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Piermath
12 abonnés
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4,5
Publiée le 2 mai 2022
L'histoire de ce majordome qui a sacrifié sa vie au service de son Maître est magnifique. Dans le regard d'Anthony Hopkins on peut lire tous les sentiments refoulés tout au long de sa vie, engoncé dans une éducation et un honneur surannés, incapable de dire à quiconque (père ou femme de sa vie) qu'il les aime tout simplement. Le film est bourré de scènes magnifique qui peuvent se lire à multiples degrés (discours de Christopher Reeve devant la noblesse jouant à la politique et annonçant leur disparition pendant que le père d'Hopkins meurt, Hugh Grant parlant de l'aveuglement de son parrain devant le fascisme pendant que Thompson accepte une demande en mariage ou un pigeon pouvant s'enfuir par une fenêtre ce que Hopkins ne peut (plus) faire) La distribution est dans sa totalité magnifique et nous faire croire à tous ses personnages. British is class
L'histoire d'un pauvre con, c'est pathétique et, à mon avis, un poil trop raccourci par rapport au roman (que je ne connais pas). Peu d'action, ce film a le mérite d'être bon sur un sujet si vide. A regarder un dimanche pluvieux. Excellemment interprété, à part peut-être Hopkins qui me semble surjouer dans ce rôle un peu trop taillé pour lui.
Un plan long et élégant ouvre le cadre : grand château très chic en pleine nature, un parc immense à ses pieds et une route qui y mène et qui n'est empruntée que par des voitures de luxe ou presque. Le film commence comme un roman, avec une lettre lue pendant le trajet menant au château. Il s'agit effectivement d'une adaptation littéraire, et la transposition à l'écran y est remarquable. Les dialogues ont étés très conservés, cela se sent, et les répliques qui agacent un peu au début finissent par nous emporter dans la vie de Stevens, grâce à Anthony Hopkins qui les narre avec une telle inspiration qu'il est complètement transcendé par le personnage qu'il incarne. Hopkins livre une prestation de maître, et qui prouve bien son talent immense en tant qu'acteur, car des années lumières séparent James Stevens d'Hannibal Lecter et on ne décèle rien dans le jeu d'Hopkins qui peut nous rappeler son précédent rôle dans le Silence des Agneaux. L'intrigue concernant le fait que Lord Darlington aie pactisé avec les nazis sert de piste comportant des indices sur la personnalité de Stevens, et tout les dénouements secondaires visent ce but là (la mort de son père, l'épisode de la panne d'essence, etc). Le résultat est qu'on ressort du film emplis du personnage de Stevens, touché et marqué par ce dernier. A travers ses longs plans méticuleux, sa musique sublime, et ses décors fastueux, le film définit Stevens en lui-même, et centre toute notre attention sur lui. Emma Thompson est parfois attendrissante mais semble un peu effacée à côté du génie d'Hopkins, et elle reste dans le classicisme. Cette histoire d'amour se termine par une illumination : après avoir accepté le refus de Miss Kenton de redevenir gouvernante, Stevens voit la vérité (caméra fixant le pare brise de la voiture qui descend jusqu'au phare où elle se fige, puis se dernier s'allume et nous éblouit...). Le pigeon qui s'envole, le caractère du nouveau propriétaire de Darlington Hall, achèvent le film sur une note de continuité qui nous laisse la voie libre, même si le changement chez Stevens semble peu probable...la colombe s'est envolée et ne reviendra plus, et le majordome a perdu sa chance...mais le message semble être « il y a peut-être un espoir ».
Je suis malheureusement passé à côté du charme de ce film. Le rythme y est lent et les personnages, surtout celui campé par Anthony Hopkins, sont guère attachants. Mais le flegme anglais y est bien retranscrit. Tellement que ce jeu en non dit et en subtilité ne m'a pas touché.
ce film est une adaptation de roman remarquablement construite, on peut souligner la performance de Anthony Hoptkins dans le rôle de stevens le majordome, qui laisse comprendre les pensées du personnage prinicipal sans le surjouer, et pour ce, qui trouverai la fin trop imparfaite, je ne peux que prouver le contraire. Le choix d'un plan camera s'eloignant du chateau par les airs nous met à la place de l'oiseau que stevens libère, l'oiseau est libre à l'inverse de Stevens qui ne changera jamais car il ne parvient pas à déguager ses émotions, il ne peux pas avouer son amour et n'exprime aucun avis sur les personnes qui vivent dans ce château que ce soit avec le lord anglais ou l'americain qui r'achète le chateau à la fin, il ne dira jamais ce qu'il pense tout comme sont père, il est comme emprisonné par ce château et il ne pourra jamais être libérer contrairement à l'oiseau qu'il rend libre de voler... C'est pour moi une conclusion bien réussie, ce film mérite largement ses 5 étoiles.
Les Vestiges du Jour? Rien que ce titre rend perplexe, avec en prime de fabuleux acteurs. Film dégageant une forte attraction émotionnel, doublé de plus d'un jeux d'acteurs perfectionnés au maximum. Film à connaitre pour toute personne qui ce veux digne d’appellation, "d’amateur" , voir d'amoureux", du vrai cinéma.
[SPOILER]
Film incomparable. Hokins dans son rôle est ravageant. le jeux d'acteur dont il fait part afin de masqué absolument toute émotions humaine, que ce sois rage, tristesse, mépris, ou même amour. Engouffré, piégé, tenu de force a ces convictions qu'il s'impose, afin de fournir un travail absolument irréprochable.. Ce, qui malheureusement, le prive de la simple notion, qu'es de vivre.. Cette absence de notion, qui donne alors toute la dureté, la froideur à ce film, alors que Stevens, au contraire, aimerais, partager son amour de la vie..... Cette amour de la vie, qui rend ce film, magnifique. Partage, d'ont jamais il n'osera. Musique de plus irréprochable, tout le travail et la persévérance de Richard Stephen Robbins y est présente.
Ce film est pour moi le plus beau que j'ai vue, pas pour les acteurs ou musique ou même les décors, (caractéristique m'affectionnant toute fois bien sur). J'aime ce film et le place à cette position pour une raison. Il est horrible. Horriblement dur, sec, blésant, triste, impossible a regarder sans avoir une larme pour un être humain doté de sentiment humain, mai, bien que l'absence de sentiment de Stevens soit maintenue tout le long du film, les seuls, quelque fois, d'ont il a montré son cœur, métamorphose ce film dramatiquement triste, en un film magnifiquement triste.
Un film magistral. Le scénario est excellent, la mise en scene d'une subtilité rare, la musique reste dans les esprits et les acteurs sont exceptionnels: Anthony Hopkins est bluffant et Emma Thompson est superbe. Un film dont on sort ébloui et qui nous incite à ne pas laisser passer sa chance en amour...
Les Vestiges du Jour, où comment passer à côté de sa vie. Dévoué corps et âme à son Lord, obsédé par le respect de l'Etiquette et l'impératif de rester digne en toutes circonstances, ce majordome en arrive à oublier qu'il est avant tout un être humain. Il en arrive même à ignorer totalement les horreurs qui se trament dans ses murs. La frontière parfois ténue entre travail et esclavage, dévouement et aliénation est dépeinte avec une rare subtilité. Le jeu tout en retenue d'Hopkins et Thomson y est pour beaucoup (la scène du livre, les adieux et tant d'autres moments forts). Qu'il s'agisse du Lord ou de son majordome, l'obsession de bien faire est à l'origine des pires erreurs. Voilà qui donne à réfléchir sur nos existences besogneuses et le manque de recul dont nous faisons souvent preuve aux instants-clés de nos vies. Une très grande leçon d'écriture et d'acting.
James Ivory n'es plus à un chef d'oeuvre près. Mais avec ce film, il prouve encore qu'il est un des grands réalisateurs britanniques contemporains. C'est l'histoire d'un majordome joué par Anthony Hopkins, son histoire s'étalant des années 20 aux années 50. On le voit parfait, stylé à l'anglaise, comme un robot, ne montrant pas ses sentiments. C'est justement cette carapace qui se fissure petit à petit et on le voit lutter tout au long du film pour colmater les brèches, pour ne pas péter un plomb. Le sang-froid est de mise quand on doit faire tourner un chateau avec à sa disposition des dizaines de bonnes, jardiniers et autres ! Le film critique le concervatisme anglais qui fait fi des sentiments dans les milieux aristos. Encore une fois, un Anthony Hopkins magistral, épaulé d'une Emma Thompson excellente ainsi que de seconds rôles forts comme ceux de Christopher Reeves ou de Michael Lonsdale.
un beau film sur le metier de majordome et l'aristocratie anglaise Antony Hopkins est parfait dans ce role d'homme qui ne vit que pour son metier Emma Thompson dans ce role de femme torturée d'amour pour cet homme inddifferent (en apparence?)mais une question que je me pose si ils sont si manièrrés est ce parce qu'ils sont anglais ou domestiques? dommage que ce film soit si froid comme le majordome du film
Chronique douce amère d'un majordome empli de dignité et de la haute estime qu'il se fait de son métier. Empêtré dans les traditions, englué dans une conception hiérarchique des relations, il ne voit pas son maître se fourvoyer avec le nazisme. Il ne voit pas non plus le monde changer autour de lui et lorsqu'il se réveil enfin, sa vie est derrière lui. Un très beau film, emplit de délicatesse, porté par des acteurs au sommet de leur art.
Film très sobre, très bien joué, mais clairement pas fait pour ceux qui ont besoin qu’il se passe quelque chose. Ici tout est dans le non-dit et la vie qui passe sans qu’on ose la vivre. C’est sincère, touchant par moments, mais aussi franchement lent et étouffé. J’ai compris le message — la vie qu’on gâche par excès de retenue mais émotionnellement ça reste assez froid. Respect pour l’intention, mais pas un film que je reverrai.
Beaucoup de retenue, de dignité et au final de regrets dans ce film. Le film nous interroge sur notre propre conduite et notre propre sens du devoir. De plus, le film a pour contexte la montée du nazisme et filme l’aveuglement de chacun. Très bon acteur principal.
Film très classe, j'ai aimé suivre une intrigue autour d'un majordome, qui est un métier difficile comme on peu s'en rendre compte dans le film. Les acteurs sont très bons, Emma Thompson, James Fox, Hugh Grant, j'ai apprécié aussi la présence de Christopher Reeve dans un film comme celui-ci. Anthony Hopkins, un acteur tellement talentueux, j'ai un grand respect pour ses interprétations, là encore il est magistral, d'une droiture impressionnante il façonne le film à lui tout seul. Un géant du cinéma. Le point faible du film, reste l'intrigue qui au final n'a pas de réel but. Les Vestiges du Jour est un beau film, avec des moments forts, mais au final il y a une impression d'inaccompli.