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Marcelo_Di_Palermo
15 abonnés
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2,5
Publiée le 22 juillet 2021
J'aime bien Chabrol, mais il y a plusieurs choses qui ne vont pas dans ce film. Tout d'abord, non seulement les 2 "copains imbéciles" sont vraiment insupportables, mais surtout cela n'apporte rien du tout au film. Quelle mauvaise idée!! Ensuite (et surtout!)spoiler: la folie de Why n'est pas bien montrée dans le scénario. On s'en rend compte d'un seul coup mais c'est trop tard, on est presque à la fin du film , il aurait fallu une montée en puissance, quelque chose de subtil... Enfin j'ai lu beaucoup de critiques mettant en avant la beauté de Stéphane Audran... bon OK, mais la beauté d'une actrice c'est tout à fait subjectif et ce n'est pas ça qui fait ou qui contribue à rendre un film bon ou mauvais. Bref très moyen
Dans les rues de Paris, Why est une artiste bohème qui dessine des biches à la craie sur le sol. Frédérique, une bourgeoise, la séduite et l'emmène dans sa villa de St-Tropez. Mais les deux femmes vont tomber sous le charme de Paul, un architecte pourtant peu affable. Un trouple bien toxique va se dessiner... "Les Biches" devait secouer un peu à l'époque. Avec sa représentation explicite d'un couple de lesbiennes : même s'il on ne verra aucune scène de sexe entre les deux femmes, il y a des passages bien suggestifs ! J'ajoute que le titre est malin. Faisant référence aux biches dessinées par Why, à l'argot lesbiche, et au fait que les deux jeunes femmes constituent une proie pour le prédateur sexuel qu'est Jean-Louis Trintignant. Ironiquement, le film fut tourné à la villa Rebijoye, qui fut également utilisée la même année pour "Le Gendarme se Marie", servant de demeure à Josépha, la "biche" de Cruchot ! D'ailleurs c'est presque un film où l'on a l'impression qu'il se passe davantage de choses derrière la caméra que devant. Car Claude Chabrol filme tout de même Stéphane Audran, sa femme, coucher à l'écran avec Jean-Louis Trintignant, l'ex-mari de celle-ci. Sachant que leur couple s'était brisé car Trintignant avait fricoté avec Brigitte Bardot... à St-Tropez. Soit c'est une série de coïncidences, soit Chabrol est bien ravagé du cerveau ! En tout cas, à l'écran ça reste lent. Oui il y a des passages bien sensuels et une atmosphère de déliquescence à travers ce trouple qui ne peut qu'exploser. Oui c'est original de filmer St-Tropez pendant l'hiver. Oui les acteurs sont bons, et on retrouve même les impayables Dominique Zardi et Henti Attal faisant les zouaves dans de quasi-premiers rôles, eux qui sont habitués à jouer les troisièmes couteaux ! Mais le récit a du mal à vraiment avancer. Il faut en fait attendre l'épilogue pour que cette tension mène quelque part, avec un rebondissement bien pensé... qui ne sera malheureusement pas exploité.
Chabrol excelle dans l’art d’installer une situation malsaine dans laquelle le pouvoir joue un rôle très important. Les jeux de séductions peuvent être malsains lorsque le pouvoir et l’argent s’y ajoutent. Stephane Audran est absolument grandiose dans ce film sous ses airs de grande bourgeoise, elle a le ton de la voix et les attitudes. Son jeu est parfait. Même si le rythme est assez inégal, la fin qui est plus ou moins attendue surprend tout de même. Chabrol avec ses « Biches » se complait a dresser un portrait au vitriol d’une certaine bourgeoisie abusant de son aura.
En matière de belles femmes on peut dire qu'il a toujours su bien s'entourer le petit père Chabrol, les magnifiques Stéphane Audran et Jacqueline Sassard sont à l'affiche de ce curieux film estampillé « nouvelle vague », mélange entre farce mondaine acerbe et thriller sensuel et mystérieux. On est en 1968 et il fallait quand même oser suggérer qu'éventuellement, 2 femmes, une haute bourgeoise et une jeune marginale, pourraient, peut-être, être mutuellement attirées l'une par l'autre. Jean-Louis Trintignant complète le casting pour une sorte de ménage à 3 à la fois malsain et fascinant. Le fond est donc bon mais la forme pèche un peu parfois. Le rythme est lent, parfois trop, il manque quand même un supplément d'intensité dramatique et de sexe (l'époque veut ça aussi, la censure guettait) et le jeu des acteurs et actrices est parfois un peu trop théâtral. Mais Chabrol, comme à l'accoutumé, n'épargne pas la haute bourgeoisie décadente et construit une intrigue correcte qui tient en haleine. Pas trop mal ces « biches ».
Peu rythmé le film est sauvé par la présence sulfureuse des deux actrices, Stéphane Audran étant magnifiquement photographié et Jacqueline Sassard ne démérite pas, loin de là ! Mais on pourra regretter que la relation lesbienne sur laquelle le film a bâti sa réputation ne soit pas plus évidente (ou alors c'est du lesbianisme platonique). C'est très beau et la présence assez lourde du couple de zozos parvient à donner un côté décalé au film. Quant à la morale, au message, ou au fin mot de l'histoire, appelons ça comme vous voulez, j'avoue ma grande perplexité.
Miam, deux femmes qui se font des choses... Voilà clairement la raison qui m'a poussé à regarder ce film, comme les 3/4 des spectateurs mâles j'imagine. Au final, mon sentiment est mitigé. Des passages sensuels, il y en a, oui. Mais je trouve que cela ne va pas assez loin. Et puis, force est de constater que les dialogues sont plats et le scénario bien indigent.
J'ai vu de meilleurs Chabrol ! Le rythme est lent, ennuyeux, l'histoire déjà vue, le lien avec la piscine est évident. Stéphane Audran n'a jamais été filmée auusi belle, aussi perverse, ... on devine qu'elle prend sous sa coupe la jeune femme inconnue, l'opposé de son milieu, que pour s'amuser d'elle. A voir aussi pour Jacqueline Sassard dont c'est le dernier avant de convoler avec un richissime italien. Une actrice au visage prenant, au comportement troublant, souvent dans des rôles de silencieuses, comme l'Accident et l'eté violent, déjà avec Trintignant.
Stéphane Audran est la seule personne à justifier l'existence de ce film-épave, relation de rapports liés à la détumescence, étouffées dans l'oeuf sont les rares bonnes idées de ce film-épave. Immense artiste à l'animalité irradiante, Audran capte la lumière, régente et organise. Le couple Zardi-Attal n'est pas drôle, trop poussé pour paraître vrai. Le dialogue est vulgaire et le résultat morne. Dans l'ensemble une déception.
Un thriller psychologique troublant et complexe mais un peu inabouti au final, qui met en scène un triangle amoureux vénéneux et pervers nourri par la jalousie, le désir et la manipulation, porté par le séduisant trio Audran/Sassard/Trintignant. 3,25
C'est du pur truc Chabrolien, mais c'est aussi un vrai cas d'école. Pourquoi ? Parce qui si on comprend tout de suite que ce lesbianisme platonique est simplement, en apparence, destiné à tromper l'ennui d'une bourgeoise oisive, on ressort de là et on se dit : "ouais, et quoi donc Chabrol a t-il voulu nous dire sur ce coup là ?". Avec des personnages abstraits, aux réelles motivations abstraites et qui vivent dans un univers lui aussi abstrait, il y avait donc tout autant de raisons pour passer un sale moment. Et bien non. Malgré toute cette brume et cette impression de se trouver face à un film très inabouti, il y a quand même un truc qui fascine : la présence de Stéphane Audran. Elle fait le film à elle seule. Tellement que Jacqueline Sassard et même Jean-Louis Trintignant semblent être des faire-valoir.
Un Chabrol classique du genre dans un traitement critique de la bourgeoisie dans ces années 60, avec un thème interessant et novateur pour l époque, notamment dans ce trio amoureux. Pour le reste le casting meme si il est assez choisi n est pas vraiment remarquable dans l interprétation de ces personnages, et le rythme lent nous achève progressivement … dommage.
Ça une "pépite" de Chabrol ? Difficile de faire pire en termes de scénario (vide), de direction d'acteurs (ils jouent faux), de dialogues creux et de mise en scène (inexistante), et de bande son (insupportable). Une purge, qui se voudrait sulfureuse mais qui n'est que grotesque (le couple de zozos et le final) et interminable. On peut à la rigueur admirer les fonds de teint et les faux cils des deux belles, et les paysages du Var. Un navet, comme Chabrol, surcoté, en a fait beaucoup.
« Lesbiche », c’est lesbienne en Allemand : un exercice de style original, assez hardi pour l’époque (« Elle me prête ses affaires »), somme toute assez réussi par son esthétisme et sa BO recherchée. C’est un peu maniéré, avec quelques lourdeurs (les deux acolytes) et un snobisme latent... Forcément, ça se passe essentiellement à St-Tropez !
J'aime beaucoup les films de Chabrol et Stéphane Audran est une des actrices que je préfère, mais "les biches" est un film raté. Certes, auréolé de l'Ours d'argent à Berlin, ce n'est pas un mauvais film, mais ça ne fonctionne pas vraiment. De quoi s'agit il ? Une femme belle riche et seule rencontre une jeune et jolie artiste des rues. Très vite une relation amoureuse naît entre elles. Quelques semaines plus tard, la jeune artiste commence une relation avec un architecte. Jalouse, la femme belle et riche séduit cet architecte et le "vole" à son amie. Si le point de départ est intéressant, rapidement on sent que la machine se grippe. Tout d'abord, le couple d'amis interprété par Zarbi et Attal perturbe l'ensemble. Leur présence devient vite insupportable. Puis, la relation amoureuse est sans doute un peu trop suggérée et pas assez démonstrative. Les caractères des personnages ne sont pas décrits et l'ensemble donne un aspect irréel dommageable. Enfin la dernière scène que l'on croirait inspirée par "repulsion" de Polanski, donne la sensation d'une brève rupture de ton pas du meilleur goût. Il reste Stéphane Audran, exceptionnelle de beauté. Jacqueline Sassart dont se sera son dernier film ( elle abandonnera le cinéma pour se marier avec l'héritier de la marque de voiture Lancia. Trintignant qui fut à la ville le premier mari de Stéphane Audran, n'est pas ici à son meilleur niveau. Ce n'est pas un film important de Chabrol.