qui faillit coûter la vie à Kitano, Hana-bi est marqué par la propre relation du cinéaste avec la mort, l’amour, la perte de l’être aimé, la nostalgie d’un passé où l’on avait la pleine possession de ses moyens, la création artistique comme catharsis. Un film d’une très grande poésie.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2023
Une ambiance plus qu’un récit, Hana-bi est particulièrement bien mis en scène mais pas complètement captivant.

Excellente musique également.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juin 2022
"Hana-bi" est le meilleur Kitano que j'ai vu à ce jour. Le film mêle avec habileté violence et poésie. Dans "Hana-bi", le réalisateur japonais nous montre évidemment des règlements de compte yakuza qui est vraiment sa signature sur presque chacun de ses films mais aussi de la pure poésie comme avec ce flic devenu handicapé et qui trouve refuge dans la peinture ou la femme de Nishi presque mutique et très intriguante dans son comportement en raison de sa pathologie psychiatrique. En somme, un très beau film, du grand Kitano.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juin 2022
Hana-Bi : "feu d'artifice" en japonais. Spectacle pyrotechnique, fait de pièces lumineuses explosant en plein air. Souvent utilisées pour célébrer des événements importants.


L'amour est un événement important. Ne serait-ce qu'un bref moment à jouer aux cartes, à se promener sur les bords de mer, rire sur des choses simples, tous les feux d'artifice du monde ne sauraient imager ce plaisir simple mais immense qu'est d'aimer et être aimé. Le feu d'artifice n'est que la flamme aux lueurs infinies qui brille de tous les éclats entre 2 êtres sur le déclin. Hana-Bi, c'est la mort, c'est l'amour, c'est la violence qui symbolise le long combat pour profiter de ce qui nous est le plus cher. Hana-Bi, c'est une capsule temporelle dans laquelle on partage les moments d'un couple en proie aux démons du passé, à la cruauté du monde et à l'imminence de la mort, inéluctable, qui guette en permanence les vies de Nishi et de Miyuki qui ne semblent faire qu'une.

Hana-Bi, c'est l'aboutissement absolu de la carrière de Takeshi Kitano, qui ne s'est pas arrêté en si bon chemin mais dont les lueurs crépusculaires sont ici les plus scintillantes. C'est une réitération des thématiques chères au cinéaste : de nouveau les yakuzas sont prétextes à aborder l'ambiguité de notre humanité comme dans Sonatine, et surtout la mort, ici plus présente que jamais dans l'œuvre du maître nippon fasciné par cette dernière et qui y aura porté un regard différent au travers de sa filmographie. Dans Hana-Bi, plutôt que d'essayer de fuir toute confrontation avec elle, il l'accepte et l'embrasse avec lucidité, telle en est sa fatalité.

Si on peut lui reconnaître les qualités habituelles au cinéma de Kitano, Hana-Bi a une magie en plus qui l'élève au-dessus des autres créations du cinéaste. Il se dégage un mutisme dans la romance qui se passe de mots pour amorcer des enjeux émotionnels incroyablement puissants, mais aussi dans une beauté formaliste à couper le souffle. Je prends en témoin le personnage d'Horibe, devenu paraplégique et en recherche d'un sens nouveau à sa vie à travers la peinture dont il y trouvera le déclic dans une scène bouleversante chez une fleuriste où son seul regard communique une émotion qu'on en pleurerait que pour ça : Kitano capte des expressions infîmes et si immenses dans le visage de ses personnages à travers un rythme lent qui sublime chaque plan du film.

Je pense qu'il s'agit de la meilleure utilisation de la lenteur que j'ai pu voir dans un film. L'ambiance sèche et froide se fait ressentir par de longues scènes sans dialogues ni musique et quand ces deux choses se manifestent elles ne sont que trop puissantes pour les encaisser et en revenir indemne tant le film remue dans tous les sens. Quelque part entre la grande violence, la sobriété, la poésie et l'amusement, nos sens et nos émotions sont constamment invoqués par la puissance du récit, à travers un échange de regard qui en dit long, de la violence graphique qui reste en tête ou un pur instant de poésie portée par la musique absolument magnifique de Joe Hisaishi, le mélange des tons tient à une quantité infîme de choses et arrive à toucher juste, en plein cœur. Un véritable jeu d'équilibriste pour une magie envoûtante de bout en bout. L'expérience a beau être assez courte, sa portée se fait ressentir des jours durants.

Hana-Bi fait parti de ces œuvres tellement uniques, tellement riches et tellement abouties qu'il est compliqué d'y placer des mots. Personnellement j'ai mis une bonne demi-heure avant de prononcer le moindre mot après un tel choc. J'ai déjà été touché par la grâce face à des films de Takeshi Kitano, il tient là une toile de maître. Un chef-d'œuvre au sens littéral, esthétique et poétique, crépusculaire et d'une tristesse infinie, Hana-Bi est une pépite comme il n'y en a pas deux pareilles. Une claque monumentale que l'on ne voit pas venir dont l'émotion n'a de cesse de nous suivre pendant et après. Un immense film.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 août 2021
Pas vraiment familier du cinéma de Kitano (ni du cinéma nippon en général), je dois avouer que ce drame me passe un peu à côté. La faute sans doute à un style très épuré, jouant énormément sur les silences et les images à la portée symbolique, avec une musique lancinante, et un montage labyrinthique qui oblige à une grande attention, le tout pour une histoire relativement sommaire. La violence du film est souvent sous-jacente et agit comme des coups de tonnerre, entre deux élans poétiques pas toujours compréhensibles. Pas inintéressant mais vraiment particulier.
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 896 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 juillet 2021
Un Kitano assez symptomatique, quelques bonnes idées ici et là noyées dans un tel fouillis qu'on ne sait plus vraiment ce qu'a voulu nous raconter le nippon. Le scénario est totalement saccadé, manque de liant, et aucun des personnages n'emporte l'adhésion.
Ykarpathakis157

6 193 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 avril 2021
Si Kitano voulait ennuyer à mort le public il a réussi. Ce film dure environ 1 heure et 40 minutes mais il semble durer plus de 8 heures et il ne se absolument passe rien dans cette histoire. Personne ne parle directement l'un a l'autre mais peut-être qu'au Japon ils ont déjà découvert la téléphonie. Un autre point faible est le jeu des acteurs vraiment mauvais. L'histoire est celle du flic violent qui a un côté tendre mais elle est vieille et j'ai vu probablement dix films avec cette intrigue. Bien sûr c'est de l'existentialisme pour réchauffer les cœurs du culte de la victimisation. L'existentialisme insiste soi-disant sur le fait qu'un individu assume la responsabilité des conséquences de ses actes. Pas lui il les tue et les flics le découvrent ensuite. Tuez-vous et tuez votre femme car c'est vraiment de l'existentialisme honorable...
jerome s.
jerome s.

8 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2021
"Un film c'est comme une bataille, l'amour, l'action, la violence et la mort en un seul mot c'est l'émotion" Pierrot le Fou.
Hana-Bi est un film à plusieurs casquette mélangeant les genres pour le faire rentrer dans un cinéma d'auteur. Nous sommes plongé dans un film qui parle de l'appelle a l'enfance pour des adultes endurcie qui connaisse tout de ce monde, rien à sauver.
Du coup, il se retrouve a essayer de revivre une jeunesse perdu. Retrouver une certaine insouciance perdu vue par 2 personnages. D'abord Nishi qui pour les derniers jours de sa femme décide de cambrioler une banque pour la lui payer et ainsi profiter de leurs derniers jours ensembles.
Puis Horibe qui joue ici un ami de Nishi qui a perdu l'usage de ces jambes. Il est seul et dépressif. Pour exprimer sa souffrance, il décide de peindre pour tuer le temps, ses peintures seront une trace de sa destruction mentale. Ces peintures sont émerveillant et fascinant car même si son style est très enfantin, ils dégagent une certaine liberté même la dernière beaucoup plus sombre que les autres ce veut révélateur du monde des adultes et ainsi une fatalité, Suicide.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2020
C’est l’histoire d’un homme impassible, brutal et violent dans son métier de flic, mais plein d’une tendresse non démonstrative dans ses rapports avec ceux qu’il aime. Ce qui donne un curieux mélange de violence dans les scènes d’action et de délicatesse dans les moments intimes. La première partie du film est déstructurée, à l’image du chaos intérieur de cet homme dévasté par un dramatique événement intervenu dans l’exercice de ses missions et la maladie incurable de sa femme. Fidèle à ses valeurs et principes personnels, il va passer dans l’illégalité pour pouvoir donner à ses proches ce dont ils ont besoin. S’il ne s’exprime que très peu, il montre ainsi qu’il sait écouter.
Et le film glisse du polar à la poésie, donnant une place primordiale à l’art créatif avec les merveilleux dessins de son collègue et ami paraplégique (œuvres de Kitano lui-même) et aux preuves d’amour. Au service de cette histoire, une écriture cinématographique dense et efficace, ponctuée de plans d’une beauté sidérante, avec un magnifique accompagnement musical ; une dernière scène aussi belle que profondément poignante ; inoubliable.
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2019
Dans le plus pur style Kitano, une œuvre complexe où se se mélangent tendresse, scènes dramatiques et violence. Mais le manque de rythme du film rend ce combo souvent ennuyant.
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