307 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
32 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
12 critiques
3
9 critiques
2
6 critiques
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 juin 2011
Woody Allen étant un homme complexé, il n'est pas étonnant de constater que, malgré le fait que sa filmographie soit composée à 3/4 de comédies, il estime que le drame est un genre autrement plus élevé. Ce qui explique qu'il se prête parfois à l'exercice, à mon sens jamais avec une grande réussite. Autant il peut raconter des choses graves sur un ton léger dans ses comédies, autant il aime montrer qu'il peut également pondre des films déprimants et ennuyeux lorsqu'il en a envie. "Une autre femme" est un de ceux-là. Le film n'est pas mauvais, évidemment, d'autant plus que Gena Rowlands joue le rôle à la perfection. Le problème, c'est que Woody Allen, lorsqu'il devient solennel, ne peut s'empêcher d'abandonner tout ce qui fait habituellement son cinéma pour se transformer en disciple consciencieux de Bergman, poussant ici jusqu'à convoquer le directeur de la photographie de ce dernier, ce qui est visible dès le premier plan du film. Pourquoi un réalisateur aussi talentueux que Woody Allen, avec son propre univers bien à lui, se sent obligé, parfois, de se transformer en sous-Bergman ? Il a heureusement prouvé, depuis, avec "Match Point", qu'il pouvait signer un drame qui corresponde à son propre univers.
Une oeuvre bergmanienne,une de plus.Woody Allen,met de côté toute forme d'humour,pour se concentrer sur une femme ayant la crise de la cinquantaine,qui remet en questions tout ce que fut sa vie.Gena Rowlands incarne ce beau portrait,qui accumule les regrets et les désillusions.Le déclencheur de cette réflexion personnelle,c'est la présence d'un psychiatre comme voisin,dont elle entend toutes les confidences intimes des clients.A un âge ou l'on fait le bilan de sa vie,cette intellectuelle professeur et écrivain,se rend compte qu'elle a trop vécue cérébralement,et non en suivant ses émotions.Ses rencontres avec les personnages de Gene Hackman et Mia Farrow seront décisives.Bien sûr,c'est assez lent,mais la forme adoptée est innovante:aller-retour passé/présent,pour comprendre d'ou vient ce mal-être.Un beau film encore dédié aux femmes.
Un film sobre et élégant aux accents bergmaniens qui s'avère être une belle surprise. Woody Allen n'est plus devant mais seulement derrière la caméra, et se réinvente une nouvelle fois en nous proposant un beau drame intimiste. L'histoire ( ou plutôt le portrait ) de cette femme qu'est Marion Post trouble toutefois plus qu'il ne fascine. Ce personnage est indéniablement intéressant et possède une certaine épaisseur: cultivé, raffiné, intelligent, mais aussi bel et bien rongé de l'intérieur quant au sujet de son mariage ( Ken, son mari, est brillament interprété pat Ian Holm ) et de son âge ( la cinquantaine ). C'est au tour de Gena Rowlands - l'actrice fétiche de John Cassavetes - de tourner pour Woody Allen, et elle excelle véritablement dans ce rôle de femme spirituelle qui tente d'écrire un roman et qui se retrouve à écouter les conversations qu'entretient son voisin le psychiâtre avec une autre femme: Mia Farrow ( que l'on retrouvera deux ans plus tard dans l'excellent Alice). Superbe musique.
De même que "Intérieurs" est la version dramatique de "Hannah et ses soeurs", "Une autre femme" est la version dramatique d'"Alice", l'histoire d'une femme qui remet sa vie en question. Un beau film, qui captive l'attention.
Une femme fait sa psychanalyse par procuration. Un récit très feutré et très intime sur une femme fait le point sur sa vie. C’est elle qui change son regard sur les gens. Comme quoi l’on change. On ne reste le même. Belle illustration.
Woody Allen signe ici un drame aux accents bergmanien très austère et analytique dont il faut certes louer la qualité d’écriture donnée aux personnages mais qui s’avère aussi ennuyeux pour ne pas dire barbant. Auscultant la psyché d’une femme cinquantenaire accompli intellectuellement mais refoulant la moindre émotion, le réalisateur filme une sorte de thérapie d’1h20 qui ne plaira qu’à certains.
L'autre facette de Woody Allen se dévoile. Si la comédie était sa principale source artistique, le réalisateur américain se détache petit à petit de cela, pour rendre son cinéma plus intimiste et dramatique.
Une autre femme est un film montrant le personnage de Gene Rowlands, vivant la crise de la cinquantaine. On y passe par toutes les émotions. Sans surprise, Woody Allen s'inspire de Ingmar Bergman pour pondre et instaurer cette ambiance mélancolique planant et la difficulté de ses personnages.
La photographie et la mise en scène cadré s'ajoute à merveille (rappelant Cris et Chuchotements pour ne citer que lui)
De plus, ce casting dingue, brille sous les mille feux où chacun ajoute une sincérité propre à cette "vie" qu'on ne cesse de remettre en question.
Tout comme son personnage principale, le message ou devrais-je dire la question, ne peut qu'être philosophique.
C'est somptueux ! Je pense qu'un film comme celui-ci, mérite d'être vu et revu sous différents âges afin de voir une mentalité évolué comme ses personnages
Ce film raconte l'histoire d'une femme dans la cinquantaine apparemment accomplie qui est amenée à remettre en question la vie qu'elle a menée. Très bien mis en scène.
Une femme mure s'aperçoit en faisant une radiographie de sa vie qu'elle n'est pas si réussie que ça. Si le film est profond il finit par devenir un peu répétitif et sans surprise, de plus pas question de comédie ici.
On est en plein dans la veine bergmanienne de Woody Allen avec ce drame, registre qu'il a peu abordé sans au moins le tempérer d'un peu de légèreté ce qui n'est pas du tout le cas ici. Le réalisateur ici uniquement réalisateur se concentre essentiellement sur le personnage joué par Gena Rowlands ce qui fait donc qu'on voit les choses de son point de vue. Ce parti-pris est intelligent mais il n'aurait dû empêcher de développer les seconds rôles (la femme enceinte jouée par Mia Farrow apparaît trop tardivement notamment !!!) ainsi que la durée d'ensemble, un peu trop courte, ce qui aurait rendu le tout un peu plus intéressant et captivant.
Les dialogues sont plutôt réussis mais le film n’est pas très passionnant. Woody Allen n’utilise pas d’humour c’est une œuvre très pessimiste. On ne ressent aucune émotion. Très décevant.
Et si nous parlions de mise en scène. WA invente de nouveaux plans vertigineux : les personnages découvrent et commentent de vieilles photos et nous plongeons directement dans des scènes du passé, enchaînant les époques en quelques secondes habilement mêlées. Dans quelques scenes oniriques, un même personnage, adolescent puis adulte, est interprété par différents comédiens, se passant le relais, subtilement, d'un plan à l'autre. Élégant et subtil. GRowlands est immense. La direction d'acteur est toujours parfaite. Un grand film introspectif.
Allen aimait Bergman, ce film en est la preuve. Constante remise en question de l'héroïne excellement interprétée par Gena Rowlands, contrainte par l'analyse de ses proches, de se replonger dans son passé. Les plus brillants doutent aussi.