La Féline
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2026
Avec La Féline, Jacques Tourneur impose un fantastique de suggestion, où l’ombre et le hors-champ deviennent les véritables moteurs de l’angoisse. La figure d’Irena, tiraillée entre désir et peur, installe une tension psychologique plus troublante que véritablement terrifiante. Tourneur privilégie une mise en scène épurée et atmosphérique, mais cette retenue peut aussi atténuer l’impact émotionnel. Le film avance avec une certaine économie narrative, laissant parfois ses enjeux en suspens. Reste un classique élégant et influent, fascinant par son ambiance, mais dont la subtilité peut aujourd’hui paraître un peu distante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 novembre 2025
"La Féline" (1942), réalisé par Jacques Tourneur et produit par la RKO, est un monument du fantastique suggestif — ce cinéma de l’ombre qui préfère le frisson intérieur à la démonstration spectaculaire.
À une époque où Universal triomphait avec ses monstres iconiques (Frankenstein, Dracula, etc.), Tourneur prend le contre-pied : ici, rien n’est montré, tout est insinué.

L’histoire suit Irena, jeune femme serbe persuadée d’être frappée d’une malédiction ancestrale : si elle cède au désir, elle se change en panthère meurtrière. Une métaphore à peine voilée du conflit entre pulsion et répression, entre érotisme et peur du corps .

Tourneur révolutionne le genre. Plutôt que de filmer la métamorphose, il la fait exister par l’absence : ombres, reflets, bruits, silences… L’imaginaire du spectateur devient le véritable terrain de jeu du film.
La scène de la piscine, où une femme est cernée par une présence invisible est un modèle de mise en scène du suspense psychologique.

Et que dire de l’effet-bus" — ce sursaut sonore qui anticipe le “jump scare” moderne dans une scène magistrale ? Tourneur, sans le savoir, invente la peur contemporaine : celle qui naît non pas du monstre, mais du montage, du son et du hors-champ.
Un film fondateur qui deviendra la matrice de tous les sursauts du cinéma d'horreur .

Note : 8/10 pour ce classique certes un peu daté mais oeuvre-clé
Pi c
Pi c

52 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2025
Un classique de l'horreur sans une goutte de sang !
Une vraie ambiance, de la tristesse et un des meilleurs jumpscare de l'histoire de l'épouvante : un mélange parfait
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2024
Le film pionnier du cinéma horrifique ! La Féline de Jacques Tourneur est une révolution du genre par une mise en scène flippante encore aujourd'hui ! Malgré son histoire assez expédié et basique (ce qui peut expliquer sa courte durée), ce film d'horreur reste inconique pour sa mise en scène et le début des scènes à tensions, suivi d'un sursaut. Une leçon de Cinéma
Xavier F.
Xavier F.

43 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juillet 2023
J'avais vu la version de 1982, qui m'avait plu, peut-être à cause de Nastassja Kinski, qui m'avait auparavant subjugué, en jouant Tess.
La Féline de 1942 présente l'avantage d'être en noir et blanc, qui va comme un gant au genre fantastique, en créant l'atmosphère appropriée. Les actrices, Simone Simon et Jane Randolph, rivalisent avec la belle Nastassja, le glamour en plus.
Emmanuelle Verhoeven
Emmanuelle Verhoeven

2 abonnés 198 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juillet 2023
Film qui a vieilli, qui a néanmoins du charme, le charme de l'ancien, des anciens effets spéciaux. Rassurez-vous : il ne fera peur à personne !
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juin 2022
Choisir la suggestion au détriment d'un visuel explicite ne manque guère de pertinence; malheureusement la mise en place de l'ambiance fantastique tarde à venir tandis que l'ambition didactique de l'intrigue demeure floue, entre condamnation de légendes folkloriques, paranoïa justifiée et amours contrariées. Ainsi s'attacher à un personnage semble ardu, de même que craindre pour leur sort. Une tentative de métamorphose pas assez rugissante...Lire Le Bonheur dans le Crime de d'Aurevilly!
Thomas B
Thomas B

7 abonnés 346 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2021
Tourné au début des années 1940 en a peine trois semaines, ce film fantastique deviendra un classique de la RKO. Il faut dire que la mise en scène de Jacques Tourneur est particulièrement habile pour distiller la peur sur certaines séquences (dont la fameuse scène de la piscine), que le scénario est habilement construit et que la photographie est d'une grande beauté. Quant à la charmante Simone Simon, elle nous délivre une très belle performance et campe une bien inoubliable Féline.
Yalfy
Yalfy

1 abonné 90 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2021
Un film fantastique prenant, certes empreint de superstitions sur l' Europe Centrale.Magnifiquement filmé bien mieux que son remake bizarre par Paul Schrader.beaucoup de suggestions
Roub E.

1 306 abonnés 5 370 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2021
Dans le genre film fantastique qui paraît bien innocent aujourd’hui mais qui conserve une force certaine La Féline de Jacques Tourneur est un excellent exemple. Film de Série B mais extrêmement soigné, il ne fait pas frissonner un oeil moderne habitué à une certaine violence graphique mais a gagné avec le temps une forme de poésie fantastique indémodable. Les jeux d’ombres dont use le réalisateur sont remarquables, la manière dont il dépeint le couple comme une forme d’apprivoisement impossible garde aujourd’hui la même force. Alors oui ce n’est plus pour les mêmes raisons qu’à l’époque mais cela reste aujourd’hui un film remarquable.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 décembre 2020
Film culte pour certain mais le film est a la limite du regardable. Cela a vieillit...on n'a peur a aucun moment. Je suis très étonné de la répuation du film. Ce n'est qu'une serie B sans saveur.
Gros succès a sa sortie...
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2020
Un film fantastique avec le look général d'un film noir. Le travail sur la lumière et les contrastes sont des éléments fondamentaux dans la création de l'ambiance du film. Un autre élément décisif est le parti-pris de la suggestion, au détriment du spectaculaire, ce qui est une grande réussite. L'ambiguïté du personnage principal, la "Féline" au visage évoquant en effet cette espèce, écartelé entre le refoulement sexuel et l'animalité, est un autre atout majeur de cette œuvre originale et probablement innovante à son époque, qui garde aujourd'hui encore un caractère mystérieux et particulier. Peut-être la conclusion eût gagné à conserver l'ambigüité qui baigne le film et qui est la marque du genre fantastique.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2020
Le contexte de sortie de La Féline joue un grand rôle dans la réussite de l'émancipation de son personnage principal féminin : portée par un classicisme de société duquel elle veut s'extraire, la séduisante Irena (féline Simone Simon) se retrouve entravée dans le jugement des institutions masculines, traitée comme aliénée parce qu'elle refuse de se plier aux désirs des hommes, d'accepter les maux que leur mauvaise conduite lui cause.

D'où cet éloignement brutal de toute tentation par une justification absurde, fantastique, qu'on pourrait pour le coup rattacher à la folie ou à l'imagination fertile d'une grande fille qui vit dans ses dessins et sa solitude. Parce que Jacques Tourneur décide de garder le mystère, durant son heure dix très brève, de si la bête existe ou non, la critique sociale prend une tournure tragique et touchante du fait qu'elle se refuse à la facilité de faire un film de genre pour combler de possibles manques, et virer dans un spectaculaire qui dissimule souvent un manque de profondeur thématique.

Rien de tout cela ici, il faudra attendre les dix dernières minutes afin de confirmer ou d'infirmer nos théories sur la nature de cette femme prétendument hystérique. Encore plus que le personnage qui inclue dans l'histoire la possibilité qu'Irena soit dépossédée de sa raison, le fameux psychiatre, incarne lui-même ce qu'elle rejette chez l'homme : le vice, le désir charnel, l'obsession sexuelle qui défait la personne désirée de son statut d'être humain.

Elle ne veut pas être comme toutes ces femmes mariées qu'on trompe, auxquelles on ment, et dont on satisfait les désirs une fois le mois : Irena, indépendant et idéaliste (au départ du moins) tient à garder sa pureté intacte, pureté qui passe par le maintien de sa virginité. Tout le principe de La Féline est ainsi de libérer la bête au premier rapport sexuel : la fille étant devenue femme (si l'on se réfère à l'accomplissement social et d'identité de la première fois), elle se revendique personne, non plus l'élément d'un genre qu'on méprise.

Ce désir d'émancipation rentre parfaitement en collision avec le grand classicisme de l'esthétique de l'époque, de ses dialogues autant que du jeu de ses acteurs : la mise en scène de Jacques Tourneur, brillante de modernisme et de dynamisme, accumule avec un sens aigu du dosage les plans académiques et les séquences purement horrifiques marquantes, son heure de gloire se concrétisant dans une séquence de piscine au jeu de lumière fascinant.

Cette scène, pierre angulaire d'un film au propos audacieux, témoigne de toute la sensualité de la femme soumise à sa condition d'animal par le comportement intéressé des hommes : le psychiatre pervers qui ne pense qu'à coucher avec elle (et ainsi la pousser à l'acte d'adultère au sein d'une société puritaine et méprisante), ce mari qu'elle idéalisait à leur première rencontre qui n'essaie plus de la comprendre et la rejette comme le monde, et l'image de cette autre femme, classique elle-aussi, aux ordres et désirs des hommes qui n'hésitera pas à ignorer son potentiel d'émancipation en cédant à l'appel du charnel.

Le constat est terrible : s'il est plus simple de suivre la voie la plus paresseuse (et tentatrice), de se contenter d'un statut social médiocre réconfortant dans le sens où l'on se sait intégrés à la société, l'histoire ne peut que se finir mal pour celles et ceux qui décident d'emprunter les chemins sinueux de la liberté morale et de la liberté de moeurs. Faire ce que l'on veut de son corps et de sa vie, si ce n'était pas donné à tout le monde en 1942, est un sujet autrement plus préoccupant de nos jours. Car si les années 70 ont apporté dans leur sillage une forme d'évolution des consciences concernant la place de la femme dans la société, il reste complexe, aujourd'hui encore, de suivre la voie pure de la Féline en revendiquant son corps, sa vie sexuelle et son propre désir sexuel sans se frapper le retour de bâton d'une opinion publique qui n'a jamais semblée si puritaine et médisante.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 mars 2020
La féline vient de la race des chats, êtres vivants animaliers, diverses espèces cousines comme féroces issue de la nature sauvage avec leurs griffures blessantes, la panthère femelle ou son partenaire, le léopard mâle.
Celui-ci, ses frères congénères dont le fauve, le tigre, le guépard, ici on parle de sa femelle de préférence originaire de Serbie,  pays d’Europe de l’Est exotique à l’image de la Roumanie  Transylvanie des vampires, situé dans les Balkans Yougoslaves.

Une particularité : animalité mammifère carnivore, dans ce vieux film de 1942, le scénario de cette histoire d’animaux domestiques inoffensifs, tel le luxe, zen et félin : mais attention ??? La volupté miaou miaou.....! Devient roar roar !??......faut pas chercher leurs griffes !!
Déchiquetés tous épouvantes et horreurs, elle est où la réalisation de Vaudou du -Chef-d’œuvre- « I walked with a zombie » ? Dédiabolisons-les, force occulte obscure ombre, je te parle......... l'exorciste dépossession rituel païen chassez les mauvais esprits.

Et attirez la bonne aventure........ oyé oyé........ il est là le cinéma noir et blanc, c’est beaucoup de suggestion propre, d’interprétation pas sale, plus de peur léger que de mal en a pris nickel chrome nettoyé, prude censure 1940-1945, c’est bien bien ordonné.
leotain
leotain

11 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2020
J'attendais de voir ce film depuis si longtemps et je n'ai pas été déçue. Il prend des allures de nouvelle fantastique servi par des plans sublimes et contrastés.
Si la forme est superbe, que penser du fond ? La cristallisation de la peur masculine pour la sexualité féminine. Le film ne prend pas une position très claire - en tout cas moins claire que l'adaptation des années 80 et heureusement ! Ce flou freudien est bienvenu et va très bien à la beauté visuel du film.
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