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Un visiteur
5,0
Publiée le 19 avril 2010
pour une fois,on sent que Ed wood s'est vraiment investi pour ce film,bon c'est sur,c'est pas un chef d'oeuvre,mais dans ce film,il nous montre qu'il a en fin de compte un certain savoir faire,aprés la nullité culte de ses autres films,en effet,pour une fois,les acteurs sont plutot bien dirigés(pour une fois),la musique est assez belle,sans atteindre le niveau de John williams,le scenario est dans l'ensemble convaincant et Bela Lugosi est,force est de l'admettre,plutot charismatique,sans toutefois meriter un oscar. P.S:je vous fait marcher,c'est toujours aussi merdique,mais qu'estce qu'on se marre!!
L'allure nanardesque que veut donner Ed Wood à son film est à la fois une certaine marque de fabrique, et en même temps s’avère ne pas pouvoir vraiment sauver ''La Fiancée du lac'' d'un lacement inévitable de la part du spectateur. Un long-métrage bien trop décomplexé et sans trop de fulgurance, mais qui deviendrait peut-être initiateur d'un cinéma d'horreur viscérale et sans prise de tête : je pense étonnement à ''Massacre à la tronçonneuse'' de Tobe Hooper !
Ce n'est pas le drôle des Ed Wood que j'ai vu, ni même le plus intéressant mais ça passe le temps on va dire, même si à force de manquer de moyens, on a l'impression de revoir un peu toujours la même chose, cepandant les faux raccords font le charme de ces vieux films d'horreur classiques du genre.
On sait à peu près tous à quoi s'attendre lorsqu'on lance un Ed Wood, même si c'est notre première rencontre avec le cinéaste immortalisé par Tim Burton dans le film qui porte son nom. Avec "La fiancé du monstre", on est pas déçu entre monstre en plastique, scénario et effets ridicules, personnages caricaturaux au possible, absence totale de budgets etc etc. Parfois marrant involontairement, l'ensemble reste quand même trop laborieux pour être un vrai bon nanar. Finissant par m'ennuyer j'ai décroché, l'intérêt étant revenu que par moment, quelques scènes ridicules, souvent avec Bela Lugosi qui maintiennent l'intention .
Excellent, comme tout ce qu'a fait Ed Wood, voir même l'un des mieux ! Ca vaut le coup, mais bien sur comme chaque chef-d'oeuvre du réalisateur, a prendre au second degré et si on est pas du genre a avoir un faible pour les films mals réalisés c'est sur on aime pas... moi j'adore, génial le monstre qui se différencie des humains simplement par une paire de gros bracelets , tres drôle ! Je ne m'en lasse pas !
Pour un cinéphile averti, ce film se regarde aisément. Ma note est mise en fonction de ce a quoi je m'attendais. Le film n'est pas si mal au fond, mais il faut etre réaliste, les effets spéciaux ou les décors sont assez peu soignés, et que dire de la prestation de la pieuvre ? Malgré tout Bela Lugosi essaye de se montrer a la hauteur, et seule les séquences a la fin lui redorent son (vieux) blason
Je l'ai vu sur ARTE récemment. C'est en effet très nul. Pire encore que "Vercingétorix" ou "Battle Royale 2" qui sont déjà insupportables de nullité. Pas grand chose à dire à part çà car il semblerait que le réalisateur de ce truc n'avait pas la moindre once de talent. Drôle au second degré.
Scénario brillant, dialogues interminables, suspens haletant, jeu d'acteur crédible, décors en carton pâte qui bougent; policiers du dimanche qui tirent dans le vide; acteur qui lit ses textes par terre, faux raccords énormes, explosion minimaliste, pseudo-instruments scientifiques qui ne servent à rien; créature pathétique en plastique complètement inoffensive et inerte; un rocher poids plume, cascades périlleuses à la Douglas Fairbanks. Tout y est!
Faux raccord, incohérence, scénario moyen, image d'archive (pieuvre)... Objectivement, c'est un film tout bonnement nul mais j'ai tout de même beaucoup aimé. Faut dire c'est un peu grâce à Burton, on repense au film "Ed Wood" et on rit devant ce film. Il est si mauvais que j'ai adoré, ce qui est assez bizarre. Bien mieux que Plan 9 ou Glen or Glenda, c'est un grand film de Wood.
C'est pas si nul que ça dans la 1ere moitié du film, on se marre variment meme si ce n'est pas l'effet recherché. Par contre le film est plombé par Bela Lugosi qui en fait des caisses et l'espece de catcheur suédois parkinsonien qui joue son assistant. A voir pour la scene du corps a corps avec la pieuvre.
Dans les marais noyés de brouillard, un savant fou rêve de créer une race surhumaine grâce à la puissance de l’atome. La Fiancée du monstre n’est pas seulement un film de science-fiction fauché : c’est une curiosité fascinante où le ridicule et la sincérité se livrent un combat permanent.
Ed Wood, souvent moqué pour son incompétence, signe ici un film bancal mais habité. On y retrouve tout ce qui fait sa marque : ambition démesurée, moyens dérisoires et foi inébranlable en son projet. Chaque plan trahit la pauvreté des moyens, mais aussi une obstination presque touchante. Wood croit à ce qu’il filme, même quand rien ne tient debout.
Sorti en 1955, le film s’inscrit dans une Amérique obsédée par la science et hantée par la peur atomique. Le cinéma de série B regorge alors de savants fous, de monstres mutants et de catastrophes nées du progrès. Mais là où ses contemporains visaient le spectaculaire ou la morale scientifique, Wood fait autre chose, souvent malgré lui. Il transforme cette peur du progrès en une fable maladroite mais sincère, portée par des figures tragiques plus que menaçantes.
Le récit suit le docteur Vornoff, incarné par un Bela Lugosi au crépuscule de sa carrière. Derrière son rôle de savant maudit, on devine la propre chute de l’acteur, jadis idole de l’épouvante, réduit ici à réciter des tirades pseudo-philosophiques dans une maison en carton. Cette mise en abyme involontaire confère au film une mélancolie singulière : celle d’un cinéma qui s’effondre tout en continuant à croire en sa grandeur.
Les thématiques sont classiques : peur du progrès, isolement, quête de reconnaissance. Mais chez Wood, ces idées prennent une teinte involontairement intime. Vornoff, rejeté par la société, ressemble à son créateur : un homme moqué, mais persuadé que son œuvre a du sens. Derrière la maladresse, il y a une sincérité désarmante, celle d’un réalisateur qui filme non pour réussir, mais pour exister.
Sur le plan formel, tout vacille : décors de théâtre, éclairages inégaux, raccords hasardeux. Le fameux poulpe géant, filmé sans moteur, est devenu un symbole du cinéma de Wood : grotesque mais passionné, absurde mais sincère. L’ensemble provoque autant le rire que la compassion.
La Fiancée du monstre est un désastre fascinant : techniquement raté, narrativement confus, mais traversé d’une émotion étrange. C’est le cri d’un artiste sans talent mais avec un cœur. Entre dialogues absurdes, jeu d’acteur hésitant et scènes sans logique, le film réussit, sans le vouloir, à devenir un nanar attachant.
Enfin, le film contient une forme d’humanisme naïf. Malgré les catastrophes, Wood ne juge jamais ses “monstres”. Il les filme avec compassion, comme des enfants perdus dans un monde qui ne veut pas d’eux. Derrière le ridicule, il reste une tendresse sincère pour les marginaux, les ratés et les rêveurs.
Un film maladroit, pathétique parfois, mais jamais cynique. La Fiancée du monstre échoue sur presque tous les plans, sauf sur un : celui de la sincérité. Et c’est peut-être pour cela qu’on lui pardonne.
Un savant veut expérimenter une machine de son invention sur une jeune journaliste. - Film à petit budget. Effets grotesques. Réalisation d'une maladresse stupéfiante. Interprétation ridicule.