C'est l'histoire d'un voisinage qui dégénère. Précisément lorsque le prof d'Histoire joue par Jeff Bridges commence une enquête indiscrète sur son nouveau voisin d'en face, qui a l'air un peu louche, d'autant plus que Tim Robbins, en digne représentant de la middle class, parait un peu trop propre sur lui pour être honnête. Toute une partie du film se déroule ainsi dans une ambiance doucereuse, reflet de l'incertitude où nous laisse le metteur en scène quant à la personnalité du voisin mystérieux. La réalisation est habile et traduit un savoir-faire certain en matière de suspense. Alors, on regrette d'autant les ficelles vulgaires du thriller auxquelles recourt le cinéaste au moment où l'intrigue s'emballe, en premier lieu lorsque, de façon toute conventionnelle, la curiosité de Jeff Bridges expose sa famille. Plus loin, c'est même la vraisemblance de l'action qui ne m'a pas tout à fait convaincu. En revanche, le dénouement est pour le moins inattendu, prenant à contre-pied l'idée d'un triomphe héroïque. Quelques idées se greffent sur l'action, comme la légitimité des investigations du dénommé Faraday dans la vie de son voisin. Concernant ce dernier, le cinéaste explique ce que pourraient être les raisons de tomber dans l'activisme. Le réalisateur souffle le chaud et le froid et son film n'est pas le pamphlet politique -façon Costa-Gavras, qu'on aurait souhaité.
Après une scène de pré-générique particulièrement réussie, qui laissait présager un film intense et marquant, Arlington Road déçoit par la suite.
Le film souffre d’un rythme trop lent, avec une longue phase d’installation qui peine à captiver. L’ensemble donne une impression d’étirement inutile, où l’intérêt retombe rapidement et laisse place à un certain ennui.
Il faut attendre les dernières minutes pour retrouver un peu de tension et d’intérêt, avec une conclusion efficace, mais relativement attendue, qui ne suffit pas à compenser la lenteur de l’ensemble.
Même Tim Robbins, pourtant excellent habituellement, semble en retrait, comme si le film ne lui permettait pas de pleinement s’exprimer.
Au final, une idée intéressante et un début prometteur, mais un développement trop lent et peu engageant qui empêche le film de tenir ses promesses.
Long et très moyen. On hésite entre thriller et action. La fin va decrescendo. S’il y avait un message implicite ce serait que le camp du bien est malmené. Pourtant à une époque où l'Amérique tenait sans conteste sa réputation d'abondance.
On pourrait confondre ce film avec Blow Away, toujours avec Jeff Bridges, toujours une histoire de terrorisme et d'explosion, mais les points de comparaisons s'arrêtent là. Car ce film est plus intense encore, le côté schizophrène; complot, la mécanique qui se met en place, le jeu des acteurs intense, tout est quasi parfait dans cette histoire. Le côté pavillonnaire de l'Amérique, où tout n'est que bonheur et volupté, les barbecues entre voisin, le Way of life made in America, jusqu'au grain de sable, et jusqu'à l'impensable. Sans compromis, le film est bien plus fouillé qu'il n'y parait au premier abord, et le final est à glacer le sang. Si j'osais, je dirais un film virtuose !
Un exaltant thriller sur fond de terrorisme aux ressorts suffisamment bien huilés pour faire monter la tension crescendo jusqu’à un final haletant et surprenant en apothéose. La confrontation entre Jeff Bridges et Tim Robbins vaut le détour. L’intrigue entre machination et paranoïa entretient le mystère et fait oublier les errements de la réalisation poussive.
Un excellent suspens digne d'un film d'Hitchcock, scénario et interprétation impeccables. Une réalisation plus léchée aurait été bienvenue mais ça reste un bon film
Un duel implacable, le film tient sur la longueur grâce à une mise en scène et un scénario bien ficelé, le duo d'acteurs fonctionne à merveille et l'on ne ressort pas indemne du film surtout avec un sujet plutôt pas commun au cinéma. Certes, le film a vieilli, mais l'immersion est totale.
Un professeur soupçonne ses voisins de ne pas être ce qu’ils sont. De plus il enseigne l’histoire avec une propension à la conspiration d’Etat. Voilà un bon terreau pour développer un scénario où le spectateur sent que tout n’est pas très clair sans pouvoir cerner précisément ce qui ne va pas. Ce thriller qui a 25 ans pourrait dater, pourtant il captive grâce à l’interprétation de l’inquiétant Tim Robbins et à celle de Jeff Bridges l’alarmiste. Un très bon moment.
Trop de longueurs, de situations invraisemblables... Tout se mélange... Grosse déception. Les acteurs sont juste moyens, et on finit par s'ennuyer vite...
Bon film de suspense. Les acteurs sont bons et bien dirigés. Le scénario ne laisse pas de temps mort. Histoire complexe mais crédible. J'ai particulièrement aimé les plans caméras soignés et maîtrisé... Et aussi , je note que la bande son , colle parfaitement aux situations d'urgence.
Thriller instaurant pas à pas une ambiance malsaine que renforce l'interprétation du couple Robbins/Cusack auquel s'oppose un impétueux Jeff Bridges, le récit nous maintient dans une tension constante que la densité des personnages augmente. S'appuyant sur des faux-semblants et des failles psychologiques le drame cherche la vérité derrière les maisons proprettes de la bourgeoisie suburbaine tout en dénonçant l'aveuglement des médias et du système judiciaire. spoiler: S'achevant sur un rebondissement cynique, intelligent, inattendu, le dénouement laisse cependant étrange la logique de ces actes terroristes qui taisent leur nom sous couvert d'un bouc-émissaire. Percutant!
Une bien belle surprise que ce thriller paranoïaque sur fond de terrorisme d'extrême droite aux USA. Avec un scénario accrocheur porté par deux excellents acteurs ( Jeff Bridges et Tom Robbins) le film maintient une tension permanente et nous entraîne avec beaucoup de suspense jusqu'au dénouement très inattendu. Une réussite dans son genre.