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Gourmetdefilms
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2,0
Publiée le 10 novembre 2013
Les reconstitutions d'époque (décors, costumes, accessoires...) sont très bien réussies et les acteurs ne sont pas mauvais. Mais bon l'histoire elle n'est pas super, et c'est sans parler des longueurs ou des gags à 2 sous! Bref pas terrible.
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4,5
Publiée le 26 novembre 2025
Le chef d'oeuvre de Jacques Feyder! Une truculente et très surprenante ètude de moeurs qui sèduit avant tout par son humour dèvastateur, son histoire tout en finesse et sa distribution royale avec quasiment tout le gratin de l'èpoque où se dètachent deux comèdiens inoubliables : Françoise Rosay et Andrè Alerme! Voici donc un modèle de reconstitution historique et plastique, d'après une nouvelle parfaitement imaginaire de Charles Spaak! Un film qui rappelle les plus grandes oeuvres de Marcel Carnè, (ce qui n'est pas un mince compliment) avec un rèalisateur qui a su allier une grande rigueur à une grande libertè pour son propos et ses personnages! Nombreuses sont les citations qui ont marquè l'histoire du 7ème art! Dans " La kermesse héroïque" (1935), on n'a droit à une avalanche de rèpliques mèmorables dont on en retient surtout la plus drôle de la grande Rosay : « Venise et sa tour penchèe » . La parole facile certes, mais toujours èblouissante...
Un film historique de qualité, sur un scénario de Charles Spaak adapté d'une de ses nouvelles, qui voit les femmes d'un village flamand faire front aux envahisseurs espagnols au début du 17ème siècle. De nombreux quiproquos, tenant parfois du théâtre de boulevard, émaillent ce récit picaresque dans lequel Françoise Rosay tire son épingle du jeu dans le rôle de l'épouse courageuse et rusée d'un maire couard et idiot. Hommage à l'âge d'or de la peinture flamande, l’œuvre bénéficie de la mise en scène élégante et discrète d'un metteur en scène quelque peu oublié.
Dans les Flandres occupées par les espagnols en 1616, les atrocités de cette guerre récente sont encore dans tous les esprits ; nous sommes en 1630. Lorsque la petite ville de Boom apprend l’arrivée imminente d’un détachement espagnol qui désire y bivouaquer, la panique chez les élus est telle que le bourgmestre préfère se faire passer pour mort. Sa femme prend les choses en main et décide de recevoir les militaires. Ceux-ci se révèleront être bien plus civilisés qu’escompté... La Kermesse Héroïque est une fantaisie historique, adaptation d’une nouvelle écrite par Charles Spaak dix ans auparavant. Le film engendra à sa sortie une vive réaction en Belgique, allant jusqu’à l’émeute : il lui était reproché de tourner en dérision l’esprit de résistance à l’ennemi. Une allusion non intentionnelle de la part de l’auteur au bon accueil réservé par les belges aux allemands durant la première guerre. En France, certains condamnèrent l’inspiration nazie de cette œuvre de 1935 ; jugée comme « munichoise » en 1938 puis « collaborationniste » en 1940 ; cette œuvre fît beaucoup parlée car fortement liée à l’actualité. En réalité, Feyder a été certainement plus attiré par la reconstitution de ce petit village, une création faite entièrement en studio avec une méticulosité vraiment admirable ; les décors évoquent la peinture flamande (Bruegel le Jeune est d’ailleurs l’un des personnages du film), les costumes sont nombreux et soignés dans leurs moindres détails. Ensuite cet hommage à la peinture flamande associée avec un scénario très maigre suscitent souvent l’ennui sur un film dépassant largement les 2 heures. En terme de mise en scène, ce film est terne aussi. A part deux scènes inventives ; la scène évoquant un sac éventuel de la ville par les espagnols, puis le travelling long suivant le boucher dans son cheminement prétexte à nous faire découvrir la vie d’époque ; rien à se mettre sous la dent. Ennuyeux même si les tableaux sont bien inspirés, mais on est au cinéma et pas au musée. Louis Jouvet, vedette au théâtre, fait ici partie des précurseurs créant un lien entre cinéma et théâtre.
Un chef-d'oeuvre de comédie doublé d'une oeuvre avant-gardiste et audacieuse avec un discours féministe et des allusions explicites au sexe et à l'homosexualité très osées pour l'époque. Les situations comiques sont légion, la réalisation de Jacques Feyder très inspiré et les acteurs excellents dont la formidable Françoise Rosay qui livre une performance mémorable. Un très grand film à ne manquer sous aucun prétexte.
Un pur délice ! La kermesse héroïque se déguste comme un gros gâteau à la chantilly. Drôle, brillant, percutant, fantaisiste, moqueur, espiègle, intelligent, malin... Les qulificatif ne manquent pas pour définir ce film, qui, presque 80 ans après sa réalisation, demeure un exemple pour tout le cinéma français. Un classique qui ne prend pas une ride, du fait sans doute de la modernité de ses répliques (on y parle même de la bagatelle !), de l'exceptionnelle qualité de sa photographie (la ressemblance avec les fresques flamandes est tout simplement sidérante, surtout au début du film) et de son montage qui donne sans cesse le ton à une étonnante comédie. Un régal !
L’histoire aurait pu être plus truculente mais il faut reconnaître que Feyder a su éviter toute vulgarité et autres facilités. Les personnages sont typés, mais jamais avec excès. L’interprétation est vive, emmenée par la vitalité de Françoise Rosay (qui était, rappelons-le, la femme de Jacques Feyder). La Kermesse Héroïque reste un film toujours aussi plaisant à voir aujourd’hui
L'un des grands classiques du cinéma francais, et l'une des plus grandes réussites de Jacques Feyder. Grace à un somptueux travail sur la lumière, les costumes et les décors, évoquant à de nombreuses reprises les tableaux flamands de l'époque, le réalisateur nous offre une oeuvre d'une intelligence rare, souvent très drole et particulièrement raffiné. Certains dialogues sont un pur régal, et il est difficile de décrire le plaisir que l'on a à voir ce film. Le scénario est lui très riche et original, et ne fait que renforcer cette esprit de comédie extrêmement fine que l'on ressent. Francoise Rosay signe une éblouissante performance, parvenant même à éclipser Louis Jouvet (dans un second role, certes.) Bref, vous l'aurez compris de comédie, et un modèle de film tout court. Un grand film.
Le côté historique est sympa : les possessions espagnoles en Europe du nord, la place de l'artiste, les indulgences, ... En revanche, l'histoire ne m'a pas emballé. L'humour est bien moyen, c'est bon enfant, plaisant, mais sans plus. Louis Jouvet, qui est un peu la botte secrète du film, occupe finalement un rôle bien mineur.
Ce film avait tout pour être excellent et rester dans les annales. Eh bien non... Malgré une histoire bien écrite (amusant parallèle quand on songe au contexte politique durant le tournage), des comédiens époustouflants (Louis Jouvet dans son tout premier rôle au cinéma, Françoise Rosay parfaite en meneuse d'hommes... et de femmes), des plans magnifiques, etc. et oui malgré tout cela le film reste péniblement moyen et par la faute d'un seul : le monteur. Si les scènes ont souvent du rythme, le film dans son ensemble n'en a aucun. Le monteur ne semble pas savoir que lors du tournage le caméraman commence à filmer avant le début de l'action, et s'arrête quelques temps après la fin de celle-ci afin de pouvoir monter les images plus librement. Non, celui-là il ne coupe rien, il laisse les chutes, rajoutant ainsi vingt bonnes minutes à ce film qui a failli être réussi.
Un film assez truculent sur le pouvoir des femmes par le charme et la frivolité. L'occasion d'en remontrer aux maris stupides et lâches. Il est beau de voir cette reconstitution et ces grands festins d'époque !!!
Une fable médiévale sympathique et malicieuse dans laquelle Jacques Feyder orchestre avec finesse l’inversion des rôles entre hommes peureux et femmes déterminées.
Réalisé en 1935 par le cinéaste franco-belge Jacques Feyder, grand succès populaire lors de sa sortie en salle, La kermesse héroïque s’inscrit dans la veine du réalisme poétique, caractéristique de plusieurs films hexagonaux des années 30 et 40. Son scénario étonnant nous plonge dans la Flandre du 17ème siècle, âge d’or de la peinture néerlandaise, dans un village portant le doux nom de Boom qui apprend à la veille de sa grande kermesse annuelle la venue de l’ambassadeur d’Espagne et de sa suite armée, ce qui sème un vent de panique parmi les notables de la cité, effrayés par les souvenirs des pillages espagnols passés. spoiler: Alors que tous les hommes vont défaillir, les femmes de Boom vont prendre les choses en main, et se rendre compte que les fameux espagnols ne sont pas si terribles que cela, voire même plus attrayants que leurs propres maris, décrits comme des couards patentés. Mille péripéties et quiproquos vont nourrir cette comédie à la puissance créative évidente. Avec une Françoise Rosay exceptionnelle dans le rôle de l’épouse du bourgmestre qui n’a pas la langue dans sa poche.
Conscient du rôle peu flatteur qu'il fait tenir aux habitants flamands face à l'occupant espangnol, jacques Feyder se défend, en exergue du film, de donner la moindre signification historique à sa comédie, laquelle n'est même pas un fantaisie historique dans la mesure où elle ne s'appuie sur aucun fait avéré. La comédie est une farce, volontiers satirique, qui se fonde, esthétiquement, sur l'art flamand et qui puise, dans les Flandres du 17ème siècle, de quoi nourrir une caricature de l'occupé et de la veulerie. Ainsi les hommes sont couards et spoiler: les femmes couchent avec l'occupant (comment le leur reprocher d'ailleurs au regard de la médiocrité de leurs époux?). C'est l'arrivée d'un seigneur espagnol qui met la ville en émoi. Les notables, pourtant si bravaches, se cachent et lspoiler: e bourgmestre fait le mort (au sens propre) laissant les femmes accueillir les hôtes indésirables. Feyder met en scène une amusante galerie de personnages, où le grotesque (le bourgmestre joué par Alerme) côtoie l'ironie (le chapelain inquisiteur interprété par Jouvet). Simple jeu de massacre ou satire du genre humain, la comédie est d'autant plus estimable qu'elle se décline dans une élégante et artistique reconstitution d'époque.