La Féline
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Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2018
La Féline de Jacques Tourneur (1942) est la référence du film fantastique. Effets spéciaux : zéro. Allusions : 100 %. Terreur totale.
On rentre dans le personnage principal incarné par l’étrange star française Simone Simon qui joue Irena, dessinatrice de mode originaire d'un pays mystérieux, la Serbie. Elle rencontre à New York un gentil architecte naval.
Le comportement d'Irena devient étrange, très étrange. Et c’est grave, car nous nous sommes identifiés à elle, et elle-même se demande ce qui lui arrive. Mais il est lcaire qu'il lui arrive quelque chose de monstrueux.
On en ressort avec la peur au ventre sans avoir vu ni sang ni monstre, exactement comme pour Rosemary’s Baby (Polanski, 1968).
Une leçon : un film noir et blanc de 70 minutes, sans aucun trucage, un scénario dessiné au cordeau, joué avec une sobriété absolu donne un objet austère et noir, intensément mystérieux et surtout terrifiant.
Tous les pseudo artistes arrogants qui veulent nous effrayer avec des films de trois heures, des monstres créé par informatique et millions de dollars n’ont plus qu’à aller se rhabiller.
Je vous donne l'épigraphe pour vous mettre dans l'ambiance : "De même que le brouillard persiste dans les vallées profondes, le péché ancien se tient dans les profondeurs de la conscience du monde."
calamarboiteux
calamarboiteux

47 abonnés 440 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 février 2009
Oliver rencontre et épouse Irena, d'origine Serbe, hantée par les légendes fantastiques de son enfance, dans lesquelles embrasser un homme conduit à se transformer en fauve et à le tuer.
A l'actif de Tourneur, une progression de l'intrigue adéquate, quelques séquences inquiétantes (apparition d'une autre femme serbe, poursuite dans les rues désertes, scènes de la piscine), des effets de noirs et blanc parfois très réussis, et la volonté de suggérer plutôt que de montrer.
Au passif un film lent qui paraît long en dépit de sa durée d'une heure dix, des scènes de couple niaises, répétitives, et un scénario qui, outre ses nombreuses invraisemblances, est beaucoup trop prévisible. L'actrice principale a le bon profil, son partenaire Oliver est incolore inodore et sans saveur.
Une curiosité pour les amateurs d'anthologie fantastique.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2020
Un film fantastique avec le look général d'un film noir. Le travail sur la lumière et les contrastes sont des éléments fondamentaux dans la création de l'ambiance du film. Un autre élément décisif est le parti-pris de la suggestion, au détriment du spectaculaire, ce qui est une grande réussite. L'ambiguïté du personnage principal, la "Féline" au visage évoquant en effet cette espèce, écartelé entre le refoulement sexuel et l'animalité, est un autre atout majeur de cette œuvre originale et probablement innovante à son époque, qui garde aujourd'hui encore un caractère mystérieux et particulier. Peut-être la conclusion eût gagné à conserver l'ambigüité qui baigne le film et qui est la marque du genre fantastique.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2012
Une histoire qui pourrait vite nous lasser, mais Jacques Tourneur, métrise son sujet, une féline tout en grâce, un sousçon de sensualité, un suspens maîrtisé, une belle réussite. Jacques Tourneur doit quand même avoir une marotte, car on retrouve un félin agressif dans, au moins, trois de ces films à ma connaissance - Rendez vous avec la peur - l'homme léopard - et la féline. Il n'en reste que le plus réussis reste ce dernier.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 avril 2011
Tout simplement, un grand classique du cinéma fantastique, aussi culte que pour son réalisateur qui n'est autres que le français Jacques Tourneur et que pour son actrice de rêve la française Simone Simon qui jout à la perfection ce personnage aussi intriguant que timide qu'est Irena Dubrovna.
Un film inquiétant et émouvant à certain moment, avec de très bon acteur.
Etonnement certaine scène sont extrêmement stressante mais surtout culte, laissant le spectateur assez anxieux.
Question technique, mise en scène et lumière tout est excellement bien présenté pour mettre le spectateur dans l'ambiance qui convient.
Ce qui est dommage c'est que la fin se termine trop brèvement et on reste un peu sur notre faim, mais bref c'est un chez-d'oeuvre du cinéma, à voir de toute urgence.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2016
Le début de la Féline n'est pas vraiment à la hauteur de la réputation du film. La relation amoureuse qui se tisse entre Irena et Oliver est très accélérée : à peine rencontrés, ils se qualifient déjà d'amis, et l'homme décide d'offrir un chaton à la jeune femme dès le deuxième rendez-vous. Cette idylle est donc bien mal construite. En revanche, la jalousie naissante d'Irena, un des points majeurs du scénario, est beaucoup mieux amenée. Elle n'apparaît pas suite à un quiproquo stupide comme il en existe dans toutes les comédies romantiques. Ici, la jeune femme a une bonne raison, à la fois simple et pertinente de se méfier d'Alice, la collègue de son amant. A partir de cette relation conflictuelle, tout le jeu du film va être de déterminer si Irena est bien victime, comme elle le prétend, d'une malédiction qui la transforme en panthère dès qu'elle se laisse envahir par des sentiments forts. Ce postulat permet au scénario d'aborder en filigrane les thèmes de la sexualité féminine et du puritanisme, ce qui rend le personnage principal encore plus énigmatique. Le réalisateur travaille cette ambiguïté en proposant une mise en scène suggestive proprement exemplaire. Lors des scènes de suspens, les personnages sont continuellement menacés par l'invisible. Seuls les bruits venant du hors-champ et les ombres informes s'introduisent dans le champ, pour un résultat parfois glaçant (cf la scène de la piscine). La plupart des scènes dissimulent plusieurs indices pouvant conduire à une explication rationnelle des événements, laissant la libre interprétation au spectateur. Cependant, je trouve que les quelques plans suivant la scène du bus sont trop explicites. Sans confirmer une des deux théories proposées, ils ne laissent que bien peu de place au doute. Cela constitue un défaut majeur, puisque que toute l’ambiguïté de l'histoire est mise à mal. Bilan en demi-teinte donc. D'un côté, Tourneur réussit à transformer les limites techniques en force grâce à une mise en scène astucieuse, tout en proposant une narration qui ne faiblit jamais (sur une heure douze, encore heureux). D'un autre côté, plusieurs éléments regrettables, comme le début peu convainquant, les interprétations pas toujours convaincantes et ces fameux plans, empêchent le film de dépasser le stade de la série B sympathique.
CLEM 06
CLEM 06

13 abonnés 198 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2015
Tréna créatrice de mode fait des esquisse d'une panthère noire. La femme attire l'attention d'un architecte. Une histoire d'amour et de violence va se créer entre eux.
Le film de Jacques Tourner au scénario simple est considéré comme l'un des tout premiers films d'horreur et fantastiques.
A cette époque (1942) Jacques Tourner débutait dans le monde du cinéma. Maintenant il est considéré comme un maître absolu du cinéma.
Le film est sous forme d'une esthétique très particulière. En effet son noir et blanc un peu sépia fait ressortir l'aspect de la violence de la panthère. Si l'on remet le film dans le contexte de l'époque il est possible de considérer le sépia comme des minis gouttes de sang et cela accentue encore plus le côté violent du film. Ce film explique les tourments de l'âme féminine et il reste inoubliable dans son genre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 janvier 2012
Quelle maîtrise dans l'oeuvre de tourneur. La mise en scène est incroyablement soignée et travaillée. L'image est irréprochable, et les acteurs efficaces. Une merveille !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 décembre 2014
La Féline de Jacques Tourneur est un modèle du film fantastique et d’horreur. Rien d’exceptionnel pour un spectateur de 2014, mais reste toutefois le talent de Tourneur qui prend le parti de ne presque pas montrer le « monstre » dont il est question durant tout le film. Bien entendu, Tourneur fait appel aux peurs de l’animalité, et à l’angoisse pour parfaire un récit simple mais à l’ambiance très Hitchcockienne, et donc assez réussie. Bien entendu, la présence de la scène de la piscine, chaque fois cité dès que l’on évoque ce long-métrage, participe activement de la popularité et de la postérité du film.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film m'a un peu décu, car l'ensemble ne fait pas vraiment peur et on se doute un peu de ce qui va se passer. En réalité, l'intérêt de ce film est ailleurs, et notamment dans la mise en scène de Jacques Tourneur, qui nous offre un récit extrêmement poétique, et qui fait reposer sont intrigue dans la subjectivité. De ce point de vue là, son film est superbe, puisqu'au lieu de nous imposer une visio, il préfère nous la laisser imaginer, à travers des jeux d'ombre stupéfiants. La féline mérite d'avoir été vu ne serait-ce que pour cela.
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2014
(...) S’il est de films mystérieux dont la compréhension totale nécessite plusieurs pistes de réflexions pour en saisir la pleine mesure et dont on n’est toujours pas certain d’en appréhender toutes les facettes, même après un second visionnage, alors ce classique du cinéma fantastique mérite largement sa place dans cette catégorie. C’est tout l’attrait qui s’en dégage, sa force principale mais paradoxalement aussi son aspect le plus, sinon répulsif, du moins distancié. Il n’est pas forcément aisé de bien distinguer vers quoi tend cette appropriation de la femme prédatrice.
(...) c’est surement l’intention de Jacques Tourneur, que de nous perdre dans ce jeux de pistes pervers.
(...) Car au niveau purement cinématographique, c’est véritablement un exploit d’avoir réussi un tel rendu atmosphérique avec si peu de moyens. Entre ombres et lumières, appuyées par des effets spéciaux fins, mais particulièrement bien rendus, sourde une angoisse de plus en plus présente à l’écran au fur et à mesure. Le noir et blanc accentue encore davantage cet effet de malaise persistant et si le doute est longtemps permis, le dénouement permet de valider certaines thèses précitées. Les animaux, thème récurant du genre, par leur apparition rappellent étrangement Les Oiseaux d’Hitchcock. Leurs réactions instinctives sont les prémices d’une horreur annoncée et les quelques immenses bâtisses vides font figure de maisons hantées, renforçant ainsi la peur ressentie dans certaines séquences de courses poursuites. Ces qualités essentielles sont évidemment un tour de force qui élève La Féline au rang d’œuvres marquantes dans l’histoire du cinéma, nonobstant cette incertitude qui plane sur son réel sens.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2014
Exilé à Hollywood depuis 1934 après avoir tourné 4 films en France, Jacques Tourneur signe en 1942 "Cat People" où il met en scène Irena, une jeune femme d'origine Serbe qui pense être une descendante d'une tribu maléfique et, craint d'être transformé en panthère.

Alors que le film ne dure que 73 minutes, Jacques Tourneur met assez vite l'intrigue en place avec la rencontre des deux protagonistes au zoo alors que l'héroïne était face à une panthère. Il braque sa caméra sur le personnage d'Irena qui doit faire face à des craintes de plus en plus présentes, tout en gérant une vie privée et sentimentale qui s'annonce radieuse pour elle. Plutôt bien rythmé, Tourneur la rend dès le début intéressante, intrigante et captivante en laissant le doute peu à peu s'installer en elle, son conjoint et le spectateur.

Et c'est là toute la force du film. Tourneur reste tout le long dans l’ambiguïté et laisse le doute peu à peu s'installer chez tous les protagonistes, dont le spectateur. Il maîtrise à merveille les sentiments d'illusions et de réalité et reste régulièrement dans la suggestion, laissant le spectateur interprété l'image. Il démontre une vraie maîtrise derrière la caméra en mettant doucement en place une atmosphère angoissante se faisant de plus en plus forte, sans oublier la tension dans les scènes clés. Il joue énormément avec l'éclairage et les jeux d'ombres à l'image de la séquence de la piscine où les ombres dansent autour de l'eau.

Si l'ensemble des interprétations sont bonnes, c'est Simone Simon qui crève l'écran et rentre à merveille dans la peau de cette femme complexe, indépendante, aimante mais peu à peu dépassé par ses croyances à cause desquelles elle se refuse à aimer passionnément son homme. Elle retranscrit de fort belle manière les enjeux et dilemme de son personnage.

Finalement le film connut un succès commercial que les producteurs n'avaient jamais espéré (il ne sortit d'abord que dans une seule salle). Encore aujourd'hui, il reste impressionnant par cette capacité à n'être à aucun moment démonstratif et à créer une vraie tension, laissant toujours le spectateur croire à l'incroyable, mais aussi par sa subtilité, sa puissance et son fascinant personnage principal, s'imposant comme une figure féminine à part entière.

Le film connaîtra une suite peu de temps après (1944) co-réalisé par Robert Wise avec les mêmes acteurs (sous le nom de "The curse of the Cat People") ainsi qu'un remake au début des années 1980 avec Nastassja Kinski dans le rôle principal.
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2014
Jacques Tourneur reprend le concept de la lycanthropie et l'applique de façon originale aux félins à travers une histoire d'amour entre un véritable gentleman et une jeune styliste serbe sauvage et distante cachant un terrible secret. La réalisation est très bonne et l'on ne dira pas que le film ait mal vieilli puisqu'il se laisse suivre sans trop de problèmes. Bien vieilli certes, mais dépassé assurément. Ce type d'intrigue ne fait plus peur à personne aujourd'hui, d'autant que l'oeuvre de Tourneur manque d' une certaine intensité angoissante comme ce que Hitchcock ou Browning pouvaient proposer. « La Féline » est donc a envisager plutôt comme une romance teintée de fantastique qu'un véritable film d'épouvante ou thriller à l'ancienne. Une œuvre originale, bien foutue, mais en rien transcendante. A découvrir mais si vous vous embarquez dans une rétrospective « films d'épouvante », « La Féline » de Tourneur est très dispensable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 avril 2009
Probablement le meilleur film d'épouvante de Jacques Tourneur, magnifiquement joué par la prestigieuse Simone Simon où le spectateur se laisse envoûter dans cette inquiétante intrigue... Un classique!
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2017
Jacques Tourneur met en scène un amour impossible entre un homme et une femme qui se découvre devenir un monstre.

Tourneur utilise le hors champ superbement. L’atmosphère qu’il crée grâce à la mise en scène est poignant, il joue sur les ombres, les actions sont donc moitié devant la caméra moitié hors champ. La séquence la plus emblématique de son cinéma et de son film est bien évidemment la scène de la piscine où la tension atteint son apogée grâce aux ombres subjectives qui dansent sur l’eau.
Dans un film en noir et blanc le cinéaste utilise beaucoup la symbolique des couleurs notamment avec le grand manteau noir et son ruban noir dans les cheveux qui montrent les préquelles de sa métamorphose.

Tourneur livre un film fantastique novateur pour l’époque grâce à la peur qu’il transmet de façon subjective et sensuelle avec le jeu de Simone Simon qui crève l’écran.
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