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Un visiteur
0,5
Publiée le 22 janvier 2007
Mais quelle farce ! C'est vraiment le cas de le dire. Autant le début du film tient la route et se laisse regarder, mais le dénouement (même si c'est un vrai rebondissement) est une véritable catastrophe qui fiche toute la crédibilité du scénario par terre ! J'admets que l'intrigue est intéressante voire même bonne, mais elle a été très mal exploitée. Ce n'est absolument pas crédible de faire subir autant d'épreuves difficiles à une personne tout simplement pour arriver à un tel dénouement. C'est exagéré à un point beaucoup trop énorme ! En voyant la fin, je ne croyais toujours pas qu'on ait pu massacrer autant ce film qui aurait pourtant pu avoir un potentiel énorme. Une très grosse déception.
C'est lourd, c'est long, on est aux limites de l'ennui et surtout ça ne tient pas debout. Toute l'astuce du film est de nous faire demander dans quoi est embarqué Michael Douglas (peu convaincant dans ce rôle). On croit deviner, puis les fausses fins s'empilent jusqu'à la vraie qui non seulement est abracadabrantesque ! (un mec qui me ferait un tel "cadeau" ne mériterait que mon mépris le plus profond), mais elle est entachée de l'une de plus belles invraisemblances du cinéma contemporain : que le suicide par chute dans le vide ait été "prévu" passe encore à la limite mais qu'elle ait lieu juste au point P et pas 5 mètres à côté sur la gauche ou sur la droite, faut pas déconner quand même !
Beaucoup plus original que Seven Fincher met en scène ici un thriller vif et très prenant comme Douglas (très bon) on doute à tout instant jusqu'au clou final. Astucieux et intelligent.
Ce film joue avec nos nerfs de bout en bout, mais vers les trois quarts du film on commence à s'ennuyer pendant que nos nerfs continuent d'être tendu ! la fin est une géniale déception ! en tout cas ce film est un excellent divertissement.
Une sorte de thriller, hanté par des personnages fous, au dénouement inattendu, certes. Mais malgré l'excellence des acteurs, jamais on ne se prend au jeu. Un suspense artificiel, oppressant sans jamais être haletant (Hitchcock, tu nous manques) et un récit tellement alambique et improbable d'un bout à l'autre. Un film que l'on voit de loin, de l'extérieur. Ils ont joué et perdu. Rassurez-vous la pseudo-morale gnan-gnan arrive bien à la fin.
Fincher nous manipule et nous le laissons faire avec un plaisir coupable. The Game est un thriller captivant à l'ambiance particulière comme son réalisateur sait les créer, une réussite.
Un Fincher décevant. Tout ça pour ça! Là où il y avait moyen de faire un thriller super efficace et original, ce que nous laisse croire le film et bien bien ça tourne en rond avec une fin qui tombe à plat alors qu'elle nous faisait croire à un rebondissement final exceptionnel. C'est tout le problème du film, des promesses et des promesses mais pour revenir à la situation initiale...quelel déception!
David fincher nous montre que c’est un génie du cinéma Beaucoup trop rare malheureusement Michael Douglas que j’aime pas livré ici une très belle interprétation Je peux comprendre que l’on soit dérouté par un tel scénario surtout quand on a pas le recul nécessaire pour comprendre l’intérêt du film Pour moi c’est un chef d’œuvre à voir et revoir
Après Seven, David Fincher récidive dans le thriller et met cette fois-ci en scène Michael Douglas dans une tourmente infernale et paranoïaque. Le film commence lentement et se poursuit progressivement, tous les éléments étant judicieusement mis en place pour faire perdre la tête du héros mais également la nôtre, perdus dans cet univers quasi-fantastique où tout est manipulation invisible, coups bas et machinations. La paranoïa est le mot d'ordre ici, rendant notre héros complètement abasourdi par cet enchainement d'évènements malicieux jamais expliqués qui se retournent à chaque fois contre lui. On suit donc avec engouement et curiosité le parcours chaotique de Nicholas Von Orton jusqu'à un dénouement final un peu tiré par les cheveux mais tout à fait logique en soi. En ce qui concerne la réalisation, Fincher est ici plus posé, moins excentrique, filmant tout de même quelques courses-poursuites avec un rythme frénétique et un final dantesque aussi inattendu que visuellement époustouflant. The Game n'est donc pas le meilleur film de Fincher mais reste un très bon thriller qui joue sur les nerfs avec un Michael Douglas au meilleur de sa forme.
"The game" fut une belle réussite signée David Fincher. Elle l’est encore aujourd’hui. Outre le fait que toute l’intrigue pèse sur les épaules de Michael Douglas, cette réussite est due aussi au fait que le spectateur est placé au même niveau que le personnage principal. Ce dernier, répondant au nom de Nicholas Von Orton et incarné par le monstre sacré qu’est Michael Douglas, est un homme comblé à tous les niveaux : il est riche, possède tout ce qu’il veut, et tient sa vie réglée comme bon lui semble. Oui, cet homme d’affaires implacable est un grand maniaque du contrôle. Mais est-il vraiment comblé pour autant ? Pas si sûr. Après tout, il évolue dans un monde aux couleurs froides et sombres, et c’est très bien retranscrit par le cinéaste. Certes ce monde triste et fade est bien le sien, mais où est le soleil qui devrait donner un goût plus savoureux à sa vie ? Apparemment, il n’y en a pas, le seul éclat à ses yeux étant représenté par les millions de dollars qu’il manipule, jusqu’à en avoir un mode de fonctionnement très formaté comme si son comportement répondait à une mécanique certes bien huilée jusqu’à avoir du dédain envers ce (ceux) qui lui est (sont) d’aucun intérêt... ou d'aucune utilité. Et apparemment, il lui manque effectivement quelque chose : la preuve en est, c’est profondément intrigué qu’il consent à mettre le doigt dans l’engrenage. C’est là le point de départ de ce scénario qui va basculer dans une ambiance un peu glauque comme le réalisateur sait l’instaurer. Grâce au fait d’être placé au même niveau que le protagoniste principal, le spectateur va ressentir une certaine inquiétude, jusqu’à en devenir parano au même titre que ce richissime homme des finances. C’est tout juste si on ne se félicite pas de ne pas être à sa place ! Car les pistes se multiplient à l’infini, et semblent ne pas avoir de fin. Autant dire que l’intrigue prend une tournure inattendue, et on en vient à se demander nous aussi si tout cela n’est vraiment qu’un jeu. Ainsi, ce qui aurait pu être une comédie au départ tourne au thriller au suspense hitchcockien. Mené de main de maître, le spectateur est embarqué dans un scénario alambiqué mais sacrément bien foutu. Et il est vrai qu’on peut se dire que d’accord on y va parce que la curiosité l’emporte, mais quand on voit jusqu’où ça peut aller, ben ça ne donne plus envie d’y participer. Ça en ferait presque froid dans le dos ! Et pourtant, le message contenu dans ce film touche à ce qui est essentiel (excellent parallèle avec le passé de Nicholas), ce qui donne de la matière à réfléchir et fait revêtir au propos toute sa pertinence. Vous pourrez en trouver le parfait résumé dans la Bible, et dont vous trouverez les références dans le film (je ne vais pas tout vous dire non plus hein, aussi soyez attentifs… trèèèèèès attentifs). Un extrait que tout le monde sans exception va oublier car ça va quand même loin, très loin. Si loin que ça explique aussi pourquoi tout le monde se fait balader : le héros… et vous, spectateurs. Un thriller plein de surprises, au grand dam du personnage principal qui lui a horreur des surprises, et qui met superbement en scène la mort pour laisser la place à la rédemption. Avec en prime une prestation toujours impeccable de Michael Douglas, qui réussit même à être touchant avec sa mine désemparée quand il se réveille dans son costume blanc et qu’il pose son séant en tentant vainement de rassembler ses esprits. De même que lorsqu’il propose une poignée de dollars. "The game" : un immanquable qui se fera un plaisir de jouer un tour à votre esprit. Mais un film entaché par quelque chose qui me chiffonne : les vitres de la BMW. Sont-elles blindées ? Si oui, quel intérêt pour cet homme qui circule librement et sans chauffeur ? Ce n’est pas logique ! Mais si elles sont effectivement à l’épreuve des balles, ça fait de gros impacts quand même… mais bon ! Pas de quoi gâcher cette riche idée de film.
Scénario tiré par les cheveux, fin invraisemblable (et pas que la fin à vrai dire) et autres critiques avaient refroidi la réception de ce film. Et pourtant, c'est justement lorsque Fincher se permet un peu de légéreté qu'il donne le meilleur de lui-même. La suspension d'une quelconque vraisemblance améne le film exactement là où il doit se placer (et comme il se nomme), du coté du jeu. L'interpretation est excellente, la réalisation est compacte (petit clin d'oeil à "Marathon Man" dans les flash-backs sépias où est évoqué le suicide du père),et le tout garde un ton élégiaque autant que ludique. Bien.
Nicholas Van Orton, homme d'affaires avisé, reçoit le jour de son anniversaire un étrange cadeau que lui offre son frère Conrad. Il s'agit d'un jeu.
C'est une réalisation du brillant David Fincher, entre Seven (1996) et Fight Club (1999). Le scénario a été écrit par Michael Ferris et John D. Brancato.
Bien qu'ayant 24 ans, je n'avais pas encore vu ce film. Son concept du "jeu" m'a attiré et je dois dire que j'ai beaucoup accroché à ce très bon thriller.
Sa construction est top. Nicholas va se retrouver plongé dans ce "jeu" dont il ne connait pas les limites. Il va devoir se méfier de tout afin de savoir si cela est réel, ou si derrière chaque action se cache un acteur. J'ai été tenu en haleine jusqu'au bout pour enfin découvrir la réalité. Ce qui est génial, c'est qu'on va avoir les mêmes informations que le protagoniste principal, et donc forcément on va être perdu comme lui. C'est une technique immersive parfaite.
Le suspense va donc être de mise durant tout ce thriller. Il ne faut absolument rien raté pour emmagasiner tout ce qui pourrait nous donner une piste. Après, on se doute que dans la réalité cela reste impossible vu les moyens considérables devant être mis en place.
Cependant, je dois noter que vers le milieu du film, on a un petit coup de mou. En effet, tous les événements s'enchainant font un peu trop à digérer. Il y a une sensation de surenchère. Heureusement elle ne va pas durer quand le récit va redevenir plus subtil.
Michael Douglas est impressionnant dans ce rôle. L'acteur Oscarisé neuf ans avant pour Wall Street, démontre que son talent est toujours au top. Son style inimitable donne du caractère au personnage. Un élément indispensable pour avoir de l'intensité. Même s'il n'est qu'un rôle secondaire, j'ai apprécié de voir Sean Penn.
Avec The Game, David Fincher signe un thriller remarquable où Michael Douglas, pris au piége d'une manipulation infernale, s'offre ici un de ses plus grands rôles à l'écran. Le scénario est magnifiquement bien écrit et tient en haleine jusqu'à la dernière seconde. Même si ce thriller est moins puissant que Seven, The Game n'en reste pas moins un très grand film et un très grand thriller et bien malin celui qui arrivera à deviner le dénouement de l'intrigue avant la fin du film. Un film que je vous recommande fortement.
Que peut-on bien offrir à quelqu'un qui peut tout avoir ? En croyant pouvoir répondre à cette question, Conrad (Sean Penn) va embarquer Nicholas Van Orton (Michael Douglas) dans une affaire compliquée riche en surprises et rebondissements. Un thriller au vrai sens du terme, avec un suspense haletant, où l'on ne sait plus quoi croire ni à quoi s'attendre. Je rajouterai même que si l’on devait définir les ingrédients du thriller parfait, ce seraient exactement la confusion, le suspense et les coups de théâtres qui sont présents ce film. « The Game » nous mets dans la peau d'un Michael Douglas bien sûr de lui et faisant face à toutes les situations avec courage et efficacité. Mêlant subtilité et action, le film nous tient en haleine du début jusqu'à la fin en manipulant redoutablement l'aspect psychologique de ses personnages principaux. Avec un final aussi spectaculaire, on ne peut que se lever en applaudissant l'oeuvre des maîtres spoiler: du jeu !