188 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
24 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
10 critiques
3
8 critiques
2
2 critiques
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Sergio-Leone
210 abonnés
1 096 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 17 décembre 2012
Ma méconnaissance d'Altman m'a poussé à en connaître un peu plus, après l'excellent "Mash" pourquoi ne pas continuer? Et bien en partie peut-être parce que ses films durent presque tous 3 heures... mais bon je décidais enfin de prendre mon courage à deux mains et d'approfondir ma culture, cela ne pouvait pas être pire que Melancholya (ah mon dieu non pas Melancholya !!! je dirai tout, je vais parler! Pitié mais pas ça!!), enfin bref "Nashville" était cité comme un de ses films majeurs dans "le nouvel Hollywood" (livre de Peter Biskind urgent à lire pour tout cinéphile). Ma première impression n'a pas vraiment été très bonne, déjà je déteste la musique Country ce qui fait tâche dans un film de 2H40 qui rend hommage au berceau de la country et toute cette culture. Bon ça m'a pas vraiment emballé des masses mais j'avoue que ma 2ème impression m'oblige à vanter le travail de montage hallucinant et ce style très particulier qu'Altman donne à sa narration et ses personnages. Je n'ai pas aimé, mais le travail du réalisateur est considérable et je comprends les louanges.
Impossible à se procurer en version française,"Nashville"(1975)est pourtant une œuvre indispensable pour qui veut comprendre l'ambivalence de l'Amerique.Robert Altman y inventait pour ainsi dire le film-choral.24 personnages que l'on suit dans Nashville,capitale de la musique country,lors d'un festival étalé sur 5 jours.A premier vie,la narration semble relâchée,et pourtant Altman à l'oeil sur tout,du personnage au coin de l'écran,aux dialogues qui se chevauchent,en passant par la signification des paroles chantées.Car dans ce film-fleuve(2h40),on chante beaucoup,des artistes qui d'ailleurs se produisent en live,pour plus de réalisme.Du chaos apparent,Altman tire une cohérence thématique qui force l'admiration.Il établit un parallèle entre les montes impitoyables du show-business et de la politique.Il dévoile une cohorte de personnages hantés par la défaillance de leur pays,et qui en conséquence ont perdus toute confiance.Loin d'être cynique,le film est d'un humanisme confondant,met la complexité des femmes en valeur et la couardise des hommes.Avec tout l'attirail de l'Amerique profonde disparue des années 70,le film à de quoi interpeller.Finalement,on finit par être entraîne dans la folie éphémère de cette réunion musicale,entre mélancolie,relents d'échecs et espoir d'un avenir meilleur.L'histoire n'est qu'un éternel recommencement...
Quelle maîtrise dans des premières impressions de foutoir, quelle rouerie cet Altmann ! mais certainement moins caricatural que dans Mash : la participation des chanteurs doit y aider J"ai bien retrouvé ce que je connaissais de l'Amérique populaire de la fin des seventies.
5 ans après M.A.S.H. qui lança la carrière cinématographique d'Altman, Nashville popularise ce style si spécifique qui fera la marque de fabrique du génie réalisateur. Nashville est un de ces récits croisés que seul Altman a su faire, qui mélange naturalisme, humour, et musique country. Porté par une troupe d'acteurs dont certains ont tourné plusieurs fois pour Altman (Eliott Gould, Keith Carradine, Shelley Duvall...) et une bande-son envoûtante, Nashville se distingue par la densité du récit et le réalisme accordé aux fragments attribués à chaque personnage. Il y a de tout dans Nashville: ironie, amour, tromperie, intrigue, chaos... et c'est ce qui fait qu'Altman a toujours su nous transporter dans des mondes si fascinants.
Robert Altman est pour ainsi dire l'inventeur du film-choral. Nashville est un récit complexe. Structuré mais complexe. Il se déroule juste après que les dernières troupes américaines ont quitté le Vietnam. Il présente la culture américaine, satire du show-biz et de la politique de cirque mais aussi affirmation des grandes valeurs du pays de l'oncle Sam. Déroutant parce qu'on ne sait pas réellement ce qu'a voulu dire Robert Altman, Nashville est à l'image du nouvel Hollywood des années 70.
Une campagne présidentielle, des stars de la musique country, des aspirants à la célébrité, des déçus etc... Comme toujours chez Robert Altman, une multitude de personnages que l'on suit au compte goûte dans diverses situations. Et comme toujours chez lui, on a des difficultés à identifier clairement où il veut en venir au juste. Des scènes interminables où les dialogues fusent à tout va mais pourquoi ? Déjà à l'époque, Altman n'aimait pas ses personnages. Ils sont tous plus ou moins ridicules, avec des travers plus ou moins écrasant. En plus d'une 'intrigue' hautement ennuyeuse, on se coltine des personnages aussi insupportables pour le réalisateur que pour le spectateur. 2h40 éprouvantes, même sur un écran géant.
Au-delà du microcosme de la ville de Nashville, c’est la société américaine des années ’70 qui s’inscrit en toile de fond de ce film du grand Altman. Précurseur du récit à multiples personnages, « Nashville » présente les qualités et les défauts de ce type de narration où certaines situations auraient mérité d’être davantage développées en opposition à d’autres qui semblent faire office de remplissage. Néanmoins, dès les premières minutes de projection, on reconnaît facilement la patte et l’œil de Robert Altman et ce jeu de massacre, non dénué d’émotion, servi par un casting impeccable, nous fait passer un bon moment de cinéma.
Mon premier Robert Altman, suivre 24 personnage sur 2H35 pourrait paraitre fastidieux mais il n'en est rien...on se lance bercer par l'histoire, par l'époque, par le construction... A voir. Dommage que le nombre de critique soit aussi peu nombreux, car ce film mérite de figurer dans les tops
Une narration parfaitement dominée et des séquences musicales extraordinairement menées, à commencer par celle de la fin. Un film qui n'a pas pris une ride, l'Amérique d'il y a 35 ans, déjà désuète à l'époque puisque c'est celle de la Country Music, demeure une entrée extraordinaire pour décrire les contradictions du monde actuel, entre tradition et modernité, art et commerce, rêve individuel et pesanteurs économiques et sociales, puissance charismatique et fragilité personnelle. A noter la présence un peu ridicule de la vieille Europe dans le personnage nterprété avec esprit par Geraldine Chaplin, partiellement un cliché. L'un des plus grands films du XXe siècle, et certainement le plus grand film de Robert Altman, auquel ce dernier a rendu hommage avant de mourir dans son ultime réalisation, qui est la version mélancolique de "Nashville" : mourir dans une ambiance de Country Music finissante, c'était une belle sortie. Une dernière remarque: Altman tire ici le maximum de ses acteurs, dont la plupart n'ont jamais été aussi bons que dans ce film. C'est déjà un compliment. Quand, en plus, le film sonne juste de bout en bout, sur les plans esthétique, psychologique, social, politique, on ne peut plus dire que : chef-d'oeuvre! Pour s'opposer à deux idées fausses concernant Altman: ce film reste une déclaration d'amour à l'Amérique et communique une vision plutôt positive de l'humanité... notamment des femmes!