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Maqroll
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5,0
Publiée le 14 mai 2012
Après une étude magistrale du système pénitentiaire américain (They All come Out) et deux aventures du détective Nick Carter, Jacques Tourneur va entrer dans sa période « horreur » en tournant coup sur coup La Féline, Vaudou et L’Homme-léopard, encore appelée plus tard la « trilogie de la peur ». Le premier des trois est en fait un thriller psychologique teinté d’irrationnel, remarquablement construit et filmé. Simone Simon est parfaite en féline tourmentée et le couple formé par Kent Smith et Jane Randolph se construit peu à peu en négatif par rapport à elle et sa singularité, révélant ainsi le propos du film : une étude du normal et du pathologique à la lumière des légendes qui en sont issues depuis la nuit des temps. C’est magistralement exposé, la montée de l’angoisse est aussi progressive que possible et le dénouement intervient sans invraisemblance ni pathos. Le tout repose sur le principal constituant du déclenchement de l’angoisse : ne rien montrer, tout suggérer. En cela comme en bien d’autres points (utilisation des lumières en clair-obscur, direction d’acteurs), Tourneur reste un maître dont les films peuvent être étudiés plan par plan et même image par image avec profit par tout apprenti cinéaste.
Une histoire qui pourrait vite nous lasser, mais Jacques Tourneur, métrise son sujet, une féline tout en grâce, un sousçon de sensualité, un suspens maîrtisé, une belle réussite. Jacques Tourneur doit quand même avoir une marotte, car on retrouve un félin agressif dans, au moins, trois de ces films à ma connaissance - Rendez vous avec la peur - l'homme léopard - et la féline. Il n'en reste que le plus réussis reste ce dernier.
La Féline raconte l'histoire d'Irena, la femme chat qui croit détruire ceux qu'elle aime. Même s'il paraît un peu daté, La Féline contient quelques scènes fortes et terrifiantes (scène de la piscine).
Un travail remarquable sur la lumière et les ombres, le jeu de l'actrice principale (et son physique mystérieux), le décor fantastique, des scènes incroyables de tension (piscine, dans la rue) font de La Féline une pièce maîtresse du cinéma fantastique. Il faut noter que c'est dans ce film que l'effet bus prend toute sa signification, d'une superbe façon.
Quelle maîtrise dans l'oeuvre de tourneur. La mise en scène est incroyablement soignée et travaillée. L'image est irréprochable, et les acteurs efficaces. Une merveille !
C'est parfois long, mais sinon c'est très bien comme film. Ca change de l'habituel histoire de lycantrophie. Tout les acteurs sont très bien et le réalisateurs sait très bien utiliser sa caméra. Ma scène préféré c'est quand Alice est dans la piscine et que la féline est entrain de la surveiller, j'adore la façon dont le réalisateur le moment ou elle plonge, quand au grand jeu de lumière ils sont tous simplement magnifique.
"Cat People" fait partie de ces séries B qui sont largement meilleures que des "séries A". Malgré un scénario écrit un peu à la va-vite, des dialogues parfois faciles et un budget ridicule, Jacques Tourneur a réalisé un petit film bien ficelé. Le travail sur la lumière est remarquable, la mise en scène efficace. C'est également sur ce film que l'on peut voir le premier "effet-bus" (dont l'origine du nom devient évidente à la vision du film), qui sera repris des centaines de fois dans les films d'horreur. Bref mais intense, le film est à voir pour cette scène, mais aussi pour toute la séquence de la piscine, visuellement magnifique. L'actrice (française) Simone Simon est également parfaite pour le rôle : son visage rappelle naturellement celui d'un félin...
Classique du cinéma fantastique des années 40, La Féline de Jacques Tourneur part d'une idée plus qu'excitante : chercher à développer l'imaginaire du spectateur en en montrant le moins possible, avec les moyens financiers les plus modestes. Malheureusement ce qui passait pour de l'innovation formelle il y a maintenant près de 70 ans devient aujourd'hui complètement dépassé, voire pratiquement raté. Minimaliste tout en cherchant à instaurer une certaine tension dramatique, le film de Tourneur n'est qu'un petit thriller à la hauteur de ses moyens qui semble à présent digne d'une quelconque série B proche de l'amateurisme. Il y a sans doute des qualités qui mériteraient d'être soulevées... Pour ma part l'anecdotique l'emporte tant cette Féline semble avoir terriblement mal vieilli, malgré un casting singulièrement pertinent ( Jacques Tourneur ne s'est pas trompé en choisissant Simone Simon pour incarner l'héroïne, tant l'expression de son visage évoque les chats ). Bref il manque quelque chose pour me convaincre pleinement, sûrement un semblant d'envergure ou peut-être une esthétique plus chiadée, plus travaillée. Le cinéma de Jacques Tourneur me laisse indifférent car, sans être antipathique, il m'apparaît comme relativement démodé. Personnellement, je n'accroche pas.
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3,0
Publiée le 26 février 2014
Dans "The Cat People", Jacques Tourneur comprend qu'il vaut mieux s'èvader de toutes les peurs du bon vieux temps! il prend dans cette ètrange histoire de dèsir et d'horreur Simone Simon pour interprète, justement parce que ses traits sont dèjà fèlins et qu'il suffira d'un bon maquillage pour faire comprendre au public qu'elle est une femme panthère! Donc aucune ambiguïtè, mais une peur sousjacente qui vient de l'attirance qu'èprouve une jeune femme pour la panthère noire d'un zoo! Elle ne devient pas une bête sauvage: elle l'ètait dèjà! Le film va jusqu'au bout de la terreur! On ne voit rien, mais on sait tout! Et quand la jeune femme se transforme matèriellement, physiquement en panthère, le public est averti (à lui de rèagir!) avec de splendides clairs-obscurs (la fameuse scène nocturne de la piscine est remarquable). Gros succès à sa sortie pour ce classique du film fantastique qui renfloua la RKO mais Paul Schrader nous montrera dans son remake de 1982 des scènes d'une grande beautè avec la sublimmisime Nastassja Kinski qui nous ferait presque oublier Simone Simon! Culte...
Tout simplement, un grand classique du cinéma fantastique, aussi culte que pour son réalisateur qui n'est autres que le français Jacques Tourneur et que pour son actrice de rêve la française Simone Simon qui jout à la perfection ce personnage aussi intriguant que timide qu'est Irena Dubrovna. Un film inquiétant et émouvant à certain moment, avec de très bon acteur. Etonnement certaine scène sont extrêmement stressante mais surtout culte, laissant le spectateur assez anxieux. Question technique, mise en scène et lumière tout est excellement bien présenté pour mettre le spectateur dans l'ambiance qui convient. Ce qui est dommage c'est que la fin se termine trop brèvement et on reste un peu sur notre faim, mais bref c'est un chez-d'oeuvre du cinéma, à voir de toute urgence.
Le sujet est intéressant: une femme qui se transforme en panthère lorsque les ressentiments déferlent en elles de manière violente. Et côté mise en scène, c'est parfaitement maîtrisé. La musique est bien montée, le noir et blanc sublime, certaines scènes sont impressionnantes et sans doute très représentatives du talent de Jaques Tourneur... Et puis il y a Simone Simon qui semble être née pour ce rôle, avec sa drôle de bouille... Mais ça s'arrête là. Parce que, même si le rythme ne lui fait jamais vraiment défaut, "La féline" est un film plat, très plat. Il ne se passe jamais grand chose, et quand on espère que ça va décoller, la scène est suggérée plutôt que montrée. Si ça contribue à faire monter un peu la tension, ça ennuie tout autant, car jamais on ne verra quoi que ce soit. Même à la fin. Et la terreur, c'est visuel avant tout. Après, j'ai perçu une légère critique des psychanalystes qui m'a procuré un petit plaisir coupable. Mais bon, "La féline" étant proclamé comme étant un des grands chefs-d'œuvre du septième art, cela sera pour moi une déception, même si je ne retire rien à la qualité du film.
Un film d'horreur renversant qui est plus construit que la plupart des autres films contemporains! Un film qui laisse le spectateur dans un flou total! Et qui joue sur une ambiguité qui n'existe pas vraiment grâce à un hors champ omniprésent!
La Féline (1942) est l'un des plus célèbre film de Jacques Tourneur (La Griffe du passé - 1947), qui nous entraîne petit à petit au coeur d'une terreur invisible (c'est là où réside toute la force du film, parvenir à faire ressentir l'angoisse auprès du spectateur, tout en lui en dévoilant le moins possible sur la nature du sujet). Tout miser sur la suggestion, voilà sur quoi s'est reposé le cinéaste et le résultat est tout bonnement marquant. Une oeuvre majeur du cinéma fantastique, qui fit les beaux jours de la RKO et donna un coup de pouce non négligeable à la carrière du réalisateur. Pour la petite anecdote, un remake éponyme (1982) vu le jour grâce à par Paul Schrader, ainsi qu'une suite, intitulée La Malédiction des hommes-chats (1944) réalisée par Robert Wise.
si i walked with a zombie posait une ambiance oppressante dans son calme relatif, quelque chose de fascinant en émanait, bien que la fin soit un peu moins forte à mon goût et avait nuancé mon avis sur ce long métrage, je viens de voir mon second Tourneur, je n'ai pas été déçu du voyage, alors si l'ambiance est moins oppressante, j'ai trouvé qu'elle était plus constante dans le film, pas de temps morts, le divertissement parfait du genre. Je veux dire il n'y a sans doute pas un grand budget, pas d'effets spéciaux, juste ces ombres, ces regards, cette ambiance, Tourneur sait mettre des ambiances ça c'est sûr. J'aurai aimé encore plus de cette ambiance, mais bon c'est déjà pas mal du tout. Et puis la mise en scène, ces jeux de lumières, ça vaut clairement le détour.