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Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mars 2012
Un plan long et élégant ouvre le cadre : grand château très chic en pleine nature, un parc immense à ses pieds et une route qui y mène et qui n'est empruntée que par des voitures de luxe ou presque. Le film commence comme un roman, avec une lettre lue pendant le trajet menant au château. Il s'agit effectivement d'une adaptation littéraire, et la transposition à l'écran y est remarquable. Les dialogues ont étés très conservés, cela se sent, et les répliques qui agacent un peu au début finissent par nous emporter dans la vie de Stevens, grâce à Anthony Hopkins qui les narre avec une telle inspiration qu'il est complètement transcendé par le personnage qu'il incarne. Hopkins livre une prestation de maître, et qui prouve bien son talent immense en tant qu'acteur, car des années lumières séparent James Stevens d'Hannibal Lecter et on ne décèle rien dans le jeu d'Hopkins qui peut nous rappeler son précédent rôle dans le Silence des Agneaux. L'intrigue concernant le fait que Lord Darlington aie pactisé avec les nazis sert de piste comportant des indices sur la personnalité de Stevens, et tout les dénouements secondaires visent ce but là (la mort de son père, l'épisode de la panne d'essence, etc). Le résultat est qu'on ressort du film emplis du personnage de Stevens, touché et marqué par ce dernier. A travers ses longs plans méticuleux, sa musique sublime, et ses décors fastueux, le film définit Stevens en lui-même, et centre toute notre attention sur lui. Emma Thompson est parfois attendrissante mais semble un peu effacée à côté du génie d'Hopkins, et elle reste dans le classicisme. Cette histoire d'amour se termine par une illumination : après avoir accepté le refus de Miss Kenton de redevenir gouvernante, Stevens voit la vérité (caméra fixant le pare brise de la voiture qui descend jusqu'au phare où elle se fige, puis se dernier s'allume et nous éblouit...). Le pigeon qui s'envole, le caractère du nouveau propriétaire de Darlington Hall, achèvent le film sur une note de continuité qui nous laisse la voie libre, même si le changement chez Stevens semble peu probable...la colombe s'est envolée et ne reviendra plus, et le majordome a perdu sa chance...mais le message semble être « il y a peut-être un espoir ».
Pas de doute : on est chez James Ivory, là où tout est parfait, propre, élégant, sans faute de goût : certains adorent, d'autre moins. Je dois pourtant reconnaître que même si je ne suis pas le premier fan de ce genre de cinéma, « Les Vestiges du jour » est une oeuvre qui a su me toucher par sa subtilité, sa capacité à mettre en avant les non-dits, à construire une relation tout en nuances entre les deux principaux protagonistes, mais aussi les autres personnages présents au domaine Darlington. Le réalisateur n'oublie pas pour autant le contexte historique et les enjeux qui les entourent, bien mis en valeur et permettant de mettre en lumière la personnalité complexe de James Stevens. Celui-ci est brillamment incarné par Anthony Hopkins, qui donne à cet homme quasiment incapable de penser par lui-même et ne jurant que par son devoir un aspect émouvant, comme en témoigne une fin qui nous donnerait presque envie de pleurer tant on se dit que ce n'est pas possible de passer à côté de l'amour de sa vie comme ça. Mais oui, quoi, c'est vrai qu'on a tous l'occasion de rencontrer une fois dans notre existence Emma Thompson, surtout que celle-ci est encore plus belle et touchante qu'à l'accoutumée... Toujours est-il que je n'en suis pas sorti indemne, conscient d'avoir vu ce genre de très beaux films que l'on voit au grand maximum une fois par an : vous savez ce qu'il vous reste à faire.
2 ans apres le tres beau "retour a howards end", james ivory rassemble de nouveau le celebre duo anthony hopkins / emma thompson dans une autre magnfique demeure, un chateau sublime dans lequel les deux protagonistre vont travaillé. remaquable majordome, anthony hopkins a eté conseillé par un professionnel, et les details sont incroyable, on sent toute la minutie du cineaste de retranscrire avec precision les moindre detail. classieux et grandiose, les decors, les costumes, l'ambiance britannique des année 30 est un epanouissement des yeux. Mais l'oeuvre d'ivory va au dela de ça, en dehors d'une finesse technique, le film aborde une grande mais sinistre histoire d'amour ... d'un amour ressenti par deux etre qui jamais de s'avoueront l'un a l'autre, et mise en scene intelligement qui avec seulement quelque regard la comprehension du spectateur ne se fait attendre. hopkins est d'un froid glacial dans ces sentiment, la retenu qu'il impose est tout aussi grand que sa performance, il incarne un homme droit, de devoir et de servitude, plein de vertu qui ne seront que barriere a l'elegante emma thompson, et c'est dans une scene etourdissante de tendresse que le film atteint la quasi-perfection de l'amour. c'est dans cette grande fresque historienne et romanesque que james ivory n'oublie pas de dénoncé le nazisme, ces vestige du jour est un film a la fois engagé et enivré.
Ce qui n'apparait pas tellement dans les "critiques" c est que ce film est marrant : ce sont les attitudes vieillottes qui sont amusantes par leur façon de mettre une distance entre les choses et soi tout en théatralisant la vie. Ce n'est pas un film serieux ou"culturel", c est une plaisanterie. On peut appeler ça une plaisanterie un peu plus fine que la grosse tarte a la creme mais bon, pas la peine de faire croire que c est purement ennuyeux.
un majordome qui a la fin de sa vie se rend compte qu il est passe a cote du bonheur, après les certitudes les doutes et fatalement le sentiment de culpabilité, un antohny hopkins magistral
La première fois que j'ai vu un film de James Ivory, "Shakespeare Wallah", c'était au festival de Locarno en 68. Sur la seule base de cette aimable fantaisie, personne, à l'époque, n'aurait pu prédire que ce curieux réalisateur américain, amoureux des Indes et plus british qu'aucun Anglais, nous offrirait un jour d'impérissables chefs-d'oeuvre comme "Howard end" ou surtout ce "Remains of the day" qui compte indéniablement parmi les plus beaux de l'histoire du cinéma. La maîtrise de la narration cinématographique atteint en effet ici à la perfection ; je veux dire par là que le spectateur oublie totalement la caméra et les autres artifices de cet art, et se retrouve happé, dans une irrésistible progression dramatique, par cet univers d'émotions d'une densité incroyable. C'est toute notre vie que ce film fait défiler, tous nos doutes, nos frustrations, nos échecs, nos déceptions... et pourtant notre vie tout de même, telle qu'elle fut et qu'elle devait être, si différente de ce que nous avions rêvé qu'elle serait, lorsque nous étions adolescents. Comme nous, chaque personnage vise l'excellence, armé de la plus pure honnêteté, mais dans sa bulle, et passe ainsi totalement à coté de ce qui se produit en dehors de cette bulle. C'est évidemment là la plus grosse bêtise que nous puissions commettre... mais nous la commettons tous ! Et c'est la raison pour laquelle il faudrait être très jeune ou très superficiel pour ne pas vibrer émotionnellement et jusqu'au plus profond de nos conscience en regardant et en revoyant ce film absolument unique.
L'histoire d'un pauvre con, c'est pathétique et, à mon avis, un poil trop raccourci par rapport au roman (que je ne connais pas). Peu d'action, ce film a le mérite d'être bon sur un sujet si vide. A regarder un dimanche pluvieux. Excellemment interprété, à part peut-être Hopkins qui me semble surjouer dans ce rôle un peu trop taillé pour lui.
Film classique mais beau. Je ne vous cache rien en vous disant que les acteurs sont à la hauteurs. Les thèmes sont très bien imbriqués les uns dans les autres.
a voir rien que pour le plaisir de plonger dans une epoque et un cadre raffines,la reconstitution est fabuleuse,et le duo hopkins thomson est impeccable
Ce film est un chef-d'œuvre de délicatesse et de justesse... Anthony Hopkins y est grandiose dans son rôle de majordome. Les questions abordées par l'histoire sont profondes : la conscience, la psyché, la culpabilité, auxquelles est ajoutée une pointe de rapports de classe. Malgré ces thèmes qui auraient pu s'entremêler dans un métrage indigeste, le film ne tombe jamais dans le trop plein et respire l'authenticité à chaque plan.
Une merveilleuse histoire, l'angleterre vu par un écrivain japonais...sublime. Un film grandiose pour un duo qui ne l'est pas moins. A voir absolument et à savourer longuement.
Un très beau film de James Ivory. Le duo Anthony Hopkins / Emma Thompson est très impressionnant. Ce personnage d'Anthony Hopkins nous rend littéralement fou, on espère jusqu'au bout le voir déserrer les dents.