Nous avons gagné ce soir
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Leon D.
Leon D.

19 abonnés 118 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2026
Tout Rocky est là (Le milieu pourri, l'histoire d'amour), en plus condensé, en plus crédible, en plus poignant. C'est pour moi, le meilleur film sur la boxe jamais réalisé.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2025
Intelligemment découpé, le montage alterne entre la déambulation nocturne de la partenaire désireuse de se divertir du combat mené par son aimé (alors que tout l'y ramène) et les vestiaires où se préparent les boxeurs (permettant ainsi de percevoir leur pathétique manque de lucidité, leur rapport intime au match, leurs liens fraternels fragiles) jusqu'au seul affrontement (hormis celui, ironiquement prophétique, du générique), décisif pour l'intrigue, à savoir celui entre le héros (nébuleux Robert Ryan) et le protégé du mafieux qui achète le résultat au manager blasé. Montrant combien la hargne des spectateurs rivalise avec celles des combattants la sobre mise en scène s'attarde sur les visages en proie au doute, à la fascination, à l'acrimonie. Dénonçant cette certitude des puissants à pouvoir acheter même les sentiments, cette soirée déterminante offre une issue cynique à la victoire de l'honneur, ou de l'orgueil... Un set-up dramatique.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2022
Le récit en temps réel de soixante-douze heure dr la nuit d'un boxeur en fin de carrière, qui pour son dernier combat, dans un sursaut de dignité, va refuser un match truqué.
Un drame oppressant et percutant, servi par une mise en scène virtuose et porté par l'interprétation touchante de Robert Ryan, lui-même ancien boxeur.
Seul gros bémol, le scénario improbable du match.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2021
Un des meilleurs films noirs sur la boxe, ses combines, ses managers véreux, ses vestiaires crasseux et son public sadique. En 10 minutes, le scénario est posé et n'a plus qu'à se dérouler. Bien que prévisible, la tension de retombe jamais dans un décor de ville du vice ou Robert Ryan est simplement grand.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2021
Bon les mecs, sur ce coup-là, je ne vais pas en tartiner cinquante-mille lignes. Je n'ai pas envie de ça. La seule chose que j'ai envie de dire, c'est que ce film, c'est du très lourd. C'est juste beau, parfois à en avoir le coeur retourné. Robert Ryan, endossant le meilleur rôle qu'il ait eut, n'a jamais été aussi bon que dans ce film. Parfois, quand on a la malchance de tomber sur un mauvais film, on regrette d'aimer le cinéma mais, quand on voit des choses comme ce "Nous avons gagné ce soir", on se dit quand même que ça vaut sacrément le coup.
L'homme Scan
L'homme Scan

7 abonnés 242 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2021
Le combat de boxe est bien mit en valeur par toutes les étapes qui précèdent le match. De plus l'intérêt et notre attention pour connaitre le résultat du match sont attisés par les intrigues.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2020
Film méconnu du touche-à-tout Robert Wise, "The Set-Up" raconte l'histoire d'un match de boxe dans un quartier miteux. Là, un vieil athlète fatigué et habitué à la défaite se décide à affronter sérieusement un jeune loup, pour regagner son estime mais aussi celle de sa femme. Mais il ignore que le match est truqué, et que son manager a déjà vendu sa défaite à un gangster local... Si son pitch est classique, "The Set-Up" est un film à la fois moderne et original dans son traitement. Monté en quasi temps réel, le film se veut avant tout réaliste. On y visite le vestiaire des boxeurs (souvent perdants) avant et après leurs combats plutôt que de se focaliser sur ceux-ci, permettant d'épouser le point de vue du héros avant son passage. L'ambiance populaire, suante, et crasseuse des salles de combats des bas-quartiers est bien rendue. Et le combat présenté est haletant, physique, et très bien découpé, évoquant "Raging Bull" par moment. C'est par ailleurs toute la mise en scène qui est à souligner, livrant bon nombres de plans inspirés et de travelings très dynamiques pour l'époque, telle cette introduction de personnages devant la salle. Celle-ci permet d'exposer l'intrigue de manière très efficace, et de rentrer rapidement dans les tourments du protagoniste qui semble brisé, interprété par un convaincant Robert Ryan. On notera également un parallèle amusant et parfois caustique entre les spectateurs de la salle, pour certains présentés de manière peu glorieuse (avides de sang, parieurs, déloyaux...), et les spectateurs du film ! Bref, "The Set-Up" est une œuvre étonnamment moderne qui gagne à être connue.
idagnidif
idagnidif

4 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2020
C'est l'histoire d'un boxeur en fin de carrière,toujours perdant et qui joue son dernier match.
Son entraîneur et son soigneur se sont convenus avec des escrocs moyennant argent afin qu'il cède au 2ème round.
Notre héros n'a pas eu connaissance de cette manigance et a gagné le combat , chose qui n'a pas été apprécié par l'autre camp.
Film très sympathique,avec un grand Robert Ryan .
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2018
Bonne surprise que ce film de boxe des années 40. Une belle interprétation, une photo magnifique qui rappel un peu l'expressionnisme, et un scenar bien ficelé avec un bon suspense. Étonnant d'ailleurs que ce film soit passé un peu inaperçue dans la filmographie de Robert Wise...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 février 2018
C’est le dernier combat de Stoker Thompson, boxeur vieillissant en qui personne ou presque ne croit plus. C’est le moment de vérité, celui où tout va se jouer - sauf que comme dans toute vraie tragédie, tout est bien sûr déjà joué. Et c'est bien sûr le caractère du protagoniste, inflexible et emprunt de noblesse, qui précipite la défaite. Mais cette dernière est aussi une victoire, une porte de sortie. Car ce très grand film noir est en fait l’histoire d’une reconstruction, ambiguë et désespérée, où l'espoir pointe dans les ténèbres.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 février 2017
Avant les comédies musicales (West side Story,la Mélodie du bonheur)Robert Wise s'était interessé à la boxe : "Marqué par la haine" en 56 avec Paul Newmann et surtout "Nous avons gagné ce soir" (the Set-Up"). La mise en scène est superbe entre les combats de boxe et cette ouverture en plan séquence qui nous montre 2 ripoux évoquant les combats truqués puis lent travelling de la caméra qui nous amène de l'autre côté de la rue à la fenètre de l'hotel de Stocker. Robert Wise ne fait pas que filmer avec brio mais s'attache aussi à nous faire ressentir l'atmosphère des matchs de boxe dans les petits clubs , loin des grandes arènes. Ainsi,cette séquence en temps réel (tout le film est sur une unité de temps) dans les vestiaires ou l'on voit chaque boxeur se préparer avant son match .Dans le rôle titre ,Robert Ryan en vieux boxeur cabossé mais qui par fierté ne s'allongera pas est évidemment excellent .
Yetcha

1 081 abonnés 4 734 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2016
Robert Wise... Robert Wise... Robert Wise... Ai-je vraiment besoin de le présenter? La splendeur des Amberson, Le récupérateur de cadavres, Le jour où la Terre s'arrêta, La maison sur la colline, West side story, La maison du diable, La mélodie du bonheur, La canonnière du Yang-Tsé, Le mystère Andromède, L'odyssée du Hindenburg, Star Trek le film... Un truc de fou quoi!!! Et je n'ai pas tout mis. Bref, ici on a encore droit à un grand grand film. La volonté d'un homme face à la malhonnêteté, un homme qui reste droit et debout quoi qu'il en coûte. La boxe sert ici à la fois de décor mais aussi de métaphore. Une oeuvre superbe, qui garde toute sa force.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2016
Nous avons gagné ce soir fait partie des films de Robert Wise que j'aime (je crois qu'on arrive à un certain équilibre entre ceux qui m'ennuient et ceux que j'aime), mais bon, il faut dire que je partais gagnant d'avance, ça parle de boxe, c'est super court, j'aime bien l'acteur principal, c'est en temps réel... Tout est là. Wise ne pouvait pas rater ça.

J'aime beaucoup la manière avec laquelle Wise pose ses enjeux, on commence par une simple discussion pour truquer un combat et un manageur qui décide de ne pas avertir son boxeur de se coucher pour éviter de partager la somme touchée. Alors forcément le reste du film est couru d'avance, ainsi que la résolution du problème, cependant ça donne un petit côté tragédie grecque, les dés sont lancés, la fatalité pèse sur les personnages et on prend un plaisir à les voir essayer de se défaire de leur destin.

J'avais pu lire que le combat de boxe était un peu mou, mais j'ai pas trouvé, j'étais à fond, notamment parce que Wise filme également l'audience, les mêmes spectateurs reviennent souvent et donc on peut voir l'évolution de leur comportement en fonction de ce qui se passe sur le ring. Les combats en eux-même étant assez intenses également, par moment on se balance quand même quelques grosses patates dans la gueule.

Toute la partie dans les vestiaires est pas mal non plus, voir les dessous d'un combat de boxe ordinaire avec plusieurs combats qui s'enchaînent dans la soirée, ben c'est assez sympa et je ne crois pas l'avoir vu ailleurs. D'habitude on a toujours des grands champions, c'est des gros combats. Là non, c'est juste un petit combat de rien du tout, avec dans les vestiaires toutes sortes de boxeurs, des vieux, des jeunes, des anxieux, des ambitieux. Et Wise arrive à capter cette ambiance.

Bref j'ai vu un film super court, vraiment bien écrit et qui arrive à dégager une atmosphère mêlant film noir et sueur.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 janvier 2016
Je n'avais jamais entendu parler de Nous avons gagné ce soir, avant que Jérômej, un allocinéens, ne le mentionne en des termes très élogieux il y a de cela un mois. Je me suis donc empressé de me renseigner sur ce film, qui, je le constatais vite, étais à la fois très méconnu mais adhulé par ceux qui l'avaient vu. C'est donc à mon tour d'en mettre une couche : Nous avons gagné ce soir est selon moi le meilleur film de boxe avec le superbe Raging Bull. Tout se passe en temps réel : entre le début et la fin du film, il se passe précisément 1h12, durée totale du métrage. La première partie pose les personnages, l'histoire. On y suivra donc Stoker, boxeur âgé et sur le déclin, merveilleusement interprété par Robert Ryan, tout en retenue. On va le suivre pendant tout le film, sauf à quelques passages où on suivra sa petite-amie qui elle erre en ville (ce qui est la partie la moins captivante du film, même si elle est globalement très réussie, notamment avec ce plan magnifique du tramway). Le grand Robert Wise pose clairement une réalisation belle, virtuose (surtout pour la scène de boxe, filmée avec trois caméras dont une à l'épaule), et on a vraiment l'impression d'y être. En plus de ça le noir et blanc est sublime. Puis arrive la scène centrale du film : le combat de boxe, environ vingt minutes durant lesquels les coups pleuvent, jamais l'intensité ne faiblit, et surtout, de voir cet homme, qu'on hue, dont on se moque (et d'ailleurs la seule personne à laquelle il tient n'est pas là) se battre, montrer qu'il existe, qu'il peut en avoir dans le ventre et gagne, c'est juste sublime, et d'une puissance émotionnelle formidable, le tout sans musique et sans parole.
Un classique qui mériterait une plus grande renommée, un film sur l'humain, sur ce qu'il a de bon et de mauvais. Une réussite totale.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2015
« Nous avons gagné ce soir » est le dernier film de Robert Wise pour la RKO au sein de laquelle il avait débuté en tant que coursier parce que son père y était comptable, avant d’y entamer un parcours de monteur reconnu, ayant participé à « Citizen Kane » (1940) et à « La splendeur des Amberson » (1942) d’Orson Welles. C’est en remplacement de Gunther von Fritsch qu’il débute son métier de réalisateur avec « La malédiction des hommes-chats » en 1943. Il subira immédiatement l’influence stylistique du génial producteur Val Lewton. Aujourd’hui , comme Richard Fleischer, Jacques Tourneur ou Mark Robson, Wise n’est pas reconnu comme un maître d’Hollywood au contraire des grands anciens, Billy Wilder, Otto Preminger, Richard Siodmak ou Fritz Lang, auréolés dès leur arrivée à Hollywood de leur statut de réalisateurs européens. Sa carrière a pourtant été jalonnée de très grands succès comme « Le jour où la terre s’arrêta » (1951), « West side story » (1961), « La maison du diable » (1963), « La mélodie du bonheur » (1965) ou « La canonnière du Yang-Tse » (1966). Sans doute un trop grand éclectisme pourtant très apprécié des studios ne lui a pas permis d’imprimer une marque de fabrique indélébile dans l’inconscient de la critique et du spectateur. Le temps faisant son effet et l’apport du support DVD contribuant à diffuser l’ensemble de leur œuvre, Wise et ses trois confrères voient progressivement et fort justement leur travail réévalué. « Nous avons gagné ce soir » est un petit bijou de film noir réaliste sur le milieu populaire de la boxe. A juste titre Wise était très fier de son travail sur ce film qui est un des premiers où l’histoire se déroule en « temps réel ». Ecrit par un journaliste sportif reconverti scénariste (Art Cohn), « Nous avons gagné ce soir » est certes un film sur la boxe mais sans doute un des rares parmi les plus connus à fixer son point de vue sur sa pratique la plus populaire, celle des meetings régionaux sillonnés par des forçats du métier obligés de multiplier les combats pour faire bouillir la marmite. Que ce soit « Le champion » de King Vidor (1931), « Gentleman Jim » de Raoul Walsh (1942), « Champion » de Mark Robson (1949), « Rocky » de John G. Avildsen (1977) , « Racing bull » de Martin Scorsese (1980), « Ali » de Michael Mann (2000) ou même « Marque par la haine » du même Robert Wise (1956), tous s’inspiraient de la vie de champions du monde dans leur catégorie (James J. Corbett, Rocky Grazziano, Jack La Motta, Mohammed Ali). C’est donc le changement de trajectoire d’un homme sur une soirée, le temps d’un combat de l’échauffement à sa conclusion, qui nous est proposé de la manière la plus réaliste qui soit. Âgé de 36 ans, Wise fait montre de toute sa technicité pour ne rien laisser échapper du moindre détail de ce qui constitue l’environnement d’un combat qui se déroule sur fond de paris truqués comme la règle l’impose dans ce sport, depuis toujours gangréné par le milieu. Bill « Stoker » Thompson (Robert Ryan) est un boxeur sur le retour arrivé à la croisée des chemins, sa jeune femme (Audrey Totter) ne supportant plus leur vie de bohème et les coups portés à son époux, de moins en moins armé pour les rendre. Il ne le sait pas encore mais cette soirée sera celle où son destin va se basculer à cause de ses managers véreux qui parient sur ses défaites sans l’associer à leurs gains frauduleux. Sa femme refusant de venir le voir se faire « démolir », préfère dissiper son angoisse en se promenant en ville. Très subtilement, Wise distille un montage alterné oscillant entre l’espoir de « Stoker » de voir sa femme le rejoindre dans la salle et l’angoisse de cette dernière qui tente vainement de tuer le temps. Autour de cette tension dramatique ajoutée à celle du combat, Wise place sa caméra sur tous les protagonistes de ces soirées enfumées où les pulsions animales enfouies se libèrent au rythme des uppercuts, comme cette femme qui à l’entrée jure qu’elle vient à contrecœur pour ensuite mieux haranguer le boxeur titubant, lui intimant la fureur aux lèvres de se relever. Tourné presque exclusivement en studio, le film superbement photographié en noir et blanc par Milton R. Krasner peut facilement se ranger dans la lignée des meilleurs films noirs dont il reprend certains codes esthétiques mais aussi le parfum tragique du parcours de son héros. Il faut enfin saluer la performance tout en sobriété de Robert Ryan ancien champion de boxe universitaire. Si un film peut contribuer à faire gravir à Robert Wise une marche de l’escalier qui mène au panthéon des grands réalisateurs américains, c’est bien « Nous avons gagné ce soir ».
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