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Agnes L.
231 abonnés
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4,0
Publiée le 12 janvier 2026
Une belle surprise que ce western autour de la transmission et du passage de l'adolescence à l'âge adulte. A défaut d'avoir des hommes pour convoyer son troupeau, Wil Andersen (John Wayne) est obligé d'enrôler de jeunes garçons encore à l'école. Or, à part bien tenir sur un cheval, ils ont tout à apprendre du métier de cow-boy. S'ils sont ravis d'être pris au sérieux en faisant un travail d'hommes, conduire un troupeau sur 600 kms, demande des compétences nombreuses qu'ils n'ont pas encore. Wil est le patron mais aussi un modèle pour ces adolescents à qui il va apprendre beaucoup par ses remarques mais aussi sa façon de se comporter. Le film évite la mièvrerie car la vie sur les pistes réserve pas mal de dangers non éludés, d'où les péripéties nombreuses.
Convoyer du bétail a servi de base à bons nombre de westerns mais le vrai plus est qu’ici le vieillissant John Wayne doit faire appel à des gamins. Un très bon film qui mérite qu’on lui consacrer une soirée et que l’on peut interpréter comme un passage de témoin initiatique, à la fois humain et très touchant.
Sortie en 1972 de ce western au scénario assez original même unique à ma connaissance, dont la promotion avait mis en avant la mort à l'image de l'acteur westernien emblématique que fut John Wayne.
Reposant sur des thèmes passionnants que sont ceux de la transmission, la fin de l'innocence, la dureté fondatrice des usa, Mark Rydell éprouve cependant des difficultés à incarner vraiment son sujet a l'image.
Ne l'ayant jamais revu depuis sa sortie en première exclusivité, je reconnais avoir été tout de même un peu déçu en le visionnant de nouveau .
Il n'a toutefois pas très bien vieilli, bien que son accueil public fut un succès et que le titre a gardé encore aujourd'hui, une certaine audience auprès des amateurs du genre.
Des cowboys étonnants de par leur âge, face à un John Wayne vieillissant mais toujours omniprésent. Plus de 20 ans après "Red river" d'Howard Hawks, il est ici sous la direction de Mark Ridell pour un passage de flambeau à la nouvelle génération qui nous régale par leur dextérité et leur audace. Les paysages du Montana sont fidèles à eux mêmes et montre le côté sauvage de la dure vie de ces hommes...ou plutôt de ces gamins en passe de le devenir. Bruce Dern, quant à lui, est impeccable dans le rôle du méchant et assure le suspense de ce western à une époque où ce dernier a du plomb dans l'aile.
Que The Cowboys soit un immense western tient à plusieurs raisons. La première est l’originalité tonale d’une œuvre qui passe de la comédie pure à la violence la plus brutale, tout entière incarnée par la lente exécution de l’icône qui surprend autant qu’elle porte en elle le crépuscule du genre investi. Se joue ici, sous nos yeux ravis, une transition entre deux âges du western, le premier attaché aux traditions et soucieux de continuer à appliquer ses bonnes vieilles recettes, le second marqué par le hors-la-loi et l’immoralité qui s’efforce de mettre à mort un aîné qui continue de lui faire de l’ombre. Les enfants sont ainsi tiraillés entre deux modèles imparfaits et définis par un rapport problématique à l’autorité : Will Andersen comme Asa Watts s’affirment tels des êtres violents, mais dont la violence diffère en ce que le premier la place en l’éducation de jeunes individus qu’il faut dresser comme on dresse des chevaux, là où le second la convertit en arme de cruauté qui se suffit à elle-même. Mark Rydell signe ainsi un long métrage à la fois lumineux et crépusculaire, dont l’intelligence thématique – l’affrontement des deux âges du western – se déplace également vers une intelligence symbolique de l’icône revisitée : il choisit John Wayne pour interroger ce qu’il représente encore en 1972 dans le paysage cinématographique américain. Soit le gardien d’un art de vivre et de voir le monde tributaire d’une idéologie conservatrice, heurtée ici aux expérimentations formelles du réalisateur dont les effets de caméra, l’amplitude de ses mouvements, la précision chirurgicale du montage et la composition picturale des plans annoncent une esthétique qui se prolongera dans les années suivantes. Formidable western gorgé de vie et de mort que The Cowboys, qui mériterait aujourd’hui plus grande considération.
Pour mener son troupeau sur un trajet de plus de 600 km, Will Andersen (John Wayne) se voit contraint d'embaucher des enfants à peines entrés dans l'adolescence en guise de cow-boy. Avec un tel synopsis, on pouvait craindre de tomber sur un film convenue et gentillet calibré pour un public familial. Au final il n'en est rien, le film étant même plutôt dur. "Les cowboys" nous montre un Far-West qui n'a rien d'une image d'Epinal et le voyage initiatique de ces jeunes enfants va prendre un tournant dramatique. Un très bon western, quoi que parfois trop classique, servit par d'excellents acteurs.
« Les Cow-boys » est un western qui mélange deux genres : (a) le récit initiatique, celui d’une bande d’enfants/préadolescents qui va se trouver embarquer dans une aventure, à priori, qui pourrait les dépasser, (b) le récit crépusculaire, celui d’un éleveur de bétail bourru pour qui ce sera le dernier convoi. La montée en tragédie est progressive jusqu’à spoiler: l’assassinat de Will Andersen joué avec charisme par John Wayne . Question pour les cinéphiles : dans combien de westerns John Wayne et son ego meurent-ils ? Le cuisinier noir, Jebediah Nightlinger (Roscoe Lee Browne), ami de l’éleveur, aidera la petite bande à se venger. J’aime beaucoup une des scènes finales où les jeunes sur le trajet du retour essayent de retrouver la tombe de leur mentor qui a disparu (« « Souviens-toi, homme, que tu es poussière et que tu redeviendras poussière »). « Les Cow-boys » est un bon western honnête et à taille humaine. Remplacez John Wayne par Santa Claus et les gamins par des lutins et vous obtenez un excellent conte de Noël ! Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
John Wayne , valeur sure du western. Avec son air bourru et ses manières d'ours mal léché il va former des gamins au rôle de cowboy. Fin de l'innocence pour ces jeunes recrues qui rendront hommage à leur formateur et père spirituel....
sublime et nostalgique western qui annonce le vieillissement du duke dans un de ses plus beaux roles.les enfants sont exellents et aussi bruce dern qui campe un ignoble salopard,le tout orchestré par une tres belle musique de john williams.
J’avais plus que hâte de voir ce film de Mark Rydell, après en avoir beaucoup entendu parler l’an dernier, au Festival du Film de Sarlat, de la bouche de Djamel Bensalah qui avouait s’en être beaucoup inspiré pour son charmant « Big City ». Le film de Rydell est en tous points plus efficace et plus juste que celui du français. La troupe de jeunes acteurs est bien plus juste que celle de Bensalah, et John Wayne relativement – et logiquement – plus efficace qu’Eddy Mitchell. L’un de mes Westerns préférés, et une estime pour Mark Rydell, au plus haut, après la révélation de début de semaine de « La Maison du Lac »
Un très bon western avec notre éternel John Wayne, ce film est émouvant car les cowboys sont des adolescents en passe de devenir des hommes, et ils vont le prouver ! Notre héros éternel meurs dans ce film mais il aura su faire passer l'âme des cowboys aux jeunes garçons. C'est très moral car ils vont défendre l'injustice au risque de leur vie pour venger leur patron patriarche. Maintes fois revu on ne se lasse pas car l'histoire est belle et humaine. Les adolescents sont parfaits dans leur rôle. Vous aimez les westerns et films émouvants n'hésitez pas le voir malgré son âge car il est très différent des autres westerns !
Un sujet original pour un western qui l' est moins mais un film touchant marquant la fin d'une époque, John Wayne passe le flambeau aux petits jeunes. Sympathique.
J'adore les westerns John Wayne est l'icône du genre Autant dire que j'étais conquise d'avance Un inédit pour moi ( ! ) .Original, âpre, dans de vastes paysages à la mesure du Duke. Belle découverte
J’avais onze ans, quand j’ai vu ce western les Cow Boys au cinéma À.B..C a Paris. D’ailleurs, j’ai vraiment aimé, bien sûr le Duke était mon idole. N’oublions pas que John Williams a fait cette bande originale. C’était du bon cinoche.
Ce qui pourrait apparaître une promenade éducatve et morale devient peu à peu une ode sournoise à la triste virilité. En gros pour devenir un homme, faut savoir se beurrer la gueule, avoir l'âge et l'argent pour une femme et sous couvert de vengeance, apprendre à tuer.