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Un visiteur
3,0
Publiée le 19 août 2019
Avec American Beauty (sorti la même année), Arlington est un peu l’autre moitié de ce qui deviendra le concept de Desperate Housewives: des voisins en apparence parfaits s’installent dans la maison d’en face et transforment le joli lotissement de banlieue en un cauchemar paranoïaque. Le style est un peu outré parfois et n’évite pas les clichés du genre ni quelques grosses ficelles et incohérences, mais le résultat est efficace et se donne les moyens de ses ambitions, faisant habilement monter la pression par vagues successives. On craint un moment que le scénario n’ait les yeux plus gros que le ventre dans la dernière partie, qui vire au cinéma d’action, mais c’est pour mieux retomber sur ses pattes avec une fin bien pensée, qui justifie après-coup les deux ou trois poncifs qui alourdissaient le récit (le veuvage, le prof qui en fait trop, etc.). Certes, on y perd fortement en vraisemblance, mais ce côté excessif n’est pas désagréable, comme dans cette scène de garden party surréaliste qui rappelle la fin de Rosemary’s Baby. Pas un chef-d’œuvre, mais une machine bien huilée.
Un très bon thriller qui me tient en haleine et dont la fin m'ébranle à chaque fois. Le spectateur ressent parfaitement le malaise du "héros" et on est tout aussi perdu et subjugué que lui. à voir au moins une fois.
Polar d espionnage et complotiste avec un excellent casting même si l intrigue et le dénouement semblent aisément identifiées il n en demeure pas moins que c est suffisamment bien réalisé pour être visionné agréablement
Captivant du début à la fin, ce film réalise une auto critique sur notre société actuelle (extrémiste, folie des hommes, etc...). L'opposition Jeff Bridges - Tim Robbins est remarquable avec une mention particulière pour le deuxième en cinglés total (jouissif). A ne pas manquer.
Jeff Bridges dans toute sa splendeur. Un très bon film qui n'appréhendait pas encore le sujet du terrorisme puisque sorti avant le 11/9/2001. Le scénario très travaillé nous fait poser beaucoup de doute sur la culpabilité du personnage de Tim Robbins et ses véritables motivations. Diabolique à souhait, on aime le détester. On compatit à la souffrance et la manipulation subi par Jeff Bridges, jusqu'au final déroutant: car même aujourd'hui la question se pose sur la médiatisation des événements tragiques et les sombres questions de théorie du complot. À voir sans retenue
Long et très moyen. On hésite entre thriller et action. La fin va decrescendo. S’il y avait un message implicite ce serait que le camp du bien est malmené. Pourtant à une époque où l'Amérique tenait sans conteste sa réputation d'abondance.
Arlington Road emprunte au thriller ce que The ‘Burbs (1989) empruntait à la comédie : soit une dénonciation virulente de la paranoïa au sein de la banlieue aisée américaine qui conduit l’individu à violer l’intimité de ses voisins nouveaux venus afin de combler ses propres frustrations. Seulement, comme dans le film de Joe Dante, la fiction prend peu à peu le pas sur la réalité, jusqu’à devenir réelle, donnant lieu à un dernier segment trépidant quoique guère crédible. La mise en scène de Mark Pellington s’agite inutilement en introduction et laisse présager le pire, avant qu’une forme plus classique ne s’impose : elle place sur le devant de la scène d’excellents comédiens, en particulier l’anti-duo formé par Jeff Bridges et Tim Robbins dont la relation intrigue de bout en bout. La partition musicale d’Angelo Badalamenti tend à annoncer le Mulholland Drive de David Lynch, sorti deux ans plus tard (2001) et qui prendra également comme titre le nom d’une rue et comme thème l’entrelacs paranoïaque du rêve et de la réalité. L’œuvre de Pellington s’empare de la théorie du complot pour l’incarner à l’écran de manière subversive, puisqu’elle défend l’idée selon laquelle derrière chaque attentat ne se cache pas un seul homme ayant agi solitairement mais un groupuscule activiste, dont gouvernement et médias tairaient les agissements de sorte à restaurer ce climat de confiance nécessaire à la vie en société. Une thèse fort bien démontrée, quoique l’aspect mécanique de l’ensemble prenne le pas sur la spontanéité des actions et réactions humaines, somme toute ici programmatiques.
Le film commence assez étrangement : un jeune garçon, le bras ensanglanté, titube dans la rue où il réside. Michael Faraday (Jeff Bridges), qui rentre chez lui, s’arrête juste à temps pour ne pas l’écraser avec sa voiture, et voyant l’enfant blessé, il l’emmène illico presto à l’hospital. Après que le gamin ait été soigné, il apprend que cet enfant est en fait le fils de voisins ayant emménagé récemment chez lui. Il trouve cela étrange le fait qu’il n’ait jamais parlé avec eux. Ces voisins sont assez discrets, voire même bizarres. Faraday, qui a perdu sa femme à cause d’un groupe terroriste, décide alors de mener son enquête. J’ai trouvé la première moitié de ce film longue et trop lente. C’est bien de raconter l’histoire, mais certaines longueurs auraient pu être évitées, car elles nous font perdre le fil de l’histoire. Cette première partie est aussi assez décousue. On ne voit pas réellement le but de ce film. Par contre, la deuxième partie est tout simplement terrible ! J’ai rarement été aussi scotché à la fin d’un film. Le suspense est de la partie, et la fin est tout simplement extraordinaire ! Comme beaucoup de téléspectateurs, je ne m’y attendais pas. Je ne vais bien sur rien révéler de cette fin dans cette critique, mais rien que pour sa dernière grosse demi-heure, ce film vaut la peine. Je trouve cela dommage que les producteurs hollywoodiens ne laissent pas plus souvent place la à de telles scènes dans les films qui produisent. Ce film ose, et rien que pour ça, il faut le féliciter. L’interprétation de Jeff Bridges est tout simplement bluffante. C’est un des plus grands acteurs de l’histoire du cinéma. Il sait tout jouer, et ce rôle lui colle à la perfection. Tim Robbins est très bon aussi, mais il est moins présent dans le film. Et Joan Cusack est flippante ! Elle a un regard qui met mal à l’aise. J’ai trouvé la fin vraiment extraordinaire. Je sais que je me répète, mais elle est inoubliable ! Simplement, je regrette que le début soit long avant de démarrer. Ce serait dommage que les spectateurs décident de ne pas voir la fin, craignant de s’endormir devant ce long-métrage.
Très bon film. 'Arlington Road' est un thriller immanquable où la tension est présente tout le long du film. Jeff Bridges et Tim Robbins, dans un rôle plutôt inhabituel, livrent de solides performances. En plus de divertir considérablement, 'Arlington Road' fait aussi beaucoup réfléchir car il démontre bien que ce qu'on nous dit ou que ce qu'on nous montre publiquement n'est parfois qu'une illusion de la vérité que l'on prend pour acquise. 'Arlington Road' se démarque aussi des autres thrillers du genre par son déroulement imprévisible et, surtout, par son dénouement totalement renversant qui vous reste dans la tête longtemps après la fin du film...
Après une première partie plus psychologique un peu lente et classique, l'action, le suspens et la tension montent dans la deuxième partie. Final innatendu.
Arlington road est un bon thriller sur le thème de la paranoïa; même si je m'attendais à plus de rebondissements. Cependant, les acteurs sont parfaits et le film tient en haleine de bout en bout.
Le premier somnifère qui ne s'avale pas mais qui se regarde... Le début est pas trop mal, mais on tombe vite dans le gnangnan. On s'endort à partir de là, jusqu'à la fin qui est certes très originale, mais peu crédible. Dernière chose, le désir très fort que j'ai ressenti durant le film de baffer le héros. Je ne sais pas pourquoi (sale tête, son côté pleurnichard, ...).