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Fabrice G
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4,0
Publiée le 29 septembre 2007
Je ne savais pas grand chose de Joy Division à part le morceau "Love will tear us Appart". Et j'avoue ne pas être séduit par le genre "biopic"... J'ai du mettre de côté tous mes a prioris tant ce film m'a saisi du début à la fin sans jamais me lacher. Plongé dans un noir et blanc somptueux, "Control", dont chaque plan est à tomber, nous raconte la vie de Ian Curtis, figure légendaire de la new wave anglaise, leader du groupe : ses goûts musicaux (Bowie, Velvet...), sa gloire naissante, son mariage avec Debbie (excellente Samantha Morton), sa rencontre avec une autre femme, ses interrogations, ses crises d'epilepsie... Les rares scènes de concert sont magistrales et invitent à découvrir leur discographie, les fans de la première heure seront eux convaincus du talent du groupe. Anton Corbijn, photographe qui suivit le groupe à l'époque, évite les poncifs d'une success story pour filmer la mélancolie du leader du groupe et nous offre un drame minimaliste, pudique et romantique. Quant à Sam Riley (Ian Curtis), il est juste LA révélation du film, le mimétisme entre l'acteur et le chanteur en est même troublant.
Control est d'une beauté telle qu'il m'a donné envie de redécouvrir Joy Division. Le noir et blanc impeccable, les acteurs géniaux et la réalisation, tout est là pour revisiter la courte vie de Ian Curtis. Un film qui oscille entre documentaire et fiction pour un résultat brillant.
Très bonne évocation de la vie de Ian Curtis qui, du peu que je connais de lui, m' a l'air assez fidèle. De plus, c'est super bien interprété. Bref, ce film est beau et à voir.
Pas besoin d'être un fan, absolu ou moins, de Joy Division pour apprécier "Control". On se prend d'office à la vie de Ian Curtis, avec beaucoup d'émotions. Un grand bravo à Sam Riley.
J'adore le film en noir et blanc. Super bonne idée. La musique bien sûr est géniale. Ca m'a fait un peu penser à "Walk the Line" mais en même temps Ian Curtis semble plus accessible. Il a une part d'humanité qui est très prononcée. Et j'ai trouvé l'actrice Alexandra Maria Lara très jolie dans ce film :'o, pourtant elle est assez banale habituellement... Et c'est bien dommage que l'histoire soit ainsi focalisée sur Ian et pas du tout sur les autres membres du groupe... Mais j'ai adoré quand même ^^
Dans la longue série des films consacrés à la vie d’un musicien de rock ou de jazz, ce Control, consacré au chanteur de Joy Division, ne fera pas date. Le choix du noir et blanc (image intéressante, un peu sale, avec un grain moyen mais lumineux) ne s’impose pas, ni par l’époque évoquée (fin des années 70), ni par le style de la mise en scène. Ne connaissant rien de la vie et de l’œuvre de Ian Curtis, le spectateur non averti ne peut que découvrir ce personnage, et surprise, il est plutôt fade et conventionnel. Dès lors, on s’attend à ce que le film explique l’opposition entre le caractère de ce garçon un peu propre sur lui et sa musique et ses textes, désespérés, désespérants. Les raisons finalement données, un mariage précoce mal assumé, une maladie (épilepsie) mal soignée, se révèlent un peu courtes, d’autant plus qu’on ne voit rien du processus créatif. Ian Curtis n’est jamais montré en train d’écrire, ou de répéter. Les relations avec ses musiciens qui semblent être ses amis, ne sont absolument pas creusées par le scénario, de même qu’il n’y a aucune piste pour comprendre la mélancolie grandissante de ce jeune homme que le succès dépasse. Le mystère Joy Division reste entier à l’issue de la projection, on ne saura pas pourquoi cette musique a changé la face du rock (comme il est dit dans la publicité) et, ce qui est encore pire, on se retrouve sans envie particulière d’en savoir plus sur le phénomène. C’est regrettable car les séances des concerts ont une belle énergie, avec un acteur étonnant, à la gestuelle empreinte de maladresse et de fougue mêlées.
Une très bonne adaptation biographique à ne pas manquer. Le noir et blanc est un très bon choix, bien adpaté à ce groupe cold wave et à l'atmosphère dépressive d'ensemble. Si Sam Riley ne révèle pas toutes les facettes du caractère explosif de Ian Curtis (chanteur très difficile à incarner), son jeu n'en reste pas moins juste, et la performance est apparemment meilleure que dans "24 Hours Party People". Je n'enlèverai donc pas une étoile pour autant car ça reste à ce jour LE SEUL film-référence sur Ian Curtis et Joy Division (période 1976-1980). Les puristes qui crieront à l'exploitation marketing oublient que ça permet de faire connaître ce groupe à une nouvelle génération. Anton Corbijn, réalisateur passionné, s'en sort de main de maître. De plus, avoir réussi à faire illusion avec des acteurs non musiciens (qui interprétent les membres du groupe) relève de l'exploit! Rob Gretton, paraît-il, n'était pas aussi vulgaire qu'il apparaît (vengeance de Deborah Curtis?); en tous cas, Tony Wilson (le directeur de la télé locale et de Factory Records qui a soutenu Joy Division), co-producteur du film décédé avant sa sortie, a participé au visionnage des rushes et s'est montré très satisfait. On colle plutôt bien à l'esprit originel. Certes, on ne peut pas tout exprimer ni tout montrer, on focalise un peu trop sur la relation avec Deborah (la femme de Ian), mais il s'agit au départ de l'adaptation d'un bouquin écrit par Deborah et l'essentiel est présent. Ca aurait pu, certes, être plus trash. En même temps, il faut rappeler que Ian Curtis "jouait" aussi de sa maladie (épilepsie, dépression) sur scène et envers son entourage: Bernard Sumner d'ailleurs (le guitariste) a dit qu'il n'aurait pas imaginé une telle fin de la part de Ian (malgré ses deux tentatives de suicide). Ce film se regarde plusieurs fois sans qu'on en décèle d'erreur de style ou de faille d'interprétation. Les paroles des chansons de Joy Division, du coup, peuvent se redécouvrir avec plus d'attention. Fort.
Control est un biopic sur l'éphémère,mais immense groupe:Joy Division. Le noir et blanc est fort bien exploité et ingénieux sa représente bien la personnalité tourmenté de Ian Curtis(Sam Riley incroyable dans le rôle du chanteur). Le biopic est très intéressant,la BO superbe. Bref c'est dur de parler des biopics,c'est toujours la même chose. Mais il me reste qu'une chose à dire vive Joy Division.
Plus que jamais, le biopic est en vogue. Chanteur, écrivain, acteur, tout y passe. Face à la recrudescence de ce genre de films, l’un des enjeux est aujourd’hui de ne pas tomber dans la facilité, pondre une biographie classique et un peu plan-plan. Car si le genre biographique désamorce un certain suspens (la vie de l’artiste est sensée être connue par la plupart), c’est la façon dont le sujet est traité, le regard du réalisateur sur l’icône qui prime. C’est là que Anton Corbijn marque des points : le réalisateur ne cherche en aucune façon à idéaliser, voire sacraliser sa star, Ian Curtis, figure du rock devenue mythique. Choisissant le leader de Joy Division, le réalisateur est en terrain connu : il a côtoyé le groupe, a même réalisé un de leur clip… il connaît son sujet. C’est sans doute cela qui donne au film un côté authentique. Anton Corbijn recrée une ambiance, une ‘atmosphère’ (pour reprendre le titre d’une de leurs plus belles chansons), celle de l’Angleterre des années 70, magnifiée par un noir et blanc sublime. La photographie est tout simplement superbe, et certains plans inoubliables. ‘Control’ est un film habité, avant tout par la musique de Joy Division : le réalisateur réussit à mettre en images cette musique unique, trop souvent méconnue, et parvient à trouver l’équilibre juste entre les scènes de concert – intenses – et les passages plus intimistes. Côté distribution, Sam Riley est tout simplement bluffant, la ressemblance est souvent troublante (l’acteur reprenant la gestuelle si unique du chanteur), sa performance est magistrale. Ne cherchant pas à se complaire dans le ‘mythe Curtis’, on découvre un artiste touchant, avec son talent et ses failles, mal à l’aise dans son ascension et dans sa vie de couple. Samantha Morton, bien que rare, est aussi très touchante. Grâce à un acteur formidable et une symbiose parfaite entre la musique et l’image, Corbijn réussit un film d’une incroyable puissance émotionnelle : beau, vibrant, tragique, sublime.
Cobain avait jusque là monopolisé le mythe du rocker torturé et suicidaire,mais celui-ci s'oublie très vite une fois que nos oreilles ont eût la chance,l'audace et la joie macabre de traîner sur un disque aussi intense et pénétrant que peuvent l'être ceux de Joy Division.C'est pourquoi je tient à féliciter le réalisateur pour son choix de biographie,le portrait de Ian Curtis, sorte d'ange fantasmagorique et de poète hanté et maladif ne pouvait donner plus de matière au cinéma. Ainsi,s'inspirant de la biographie écrite par Mme veuve Curtis, on s'attache plus ici à l'exploration du personnage qu'à l'histoire du groupe en lui-même ou de sa musique. Mais on ne laisse pourtant pas de côté sa musique, bien au contraire le film est parsemé de scènes de concerts ou encore d'enregistrement, car on ne saurait présenter Curtis sans le voir sur scène ou encore en train de chanter ses textes empreints d'une poésie désespérée.L'atmosphère à ces moments là est grave, presque claustrophobe, et elle arrive à son paroxysme lors des crises d'épilepsie.Sam Riley a vraiment fait du bon travail,et même si Curtis semble peu être trop beau sous ses traits, trop mythifié,l'acteur nous offre une prestation habitée et sincère, tout en restant sobre dans son jeu.Toute cette angoisse est contrebalancée par des scènes comiques, où apparaît le groupe qui semble comme réssucité au temps de sa prime jeunesse tant les ressemblances sont frappantes, ou encore le manager.Le choix du noir et blanc est également judicieux, l'univers de Joy Division ayant toujours joué sur les nuances de gris sans laisser filter de lumière, le tout laisse en plus une impression de passé et d'éternité,de document historique et en même temps romancé. On peut trouver le film trop lisse,trop larmoyant,trop porté sur les problèmes conjugaux de Curtis,il n'empêche que c'est avant tout le portrait d'un homme perdant tout control sur son existence, d'un artiste insaisissable,devenu mythique le jour de sa mort,à l'âge de 23 ans.
Loin des paillettes de Dreamgirls, Anton Corbijn nous offre ici un biopic incontestablement de qualité, grace notamment à un noir et blanc qui permet de renforcer cette impression de proximité, de légende de Ian Curtis. Et pourtant, il faut reconnaitre que l'on s'eennuie tout de même pas mal devant ce portrait de ce chanteur, et on a bien du mal à s'identifier à lui pendant un moment. Et puis, à force d'insister, Corbijn sort de sa torpeur et on arrive un peu plus à s'intéresser à cette personnalité hors-normes, notamment par la sensibilité de l'ensemble, ainsi qu'aux scènes de concerts, très réussies et où l'on sent littéralemet l'apesanteur nous entourer. De plus, le portrait est nuancé, et on arrive en définitive à avoir une certaine sympathie pour ce personnage. Dommage alors que l'ensemble soit (beaucoup) trop long, l'ennui finissant hélas par revenir dans la dernière demie-heure... Des qualités donc, mais plombé par un rythme beaucoup trop inégal et qui en définitive ne pardonne pas. Amateurs de stars du rock déchues, revoyez plutot "The Rose."
Dès la 1ère scène, montrant Ian Curtis à 16 ans rentrer chez lui pour écouter "Aladdin Sane", j'ai su que "Control" parlait de moi. De nous, qui avons aimé Bowie en 73, les Sex Pistols en 77, et... Joy Division juste un peu trop tard, en 80. Anton Corbijn était là, lui, dans la noirceur de l'Angleterre Thatchérienne, pour assister à la naissance improbable, inexplicable, d'une musique immense, qui marquera le siècle. Comme le génie est incompréhensible, Corbijn se contente de filmer un jeune homme, simple comme nous, bouleversé et torturé comme nous par les conflits les plus élémentaires de l'existence : un mariage trop hâtif, un bébé incompréhensible, l'amour que l'on ne peut pas "contrôler" : ajoutez la malédiction de l'épilepsie, le sentiment grandissant de ne pas pouvoir donner tout ce que l'on attend de vous, il ne reste que le suicide comme issue. On est chez Loach, pas à Hollywood, on est loin du mythe malsain, on est dans un beau film, qui ne nous apprendra donc rien que nous ne savions déjà.
Je ne connaissais que She's lost control, mais j'aimais beaucoup cette chanson. C'est pendant le Festival de Cannes que j'ai vu la bande annonce et que ce film m'a d'abord intrigué puis intéressé.
J'ai été relativement déçue. Je ne dis pas par là que je n'ai pas aimé le film encore moi que je l'ai détesté mais je l'ai trouvé étrange. Peut-être que si j'avais davantage connu ce groupe ce film m'aurait plus. Techniquement ce film est parfais. Très bien filmé, très bien joué (mention spéciale a Sam Riley), le noir et blanc et rend très bien. C'est apparemment un premier film pour Antonin Corbijn. (Mais allociné oubli souvent des choses.) Les musiques sont très prenantes. Je dois reconnaitre que la vie de Ian Curtis était vraiment horrible.
Je m'attendais a mieux. Cependant on ne peut qu'être touché par ce film et par la vie de cet artiste qu'était Curtis.
Biopic minimal et atmosphérique, où les errements amoureux schizophrènes d'un jeune épileptique façonnent la légende du rock, ainsi naquit Joy Division. Anton Corbijn, grand pourvoyeur d’images pour la new-wave depuis ses débuts, force le trait, appuie là où ça sonne (bien), suit les textes à la note, traduit méthodiquement chaque code du groupe pour le grand écran. Les acteurs sont très ressemblants, dans leur physique, dans leur gestuelle, dans leurs états d’âme sans doute aussi. Et elles sont sombres, ces pensées, adeptes de nihilisme, lourdes de reproches, distantes par conviction profonde. Heureusement on souffle devant les inserts de lives, immersifs, qui offrent un brin de chaleur à cet objet malade, lent et en même temps si envoûtant. C’est sûr, le très beau noir et blanc et l’impeccable caméra du cinéaste ne sont pas étrangers à cette forme de plaisir que nous procure le film. Ils transforment une complainte fragile et répulsive en un diamant brut, étrangement beau derrière ses facultés neurasthéniques. Love will tear us apart, chantait Curtis.
Joy Division, un groupe de rock anglais pas forcèment connu en France et qui pourtant en a inspiré tant. Ian Curtis, le charismatique chanteur du groupe fait ici l'objet d'un biopic très réussi signé par le néerlandais Anton Corbijn. C'est Sam Riley qui se glisse dans la peau du chanteur au destin tragique. Entre crises d'épilepsies et profonds moments de déséspoir dus à un choix impossible à faire entre deux femmes qu'il aime, la vie de Curtis ne fut pas toute rose. Le film quand à lui est tourné dans un somptueux noir et blanc donnant un aspect assez déprimant du nord de l'Angleterre au tout début de l'ère Thatcher. Riley, bluffant, incarne à merveille un chanteur mélancolique, dont la musique passa après l'amour qu'il porta aux deux femmes de sa vie. Pour constituer sa BO, Corbijn ne s'est pas contenté des magnifiques chansons de Joy Division, il fait aussi intervenir divers chanteurs de l'époque tel Iggy Pop ou encore David Bowie. Doté d'un pouvoir contemplatif exceptionnel, d'une BO du tonnerre et d'un casting tout aussi réjouissant, "Control" s'inscrit sans problême au panthéon des biopics les plus réussis.