Le Conformiste
Note moyenne
3,9
443 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

57 critiques spectateurs

5
14 critiques
4
16 critiques
3
16 critiques
2
10 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2026
Fresque politique d’une élégance vénéneuse, Le Conformiste explore la soumission comme un désir intime autant qu’un choix idéologique. Avec une stylisation somptueuse, Bernardo Bertolucci transforme chaque décor et chaque lumière en reflet de la psyché troublée de son protagoniste. La quête de normalité du personnage (composition admirable de Jean-Louis Trintignant) devient une dérive tragique, où le besoin d’appartenance mène à la compromission la plus froide. Les compositions visuelles, d’une beauté presque irréelle, contrastent avec la violence morale qui irrigue le récit. De cette alliance entre esthétique raffinée et analyse politique naît un chef-d’œuvre hypnotique, d’une modernité toujours saisissante.
Reapingdeath
Reapingdeath

18 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 avril 2026
Attendre 1h30 pour qu'il se passe quelque chose - surtout lorsque le film dure 1h50 - c'est un peu longuet... Avant cela, on admire, certes, la beauté des images de Bertolucci, portée par une musique parfaite, mais impossible d'être capté par le propos. Tout se déroule sans que l'on arrive à y porter ne serait-ce qu'une attention polie, en attendant que le film décolle enfin. A ce titre, les 20 dernières minutes sont très réussies mais cela ne suffit pas à sauver ce «Conformiste» du naufrage.

Dommage, car le sujet était intéressant : un homme, qui par conformisme, pour «être dans la norme», devient fasciste et reçoit pour mission d'assassiner son ancien professeur, un opposant à Mussolini. Une telle histoire, mettant en lumière une période sombre et la manière dont certains hommes ont fait allégeance au mal, aurait mérité d'être traitée avec plus de profondeur et de force.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2026
Film de Bernardo Bertolucci , que je n'avais encore jamais vu , qu'il adapte , librement , du Roman éponyme d'Alberto Moravia , publié en 1951 . C'est l'histoire d'un Homme , magistralement interprété par Jean-Louis Trintignant , dont le réalisateur cherche à percer le mystère puisqu'il aurait pu être tout autre chose qu’un Fasciste, si ne le tenaillait le désir d’être « normal » . En ça cela fait penser à la banalité du mal selon Hannah Arendt . Dans cette analyse psychanalytique, Bertolucci brosse également le tableau d’une Italie qui n’en finissait pas de digérer son Fascisme .
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juillet 2025
Une leçon de cinéma : les décors gigantesques et vides illustrent le fascisme, le visage de cire de Trintignant côtoie les beautés froides de Sandrelli et Sanda, la caméra virtuose alterne les plans (gros, d'ensemble, droits, penchés) avec fluidité, les filtres (rouge, bleus) se succèdent. Un ravissement visuel. Tout n'est pas réussi cependant : 2 scènes sont loupées ( spoiler: les assassinats dans la forêt enneigée, inutilement longs et théâtraux, et le maquillage grossier de Clementi, vieilli, dans le final
).
Reste la certitude d'avoir vu un classique. Et un grand.
Deroo Blar
Deroo Blar

1 abonné 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2025
Film d'une lenteur à toute épreuve mais pouvait il en être autrement finalement.

Trintignant est définitivement impressionnant et il incarne à merveille ce personnage qui se laisse finalement porter par la vie sans jamais prendre position. Ne pas prendre position, n'est pas en prendre une malgré tout ? Le film y répond bien évidemment.

Rien que pour la photographie j'aurais regardé le film, depuis l'enfance, les manières de filmer qui sortent de l'ordinaire m'attirent... Évidemment nous sommes sur un niveau artistique hors norme.

Mais le film raconte une histoire chère au réalisateur, celle du fascisme en Italie, celle d'un homme et d'une femme, celle d'une société, celle de la responsabilité, de la culpabilité, celle des racines. Je conseille ce film pour les amateurs de cinéma qui seraient passés à côté.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juin 2025
Un film évidemment politique et peut être uniquement car son manque de dynamisme et son austérité n en fait pas un bel objet de cinéma. L axe qui est pris de montrer que le fascisme nait chez cet homme par goût de la convention et de son envie de rester dans la norme est intéressant; en revanche le montrer comme un individu instable et perturbé désamorce le propos et la charge virulente qu il voulait laisser apparaître. Dommage pour Jean Louis Trintignant impressionnant dans un premier rôle ou sa froideur glace le sang tout en laissant apparaître que ses démons bouillent à l intérieur.
Jean Cherasse
Jean Cherasse

100 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2025
Un grand film politique, admirablement interprété par Jean-Louis Trintignant, sans doute le meilleur film du cinéaste italien Bertucelli qui analyse les racines humaines du fascisme et observe avec une grande lucidité la banalité de l'horreur...
Fabrice G.
Fabrice G.

25 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2025
Belle photographie, des plans sensuels, le film oscille entre gravité politique et légèreté amoureuse. Le jeu des acteurs est plaisant, Trintignant habite vraiment le personnage.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2025
Pensé comme un concept de cinéaste, ce drame mêle les différentes temporalités dans une narration digne d'un littéraire courant de conscience, exploite les contrastes de couleurs ou de lumières (excellente séquence dans le bureau de l'ancien enseignant), utilise le pouvoir symbolique des choix de caméra. Cependant, le synopsis de départ, potentiellement riche en thématiques ou réflexions stimulantes, devient une analyse psychologique très discutable (ou du moins simpliste) de la raison du succès du fascisme puisqu'une frustration identitaire seule la justifie, à travers l'exemple de cet intellectuel en quête de conformisme pour cacher ou renier ses aspirations profondes - et auquel Jean-Louis Trintignant ne confère aucune densité, son personnage révélant toute sa veulerie (scène du meurtre brillamment mise en scène) après sa misogynie (on en parle de la scène de viol qui rend amoureuse?!). En outre, cette recherche esthétique se fait parfois poseuse, à l'instar de la direction d'acteurs qui tire sur l'excès - d'emphase ou de minimalisme selon les cas - et fournit un nouvel exemple de l'impossibilité de rendre pleinement les passions en les filmant de manière purement cérébrale... Un propos maladroit bellement enveloppé.
céliacoustoche
céliacoustoche

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2025
Ce film aborde le fascisme sous Mussolini, l’auteur nous embarque dans le meurtre commandité d’un professeur de philosophie ayant fuit à Paris, représentant une menace par ses savoirs subversifs et son engagement anti-fasciste. 55ans plus tard le film nous renvoie à notre contexte actuel qui ne se veut pas rassurant. Le personnage du conformiste incarne cette ambivalence entre sa propre interprétation du fascisme et l’envie d’une vie « normale », sans ennuis et sans dérives.
O.M.A.
O.M.A.

10 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 août 2023
Trintignant disait de son rôle, un personnage complexe, qu'il était parmi les plus importants de sa carrière.
Le jeu de Stefania Sandrelli, son épouse dans le film, est également impressionnant : non seulement elle contraste avec les autres personnages, moins spontanés, mais elle se révèle à la fin spoiler: plus consentante à la situation qu'il n'y parait, dans un amour volontairement inconditionnel
.

L'enfance n'est pas à la fête, deux histoires d'abus par des adultes sont narrées spoiler: , jusqu'à l'arrivée de la fillette du couple, à l'innocence joyeuse, qui symbolise le renouveau et la fin de la dictature.

Seul bémol du scénario : l'origine du lien entre Marcello et Anna n'apparaît pas clairement.

L'interprétation du dénouement s'avère délicate : spoiler: Marcello a-t-il pris conscience du caractère erroné des motivations l'ayant conduit à adhérer au fascisme ? ou bien se tourne-t-il vers le type de conformisme désormais attendu selon lui? Sa dénonciation liée de l'homosexualité et de la collaboration me fait pencher vers la seconde hypothèse, d'autant que l'hypocrisie sociale et l'opportunisme sont par ailleurs abordés à plusieurs reprises.


Le thème allégorique de la cécité revient également de manière récurrente spoiler: , avec le mythe platonicien de la caverne mais aussi à travers la figure de l'ami physiquement aveugle, fidèle aux idées fascistes malgré le renversement du régime.
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2023
C'est bien tourné, on a de jolies images. La philosophie de fond, c'est peut-être que le conformisme ou l'anticonformisme changent selon les périodes de l'Histoire, les pouvoirs en place, ou la folie groupale du fascisme. Comme quoi il faudrait surplomber tout cela, et garder une éthique personnelle supérieure aux aléas extérieurs. Cela pourrait sembler intéressant mais ici l'histoire s'avère un peu molle, et le conformisme que décide d'adopter l'anti-héros (Jean-Louis Trintignant) n'est causé que par un traumatisme hasardeux vingt ans plus tôt, et difficilement compréhensible : en quoi un mauvais acte peut engendrer une soif de conformisme au point de ressembler à une masse sanguinaire ? Film assez étrange, qui vaut le coup d'oeil mais une seule fois.
AugusteMars
AugusteMars

32 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2023
Malgré un ventre mou dans la partie parisienne, ce film visuellement magnifique est une peinture passionnante et effrayante du conformisme social et du fascisme, de la décrépitude morale d'un homme qui a renoncé à sa liberté, à sa dignité, à son identité. L'ironie étant qu'il est le plus lucide sur sa condition et sur l'horreur de la situation, l'homme le plus différent possible d'un fasciste convaincu (les scènes où il est noyé dans la foule). Les personnages sont écrasés dans des décors froids et démesurés, le plus fou et le plus inhumain étant celui qui se conforme en tout point à la société. Jean-Louis Trintignant est parfait dans ce rôle trouble, et face à lui Stefania Sandrelli et Dominique Sanda interprètent parfaitement des personnages féminins très bien écrits, spoiler: même celui de Giulia qui n'est pas aussi potiche qu'elle n'en a l'air, et qui ne cherche qu'à profiter de la vie et à se détacher du traumatisme qu'elle a vécu enfant
. Merveille de réalisation, Le Conformiste est un grand film dont certaines images et séquences sont immédiatement inoubliables (flash-back, spoiler: scène du palais fasciste, du meurtre
). spoiler: Et cette fin, à la fois tragique (quasiment mythologique) et cruellement ironique est à la fois une punition, la chute d'un homme enfermé dans sa duplicité et l'espoir d'un rachat
...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2022
L’homme semble faire payer à son entourage la blessure de son enfance. Ce meurtre qu’il a commis et qui le pèse.
D’où ce personnage froid et détestable qui recherche chez tout le monde l’approbation de son besoin d’être un homme comme tout le monde alors que tout le monde le voit comme un différent et en cela attirant ou repoussant.
A partir de là et à mon grand regret, le film qui prend un tour politique, car c’est le thème sous-jacent en vérité, m’ennuie profondément.
On est dans l’analyse, psychologiquement parlant mais historiquement parlant aussi.
Le contexte est bien sûr auréolé de cette douleur enfouie et les souvenirs se mêlent au désirs d’être un autre.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2022
Psychanalyse d'un fasciste ordinaire des années 30 en quête de "normalité", hanté par son passé et ses désirs refoulés. Visuellement esthétique et doté d'un casting séduisant (notamment Jean-Louis Trintignant et Dominique Sanda) mais le récit manque de fluidité.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse